Pourquoi j’ai refusé un cdi dans la boite de mes rêves

Il y a quelques mois, j’ai refusé un CDI dans une super startup. Et pourtant, il y a trois ans, j’aurais rêvé d’avoir ce job, et j’aurais tout donner pour l’obtenir. Mais aujourd’hui, coach pour freelances et entrepreneurs indépendante, j’ai dû refuser cette opportunité pour des questions de sens et d’alignement. Suis-je inconsciente ? Non, je ne pense pas.

Si aujourd’hui tu es freelance, tu verras sûrement des opportunités de ce type s’offrir à toi. Dois-tu les accepter ? Tout dépend de tes objectifs !

Dans cet article, j’aimerais t’expliquer ce que tu dois prendre en compte pour reswitcher de l’entrepreneuriat au salariat.

Freelancing ou salariat : quel statut reflète le mieux ton état d’esprit ?

Si tu hésites à reswitcher avec le salariat comme c’était mon cas, il faut te demander si tu le bon état d’esprit pour être entrepreneur (ou freelance). En effet, Il existe bien deux types de freelances. Mais duquel fais-tu parti ?

Le premier type « le freelance par défaut » .

C’est un freelance qui s’est lancé dans le freelancing, en attendant de trouver mieux. Il n’a pas réussi à trouver l’emploi de ses rêves, il aime la liberté et la flexibilité que lui apporte sa condition de freelance et se satisfait de revenus corrects qui lui permettent de payer son loyer.

Ce freelance ne travaille pas sa marque personnelle (ou personal branding), ni sa communication. Il assure des prestations de services et trouve ses missions au fil de l’eau sans réelle stratégie de développement.

Ce freelance peut arriver à vivre de son activité mais n’est pas animé par son métier : c’est un prestataire de services. Il pourrait accepter un emploi salarié si l’opportunité se présentait à lui.

 

L’autre type de freelance est le « freelance entrepreneur ».

Il a une vision de son activité à long terme et se fixe des objectifs ambitieux. Si au départ, il ne vivait pas de son activité, il a très vite réussi à générer des revenus satisfaisants (en quelques mois) grâce à sa stratégie de communication et au développement de sa marque personnelle.

Il aime son indépendance : il ne veut pas subir de lien de subordination dans ses relations professionnelles et aime être maître de son organisation, de ses mouvements et de ses décisions.

L’entrepreneuriat est dans son ADN : il aime se former, itérer, pivoter et n’hésite pas à prendre des décisions majeures pour faire évoluer son entreprise. Sa vision à long terme de son business lui permet d’investir dans sa boite comme un vrai chef d’entreprise et n’hésitera pas à se former, car il sait qu’il aura un retour sur investissement.

Il ne prend pas de décisions en fonction de sa trésorerie actuelle mais à l’aune de la vision de son projet à long terme. Il est ainsi motivé par des objectifs fixés et une stabilité économique à court terme.

Si tu me connais, tu sais que je fais partie de cette deuxième catégorie de freelances. L’inadéquation entre ma vision de l’entrepreneuriat et l’opportunité de Cdi m’a amenée à prendre une décision que je qualifierais de courageuse.

 

Le CDI est-il compatible avec tes objectifs à long terme ?

 

Le personal branding et le salariat : deux réalités difficilement conciliables

 

Quand je me suis lancée en freelance, je me suis rapidement fixé des objectifs de notoriété ainsi que des objectifs financiers. 

En terme de notoriété, j’ai choisi de mettre en place une stratégie de Personal Branding.

J’ai ainsi voulu faire de ma marque personnelle un véritable outil de différenciation.

J’ai donc travaillé sur mon histoire, mes valeurs et développé un style de copywriting (écriture) qui m’est propre afin de créer une relation de proximité avec mon audience. C’est cette stratégie qui m’a permis de générer un flux de clients régulier sans avoir à démarcher.

Ma stratégie de contenu m’a ainsi permis de vivre de mon activité en trois mois.

Aujourd’hui, accepter un CDI m’amènerait à faire une croix sur le développement de ma marque personnelle, car je serais une salariée noyée dans l’identité d’une entreprise plus grosse que moi et il ne me serait pas facile de communiquer librement sur mon activité entrepreneuriale en parallèle. Je me serais sentie bridée dans ma communication. Par ailleurs, si ton employeur te propose de signer une clause d’exclusivité, il te sera difficile de travailler en parallèle avec d’autres clients.

Certes, il est possible d’exprimer ta singularité en tant que salariée…MAIS, ce n’est pas toi à qui les clients vont acheter, mais à l’entreprise dans laquelle tu travailles.

Tu deviens remplaçable et n’apportes pas une valeur unique. 

Ta vision à long terme de ton activité est-elle en adéquation avec un CDI à plein temps ?

J’ai d’abord eu une vision à un an de mon business. mais rapidement, j’ai compris qu’il fallait voir plus loin, sur quelques années. J’ai donc développé une vision à long terme de mon activité :

C’est cette vision qui m’a permis de prendre des décisions en fonction de mes objectifs de demain et non de ma situation financière d’aujourd’hui.

A long terme, je veux développer un chiffre d’affaires conséquent, mais surtout devenir encore meilleure en me formant davantage. De cette manière, je pourrai apporter beaucoup plus de valeur à mon audience et à mes clients.

En acceptant un CDI, ma valeur serait confondue avec celle de mon entreprise. Que je travaille une heure, cinq heures ou une journée, la valeur de ce que j’apporte est la même. Les clients ont payé un forfait, ils ont donc le droit à autant d’assistance qu’ils le veulent. Ma motivation en prend donc un coup.

D’autre part, un CDI garantie un revenu fixe peu importante la quantité d’effort fournie et la valeur apportée. Par conséquent, il m’est difficile de trouver la motivation pour travailler plus (ou mieux) quand je sais que ma rémunération restera inchangée.

En restant freelance, je peux mettre en place des process pour optimiser mon temps et ma productivité tout en gagnant plus d’argent.

Comment ?

  • En automatisant des tâches rébarbatives (les publications sur les réseaux sociaux, les prises de rendez-vous)
  • En investissant dans des formations (pour monter en compétences et apporter ensuite une valeur supplémentaire à mes clients)
  • En mettant fin au rapport “temps/argent” et en instaurant un nouveau deal : valeur apportée/argent
  • Et en délégant des missions techniques (WordPress, SEO…)

Grâce à l’ensemble de ces process, je deviens un freelance « haut de gamme » , le freelance de type « entrepreneur » qui sait exactement où il va.

Et toi, sais-tu où tu vas ?

L’entrepreneuriat : certes, une prise de risque mais une mine d’or pour monter en compétences 

Je n’ai jamais autant expérimenté et appris qu’en étant entrepreneure. Pourquoi ?

Parce que je suis dans un état de stress permanent : je teste et j’apprends au fur et à mesure que des opportunités se présentent à moi : au niveau de mes tarifs, au niveau de mes offres, au niveau de ma méthode mais également au niveau de ma relation clients. Je ne suis pas dans une zone de confort, ce qui m’oblige à faire beaucoup plus attention aux conséquences de mes actions.

C’est ce contact en permanence avec le terrain qui me permet d’apprendre et de conseiller au mieux les entrepreneurs que je coach car mes compétences et mes connaissances sont sans cesse actualisées (en plus du fait que je me forme très régulièrement).

 

Conclusion 

Dans ta vie de freelance, des perches vont t’être tendues. Tu peux certes les saisir, mais toutes ne sont pas bonnes à prendre. Lorsqu’une opportunité se présente à toi, pose toi la question de la compatibilité de cette opportunité avec tes objectifs. Quelle vie veux-tu vraiment ? Quelle est ta situation actuelle ? Quels sont tes projets pour les prochains mois ? C’est à l’aune de ces projets personnels que tu pourras prendre la décisions la plus adaptée pour que tu restes aligné avec tes valeurs et ta vision entrepreneuriale (ou de ton avenir professionnel)

Si tu veux devenir un freelance de type « entrepreneur », tu peux t ‘abonner à mon mailing et recevoir des conseils pratiques pour vivre (bien) de ton activité, mais surtout adopter un style de vie qui te correspond.

 

 

 

 

 

2 réponses
  1. Lucie
    Lucie dit :

    Comme d’habitude un article qui soulève une question qu’on se pose tous à un moment donné dans sa vie de freelance. Personnellement, je débute en freelancing je suis abonnée à ta liste email, jinvestis sur moi même énormément, 5 formations en tout en 8/9mois. J’ai pu dire non pour la première fois à une mission type salariale j’en suis très fière vu les définitions de ton article 😉

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    • Yéza Lucas
      Yéza Lucas dit :

      Merci pour ton commentaire lucie ! Le plus important pour prendre une décision comme ça, c’est avant tout d’être aligné 🙂

      Répondre

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