Sandra Bouira : l’inclusion sociale comme fil conducteur d’un projet de vie

Sandra Bouira est une battante : issue d’un milieu modeste, elle obtient un poste à haute responsabilité dans la finance. Après la naissance de son premier enfant, Kemil, atteint d’une maladie génétique rare, elle décide de fonder une association pour rendre accessible les aires de jeux aux enfants handicapés. 9 ans plus tard, l’engagement de Sandra la conduit à monter sa propre structure, la Fine Ethique, une coopérative engagée à accompagner collectivités et associations.

1  – Peux-tu te présenter ?

Sandra présente sa BD « C’est pas du jeu » – Crédit photo : le Parisien

Je m’appelle Sandra, j’ai 42 ans et je suis maman de 2 enfants : Lahna, 5 ans et Kemil, 10 ans, atteint d’une maladie génétique rare provoquant une situation de polyhandicap. Je suis diplômée du D.C.G (Diplôme de Comptabilité et Gestion). J’ai quitté en 2012 un poste de cadre senior dans un cabinet d’audit spécialisé après 9 années d’ancienneté pour me dédier à la gestion de projets d’intérêt général.

2 – Issue du secteur de la finance, tu as décidé depuis 9 ans d’entreprendre dans l’ESS, pourquoi ?

 

Je suis issue de l’immigration et d’un milieu très modeste. Sensibilisée et concernée, j’ai toujours eu la fibre associative. Dès mon plus jeune âge, j’ai bénévolement accompagné des jeunes en difficultés scolaires. J’étais déjà consciente que la réussite scolaire est une clé pour mieux s’en sortir, et pouvoir prendre ce fameux ascenseur social.

Le choix de l’orientation professionnelle est crucial dans un parcours, même s’il peut évoluer avec les années. Cette « pression » m’a d’ailleurs décidée à choisir une voie avec des débouchés et des possibilités d’évolution certaines. J’avais de grandes aptitudes dans les matières liées aux chiffres. J’obtenais de bons résultats sans beaucoup travailler. Mon esprit logique a donc choisi le domaine de la finance. Mon diplôme en poche, j’ai pu rapidement occuper un poste à responsabilité dans un cabinet d’audit spécialisé. Après quelques années, je ne me sentais plus en phase avec mon environnement de travail, surtout après la naissance de mon premier enfant, Kemil, atteint d’une maladie rare.

En parallèle, je rencontrais beaucoup de parents dans ma situation avec qui j’échangeais toujours longuement. Nous avons donc crée l’association Kemil et ses amis, reconnue d’intérêt général pour donner un cadre et aborder des sujets récurrents en lien avec le handicap de l’enfant : De la sensibilisation via l’édition de la BD « C’est pas du jeu ! » au financement de la recherche, en passant par des activités sportives, le tout en fédérant et en évitant le regard larmoyant posé sur le handicap. Nous nous sommes aussi positionnés sur une thématique peu abordée en France : l’accessibilité des aires de jeux. Il est rapide de constater que très peu d’espaces publics de jeux ont été pensés pour accueillir la jeunesse en situation de handicap. Les familles évoluent déjà dans une vie très médicalisée, laissant peu de place aux loisirs, y compris près de chez soi. Le sentiment d’isolement et donc d’exclusion est renforcé. Les aires de jeux accessibles, c’est aussi permettre à un parent en situation de handicap d’accompagner son enfant.  En résumé, l’association Kemil et ses amis défend ce que tout le monde est libre de faire, au nom de l’équité.

3 – Comment porter un regard moins larmoyant sur le handicap ?

Kemil, le fameux ! – Crédit photo : Sandra Bouira

L’association Kemil et ses amis a une approche très ludique mais aussi très réaliste de ce que nous sommes. C’est sa manière de contribuer à changer ce regard. Le larmoyant renvoie à des représentations qui dépassent aujourd’hui nombreux d’entre nous concernés. Ce regard persistant malgré tout, crée le décalage, l’incompréhension et empêche le pont entre le monde dit ordinaire et le monde du handicap. Sans nier les difficultés nombreuses et la réorganisation face à la maladie ou l’accident, la vie continue et nous invite à être ce que nous sommes, handicap ou non.

4 – Tu as plus récemment co-fondé La fine éthique, à quels besoins répond-elle ?

L’association Kemil et ses amis que je préside bénévolement depuis maintenant 9 ans a beaucoup gagné en visibilité. Je suis très sollicitée et le cadre bénévole ne suffisait plus pour répondre aux besoins qui pouvaient émaner des collectivités publiques, des entreprises et des autres associations. Les moyens humains, matériels et financiers n’étaient plus en adéquation avec les demandes.

J’ai donc décidé de co-fonder La fine éthique, sous forme de SCOP, avec mon amie Marie-Pierre, qui a beaucoup contribué à la réussite de notre association.

La fine éthique, c’est avant tout, l’envie de mutualiser et de réunir des énergies autour de projets à fort impact social dont le bénéfice se veut équitable et dans l’intérêt général.

Nous accompagnons donc les associations, les collectivités, les entreprises dans l’élaboration de tout projet à fort impact social , de l’identité visuelle à la gestion logistique et financière de celui-ci.

Nous avons pensé aussi à des solutions pratiques de collecte de fonds pour que les associations puissent diversifier tout au long de l’année leur source de financement. La boutique solidaire est un exemple. Chaque achat donne lieu à un don. Aussi, pour valoriser notre engagement, toutes les prestations que nous réalisons donnent lieu à un reversement de notre CA auprès de nos associations partenaires.

5 – Que peut-on te souhaiter en 2018 ?

Course solidaire où participe l’association Kemil et ses amis – Crédit photo : Kemil et ses amis

La réussite de notre premier événement de grande envergure : Les foul’équipes, concept sportif que nous souhaitons rendre pérenne et duplicable.

Les foul’équipes est une course solidaire. La première édition aura lieu le 29/09/2018, à Andernos les bains. Elle réunira le grand public mais aussi les acteurs socio-économiques, autour d’un but commun : courir au profit d’associations présentes.

Petites ou grandes, chaque association aura sa place pour bénéficier d’un reversement du prix du dossard et d’une visibilité dans notre village d’animations. La course a en effet été pensée comme un «outil » de mise en relation donnant la possibilité de faire rencontrer des causes et des acteurs, en espérant des synergies même au-delà de la journée !

Des questions ? N’hésitez pas à contacter Sandra et à suivre la Fine éthique sur Facebook !

Nicolas Froissard, fondateur du Mouvement Up : la communauté d’individus inspirants !

Directeur général du Groupe SOS, Nicolas Froissard est aussi le fondateur du Mouvement Up, communauté d’individus partageant un regard positif sur notre société. Le Mouvement Up c’est des conférences, un réseau social et surtout des initiatives entrepreneuriales, associatives et citoyennes. En voyant émerger de nouvelles dynamiques autour d’eux, les membres du Mouvement sont pris dans le cercle vertueux de l’inspiration positive. Et c’est contagieux. Retour sur la création de ce Mouvement avec son fondateur.

1 – Pouvez-vous vous présenter ?

Cyril Dion et Nicolas Froissard/ Crédit photo : Nicolas Froissard.

Je travaille depuis plus de 17 ans au sein du Groupe SOS, première entreprise sociale européenne, j’en suis aujourd’hui l’un de ses dirigeants. Le Groupe SOS et ses 15 000 salariés luttent contre la société à deux vitesses qui se développe malheureusement aussi en France. Nous créons et gérons des dispositifs (hôpitaux, crèches, maisons de retraite, établissements culturels, structures sociales, éducatives…) dans lesquels une place importante est toujours laissée aux plus vulnérables, aux plus précaires d’entre nous. Chacun doit pouvoir accéder à des services de qualité dans ces domaines, quelle que soit sa situation économique et sociale.

 

2 – C’est quoi le Mouvement Up ?

Crédit photo : Nicolas Froissard.

L’idée du Mouvement UP, lancé par le Groupe SOS et soutenu par de nombreux partenaires, c’est de permettre à tous ceux qui veulent changer le monde à leur échelle de pouvoir le faire. Nous avons créé une communauté qui fédère des personnes positives, passionnées, qui préfèrent parler des solutions que des problèmes. Ils ont à leur disposition des événements (UP Conferences notamment (nous y avons déjà accueilli Joseph Stiglitz, Elen McArthur, Yunus, Edgar Morin, Naomi Klein etc.), des outils (le réseau social UP Campus (130 000 membres) et ses déclinaisons territoriales (UP Sceaux, UP Paris, UP Metz, UP Lille, UP Lyon, UP Saint-Etienne…), des publications, le livre UP TO YOU, un magazine UP le mag…). On met en avant des initiatives qui rendent notre société plus agréable à vivre, parce que plus solidaire et plus durable. Et chacun peut s’en inspirer pour à son tour faire quelque chose d’utile pour la collectivité.

 

3 –  Aujourd’hui, l’ESS dispose d’un réseau social avec UP Campus : pourquoi ne pas s’être contenté de créer une communauté sur Facebook ?

Conversation avec Edgar Morin / Crédit photo : Nicolas Froissard.

Parce que Facebook est une incroyable réussite qui doit rendre des services à bien des gens. Je l’ai d’ailleurs beaucoup utilisé et je me dis qu’il y aurait beaucoup de chose à faire avec cette entreprise. Mais c’est aussi une gigantesque agence de publicité, une entreprise très lucrative. Est-ce vraiment le lieu pour constituer une communauté basée sur les principes d’intérêt général, d’engagement, de lucrativité limitée ? UP Campus se voit comme un service public 2.0 : pas d’actionnaires, recherche du bien commun, pérennité (il ne va pas disparaître demain) ; on laisse aussi vos données tranquilles. Et nous sollicitons souvent ses membres pour le faire évoluer. En tout cas pour répondre à la question ; Facebook comme toutes les entreprises sont les bienvenues dans l’aventure : nous considérons que les solutions aux enjeux énormes que rencontre notre société viendront d’un dialogue et d’une réflexion commune entre entreprises, ESS, pouvoirs publics, monde de l’enseignement et simples citoyens… Les extrémistes en tout genre, qu’on voit d’ailleurs beaucoup des réseaux sociaux comme Facebook, peuvent nous oublier. Par contre si vous pensez qu’il est possible de changer les choses, en étant positif et constructif, ouvert à l’autre… Venez !

 

4 – A coté de l’ESS, il y a le social business, porté par une nouvelle génération : ce nouveau concept apporte-t-il une complémentarité à l’ESS ou a-t-il vocation à la remplacer ?

Naomi Klein intervenante d’une UP Conférence / Crédit photo : Nicolas Froissard.

Je ne sais pas. Ca fait longtemps que je ne participe plus aux débats sur les définitions. Quand je suis arrivé dans ce secteur de l’ESS et que j’ai voulu défendre ce magnifique modèle qui est porté par de très nombreuses organisations en France et dans le monde, j’ai été frappé par les clivages ici en France : l’ « économie sociale » et l’ « économie solidaire » ne se parlaient pas. Et maintenant heureusement tout le monde parle d’économie sociale ET solidaire. Notre pays adore les guerre de clochers. Ca ne m’intéresse pas. Sur UP Campus aussi tu peux venir comme tu es : ESS, social business, responsabilité sociale des entreprises, consommation responsable, développement durable, transition écologique, éducation bienveillante, économie circulaire, économie collaborative, bénévolat… Quel que soit le sujet qui vous intéresse il va forcément y avoir des personnes qui partagent cet intérêt sur UP Campus. Et surtout le plus important c’est que sur UP Campus on peut tous, entre citoyens, se former les uns les autres à changer le monde, chacun à son échelle.

 

5 – Comment voyez-vous l’avenir de Mouvement Up dans les mois à venir ?

Crédit photo : Nicolas Froissard.

Pour la première fois un réseau non partisan, positif, non lucratif, ouvert à tous, offre la possibilité à chacun de s’engager. Ce qui nous rend très fiers c’est que nous commençons à être « dépassés » par son succès. Une équipe d’une dizaine de bénévoles organise régulièrement des événements UP à Lyon. Et maintenant des dynamiques se lancent à Saint-Etienne, Grenoble, Lille, Rouen, Nantes, Metz… La ville de Sceaux a construit avec nous un réseau social local dédié à l’innovation citoyenne et territoriale : UP Sceaux. De nombreuses villes reprennent l’idée. Le WWF Suisse le fait en Suisse. Grâce à l’entreprise Smiley nous partons bientôt à l’assaut de la Grande Bretagne. Beaucoup de gens voudraient aujourd’hui essayer de changer les choses, mais ne savent pas par quoi commencer. Partout nous aimerions essayer de les aider. Parce que quand on fait sa part, qu’on se met en mouvement, qu’on essaye de changer les choses un tant soit peu autour de soi, eh bien on se sent aussi beaucoup mieux dans ses baskets. Le Mouvement UP sera ce que les citoyens veulent en faire. 

 

Pour rejoindre le réseau social Up Campus, c’est ici !

Les Petites Rivières, un nouvel acteur du conseil en innovation sociale !

J’ai eu la chance de croiser le chemin de Sébastien Lévrier, cofondateur des Petites Rivières, agence de conseil en innovation sociale. Nouvel acteur de l’ESS, les Petites Rivières se place comme un interlocuteur privilégié des organisations. Après moins d’un an d’existence, l’agence devient par appellation d’Etat « Entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire ». Explication de cette démarche par Sébastien Lévrier.

1 – Peux-tu te présenter ?

Crédit photo : Anastasia Altmayer

Je m’appelle Sébastien, j’ai 30 ans. Je travaille dans l’économie sociale et solidaire depuis près de 6 ans, après une expérience en conseil en développement durable. J’ai été précédemment en charge de la promotion des structures d’insertion par l’activité économique à l’Avise (l’agence nationale d’ingénierie pour entreprendre autrement) jusqu’à la fin 2016. Cette expérience a été un vrai déclencheur pour moi : hormis quelques entreprises et collectivités pionnières, mon constat est que peu de professionnels connaissent réellement l’offre de services des structures d’insertion, et plus globalement des entreprises sociales. On s’est dit avec mon associée Anne-Cécile Denis, également ancienne de l’Avise, qu’il y avait quelque chose à faire pour développer les connexions utiles entre structures de l’ESS, collectivités locales et entreprises, en mettant l’accent sur l’innovation sociale.


2 –  C’est quoi les Petites Rivières ?

Les Petites Rivières est une agence de conseil en innovation sociale et responsabilité sociétale. Elle se met au service des entreprises, des acteurs publics et des structures de l’économie sociale et solidaire soucieux de développer une empreinte territoriale positive. Nous accompagnons nos clients au changement pour leur permettre d’imaginer, d’intégrer et de mettre en œuvre des stratégies d’innovation sociale et d’accélération de leur impact social dans toutes les sphères de leur organisation : Achats, RH, Développement durable, Environnement de travail…  Les Petites Rivières dispose d’une expertise reconnue en matière d’économie sociale et solidaire, d’économie inclusive, d’achats socialement responsables, et d’ancrage local.

Nous sommes devenus en septembre dernier, après notre passage en couveuse chez BGE Parif, une entreprise de l’économie sociale et solidaire au sens de la loi : c’est-à-dire que nous concilions business et mission sociale, que nous avons une lucrativité limitée, que notre gouvernance est démocratique.

3 – L’ESS dans les territoires, ça concerne qui ?

Exposition conçue par Les Petites Rivières sur le thème de l’innovation sociale et déployée en entreprises / Crédit photo : Les Petites Rivières

Ça va paraître un peu bateau, mais ça concerne tout le monde ! Les citoyens peuvent s’engager bénévolement dans des associations situées à proximité de chez eux, ou consommer plus responsable avec les circuits courts dans leur ville. Les porteurs de projet peuvent s’appuyer sur des couveuses ou des coopératives d’activité et d’emploi, y compris en milieu rural ou dans les quartiers dits difficiles, pour lancer leur activité. Les entrepreneurs peuvent décider de donner une mission sociale ou environnementale à leur structure, et devenir des TPE/PME responsables, voire des entreprises de l’ESS, comme Les Petites Rivières. Enfin, les collectivités et les entreprises sont incitées par leurs parties prenantes (consommateurs, citoyens, fournisseurs, investisseurs…) à acheter local, à recruter dans les bassins d’emploi proches, ou à soutenir l’émergence de nouvelles filières. Tout se joue à l’échelle des territoires : même le siège social d’une grande boîte est localisé quelque part, et il a un rôle à jouer dans le soutien au tissu économique local, qu’il relève de l’ESS ou non. Aujourd’hui, l’ESS s’organise en éco-systèmes locaux, au sein des pôles territoriaux de coopération économique par exemple, et c’est par ce biais qu’elle peut se rendre plus visible et atteindre une taille critique nécessaire à son changement d’échelle. L’ESS, ce n’est pas « un » acteur local, c’est une myriade d’acteurs locaux dont peuvent se saisir les habitants d’un territoire, qu’ils soient particuliers ou professionnels, pour s’engager, innover, renforcer leur responsabilité sociétale et participer au développement économique local.

4 – Comment développe-t-on l’impact social d’une organisation ? 

Extrait d’un support de formation aux achats socialement responsables conçu par Les Petites Rivières

En s’appuyant sur les structures de l’ESS, qui sont les expertes n°1 de l’innovation sociale ! Toutes les fonctions de l’entreprise sont concernées : un acheteur peut décider de renforcer son impact social en ayant recours à l’offre de services des structures d’insertion ou du secteur adapté et protégé, un directeur RH peut se lancer dans une politique diversité et collaborer avec des associations qui agissent sur ces questions, les collaborateurs d’une équipe développement durable peuvent soutenir et nouer des partenariats avec des structures non lucratives de leur territoire d’implantation pour renforcer l’ancrage local de l’organisation, etc.

Une organisation qui décide de s’engager toute seule dans le renforcement de son impact social aura bien du mal à aboutir à de véritables actions porteuses de sens : c’est déjà un grand pas, mais aujourd’hui, il faut prendre en compte toutes les parties prenantes et savoir s’entourer, même pour commencer avec de petites initiatives, pour avoir le plus d’impact.

5 – Comment vois-tu l’agence évoluer dans les prochains mois ?

Village des entrepreneurs sociaux, organisé par Les Petites Rivières à la Halle de la Villette en juillet 2017 pour l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) / Crédit photo : Les Petites Rivières

Dans les prochains mois, nous aimerions développer nos missions de conseil tant auprès des entreprises (PME ou grands groupes) que des collectivités locales, si besoin en nous associant à des structures de conseil aux expertises complémentaires. Et bien sûr, continuer à rendre le plus visible possible notre communauté de partenaires ESS dont nous valorisons l’offre auprès de nos clients, et accueillir de nouvelles structures en son sein !

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre site internet ou nous contacter sur Twitter 

 

 

Quels sont les lieux de l’ESS ?

Le tissu de l’économie sociale et solidaire (ESS) est très actif dans la capitale. J’ai eu l’occasion de me rendre dans quelques-uns de ces (tiers) lieux, qui dégagent chaleur et convivialité.

Le QG de l’ESS

  • Le Débonnaire

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Le restaurant propose des produits frais, à prix abordables et d’une qualité exceptionnelle! Les gnocchis aux champignons sont à tomber par terre ! Le service est très réactif et le serveur a la banane! Pour ceux intéressés par l’entreprenariat social (comme moi), l’association étudiante YESS, organise tous les mois un apéro au débonnaire avec dégustations des plats du moment ! Bref, le lieu en vaut le détour !

Adresse : 107 Rue du Chevaleret, 75013 Paris

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Il n’y a pas de vie Rive Gauche?

  • Les Grands Voisins vont vous faire changer d’avis !
Grands voisins
Le site des Grands Voisins à la tombée de la nuit (haut) et le bar de la Lingerie (bas)

Au coeur du 14e arrondissement de la capitale, l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul s’est transformé en un lieu de rencontres propice à l’entrepreneuriat et à la création : Les Grands Voisins. Sur un espace de 15 000 m2, le lieu laisse place à des expérimentations culturelles et artistiques diverses. Les beaux jours, c’est également l’occasion d’aller boire une bière fraiche sur la terrasse de la Lingerie (attention à la queue au bar toutefois) !

Adresse :  82 avenue Denfert-Rocheraux, 75014 Paris

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  • Le Moulin à Café

Café associatif du 14e arrondissement, le Moulin propose des produits locaux pour une cuisine aux prix solidaires ! Ambiance cosy et équipe sympathique sont au rendez-vous. Lieu culturel et intergénérationnel, vous pourrez vous y retrouver et passer un moment convivial !

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Retour Rive droite?

  • Cap sur le Sense Cube
Sensecube

Cuisine du SenseCube

Le SenseCube est l’incubateur de MakeSense, l’organisation internationale qui accompagne les entrepreneurs sociaux à développer leurs projets. Sur un espace de 500 m2, le Sensecube accueils les porteurs de projets à l’occasion des Hold-up, les ateliers de réflexion et de créativité organisés par MakeSense. Le Sensecube héberge également les jeunes pousses incubées et leur offre conseils et accompagnements. Le lieu est convivial, on se sent comme à la maison!

Adresse: 11 rue Biscornet, 75012  Paris

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  • Découverte du MAIF Social Club

Etendu sur 1000 m2, le MAIF Social Club, nouveau lieu culturel consacré à l’innovation sociale et au numérique accueille des expositions, des ateliers et des soirées pour découvrir des initiatives innovantes, mais également un coworking gratuit ! L’objectif de la création du club est de rassembler une communauté collaborative de sociétaires MAIF pour échanger des services et s’entraider.

Adresse : 37 rue de Turenne, 75003 Paris

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 Direction plein sud !

  • Casaco

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Vous avez traversé le périf, vous êtes à Malakoff mais tout va bien, vous avez rejoint la tribu collaborative de Casaco. Casaco, Késako ?
Un espace de coworking au premier abord, mais également une tribu solidaire d’entrepreneurs partageant les mêmes valeurs. Casaco c’est également des évènements réguliers, mais aussi un potager partagé !

Adresse :6 Avenue Jean Jaurès, 92240 Malakoff

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  • Le Jardin Suspendu
Rooftop éphémère à Issy-les-Moulineaux, le Jardin Suspendu est un ancien parking réhabilité en potager. On y trouve également des buvettes pour se poser en écoutant de la musique tout en profitant de la vue sur la Tour Eiffel.
Adresse : 40, Rue d’Oradour-sur-Glane, 92130 Issy-les-Moulineaux
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Au centre toute?

  • La Maison des Acteurs du Paris Durable
Acteurs du Paris Durable

Les pitchers de l’apéro des Acteurs du Paris Durable du 24 mars 2017

La Maison des Acteurs du Paris Durable est un lieu appartenant à la Ville de Paris, qui permet des synergies entre citoyens écolo et acteurs du développement durable. Les Acteurs organisent tous les deux mois un apéro réseautage rassemblant porteurs de projets et curieux pour des échanges interactifs.

Adresse : 21 Rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris

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  •  Le Social Bar 
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Au Social Bar, avec l’équipe Livementor

Vous faites le triste constat qu’il est impossible de nouer des liens avec des inconnus dans un bar? Pas de panique, le Social Bar vous a compris ! En entrant, l’équipe vous accueille chaleureusement et vous explique le concept du bar : parler à des inconnus. Pour cela, quelques défis ludiques vous seront proposés. Et je vous laisse découvrir.. ! En milieu de soirée, vers 21h, un chifoumi géant réunissant tous les visiteurs du bar permettra d’affronter un inconnu à ce jeu culte. C’est très sonore mais convivial. Et si vous souhaitez vous désaltérer après avoir usé votre voix, jouez aux dès et définissez le prix de votre bière. Bref, le Social Bar, un concept novateur, à reproduire partout en France 😉

Adresse : 25 Rue Villiot, 75012 Paris

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  •  Imago 

La smart food, vous connaissez ? C’est pas forcément bio mais c’est local et circulaire. Imago c’est une connexion entre producteurs, penseurs et consommateurs et le tout, en saveur ! A découvrir !

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Adresse :  16 Boulevard Montmartre, 75009 Paris

 

  • Le Grand Breguet 

Au cœur du 11e arrondissement, cette cantine bio et sans gluten dispose d’un avantage de poids : son grand espace. Vous pourrez y déguster vos saladbowl sur place midi et soir et profitez de la terrasse quand reviennent les beaux jours . Les prix sont économiques et le lieu est ouvert 7j/7 en continu de 8h à 2h du matin. En plus des repas, le Grand Bréguet propose des concerts, expos et animations régulières !

Ordre de prix : €

Pour les contacter sur Facebook

Adresse :17 Rue Breguet, 75011 Paris

 

Back to the north !

  • La Recyclerie 

Ancienne gare réhabilitée (La Gare Ornano), la Recyclerie est un tiers-lieu vraiment dépaysant !  Avec 1000m2 de nature, une ferme urbaine, ce tiers lieu propose des activités collaboratives favorisant le DIY (Do It Yourself) et promouvant les low techs. On y mange des produits locaux, faits maisons et abordables ! On se pose dehors comme dans un jardin de province et on s’y sent bien !

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Ordre de prix : €

Pour les contacter sur Facebook

Adresse : 83 boulevard Ornano, 75018 Paris

  • Le Bar Commun 

Un nouveau lieu alternatif est né dans le nord de Paris : le Bar Commun. Cogéré par une équipe de bénévoles, ce bar associatif est engagé autour des enjeux sociétaux et citoyens . Le bar propose des événements réguliers (débats, concerts, jeux, expos) et la clientèle est essentiellement composée d’habitants du quartier ! Les planches sont bonnes et pas chères !

Ordre de prix : €

Pour les contacter sur Facebook

Adresse : 135 Rue des Poissonniers, 75018 Paris

Tous à l’est !

  • La Ruche

A dix minutes du métro Jourdain, et dans un immeuble sobre, sonnez à la porte de la Ruche. Là, un monde s’ouvre à vous. Sur 5 étages, cet espace de coworking de 3500 m2 rassemble les acteurs de l’innovation sociale. Coworking atypique, ce lieu trouve sa singularité dans le remarquable travail d’animation fédérateur des employés, qui crée une vraie communauté de coworkers solidaires. Bonus : la terrasse au 5e étage avec vue sur tout Paris !

Adresse : 24 rue de l’Est, 75020 Paris

Et en province ?

  • Le centre Etic à Lyon !

Accueillant près de 30 structures de l’ESS sur plus de 1840 m2, cette ancienne usine du 7ème arrondissement est une référence lyonnaise en matière d’innovation sociale. Parmi ces structures, le Cent Sept, qui accompagne les entrepreneurs sociaux dans le développement de leur projet.

Adresse : 2 rue du professeur Zimmermann, 69007 Lyon

 

La suite, à venir prochainement 🙂

Renaud Seligmann, co-fondateur du Social Bar, réinvente les rencontres entre inconnus !

Au hasard d’une sortie au Social Bar, j’ai eu la chance de rencontrer Renaud, heureux co-fondateur du Social Bar, un bar atypique au concept inédit. Le but ? Recréer des interactions entre individus dans un bar sans même avoir besoin d’alcool…et ça marche !

1 –    Peux-tu te présenter ?

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Je m’appelle Renaud, j’ai 33 ans et je suis co-fondateur du Social Bar.

2 –    C ‘est quoi le Social Bar ?

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C’est un bar pas comme les autres.. D’abord c’est un bar où tout est fait pour que des gens qui ne se connaissent pas, se parlent, inter agissent…Et on a inventé pas mal de trucs pour ça !

Ensuite c’est un bar solidaire puisque 50% des bénéfices sont reversés à des associations..Enfin c’est un bar un peu collaboratif puisque il compte 175 co-patrons ! Ils ont investi en capital sur 1001Pact et ont pas mal de privilèges très enviables…comme celui d’organiser une soirée, de passer derrière le bar, d’avoir un verre à son nom et de participer vraiment à la vie du projet en proposant idées, contacts, animations…

3 –   Le Social Bar, c’est un précurseur de ce concept ?

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Crédit photo : le Social Bar

A notre connaissance oui. L’immense majorité des bars pense que la rencontre se fait toute seule avec un peu d’alcool. C’est faux ! Et quid des gens qui viennent seuls? Ou des gens qui ne boivent pas d’alcool !? On est le premier bar à en avoir fait le premier objectif et à s’en être vraiment donné les moyens.

4-    Qui sont les clients du bar ?

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Crédit photo : le Social Bar

Ils viennent de partout ! Et selon les types de soirées ont tous les âges. On retrouve pas mal de gens intéressés par l’économie sociale et solidaire mais le cercle s’est largement élargi avec les belles retombées médiatiques qu’on a eues.

5 –  Ton engagement pour l’entrepreneuriat social t’as permis d’être administrateur et Ambassadeur du Mouves, le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Félicitations !). Quel accompagnement apportes-tu aux entrepreneurs sociaux ?

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Finale du Chifoumi Géant au Social Bar

Le Mouves est un réseau de  dirigeants et de sympathisants de l’entrepreneuriat social. Son but est de peser politiquement et de faciliter les échanges entre entrepreneurs à la façon d’un club. Moi je peux partager un peu mon réseau et témoigner de ma petite expérience.

6 –    Que peut-on te souhaiter pour les prochains mois ?

Que le Social Bar continue d’être rempli, qu’on garde notre énergie ! Et qu’on en ouvre plein d’autres car on nous le réclame !

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Retrouvez le Social Bar et leurs évènements sur Facebook !

Trouvez le Déclic avec Ismail Sadky

J’ai eu l’occasion de rencontrer Ismail Sadky, fondateur des Déclics, une association aidant les jeunes à mieux développer leur potentiel pour trouver leur voie. La pédagogie d’Ismail, d’inspiration finlandaise a trouvé un réel succès auprès d’un public en questionnement sur son avenir.

1 – Peux-tu te présenter en quelques mots ?

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Crédit photo : Les Déclics

 

Après l’obtention de mon Baccalauréat Technologique, et des études en technologie de génie électrique, j’ai préparé une licence de sciences de l’éducation à l’Université Lyon II Lumière où j’ai bénéficié  de l’enseignement de grands pédagogues tels que Philippe Meirieu et Michel Develay. Ce fut une révélation : l’articulation entre le domaine technique et l’enseignement m’apparut comme une évidence car j’ai toujours eu à cœur de transmettre mes connaissances. 

« L’articulation entre le domaine technique et l’enseignement m’apparut comme une évidence »

Aujourd’hui, je suis enseignant et formateur depuis quinze ans avec différents publics et je m’occupe depuis quatre ans de l’accompagnement pour amener un jeune à l’autonomie et la responsabilisation.

Avec l’association Les Déclics, je propose aux directeurs d’écoles un projet innovant qui s’appelle : Les Déclics-Libère ton potentiel . Je me suis associé avec des jeunes conférenciers, des entrepreneurs, des sportifs, des pédagogues et des coachs pour développer une méthode et un site internet. Ce projet a pour ambition d’aider les jeunes à se motiver, à être au clair sur leurs objectifs et à leur fournir des outils pour les atteindre.

2 – C’est quoi Les Déclics ?

 

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Crédit photo : Les Déclics

Les Déclics, c’est une association fondée en 2012 qui entretient des liens étroits avec des pédagogues, des coachs, des sportifs de haut niveau, des artistes et des entrepreneurs pour partager une « ingénierie pédagogique » et un désir de transmettre.

En France 620 000 jeunes de 16 à 24 ans sont en situation de décrochage scolaire. Le coût estimé d’un décrocheur pour l’Etat est d’environ 230 000 €* sur une vie.

« Notre mission est d’aider les jeunes à développer leur confiance en eux, leur potentiel et leur motivation »

Notre mission est d’aider les jeunes à développer leur confiance en eux, leur potentiel et leur motivation, dans le but de leur donner envie de passer l’action et d’atteindre des objectifs qu’ils se fixent.

Nous proposons un parcours de sensibilisation à la motivation auprès de jeunes en créant des rencontres de personnes inspirantes dans des salles de classe afin d’ouvrir ouvrir le champ des possibles.

Il s’agit d’un parcours de sensibilisation en trois temps : une rencontre de personnes inspirantes pour créer le déclic, un show pour dynamiser l’envie et une formation TOP (Technique d’ouverture des possibles) proposant des ateliers sur des thèmes tels que la communication, l’organisation, la confiance et la connaissance de soi.

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Crédit photo : Les Déclics

Pour construire la pédagogique que je mets en place aujourd’hui, je me suis inspiré de ce que j’avais pu observer lors d’un voyage.

A la Toussaint 2012, je suis parti à la découverte du système éducatif finlandais avec une équipe pédagogique. Nous avons observé différents établissements pour pouvoir s’inspirer de leur modèle.

Comme beaucoup de pédagogues le soulignent, il est impossible de copier-coller ce modèle, cependant je pouvais me poser face à mes problématiques d’enseignant et répondre à cette question : Que puis-je utiliser dans mes pratiques, ma posture pour gagner en efficacité et être au-delà du principe d’inclusion ? 

Dans mon établissement, nous parlons souvent du « métier d’élève ».

« Ma pédagogie c’est surtout un travail sur l’estime en soi. »

Aujourd’hui, avec une expérimentation de 5 ans, entre une pédagogie alternative, la classe CARE (classe favorisant la responsabilisation et l’efficience des élèves) et l’association les Déclics qui aide les jeunes à croire en eux, je développe les ateliers Talkers : cultivez votre différence qui se base sur l’art oratoire afin d’activer le levier de la confiance en soi.

4 – Quel est ton public ?

« Les Déclics » est une association reconnue d’intérêt général qui propose des évènements pour les publics du système scolaire et des mouvements d’éducation populaire. Elle touche majoritairement des jeunes âgés de 14 à 20 ans, parfois en voie de décrochage scolaire. Nous sommes entrés en relation avec 3 collèges et 10 lycées de la Région lyonnaise.

5 – Comment mesures-tu les résultats de ta méthode ?

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Crédit photo : Les Déclics

Nous avons recensé sur un panel de 114 jeunes de quatre classes et de quatre lycées différents, les enjeux qui apparaissaient comme le plus importants aux yeux des jeunes : Les deux premiers (à égalité) concernent la capacité à surmonter les échecs et la motivation. Le troisième concerne la confiance en soi.
Tableau de mesure de notre impact :

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6 – Les Déclics c’est de la concurrence pour l’éducation nationale ?

 

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Crédit photo : Les Déclics

« Les Déclics » nourrit l’ambition de rassembler des jeunes de différents établissements scolaires et de travailler ensuite avec eux, les Décliqués, en dehors de leur établissement, en présentiel ou en ligne.

A la demande d’enseignants, nous intervenons auprès de leurs élèves. En amont, l’atelier est préparé avec eux en fonction du terrain et des besoins spécifiques des jeunes et de l’équipe éducative.

En aval l’enseignant peut exploiter la séance à partir de pistes de prolongement ouvertes au cours du débriefing avec les intervenants.

Donc clairement : NON !

7 – L’association est en pleine restructuration, comment va-t-elle évoluer ?

 

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Crédit photo : Les Déclics

L’association fédère une communauté hétérogène. Les jeunes décliqués, les intervenants, les pédagogues, les partenaires et les followers des réseaux sociaux.  Nous n’associons pas encore suffisamment les bénévoles faute de moyens pour le faire actuellement mais nous réfléchissons à la façon de les impliquer plus directement. Nous souhaitons aussi mener des actions qui nous permettent de rencontrer nos adhérents. Le conseil d’administration et le comité de pilotage encadrent et soutiennent l’ensemble des acteurs de l’association. Il est appelé à se développer, en particulier par la présence de représentants d’antennes régionales

8 – Un mot aux parents de cette nouvelle génération de déclicoeur?

Vous avez l’obligation, parents, de croire en vos enfants, tout en garantissant le cadre sécurisant.

9 – Tu as récemment organisé un atelier qui a connu un grand succès. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

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Atelier Talker – Crédit photo Les Déclics

Il s’agit de « Talker : Cultivez votre différence », qui est un atelier de prise de parole en public encadré par des membres de l’association Les Déclics afin de découvrir ses différentes formes. La langue est le socle de notre culture. Elle est le lien fédérateur entre les individus d’une société. Elle permet dans notre cas d’être utile pour inspirer les individus à passer à l’action sur des problématiques personnelles. Talker est un atelier ludique et pratique issu de cinq ans d’expériences d’orateurs venus de tous les horizons ( artistique, entrepreneuriale, coaching et éducatif).

Retrouvez les Déclics sur Facebook et leur chaine Youtube !

 

[Rétrospective] « Moi jeune » : comment j’ai fait du chômage une expérience constructive

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Ca y est, un an après, je me lance pour écrire un article sur une période de ma vie qui a été un tournant majeur : l’entrée (ou non) dans le monde du travail.

Pourquoi en parler ? Parce qu’avec le recul, ces mois de recherche d’emploi intense n’auront pas été une simple galère, mais une expérience positive pour me construire. Ils m’auront également permis de découvrir un monde que je ne connaissais pas : celui d’acteurs profondément humains et engagés à changer notre société.

Mais de quoi parlé-je ?

Explications !

Une découverte d’acteurs bienveillants : les structures de l’insertion

Que fait-on quand on est une jeune diplômée sur le marché de l’emploi ? Et bien, on va voir Pôle Emploi ! Et après? Après la phase de désillusion sur ses capacités réelles à nous aider à trouver un emploi, on cherche ailleurs.

Heureusement, les structures d’accompagnement sont nombreuses !

L’Apec, l’association des jeunes cadres diplômés

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Les informels, le rendez-vous de networking des jeunes diplômés de l’APEC

Comme tout jeune diplômé qui se respecte, je me suis rendue à l’APEC, l’association des cadres pour l’emploi. L’APEC propose de nombreux ateliers gratuits pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Plus encore, elle permet aux jeunes diplômés d’être suivis individuellement par un conseiller. L’organisation tient ponctuellement les « informels jeunes », des rendez-vous permettant aux jeunes diplômés de rencontrer des professionnels de l’emploi. Seul bémol : le suivi qu’offre l’APEC ne dure que sur cinq rendez-vous !

Site internet : https://www.apec.fr

Mozaik RH, le cabinet RH de l’ESS

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Atelier de recherche d’emploi chez Mozaik RH

Mozaik RH est un cabinet de recrutement facilitant l’insertion des jeunes diplômés grâce à ses différents programmes. Sa particularité? La valorisation de la diversité des profils des candidats qu’il accompagne. Entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire, Mozaik RH met en relation des entreprises et des jeunes talents ne disposant pas de réseau pour s’insérer professionnellement. J’ai eu l’occasion de participer à des ateliers de Mozaik RH, le suivi individualisé est très bon. Le cabinet de recrutement est aujourd’hui présent à Paris, Lyon, Toulouse et vient d’inaugurer sa nouvelle antenne à Roubaix !

Site internet : http://mozaikrh.com

 OPE, ma plus bonne surprise !

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Une partie de la promo OPE 2016, avec Valérie, notre super formatrice  !

Alors bénéficiaire du RSA, le Conseil départemental du Rhône m’avait informée de mon devoir de trouver une structure « référent » RSA, pour témoigner de ma bonne volonté de m’insérer dans la vie active (et non « profiter » des 500 euros mensuels qui m’étaient gracieusement « versés »). Je décide donc de contacter OPE (Objectif Pour l’Emploi), une association d’insertion gratuite (car beaucoup sont payantes) et m’engage à intégrer un programme de trois mois. Objectif d’OPE : permettre le retour à l’emploi en six mois maximum.

Au programme ? Un rendez-vous hebdomadaire d’une journée complète en compagnie d’autres diplômés bénéficiaires du RSA. Cette journée de formation hebdomadaire était très intense car très participative : l’objectif était de nous mettre en situation concrète d’entretien, de réviser nos CV et lettres de motivation, d’apprendre à adopter les bonnes postures et ainsi, retrouver la confiance en soi (ou du moins, de dégager de l’assurance). La promotion que j’ai intégrée a très bien joué le jeu et une réelle cohésion de groupe s’est formée. La recette ? Une recette justement ! Chaque semaine, chacun s’engageait à apporter un dessert pour le repas commun du midi. Un petit « rien » qui fait tout ! Les apéros-réseau régulièrement organisés par l’association ont également permis aux différentes promotions OPE de tisser des liens et de rencontrer des professionnels de secteurs spécifiques (en fonction de la demande des « RSIstes »).

Mission accomplie : avec OPE, je retrouve un emploi en 5 mois !

 

La rencontre avec les acteurs du changement et la construction d’un projet

Cette période de recherche d’emploi a été l’occasion d’éveiller ma curiosité et de rencontrer les nouveaux visages de ceux qui vont changer la société : les entrepreneurs sociaux.

Mais qui sont-ils ?

MakeSense, un coup de pouce aux entrepreneurs sociaux !

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Co-organisation de la manifestation #WasteCollector de MakeSense, avril 2016

C’est à l’occasion d’un SenseDrink que j’ai pu rencontrer la branche lyonnaise de MakeSense, l’organisation qui accompagne les projets d’entrepreneurs du changement. MakeSense organise des ateliers de réflexion, les « holds-up » , qui permettent à des volontaires d’aider un entrepreneur sur un point précis de son projet qui lui fait encore blocage. Ces ateliers sont révélateurs d’un fait : l’intelligence collective fait naitre une créativité propice à l’émergence des projets. Très enthousiasmée par le projet MakeSense, j’ai accepté d’être « gangser » pour l’organisation en co-organisant un atelier de sensibilisation à la question des déchets.

Anciela, une pépinière d’initiatives solidaires et responsables

Anciela, c’est LA référence lyonnaise, du milieu associatif du développement durable et à la solidarité. Anciela accompagne des associations dans le développement de leurs projets et propose un guide pour agir à Lyon et ses alentours.

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L’équipe du Week-end Imagin’Action devant le local d’Anciela

L’association organise également des formations pour faire émerger des projets solidaires. J’ai eu l’occasion de participer au week-end Imagin’Action : deux jours pour réfléchir à un projet à faible impact carbone. Si vous souhaitez découvrir les initiatives écologiques d’acteurs locaux de la région lyonnaise, Anciela sera votre guide !

Mobities , mon projet de réseau social de la mobilité durable !

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MobiTies, le réseau social de la mobilité durable

M’intéressant fortement à la mobilité urbaine, j’ai eu l’idée de créer un réseau social de la mobilité durable : Mobities. Pourquoi ce nom ? Mobi est le début de «  mobilité » et ties » veut dire « lien » en anglais. Comme on peut le deviner, ce projet avait pour objectif d’utiliser la mobilité comme prétexte pour créer du lien social. Sur le papier, le projet semblait séduisant, mais en réalité, il m’aurait fallu mieux sonder les besoins des citoyens. Chance pour moi, mon seul investissement dans le projet a été mon engagement ! Malgré son inaboutissement, ce projet m’aura permis de rencontrer les acteurs français et européens de la mobilité durable, une expérience formatrice !

Présentation ici : projet Mobities

Par contre, si vous souhaitez encourager un projet de mobilité durable à Lyon, il existe MobyCity !

 

Le droit à un travail décent, mon engagement pour la génération Y

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Pitch de jeunes porteurs de projets à la Maison des Acteurs du Paris Durable

 Recherche d’emploi rime aussi avec colère (en tout cas, chez moi oui). Lorsqu’on passe des mois à s’investir et se donner pour trouver un emploi correspondant à ses compétences et à son niveau d’études, et bien c’est une autre paire de manches ! Les candidatures se multiplient et les réponses négatives (quand il y a réponse) s’automatisent. Le sentiment d’impuissance et de désarroi est à son paroxysme dans cette période de doute. J’ai fini par croire que l’emploi était réservé à ceux qui en avaient déjà un. Les conseils que l’on me donnait souvent étaient de refaire un stage, ou de reprendre un master…des messages très encourageants ! Donc, dans un sentiment de ras-le-bol et dans un contexte de Loi Travail, je décide d’exprimer publiquement mon mécontentement. D’abord, avec un texte en rime et en anaphore adressé au Président de la République « Moi jeune », puis en adaptant ce texte en vidéo pour avoir plus d’impact sur le web et les réseaux sociaux.

Vidéo :

Avec le recul je l’admets, la vidéo est de mauvaise qualité, tant sur le plan technique qu’au niveau de ma posture mais elle a été réalisée dans la spontanéité la plus totale. Contre toute attente, le service de l’Elysée m’a répondu ! Bon, ce n’est pas grâce à eux que j’ai pu avoir un travail, mais l’objectif de cette vidéo qui était d’interpeller les politiques sur la question du chômage des jeunes a été atteint.

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Réponse du cabinet de l’Elysée à mon message,  31 mars 2016

Moi jeune chômeuse, j’ai eu le temps de réfléchir à la société que je voulais pour demain

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Petits mots d’une génération enthousiaste, avec les Acteurs du Paris Durable!

Mon engagement pour la génération Y va plus loin que la question du chômage. Il ne suffit pas d’avoir un travail pour être satisfait (on est juste intégré socialement, ce qui n’était pas le cas sans). Je pense qu’il ne faut pas se contenter de « survivre » avec un travail qui n’est pas à la hauteur de ces exigences. Pour moi, le courage, c’est d’oser tendre vers un travail qui a du sens et qui est en accord avec ses valeurs. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faille en baver pour obtenir une situation convenable. Je suis de ceux qui pensent que la législation du travail doit VRAIMENT changer et s’adapter à ces nouvelles formes de travail, qui aujourd’hui n’ont pas de protection sociale. Etre indépendant c’est travailler comme les autres, donc être protégé comme les autres. Je suis de ceux qui pensent que notre rapport au travail doit changer, et ne pas organiser notre vie, nos projets et nos loisirs par rapport au travail. Je suis de ceux qui souhaitent développer les outils de travail collaboratifs et valoriser le nomadisme, pour plus d’efficacité, plus de communication et plus de sérénité. Nous sommes en 2017, si c’est cette sacro-sainte croissance que le pays veut, il faut mettre en place une culture de résultats et non une culture de présentéisme et de formalisme. La génération Y a beaucoup à apporter en termes de méthodes et de rapport au travail. Ecoutons-la, au pire, on pourrait vivre mieux !

J’ai mis des idées à votre disposition, servez-vous !

Je vous propose ici un système de boite à idées où je partage toutes les idées qui me sont venues et qui me semblent pertinentes. Si ces idées vous séduisent et que vous vous sentez de les mettre en place, n’hésitez pas à vous les approprier !

Si vous avez vous aussi des idées à partager, écrivez un commentaire !

Concernant mon « coup de cœur », le projet me tient à cœur personnellement, donc s’il vous intéresse, contactez-moi 🙂

Voici la liste, par catégories :

1 – Des idées pour l’ESS

  • Un site de cooptation dans le domaine de l’ESS car, qui de mieux qu’une personne intéressée et investie dans l’intérêt général pour travailler dans l’ESS.
  • Une plateforme pour les freelances de l’ESS, pour la même raison que mon premier bullet point.
  • Rendre le secteur de l’ESS plus sexy en révisant sa charte graphique, ses logos, et le rendre plus présent sur les réseaux sociaux.
  • Un site de rencontre pour porteurs de projets d’entreprenariat social pour permettre aux porteurs de projets de trouver un associé à leur projet.
  • Un système de collecte alimentaire pour éviter aux gens d’aller à chercher dans les poubelles : on distribue aux citoyens des boites en cartons et un sac (en carton pour l’écologie !) pour qu’ils y mettent leurs restes alimentaires. Une fois la boite fermée, on la glisse dans le sac en carton et le sac devant la maison/immeuble. Une opération de sensibilisation aux associations et SDF devra être faite pour leur permettre de récolter les sacs. Le design et l’imprimé des sac devra être explicite pour que les bénéficiaires puissent les collecter. Ce système peut marcher pour les vêtements.

2 – Des idées pour l’environnement

  • Des paniers repas individuels bio pas chers : on aimerait tous manger bio et local à prix accessible : je propose des livraison de paniers repas individuels à la semaine (pour vraiment manger bio une fois par jour). En contrepartie, les clients aideront à faire vivre faire vivre en faisant la promotion des producteurs locaux.
  • « Construire » un axe/couloir de vegétalisation de la ville pour courir à tout moment de la journée sans s’intoxiquer !

3 – Des idées pour l’emploi

  • Une plateforme collaborative d’échange de formations et compétences entre professionnels, pour pouvoir se former gratuitement, renforcer son réseau et monter en compétence.
  • Une plateforme de recrutement basée sur les soft skills pour mettre en valeurs les qualités humaines des candidats.

4- Des idées pour le bien être et la forme 

  • Proposer des salles de sport moins chères : pour les demandeurs d’emplois, pour les jeunes, et bénéficiaires du Rsa.
  • Une location de salles de bains à l’heure : pour faire son sport entre midi et deux, près du bureau par exemple.

5 – Des idées pour l’éducation

  • Des cours d’arts martiaux et de méditation obligatoires dès le primaire : parce que savoir se défendre dès le plus jeune âge va déterminer votre caractère, et vous apporter une dimension spirituelle, en connaissant mieux votre corps.

6- Des idées pour le lien social 

  • Un réseau social de la mobilité durable : Mobities, mon projet jamais abouti qui proposait de créer un réseau social pour recréer du lien social entre utilisateurs de transports décarbonés (vélos, trotinettes, transports en commun).                  Présentation ici :

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  • Un « brise glace » dans les évènements de networking pour réellement échanger avec les gens : lorsque l’on se rend à un évènement de networking, l’objectif premier est de rentrer en contact avec les personnes présentes pour étendre son réseau profesionnel. OR, les premières interactions sont souvent difficiles, et particulièrement lorsque les personnes se connaissent déjà entre elles.

7 – Un coup de coeur 

  • Une plateforme/appli de dons d’idées : Pour mettre en ligne ses meilleures idées pour révolutionner la société et trouver un porteur de projet pour la mettre en place ou, un associé si on cherche un soutien pour porter le projet. Le principe : Je soumets mon idée en ligne, avec un petit descriptif rapide et si possible, quelques hashtags pour l’identifier. Ne pas oublier d’indiquer si le porteur d’idée est porteur de projet ou s’il partage juste l’idée pour qu’elle soit mise en place par d’autres. Les personnes inscrites sur l’appli/plateforme reçoivent l’idée et peuvent : contacter le porteur de projet pour s’associer avec lui, ou s’approprier l’idée et la mettre en place. Afin de mesurer l’impact de l’idée, les personnes intéressées devront cliquer sur le bouton « je m’approprie l’idée » que le porteur d’idée recevra. Comme un bouton « like » sur Facebook, ce bouton permettra à toutes les personnes intéressées par l’idée de voir qui a cliqué sur le bouton et donc, qui s’est aussi approprié l’idée.

Et vous, des projets, des idées à partager?

Commentez, à vous de jouer !

Journée de la femme : 3 entrepreneurEs, 3 projets à découvrir !

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Mercredi 8 mars 2017. En cette 40ème journée international de la femme, je vous propose de faire le portrait de trois femmes entrepreneurEs, et donc de trois projets à découvrir ! Leur point commun ? Des entrepreneurEs sociales, c’est-à-dire, des femmes qui s’engagent dans un projet d’intérêt général, ayant un fort impact économique ou social ! Qui sont ces femmes, quels sont ces projets, et pourquoi ont-ils retenu mon attention ?Réponse maintenant !

S’agissant d’un article écrit sur un blog personnel, j’ai voulu m’intéresser à trois femmes que j’ai eu l’occasion de rencontrer et avec qui j’ai réellement pu échanger.

La première est engagée dans la protection des océans et des écosystèmes marins, la deuxième dans la collecte des déchets, et la troisième dans la promotion de l’artisanat local.

  • Claire Nouvian, fondatrice de l’Association BLOOM

Claire Nouvian est une entrepreneure qui a fondé l’association Bloom.

Bloom part d’un constat simple et dramatique : la variété des espèces de poissons dans les océans baisse. Cette disparition des espèces a pour cause la pêche en eaux profondes.  C’est pourquoi Claire Nouvian fait de la sensibilisation à cette thématique une priorité. Pour optimiser l’impact de son combat, Claire Nouvian se bat pour interpeller les influenceurs mondiaux (qu’il s’agisse de lobbys, de politiciens ou de grands groupes) et ainsi mener des actions de plaidoyer pour la protection des écosystèmes marins. La transparence sur les subventions attribuées à la pêche est au centre du combat de Claire Nouvian, qui milite pour une orientation des subventions vers une pêche plus durable.

Soucieuse de faire connaitre ses missions, l’Association Bloom organise depuis peu, des petit-déjeuners thématiques permettant aux participants d’échanger avec son équipe. J’ai pu participer à ce premier rendez-vous, dans lequel Claire Nouvian a présenté ses premiers travaux sur la pêche minotière (espèces de poissons capturées pour faire de la farine, et non pour une consommation directe).

En bref, Claire Nouvian est une femme battante, qui croit dur comme fer à son combat et qui vous fera peut-être vous questionner sur la provenance de vos fish and chips !

Site de l’association : http://www.bloomassociation.org

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Petit-déjeuner organisé par Bloom, en présence de Claire Nouvian

  • Anne Belot, fondatrice de WeWaste !

Ancienne ingénieur agronome, Anne a fondé en 2016 We Waste, une association qui lutte pour la collecte des déchets à Lyon.

J’ai eu la chance de rencontrer Anne lorsque son projet était encore en cours de création. Nous avons organisé ensemble un évènement (par le biais de l’Association Makesense et de son programme Wastecollectors), où nous avons sensibilisé les participants aux enjeux de la collecte des déchets (photo). We Waste organise des collectes régulières grâce à des opérations « coup de balais » qui rassemble quelques 200 volontaires. L’opération « coup de balai à Miribel » en est la plus forte démonstration : elle mobilise une communauté de volontaires soucieuse de préserver le grand parc de Miribel-Jonage, un espace de 2200 hectares, à coté de Lyon. L’association ne se contente pas de collecter les déchets, elle les recycle ! We Waste collabore étroitement avec les étudiants de l’école Centrale de Lyon pour la création et le développement de machine de recyclage du plastique. 

En moins d’un an, le combat d’Anne et de son Association, We Waste a mobilisé des centaines de Rhône-alpins et a bénéficié d’un impact environnemental et social fort, en créant du lien social autour de la collecte de déchets !

Site de l’association : http://wewaste.fr

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Soirée de lancement de la mobilisation WasteCollectors, le 5 avril 2016 à Lyon

  • Oumou Kante, fondatrice de Teksturas

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J’ai dernièrement rencontré Oumou Kante, fondatrice de Teksturas, une plateforme de valorisation de l’artisanat en milieu urbain.

Oumou, dont le parcours professionnel est étroitement lié à l’économie sociale et solidaire, a souhaité valoriser l’économie locale en valorisant  la « créativité culturelle, entrepreneuriale et artisanale » en milieu urbain (artistes, designers, photographes…).

La plateforme, en cours de création, propose des parcours thématiques « des city guides » selon que l’on préfère découvrir les meilleures caves de Paris, ou que l’on soit intéressé par les métiers à tisser. L’originalité de la plateforme est qu’elle récense la créativité artistique dans de nombreuses villes ! Des ambassadeurs soigneusement sélectionnés par la start-up vous offriront la possibilité de rencontrer les artisans de votre quartier qui étaient alors invisibles à vos yeux !

En bref : Teksturas c’est une aventure culturelle, humaine à fort impact économique et social ! Restez en veille pour suivre le projet et vivre une expérience urbaine, créative et conviviale !

Site internet : http://teksturas.com (version bêta mais projet prometteur!)