14 leçons à retenir du Livre de Stan Leloup : Votre empire dans un sac à dos

Je viens de terminer le premier et nouveau livre de Stan Leloup le fondateur de Marketing Mania. J’ai acheté son livre après avoir assisté à sa conférence aux Editions Eyrolles, il y a quelques semaines. Je n’ai pas acheté ce livre pour “apprendre” sur le marketing, mais pour découvrir un angle d’approche singulier : celui de la psychologie humaine. Je propose ici un résumé de livre des 14 chapitres de Votre empire dans un sac à dos avec une reformulation personnelle. Bien sûr, ce résumé n’est pas exhaustif et ne vous empêchera pas d’acheter le livre de Stan qui est très bien structuré, et facile à lire. Ce résumé n’est pas une critique littéraire mais une synthèse pour aller à l’essentiel des enseignements de Stan Leloup.

Partie 1 : savoir vendre est un super pouvoir 

 

stan leloup

Chapitre 1 : comment convaincre des inconnus de vous envoyer de l’argent 

 

Pour vendre il faut se mettre à la place du client (la psychologie humaine) mais également comprendre le parcours client.

 

Il existe 3 critères pour vendre : 

  • La curiosité : si quelqu’un possède une information vous concernant ou concernant votre entreprise il aura déjà capté votre attention.
  • L’égo : on flatte votre égo grâce à un produit ou service 
  • L’appartenance  : l’appartenance à une tribu/un groupe social nous fait acheter un produit/service pour éviter l’exclusion du groupe

Pour apprendre à vendre, il faut trois étapes : 

  • Comprendre les bases de la psychologie humaine
  • Observer ce qui marche déjà ailleurs et le répliquer
  • Tester par soi-même des choses pour ses propres projets

Stan Leloup explique les prémices du copywriting il y a 50 ans en donnant quelques exemples de premières lettres de vente personnalisées. Aujourd’hui au 21e siècle, rien n’a changé. Les règles du jeu sont les mêmes : on  ne peut pas être libre si on ne sait pas vendre (on perd son indépendance si on n’est pas un bon vendeur car d’autres vendent en exploitant notre travail).

Pour survivre au 21e siècle, Stan invite également à regarder la réalité de son entreprise ou de sa situation en face : ce n’est pas parce qu’on est un bon petit soldat (ou une dinde) que le tapis rouge nous sera déployé. Il faut savoir s’affirmer et affirmer ses propres règles pour survivre et cela passe par le fait de sortir des cases que la société nous propose.

Stan prend deux exemples : 

  • la dinde qui est nourrie pendant 1000 jours par le fermier, puis meurt le 1001 jour à l’occasion du repas de ThanksGiving : pourtant le fermier avait l’air d’être son meilleur ami jusqu’à là ! 
  • Les étudiants en école de commerce suivent un parcours sans faute jusqu’à l’obtention de leur diplôme pour finir dans une tour à la Défense dans laquelle ils ne s’épanouissent plus.

Morale de l’histoire : ne soyez pas une dinde. Ce n’est pas parce que les choses se passent bien aujourd’hui que ce sera le cas demain. 

 

Chapitre 2 : la vérité sur l’art scandaleux du marketing 

Dans ce chapitre, Stan Leloup nous invite à comprendre la notion d’expérience : l’expérience permet de vendre, en ne répondant pas un besoin qu’on pourrait identifier mais à des besoins cachés : il donne l’exemple d’un restaurant de pancake convoité des thaïlandais, et dont le produit a été designé pour la fonction Boomerang d‘Instagram. Le besoin n’est donc pas de manger le meilleur pancake, mais de vivre l’expérience de manger un pancake dans un lieu populaire ! 

Stan invite également à comprendre la notion de besoin : les besoins ne sont pas forcément physiologiques mais psychologiques (crâner, combler un manque) et sociaux (créer du lien social, appartenir à un certain groupe social, affirmer son statut social ) ..

Par conséquent, il faut redéfinir le marketing qui ne se limite pas à la vente mais à  : 

  • L’écoute des besoins
  • La connaissance de son marché
  • La communication et la publicité 

Un bon marketing reconnecte un produit à un besoin, mais pas forcément le besoin le plus évident auquel pourrait répondre le produit. 

Stan Leloup donne l’exemple de l’IPhone, souvent controversé. L’IPhone ne sert pas seulement à téléphone, mais est “simplement une manière plus efficace de remplir des besoins qui existaient déjà avant son invention” (à savoir des besoins de reconnaissance sociale et de lien social)

Partie 2 : Analyser et manipuler les besoins humains 

stan leloup

Chapitre 3 :  Les besoins cachés de votre futur client 

 

“La solution à un problème de marketing n’est jamais la surenchère de promesses. Souvent notre produit ne se vend pas car nous n’avons pas identifié un vrai besoin”

 

Pour vendre, il faut comprendre les besoins cachés, inavoués et inavouables de ses clients.

Exemple : dans le domaine de la séduction, c’est la confiance en soi qui est le besoin caché du client, et pas seulement la recherche d’un partenaire sexuel.

Autre exemple : Dans le domaine des transports, Uber répond au besoin de certitude (prix, fiabilité et traçabilité de la voiture via une application mobile) “l’esprit humain n’aime pas l’incertitude  que les taxis n’apportent.

Pour synthétiser, la pyramide de Maslow fait un très bon état des lieux des besoins humains  : d’abord physiologiques, ces besoins se transforment en besoin de sécurité une fois comblés, puis en besoin d’appartenance (besoins sociaux) puis besoins d’estime et enfin d’accomplissement de soi.

 

 

Chapitre 4  : manipuler la peur : survie et sécurité 

On n’agit pas contre un danger si nous ne percevons pas les conséquences immédiates de ce danger, si nous ne l’avons pas placé dans notre top 100 des priorités.

Prenons l’exemple de Stan Leloup : il sait qu’il devrait  arrêter d’utiliser les poêles anti-adhésives Tefal pour éviter les risques de cancer dans 15 ans. Mais ce n’est pas un besoin urgent pour lui donc préfère mettre son énergie et ses priorités ailleurs. 

Pour aller plus loin, Stan Leloup donne un autre exemple qui nous concerne tous : la question des retraites et de l’épargne : on ne met pas assez d’argent de côté pour notre retraite parce que notre moi futur est une autre personne à nos yeux et donc on se mobilise pas pour elle (priorité au moi actuel) 

Question que pose Stan Leloup dans ce cas précis : comment aider les gens à considérer leurs besoins futurs aussi sérieusement que leur désirs de consommation au présent ?

Grâce au pouvoir de la visualisation. 

Pour acheter un produit ou un service, il faut que les conséquences de notre non-action soient immédiates, réelles et viscérales.

Pour qu’un besoin soit viscéral, il faut : 

  • Une conséquence claire et visuelle : Stan prend l’exemple des hommes vegan ou végétarien appelés les “soy boy”. Leur peur : devenir une femme s’ils continuent à manger du soja (à cause de la molécule phyto-oestrogène qu’il contient)

 

  • Un mécanisme d’action simple à expliquer : Stan Leloup met en valeur le lien de cause à effet : si on est déjà vigilant envers la technologie, il est facile de croire le lien entre wifi et cancer. Si, non, compliqué. Pareil pour les poêles Tefal ! 

 

  • Une dimension morale : Stan reprend l’exemple du Soy Boy, qui devient en soit une insulte mais également sociale et morale : celui qui mange trop de soja va perdre sa virilité : ce qui est non accepté dans notre société actuelle.

Stan Leloup donne d’autres exemples : celui des alarmistes du réchauffement climatique ou de l’effondrement : “vos interlocuteurs ne vous prendront au sérieux que si vous leur racontez une bonne histoire, qui colle avec leurs idées préexistantes.”

Chapitre 5 : vendre l’amour : besoin d’appartenance

Dans ce chapitre, Stan Leloup fait un focus sur le tribalisme, à savoir la communauté. 

Notre besoin d’appartenance à un groupe social est ancestral et aujourd’hui, la tribu prend les apparences d’une communauté d’individus.

Dès notre tendre enfance, nous manifestons notre besoin d’appartenance pour ne pas être rejeté.

Dès notre enfance, nous comparons notre tribu aux tribus concurrentes. 

Chaque tribu développe sa propre culture et ses propres codes. Ne pas les respecter, c’est risquer l’exclusion. 

 

Stan Leloup développe les 4 stades d’évolution d’une tribu : 

  • Une tribu est fondée pour servir une fonction : un objectif commun
  • Une tribu développe sa propre culture : elle a des codes et rituels partagés 
  • Une tribu devient une fin en soi : les rituels restent et sont signe d’appartenance
  • Une tribu devient une religion : elle s’organise autour de valeurs sacrées invisibles mais qui fédèrent (c’est le cas d’Apple, dont les fans sont souvent apparentés à des membres d’une secte, les “Apple Addict) 

Dans la vie, on peut décider de rejoindre une tribu ou créer la sienne.

Comment gagner de l’argent grâce au tribalisme ? 

  • En s’insérant dans une tribu existante (et en surfant sur cette audience) 
  • En créant sa propre tribu (Personal Branding

 

Chapitre 6 : l’économie du statut : besoin d’estime 

Pour se faire accepter dans une tribu, il faut acquérir du statut.

Il y a pour ça trois manières d’y arriver : 

  • 1 – Etre utile aux membres
  • 2-  Être publiquement associé à des individus qui réussissent ou qui ont un statut 
  • 3-  Attaquer les ennemis de la tribu 

Le statut demande un sacrifice (souvent financier) pour montrer la difficulté à l’obtenir : une Rolex par exemple. 

Le signalement du statut est partout mais le contre signalement aussi : c’est adopter une réaction inverse de la réaction que le statut devrait nous faire avoir.

Exemple : pour exprimer qu’on est riche, on pourrait penser qu’il faille devoir rouler en Jaguar, mais en réalité, le contre signalement montre que les gens très riches n’ont pas besoin de prouver leur richesse et roulent dans une voiture chic mais sobre 

 

Chapitre 7 : commercialiser le sens de la vie : besoin d’actualisation et de transcendance de soi 

Nous sommes les seuls mammifères à nous poser la question du sens de la vie, surtout en moment de crise existentielle (adolescence, crise de la cinquantaine).

Pour ne pas être en crise existentielle, il faut que nos désirs et notre réalité soient alignés. 

C’est quand ils ne le sont pas qu’on tombe dans des crises : boursière avec la spéculation, humaine avec le manque d’alignement personnel et professionnel.

Nous cherchons la gamification dans notre vie personnelle et professionnelle pour donner du sens à notre vie.

Nous avons un désir d’immortalité en créant des choses qui vont rester derrières nous (famille, business…).

Le sens de la vie se vend : dans les jeux vidéos qui donnent souvent une quête de Graal ou une mission divine par exemple. Ou bien dans le domaine de la séduction pour lequel les Love Coachs vendent l’amour comme but ultime de l’accomplissement de soi (cf. Pyramide de Maslow).

 

Partie 3 : trouver une idée de business

stan leloup

Chapitre 8 : comment trouver une bonne idée de business

 

Une bonne idée est rarement originale : Stan Leloup cite le cas d’Instagram qui s’est inspiré d’une idée en vogue : se géolocaliser sur un réseau social (Burbn).

La seule manière de voir si une idée est bonne, c’est de la tester et d’observer les résultats. 

Il faut utiliser les feedbacks pour faire évoluer son idée et l’adapter aux besoins du marché.

Pour Burbn : le check-in n’intéressait pas les utilisateurs. Ce qu’ils voulaient c’était partager des photos à leur communauté. L’app s’est donc transformée en Instagram et a développé des fonctionnalités autres : les filtres.

Objectif : permettre à n’importe qui de publier des photos “pro” sur Instagram.

Stan Leloup prend ensuite l’exemple de son entreprise qu’il connait encore mieux : 

Marketing Mania connaît son succès actuel grâce à l’acharnement de Stan dans l’écriture de pages de vente liées à son ancienne activité dans le domaine de la séduction. 

C’est d’ailleurs grâce à son argumentaire de vente qu’il s’est démarqué sur son marché et non juste en reproduisant ce que faisaient ses concurrents.

Les bonnes idées viennent : 

  • D’un problème qu’on a rencontré
  • D’un besoin identifié chez les autres

“une bonne idée de business est un problème que vous pouvez résoudre de manière unique”  Stan Leloup

Autre paramètre à prendre en compte pour repérer les besoins des clients : la douleur est plus motivante que le plaisir (on vend plus facilement de l’aspirine que des vitamines). 

Le problème doit donc être dur, urgent, reconnu.

Stan Leloup s’intéresse à une autre problématique souvent posée par les entrepreneurs débutants :

Faut-il choisir un business passion?

Oui, à condition de ne pas oublier le besoin du client ! Sinon, il s’agira d’un simple Hobby.

Stan fait la différence entre les passions de niveau 1 et passions de niveau 2.

  • La passion de niveau 1 serait la collection de timbre.
  • La passion de niveau 2 serait le fait de prendre du plaisir dans un business/activité rentable. 

Heureusement, on peut vivre d’une passion de niveau 2, à plusieurs conditions : 

  • Sentir que vous êtes utile
  • Etre bon dans ce que vous faites
  • Etre en contrôle de vos projets et de l’équipe qui vous entoure (savoir vous auto-gérer et manager une équipe)

 

Chapitre 9 : comment vous différencier si votre idée est déjà prise 

 

Chaque bonne idée à un concurrent : sans concurrent, pas de marché.

Il existe 7 stratégies pour se différencier dans un marché concurrentiel : 

1 – Se spécialiser 

C’est à dire, créer sa niche pour sortir du lot.

2 – Etre le meilleur pour répondre aux besoins d’un type de client, à un moment donné

Ce qui compte, c’est la satisfaction du client : il faut être à l’écoute de son besoin et cerner tous les leviers psychologiques, et étudier les solutions existantes pour proposer quelque chose de plus adapté à un moment T.

3 – Etre pionnier sur un nouveau canal marketing 

Être un précurseur du web pour devancer la concurrence

4 – Arriver avec un vrai avantage concurrentiel sur son marché

Développer une compétence profonde et rare et l’appliquer sur un marché qui ne la connaît pas.

5 – Développer des compétences profondes pour se démarquer et percer sur un marché

Les compétences profondes sont rares (demande des années de pratique), précieuses (elles aident un business), transférables (à plusieurs activités).

Exemple : le Copywriting (l’art d’écrire pour vendre) et le Personal Branding (développer sa marque personnelle). Ces deux compétences profondes répondent aux trois critères ci-dessus.

6 – Utiliser sa personnalité

Ressortir du lot grâce à son authenticité et à son style.

7 – Se construire un avantage inattaquable : construire une “douve économique” (devenir la référence sur son marché)

Objectif : construire pendant vos trois premières années un avantage qui facilitera les 15 prochaines années. 

Exemple : Google (LA référence pour accéder à l’information facilement), Tesla (une marque qui a la confiance des consommateurs), un système logistique mondial (Amazon).

 

Chapitre 10 : identifier votre client idéal en 4 questions indispensables 

L’erreur que font beaucoup d’entrepreneurs est de s’adresser à tout le monde sur un ton impersonnel. Au contraire, quand on est un indépendant, mieux vaut écrire comme si on s’adressait à un ami. C’est ce qui a valu le succès de Tim Ferriss dans l’écriture de la semaine de 4h. 

Stephen King, lui adresse tous ses livres à sa femme : c’est la seule à qui il pense quand il écrit et imagine ses réactions.

Pour toucher votre client idéal, il faut le sonder, et pour cela : 

  • Poser des questions ouvertes
  • Ecouter ses réponses.

 

Question n°1 : quel est votre principal problème ?

Poser la question permet de voir ce qui vient en priorité à l’esprit de votre prospect et donc la dimension sociale, psychologique ou d’égo, du problème qui vient en premier.

Exemple : quelqu’un qui veut perdre du poids peut le faire pour plusieurs raisons : 

  • Trouver un conjoint
  • Mieux s’aimer 
  • Se challenger

Question n°2 : A quoi ressemblerait votre vie si vous n’aviez pas ce problème ?

Cette question permet à votre client de se projeter et de rêver

Il faut viser les personnes qui ont envie de vivre leur rêve ou leur objectif maintenant et pas ceux qui y songent faiblement.

Question n°3 :  Avez-vous essayé de résoudre ce problème ?

La question permet d’adapter la solution au client mais surtout de comprendre dans quelle disposition mentale est le prospect par rapport à la résolution de ce problème (enthousiaste, défaitiste).

Question n°4 : quelles sont vos influences sur ce problème ? 

Quelles sont les idées reçues dans sa tribu et comment se positionne votre message par rapport à son entourage (contradiction ou affirmation)

Pour mieux cerner le besoin du client, un sondage ouvert et ciblé peut permettre de voir la manière dont le prospect s’exprime et le titiller par la suite pour aller plus loin.

Un appel avec le prospect peut également rendre le problème encore plus réaliste. L’appel permet à votre prospect de dire des choses qu’il n’écrirait pas dans un sondage écrit et donc de libérer sa parole à l’oral. 

Stan Leloup s’intéresse ensuite à la question de l’avatar (le persona, le client idéal). L’avatar est en réalité un guide pour vendre. C’est une vision du client qu’on aimerait avoir et qui existe. Par la suite, on peut développer plusieurs avatars mais mieux vaut commencer avec un au début. 

 

Chapitre 11 : testez votre idée avec un investissement de zéro euro

Le problème des entrepreneurs, c’est qu’ils sont souvent très lents à se lancer par peur du risque. Or, on ne peut savoir si un produit/service marche qu’en testant l’idée auprès de clients.

La créativité d’un entrepreneur n’est pas dans sa grande idée mais dans sa capacité à la mettre en place concrètement et rapidement.

Pour cela, il faut partir de suppositions plus ou moins évidente et passer à l’action. 

 

Exemples de suppositions : 

  • Les gens achètent des bijoux/chaussures
  • Je peux créer le produit rapidement
  • Je peux donner une meilleure expérience utilisateur/client que ce qui existe déjà 

A partir de là, on passe à l’action ! 

On commence par créer un prototype et le lancer pour voir si l’idée/projet fonctionne.

On peut aussi commencer manuellement quelque chose qui sera automatisé plus tard.

C’est le cas de Marketing Mania, qui veut lancer une plateforme de mise en relation entre copywriter et entreprise et qui commence avec en créant deux Google forms : pour connaître la demande des entreprises (missions) et pour lister les copywriters en recherche de missions.

Pour tester un produit ou service, on peut également tester le système de prévente (ou “lancement inversé”) pour vendre un produit avant même d’avoir perdu du temps ou de l’énergie à le créer. Un conseil pour une formation en ligne : être honnête sur le fait que vous vendez en prévente et proposer quelques modules déjà créés. 

C’est également ce que font les développeurs de jeux vidéos qui proposent des jeux en “early access”, des versions bêta pour les joueurs qui font remonter leurs feedbacks aux développeurs tout en bénéficiant d’une première version du jeu gratuite ou à tarif préférentiel. De plus, tenir le rôle de la personne qui fait des feedbacks est valorisant pour le joueur/utilisateur.

Maintenant comment surmonter la peur de l’échec ? 

Pour cela, projetez-vous dans des scénarios catastrophes réalistes : quelles sont les pires choses qui puissent arriver si vous échouez ? Sont-elles si dramatiques que ça ? Cet échec n’est-il pas avant tout un échec social (ou d’égo)? 

Maintenant, raisonnez dans le sens inverse : quel est le coût de votre inaction ? N’est-il pas pire ? 

Partie 4 : vendre votre produit

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Chapitre 12 : écrire le pitch du siècle 

La vente ne se limite plus au travail du commercial extraverti. Et pour cause, un introverti peut vendre aujourd’hui grâce à l’écrit (le copywriting) sur internet (avec des pages de vente pour produits et services). 

Mais il y a une structure à adopter pour être efficace dans ses ventes. Cela s’appelle, l’arc narratif. Et voici comment il se structure : 

Pointer le problème : se mettre à la place du client et décrire sa situation (non satisfaisante) actuelle

Conceptualiser et montrer la solution : le miracle pour en finir avec une situation pénible

Visualiser le résultat : c’est une projection de la vie du client sans le problème. Une vision pour le faire rêver et le pousser à acheter votre produit ou service. 

Formuler l’appel à l’action : pour permettre au client d’acheter le produit après cet argumentaire de vente.

Bien sûr, ce descriptif est sommaire et il faudra rentrer dans un niveau de détail plus important pour écrire de belles pages de vente (rajouter de la preuve sociale par exemple).

Pour réussir à bien vendre, il ne faut pas tomber dans la malédiction du technicien (expression de Stan) et se cacher derrière des caractéristiques techniques. 

Pour vendre un stylo, on ne vend pas l’encre mais l’écriture. Pour vendre une location de voiture, on ne vend pas le moteur, mais la liberté de voyager sans contraintes. 

Pour toucher votre prospect, il faut viser son cerveau droit (ses émotions, son caractère irrationnel) car la vente est une histoire d’émotions ! 

 

Chapitre 13 : Trouver des clients grâce à la méthode du “camion de glaces”

 

Un marketeur a deux tâches essentielles :

  • Capter l’attention de prospects qualifiés 
  • Vendre à ces prospects

Pour vendre des glaces mieux vaut placer son camion de glace au bord de la mer qu’au sommet d’une montagne. Au sommet d’une montagne, il faut vendre des crêpes au Nutella, ça marche mieux car ça répond au besoin des skieurs.

Quelles sont les stratégies de développement possible sur le web et IRL?

 

1 – Le SEO :

Avantage : permet de ressortir dans les résultats de recherche grâce à des articles de blog bien référencés ou un travail sur les mots clés. Le trafic est très qualifié grâce au ciblage des bons mots clés

Inconvénient : stratégie de long terme dont les résultats tardent à venir

 

2 – Les contenus :

Avantage : démarrage sans budget, peut être ludique et plaisant grâce à un style de communication personnalisé

Inconvénient : stratégie de long terme, besoin de consacrer du temps régulier à la production de contenus (articles, vidéos, podcast…)

 

3- La publicité payante :

Avantage : résultats immédiats

Inconvénient : cher, et annulation des résultats dès qu’on arrête de payer

 

4- La stratégie d’influence

Avantage : surfer sur une audience plus grosse que la sienne, sans faire de gros efforts, grâce aux interviews de personnes connues, ou d’interviews de vous dans des médias, ou encore des articles invités (contribution gratuite dans un média influent) 

Inconvénient : irrégularité de cette stratégie qui dépend du bon vouloir des médias/influenceurs sur lesquels on souhaite être visible

 

5- Les partenariats :

Avantage : permet sans effort de faire venir des sources de trafic (détournement de trafic comme dirait Stan)

Inconvénient : gérer plusieurs partenariats et mesurer l’efficacité de ceux-ci n’est pas toujours simple : quel partenaire m’a ramené quel client ? C’est un problème de traçabilité (tracking)

 

6- Le réseau : 

Avantage : il faut aimer parler aux gens, mais ça permet de créer des relations humaines plus profondes en rencontrant les personnes dans la vraie vie 

Inconvénient : ne se suffit pas pour développer sa notoriété et sa visibilité sur le web 

 

Par quoi commencer pour développer sa visibilité en ligne ?

  • Commencer par tester ces différentes sources pour voir celle qui nous correspond le mieux
  • Mesurer les résultats
  • Ne garder que celle(s) qui fonctionnent vraiment
  • Laisser la magie opérer (l’effet boule de neige) 
  • Développer une autre source de trafic pour la laisser mûrir à son tour

C’est de cette manière que Stan a commencé par un podcast (après avoir testé le blogging sans grand succès) puis quelques années plus tard, s’est essayé à YouTube pour ensuite.

 

Chapitre 14 : travailler moins et gagner plus grâce à l’effet de levier 

C’est grâce à l’effet de levier qu’une entreprise peut augmenter son chiffre d’affaires sans faire plus d’effort : c’est ce qu’on appelle le scale.

Pour réussir à mettre en place cet effet de levier, il faut des process bien précis que n’importe quel exécutant qui arrive dans l’entreprise pourrait reproduire. 

C’est le cas de McDonald’s qui a pu s’étendre dans le monde entier grâce à son système de franchise, mis en place par Ray Kroc.

Le niveau 1 d’un business : échanger son temps contre de l’argent 

Lorsque vous vous lancez dans un business, votre équation est la suivante : temps passé = argent gagné. Puis vous allez comprendre que pour gagner plus en travaillant moins, il faudra activer d’autres leviers. Cela vous permettra de travailler SUR votre business et non DANS votre business.

Le niveau 2 d’un business:  augmenter ses compétences pour vendre plus cher

Plus vous êtes formé, plus vous apportez de la valeur, et cette valeur a un coût. Elle vous permet par exemple de passer de community manager à consultant en communication digitale. 

Avantage : vous prenez de la hauteur en apportant un regard stratégique et passez moins de temps à faire de l’opérationnel.

Le niveau 3 d’un business : automatisez ses tâches 

Quand une tâche devient répétitive, c’est le signal qu’elle doit être automatisée. Il y a des outils qui permettent cela : 

Pour éviter des ping-pongs de mails pour prendre un rendez-vous : utilisez des outils comme Calendly ou Youcanbookme

Pour publier des publications sur les réseaux sociaux : programmez les avec des outils comme Hootsuite ou Buffer.

Le niveau 4 d’un business : déléguer ses tâches 

Quand une charge de travail survient et que vous n’avez aucune valeur ajoutée pour ces tâches, vous pouvez les déléguer auprès d’un expert.

Ca peut être le cas de l’administratif par exemple.

Ou bien de l’ “automation” pour envoyer des emails de marketing grâce à des séquences mails automatisés ! 

On peut également déléguer une prise de décision auprès d’un expert qui rejoint votre équipe : un consultant en management ou RH par exemple.

Le niveau 5 d’un business : investir dans d’autres business

Stan ne rentre pas dans ce niveau de détail car très haut niveau de développement.

La question finale que pose Stan Leloup est la suivante : que faire de son temps libre ?

Option 1 : continuer l’effet boule de neige en scalant encore plus et en gagnant encore plus d’argent

Option 2 : profiter de ce succès pour se reposer.

Conclusion 

Il ne faut pas attendre le bon moment pour se lancer.

Tout business commence par les bases : faire les choses soit même pour comprendre les basiques avant de passer à la vitesse supérieure.

Pour en savoir plus sur le livre de Stan Leloup, je vous invite à commander son livre ! 

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