Les trois points de vigilance à garder en tête quand on est entrepreneur

La semaine dernière, j’ai organisé un autre événement de CoDéveloppement avec des entrepreneures (nous étions 4 femmes) de tout horizon.

Si tu n’es pas familier avec le concept du CoDev, le principe est simple : il s’agit de réunir des professionnels pour les aider à travailler sur leurs problématiques grâce au croisement de plusieurs regards externes (ici, les trois autres entrepreneures). De ces regards croisés émergent des idées et de nouvelles pistes de développement pour l’entrepreneur à qui c’est le tour d’exposer la problématique.

Plusieurs problématiques ont ainsi été abordées par chacune d’entre nous et j’aimerais faire un focus sur les trois principaux points évoqués. Peut-être te reconnaitras-tu parmi ces différents points ?

La priorisation des objectifs et des tâches 

Quand on est à son compte, il est difficile d’avoir assez de recul pour établir ses priorités. On est souvent seul, et on se perd dans l’océan des tâches à réaliser pour développer son activité. 

L’une des entrepreneures présentes au CoDev a évoqué la difficulté d’alimenter régulièrement son blog et de mettre en place une communication impactante en raison du temps consacré à ses clients. 

Elle était “en mode sous-marin”. Ce mode de fonctionnement est souvent adopté par les freelances en pleine mission chronophage avec un client. 

Le problème, c’est que lorsque l’on sort la tête de l’eau après une mission aussi intense..rien ne se passe ! Personne ne nous attend et notre stratégie de contenu et de communication n’a pas bougé d’un iota. Il faut donc repartir à la pêche aux clients (joie😑).

Inversement, en faisant de la production de contenu une priorité (ne serait-ce que de se bloquer un créneau de deux heures par semaine), on se rend visible même lorsqu’on est en mission. Et c’est cette visibilité qui permet d’enchaîner des missions sans avoir de périodes de latence liées à un manque de communication.

Pour revenir à cette entrepreneure, sa priorité a donc été de prendre du temps pour son propre marketing dans son emploi du temps et se traiter comme si elle était son propre client. 

A terme, bien prioriser ses tâches permet de bien comprendre ce qu’il est important de faire maintenant pour atteindre ses objectifs de juin. Et pourtant, on a souvent cette fâcheuse tendance à réaliser des tâches non prioritaires au quotidien alors qu’elles pourraient être reportées à dans quelques mois au profit de quelque chose de plus important aujourd’hui. 

Si ton objectif est de capturer 500 nouvelles adresses mail, n’est-il pas plus important de produire un leadmagnet de qualité et de communiquer dessus, plutôt que de refaire ta page de service ? 😉

Le développement de nouvelles références et de sources d’inspiration

Un autre point soulevé a été le développement de nouvelles références pour élargir sa palette d’exemples mais également de sources d’inspiration. 

Quand on est coach ou formateur, il est important de diversifier ses exemples pour ne pas avoir à se répéter mais surtout, pour explorer de nouveaux modèles de développement. 

Si on n’a qu’une ou deux sources d’inspiration, on va avoir tendance à calquer son business model sur ces deux références et adopter une communication similaire (j’ai déjà fait cette erreur par le passé).

Résultat : tu deviens une version cheap de l’entrepreneur que tu copies 😞

Alors que si tu développes de nouvelles références en partant de personnes qui t’inspirent vraiment, tu seras d’une part plus aligné avec ta communication, et d’autre part, tu auras réussi à conduire ton audience là où elle ne t’attend pas. C’est de cette manière que tu deviendras à ton tour remarquable. 

Aujourd’hui, dans le microcosme des freelances du digital, ce sont toujours les mêmes noms qui sont cités (aller, je les cite) : Stan Leloup, LiveMentor, Antoine BM, Oussama Amar… trouver de nouvelles références peut-être un moteur d’inspiration pour ton business model, et par ricochet, pour construire ta propre marque.

Si tu veux vendre des formations en ligne à X euros parce que machin qui est connu vend des formations à X euros, et que tu penses que tu n’as rien à apporter de plus que lui, alors là, oui, tu pars perdant ! 

Par contre, si tu penses que tu as une valeur à délivrer qui vaut XX euros parce que ton travail vaut tant et qu’en plus tu t’es inspiré de nouveaux modèles qui vendent des formations plus chères, alors vends ta formation à XX euros. L’argent n’est souvent pas le vrai problème dans l’histoire. Le problème, c’est souvent toi 🤠

Plus tu élargis tes références, plus tu enrichis ton répertoire, plus tu apportes de la valeur à ton audience, plus tu te démarques du lot et plus tu t’élèves.

Les mauvaises raisons de faire les choses

Il nous arrive parfois, de nous lancer à corps perdu dans une tâche ou dans le développement d’une offre sans nous poser les bonnes questions. 

Proposer une offre pour des clients qui n’auraient pas de budget par exemple. Quand on propose ce type d’offre malgré soi, ça signifie qu’on ne croit pas en la valeur de son travail. Et c’était le cas d’une de nos entrepreneures. 

Comme je le disais plus haut, l’argent n’est pas un problème. Le problème, c’est ton syndrome de l’imposteur et ton mauvais argumentaire de vente. Si ton client ressent que ton produit ou ton service est LA solution pour changer sa vie ou son activité, il y mettra le prix. Sinon il te dira qu’il n’a pas d’argent pour toi, mais cela ne l’empêchera pas d’acheter le dernier IPhone (parce qu’Apple, lui sait vendre 🍏)

Une de nos participantes au CoDev nous a présenté sa difficulté à vendre un petit produit. Son objectif était de commencer par vendre ce petit produit pour ensuite vendre un autre produit plus cher. Mais la question que je lui ai d’abord posé était la suivante : 

“Si ton objectif est de vivre de ton activité, comment penses-tu y arriver en quelques mois avec la vente d’un petit produit ? Tu consacreras le même temps et la même énergie à vendre un petit qu’un gros produit”.

Encore une fois, il s’agit là d’une mauvaise raison de faire les choses : si l’objectif est de voir grand alors voyons grand ! 

Jeudi dernier, j’écoutais la matinale de France Inter (mon côté bobo), ou Barbara Cassin, philosophe et invitée réagissait sur l’affluence de dons pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame :

“C’est beaucoup plus facile d’obtenir 500 000 euros que d’en obtenir 50 000” affirme la philosophe.

En effet, plus une cause, un projet, un produit ou un service coûte cher, plus il suscite de l’intérêt et plus il prend de la valeur. Donc en proposant un produit au rabais parce qu’on pense qu’il sera plus accessible est une mauvaise raison de vendre ce produit de cette manière. 

Conclusion

Pour conclure sur ces trois points, je dirai que ce CoDev nous a donc permis à chacune de prendre du recul sur nos activités respectives grâce à la force du collectif et à la puissance d’un regard extérieur 💪

 

Cet article est extrait de ma newsletter du 22 avril 2019. Si tu veux recevoir les prochains articles, abonne-toi ! 🙂

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