De Community Manager à Coach pour entrepreneurs : comment l’entrepreneuriat m’a permis de switcher rapidement sans diplômes

Juillet 2017 : je décide de quitter mon emploi salarié pour me lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Suite logique de mon dernier poste de chargée de communication, je me lance comme Community Manager en freelance.

Juin 2018, presque un an plus tard, je me retrouve coach pour entrepreneurs du digital.

En un an, je suis passée de coachée à coach. En un an, j’ai pu créer des passerelles dans l’écosystème entrepreneurial où tout peut devenir possible. Comment ai-je pu switcher si vite sans prérequis ? Je vous dis tout ci-dessous 🙂

 

Je me lance comme Community Manager… en me formant sur le tas

 

yéza lucas community manager

Je n’ai pas fait d’études en communication. Et pourtant c’est bien un poste de chargée de communication que je décide de quitter fin 2017. Un poste où je me suis auto-formée aux outils et pratiques du social media. Je lis, je bricole et en tire des conclusions.

Certes, ce n’était pas suffisant pour me dire professionnelle des réseaux sociaux, mais je me lance malgré tout en freelance comme Community Manager. Fake it until you make it était devenu mon crédo. Mes rencontres avec des Community Managers indépendants et expérimentés m’ont permis d’affirmer mes tarifs, définir mon offre et mieux gérer mes relations clients.

Car oui, en plus de devoir lutter contre le syndrome de l’imposteur du Community Manager, j’ai du aussi apprendre à devenir un entrepreneur : Urssaf, Accre, comptabilité et aux joies de l’entrepreneuriat. Le défi était donc double !

C’est de mes relations clients que j’ai le plus appris car, même si c’est une évidence, la pratique vaut 1000 théories : gérer les rapports humains d’une mission, accepter des missions sans vraiment maitriser les compétences demandées et se surpasser pour être au niveau….tous ces éléments m’ont fait monter en compétence plus que si j’avais été formée dans une école de Community Management (qui existaient d’ailleurs à peine au moment de mes études).

De l’opérationnel, je passe à l’accompagnement stratégique…et commence à affirmer ma valeur ajoutée.

consultante communication digitale yeza lucas

Cette montée en compétence m’a fait passer du Community management au Consulting en Social Media. Après quelques mois de Community Management opérationnel, je décide de proposer une approche plus stratégique à mes clients : leur apporter plus de valeur ajoutée en leur proposant des stratégies social média et en les accompagnant dans le développement de leur présence digitale. Mieux rémunérées, ces missions étaient également moins rébarbatives et plus stimulantes. Me voilà donc consultante en communication digitale.

Mon objectif en tant que consultante est d’accompagner mes clients sur la stratégie en déléguant au maximum les tâches opérationnelles que je ne souhaitais plus réaliser. Je déléguais également les missions à trop petit budget. L’avantage de déléguer ? Mon prospect/client ne se retrouve pas seul, et moi j’affirme ma valeur comme consultante à la fois plus chère, et disposant d’un réseau suffisamment conséquent pour déléguer rapidement.

Pour sans cesse monter en compétences, je décide de créer mon propre collectif de professionnels de la communication digitale avec CM for Good. Que fait concrètement le collectif ? Il propose des réunions thématiques bi-mensuelles pour aider les membres à répondre à leurs problématiques actuelles. Le collectif produit également des contenus réguliers sur le social media pour affirmer l’expertise de ses membres. Chaque membre apporte sa patte au collectif et la fusion de ces différents profils en fait une communauté forte qui se renouvelle sans cesse.

Le consulting social media m’a également fait prendre conscience d’un besoin. Celui de l’accompagnement personnalisé, et du besoin pour mes clients d’être autonome. C’est comme cela que j’ai construit mon offre de coaching entrepreneurial.

 

J’identifie un fort besoin en coaching et entame un switch à fort impact entrepreneurial

coach personal branding yéza lucas

C’est d’abord en aidant mes amis entrepreneurs gracieusement (et oui, on ne fait pas payer les amis paraît-il) que je me suis rendue compte du vrai besoin d’accompagnement d’entrepreneurs freelances. Egalement cofondatrice d’une communauté de freelances, je réalisais régulièrement des vidéos de questions/réponses pour aider les membres à régler leurs problématiques entrepreneuriales. Avec une première cliente issue de ces vidéos, je me suis décidée à construire une offre de coaching en Personal Branding à destination de freelances et startups.

Le coaching est je pense une vraie vocation chez moi : le one to one entre un coach et un élève est une chose que j’ai commencé à pratiquer durant mes études en proposant du soutient scolaire en anglais en présentiel mais également par skype. La gratification directe que l’on reçoit de son élève n’a pas de prix pour moi.

Le coaching me permet d’ailleurs d’augmenter mes tarifs car la valeur d’un coaching personnalisé est une valeur inestimable pour un élève (comme pour un client). Je travaille donc moins en apportant plus de valeurs et en recevant une meilleure rémunération que mes activités de consulting. What else ?

N’ayant jamais pensé à l’époque de faire du coaching mon métier, je renoue avec mes anciens jobs étudiants. Je réussis après quelques mois à me défaire du syndrome de l’imposteur causé par la pression exercée sur les coachs pour être certifiés. Je réalise que je n’ai pas besoin d’être certifiée pour être pédagogue. J’abandonne l’idée et lui préfère les témoignages clients comme preuve sociale.

Je finis par monter d’un cran en rejoignant l’équipe des Mentors chez LiveMentor où je deviens coach plus généraliste pour entrepreneurs. Je ne me limite plus au Personal Branding et je dois pouvoir répondre à tout type de besoins liés au digital. Pourquoi LiveMentor m’a choisi ? Parce que la pédagogie LiveMentor invite tous les mentors à être interchangeable et égaux en matière de compétences. Ce qui fait un bon coach ce n’est pas ses connaissances, mais sa capacité à être un bon pédagogue, en faisant d’un cas particulier un exemple pour tous.

Aujourd’hui je veux continuer à monter en compétences même en tant que coach. C’est pourquoi apprendre de mes élèves va me permettre de ne pas rester dans ma zone de confort et stagner intellectuellement.

 

Entre juillet 2017 et juin 2018, j’ai pris énormément de valeur grâce aux switchs que permet l’entrepreneuriat. Je me suis formée sur le tas, j’ai saisi des opportunités et n’ai pas rencontré de barrières liées à mes diplômes car dans ce écosystème entrepreneurial, on ne regarde pas les CV mais les références et avis clients ! L’entrepreneuriat est le meilleur diplôme pour montrer en compétences et faire entendre son nom grâce au Personal Branding. Peu importe que vous finissiez entrepreneur ou non, cette expérience sera votre meilleure expérience professionnelle. Et si vous saisissiez l’occasion pour switcher ?

 

Si vous avez embarqué dans l’aventure entrepreneuriale, quel serait votre bilan après un an ? J’attends votre témoignage en commentaire de cet article 🙂

 

 

2 réponses
  1. Braquier Philippe
    Braquier Philippe dit :

    Bonjour Yeza et bravo pour cet article et cette reconversion!!! tu sembles et tu es sur le bon chemin..

    Très modestement, j’ai envie de partager mon expérience que tu connais, de façon ludique et schématique :
    8 ans militaire + 23 ans fonctionnaire + un bore-out + un bilan de compétence = 1 démission définitive de la FP + un nouveau métier : SOPHROLOGUE en auto-entrepreneur
    HEU-REUX d’être à ma place dans la relation d’aide

    Répondre

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