Mila Colas : une digital nomad « condamnée » à entreprendre !

Mila Colas est une Digital Nomad partie à la découverte de la planète. Quittant son poste de salariée, elle décide de faire le tour du monde de l’entrepreneuriat social avant de réaliser que le véritable sens de son projet est devenu son voyage en vélo. Avec son compagnon Denni, Mila part à la conquête du monde, vivant du freelancing et du blogging. Avec ce nouveau mode de vie, Mila a réussi à trouver un équilibre de vie, alignée avec ses projets et surtout avec elle même ! Retour sur l’expérience de cette digital nomad, depuis l’Italie.

1 –  Qui est Mila Colas ?

Mila à Belgrade / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Avant de prendre mon envol pour une nouvelle vie, j’étais une webmarketeuse dans le domaine de l’économie collaborative. J’avais lancé ma carrière en créant une plateforme de financement participatif en 2011, Octopousse. Une belle aventure, car en moins de 2 ans, avec mon associé, on a levé 400 000 € et financé plus de 200 projets. Après avoir rapproché notre site avec celui d’Ulule, je me suis retrouvée sous le statut de salariée cadre, à Paris.

C’est un statut qui ne me convient pas très bien. Je suis trop autonome, indépendante et j’aime beaucoup trop travailler de mon côté. Peut-être que j’évoluerai sur cet aspect un jour, mais pour l’instant, je pars du principe que je suis « condamnée » à être entrepreneuse toute ma vie ! Du coup, j’ai quitté cette vie pour partir en voyage !

2 – Tu t’es lancée dans un tour d’Europe à vélo avec Entreprendre le monde, quel était l’objectif de ce voyage ?

Montagnes de Croatie, région de Dubrovnik (après une montée à 12%) / Crédit photo : Entreprendre le monde

Au départ, je voulais suivre  la ligne directrice de ma carrière et je m’étais fixé comme objectif d’aller à la rencontre des porteurs de projets qui changent le monde. Mais, ça, c’était sans réaliser les contraintes. En effet, avant de partir, j’avais créé une liste de personnes à contacter et à rencontrer. Dans les faits, je me suis rendue compte que le projet était difficile à mener. Les porteurs de projet répondaient peu ou longtemps après. Au fur et à mesure de mon voyage, le vélo prenait beaucoup de place dans mon quotidien. Enfin, deux missions en freelance sont venues s’ajouter à mon programme.

Devenu une source de stress trop importante, j’ai peu à peu fait évoluer ce projet (même si j’interview encore des porteurs de projets de temps en temps sur la section « entrepreneurs » de mon blog). De l’autre côté, nos lecteurs, nous posaient de plus en plus de questions sur le vélo, ses aspects techniques, nos ressentis en route. Nous nous sommes donc un peu plus penchés sur cet aspect-là !

Sur un aspect personnel, l’objectif ici, c’était plutôt de revenir à une vie normale. Comme je le disais tout à l’heure, la vie de salariée ne me convenait pas. J’étais si stressée qu’il m’a fallu 4 mois pour me détendre un peu et recommencer à dormir normalement. Le voyage à vélo a cette faculté exceptionnelle de t’enfermer dans une bulle de détente absolue.

3 – Une telle aventure, ça se prépare comment ? et avec quel budget ?

Lever de soleil sur le lac d’Ohrid en Macédoine / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Pour le voyage à vélo, tout ce qui compte, c’est le vélo en lui-même. Ça demande un petit budget au départ, mais ça n’a rien à voir avec ce que l’on dépense en transports dans un voyage traditionnel. Par exemple, mon vélo de voyage m’a coûté neuf et équipé environ 1000€ (sacoches incluses). J’aurais pu en prendre un d’occasion également et m’en sortir avec 300 ou 400€ comme Denni, mon partenaire, l’a fait. Et contrairement à un billet d’avion, rien n’est perdu dans cet investissement car on peut toujours revendre notre matériel !

Une fois le vélo, la tente, le réchaud achetés, il n’y a plus qu’à. On est totalement indépendant et si l’on souhaite dormir quelque part, on dort. Franchement, c’est rare que l’on vienne nous ennuyer. Toute la partie préparation concerne vraiment l’équipement. Rien ne sert de se prendre trop la tête sur le trajet, surtout si on prend des eurovélos (des pistes cyclables que l’on trouve partout en Europe). On ne sait jamais trop ce que le corps va nous dire, et si on pourra aller loin ou non aujourd’hui !

Concernant le budget, nous sommes partis avec environ 15 000€ de côté, mais avec mes missions de Freelance et la vie de cyclistes qui coûte peu chère (on dépensait parfois moins de 600€ à deux dans le mois !),  nous avons presque toujours le même montant de côté, un an plus tard !

4-  Où es-tu à l’heure actuelle et qu’y fais-tu ?

Dans les petites routes de montagne du Piémont, dans la région de Cuneo, Italie / Crédit photo : Entreprendre le monde

Actuellement, je suis en Italie, chez Denni. Je bosse à fond sur notre blog et j’essaie de rendre les derniers articles qui m’ont été commandés à côté. On rentre aussi tout juste de deux mois de voyage au Panama et Costa Rica où nous n’avions pas nos vélos. Nous avons trouvé qu’ils nous avaient manqué. C’est donc la dernière fois que l’on voyage en sac-à-dos et sans nos vélos !

5 – C’est quoi la prochaine étape ?

Sur le lac Shkodra en Albanie / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Nous repartons sur nos vélos en avril, direction le salon des blogueurs de voyage, qui se tiendra à Millau du 22 au 25 avril. On travaille beaucoup sur notre blog et on commence à avoir des propositions intéressantes le concernant. Notre ambition est de pousser les gens à partir davantage à vélo ! 

On devrait par la suite repartir en direction de Brest, ma ville natale, pour se poser un ou deux mois avant de voyager à nouveau !

6 – Des projets entrepreneuriaux en rentrant en France ?

arrivée à la mer noire à Constanta en Roumanie, après avoir parcouru 4000km/ Crédit photo : Entreprendre le Monde

Je ne compte pas rentrer vivre en France avant un moment. J’ai décidé de mener une vie de « digital nomad ». On verra combien de temps cette vie sera envisageable, mais pour l’instant, ça me plait !

En revanche, j’ai effectivement un gros projet entrepreneurial avec Denni qui concerne évidemment le voyage à vélo. Pour l’instant, je ne peux pas trop préciser ce que l’on a en tête, mais d’ici quelques temps, vous devriez le voir apparaitre en ligne. La seule chose, c’est qu’en étant itinérants, nous mettons bien plus de temps que prévu à nous lancer ! Pour moi, c’est bien, car même si je travaille beaucoup, le voyage m’impose de prendre du temps pour moi. Ce que je ne faisais pas du temps d’Octopousse. Et c’est salvateur !

 

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