Comment j’ai développé mon authenticité dans ma vie personnelle et dans l’entrepreneuriat

Depuis maintenant deux ans, j’ai fait le pari d’adopter une communication totalement authentique sur le plan professionnel. Cette communication se traduit par une prise de risque : celle de l’exposition de ma sensibilité et de ma vulnérabilité. Deux ans plus tard, je suis totalement alignée avec cette communication qui m’a permis de lever un certain nombre de tabous personnels et professionnels, mais surtout permettre l’identification de mes lecteurs et abonnés. Alors comment développer une communication sans bullshit qui vous ressemble ? Comment entamer cette transition ? Voici mon retour d’expérience et mes conseils ! 

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I- Un constat : l’ennui face à une communication “lisse” 

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J’ai intégré l’écosystème de l’infopreneuriat, dans lequel, il est valorisé de se mettre en avant. Dans ce cadre, le personal branding a tout à fait sa place. Mais, la plupart du temps, il s’agit d’une communication de surface, dans laquelle, on apprend peu sur la personnalité de l’entrepreneur qui communique. Seulement, une fausse intimité qui fait surface (Instagram est très pratique pour cela). 

Mais en voyant ces entrepreneurs aux vies “parfaites”, j’ai ressenti un décalage. D’autant plus que je m’auto-censurais à parler de sujets “tabous” et “profonds” qui auraient intéressé d’autres entrepreneurs. 

Alors en 2019, j’en ai eu marre de faire semblant, et j’ai fait tomber les masques : j’ai commencé à parler de sujets plus personnels, j’ai commencé à parler d’échecs et d’erreurs, et j’ai commencé à parler d’argent. 

Et contre toute attente, cette vulnérabilité a trouvé écho auprès de mes abonnés grâce à une forte identification à mon parcours. Un pari risqué, mais un défi relevé ! 

 

2 – Exposer sa vulnérabilité étape par étape 

 

 

On ne passe pas du jour au lendemain d’une communication corporate à une communication sensible. Le mieux est d’y aller petit à petit : d’abord pour vous, et ensuite pour votre audience.

Pour ma part, j’ai commencé à aborder des sujets sur lesquels je me sentais à l’aise de parler avec le recul : mes anciennes erreurs et échecs par exemple. 

Car il est évidemment plus facile de parler avec retrospective d’une période sombre de notre passé professionnel (ou personnel) une fois le problème réglé.

Quand on n’a pas de client, il est toujours plus difficile de le crier haut et fort.

Mais détabouiser l’échec est déjà un premier pas ! Cela a également une vocation cathartique (sans vouloir rentrer dans la psychologie de comptoir ;-))

Par ailleurs, j’ai également fait le choix de communiquer sur des sujets plus personnels et intime, dans la mesure où je ne dissocie pas l’entrepreneur de l’humain (c’est mon point de vue). C’est également pour cela que lorsque je coache des entrepreneurs, je travaille sur l’aspect “business” mais également “développement personnel”.

Bien sûr, vous n’êtes pas obligé d’adopter une communication similaire à la mienne. Vous devez adopter une communication qui vous ressemble avant tout. Et pour cela, il ne doit pas y avoir de frustrations  : si vous décidez de ne pas aborder un sujet, il faut que cela soit par choix “stratégique” et non par peur. Maintenant, savez-vous distinguer les deux ?

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3 – Puiser sa créativité dans son propre parcours 

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Je ne puise pas ma créativité dans les livres (je lis très peu, voire pas), ni dans des entrepreneurs dits “inspirants”. Je puise ma créativité dans mon quotidien et mon histoire personnelle. 

 

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

 

  • Je vais m’inspirer de mes échanges quotidiens avec mes clients, mes amis, mais aussi les personnes que je croise. Je vais tirer les leçons d’une situation que j’ai vécu la veille, et l’utiliser pour écrire un post, un article ou une newsletter. J’ai rendu mon cerveau totalement perméable à mon quotidien pour en faire une source de créativité personnelle et infinie. Résultats : en 4 ans d’entrepreneuriat, je n’ai jamais puisé mes ressources de contenus, et je sais que dans 2 ans, je continuerai à trouver l’inspiration.

 

  • Je m’inspire également de mon parcours de vie personnel, en n’hésitant pas à mobiliser des moments intimes : mon adoption, mes relations personnelles, ma perte de poids. Bien sûr, chaque souvenir mobilisé, a son utilité. Mon but n’est pas de tomber dans le mélodrame, mais d’apporter de la valeur. Et pour rendre mes propos plus parlants et impactants, ces bribes de ma vie intimes peuvent avoir leur place. 

 

Encore une fois, rien ne vous oblige à faire comme moi. Ce qui compte, c’est que vous soyez à la fois à l’aise, et non frustré dans votre communication 🙂 

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4 – Exposer son cheminement et ses réflexions pour inspirer  

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Depuis plus récemment, je commence à exposer mes réflexions en cours sur l’entrepreneuriat ou la vie. Je pose des questions de société, et ouvre la porte à des débats (sans pour autant prétendre faire de la philosophie). 

Ce qu’il est important de retenir ici, c’est que je commence à poser des questions dont je n’ai pas les réponses. Je m’expose en situation de trouble, quand il y a encore un an, j’attendais d’être sortie du tunnel pour m’exprimer. Encore une fois, j’opte pour une posture plus vulnérable et risquée. Mais c’est comme cela que je me reconnais en termes d’image et de communication. 

J’ai récemment exposé publiquement mon manque d’alignement, ma difficulté à lier travail et voyage au Costa Rica, mon pivot vers le développement personnel…tout cela sans avoir forcément trouvé réponse à toutes les questions que je soulève. 

Je vais donc un pas plus loin dans la vulnérabilité. 

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’angle que j’ai choisi d’adopter, vous pouvez soulever ces débats en faisant parler des clients fictifs par exemple. Cela vous permettra de voir comment sont reçus vos messages et réflexions 🙂

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Conclusion  

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Adopter une communication purement authentique n’est pas chose aisée. Elle invite souvent à sortir de sa zone de confort. Pour y arriver, il faut d’abord avoir pris conscience que l’image que l’on renvoie à travers notre communication ne nous ressemble pas. Or, pour attirer des clients qui vous ressemblent, il va falloir opérer ce petit “switch”. Évidemment, un changement radical n’est pas forcément souhaitable. Commencez par y aller petit à petit, jusqu’à ce que vous soyez à l’aise avec vos nouveaux contenus et qu’ils soient faciles et fluides à produire. Comme disait un certain Boileau : “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire, viennent aisément”.

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