Faut-il prouver sa légitimité en tant que coach débutant ?

Quand on est entrepreneur, on se forme en permanence pour monter en compétence, mais aussi parce qu’on a le sentiment de manquer de légitimité. On appelle ça le syndrome de l’imposteur. Pourtant, ce n’est pas se former sur tout et n’importe quoi qui te permettra de monter en compétence. C’est au contraire le fait de passer à l’action ! Ta légitimité en tant que coach débutant n’est pas à prouver, voilà pourquoi !

Peux-tu coacher si tu es toi-même en apprentissage ?

Si tu as l’impression de ne rien savoir, dis-toi que certains savent encore moins que toi. Et c’est à eux que tu peux transmettre tes compétences et ton savoir-faire. Voici donc mon conseil pour passer à l’action et te sentir légitime :

  • Travaille avec des clients qui en savent moins que toi
  • Inspire-toi des méthodes que tu découvres en te formant (celle de tes formateurs)

Si tu es coach et que tu attends de tout savoir avant de coacher, tu ne coacheras jamais. C’est la même chose si tu es consultant, peu importe le domaine. La meilleure façon de progresser, c’est de te confronter au terrain, aux retours clients…bref, à la réalité !

Prenons mon exemple : je me suis lancée dans l’entrepreneuriat comme community manager, parce que c’est ce que je faisais dans mon job salarié (au passage, je n’ai pas de diplôme en communication et j’ai pourtant été recrutée). Je me suis formée aux bases de l’entrepreneuriat, mais je ne me suis pas formée sur des compétences techniques.

Et c’est d’ailleurs, une des erreurs principales que font les entrepreneurs débutants : par peur de ne pas être légitime aux yeux de leurs clients, ils enchainent formation technique sur formation technique. Alors que pour vivre de son activité, mieux vaut se former à l’entrepreneuriat (tu as de la chance, c’est mon métier 😉)

Le community management m’ayant vite lassée, je me suis improvisée consultante en communication digitale pour proposer du conseil et faire moins d’opérationnel. Lorsque tu fais de l’opérationnel, tu finis par toucher petit à petit à la stratégie. Il suffit pour ça d’être curieux, d’échanger sur le sujet avec des entrepreneurs plus avancés que toi, et de tenter ta chance. C’est encore plus facile quand tu as vraiment envie de changer de métier pour faire quelque chose de plus stimulant 😜

A quel moment peux-tu te sentir légitime ?

Après quelques temps sous la casquette de consultante, je me suis auto-proclamée coach pour entrepreneurs parce que les retours de l’époque m’avaient montré que j’avais l’empathie et le cadre pour être coach et aider des entrepreneurs (et particuliers). Pourtant je n’ai pas de certification de coach.

Est-ce que j’ai des diplômes et fait des études dans ces secteurs d’activité ? Non. Est-ce que mes clients me demandent si je suis certifiée ? Non. Est-ce que j’apporte des résultats à mes clients ? Oui

Alors, à quel moment peux-tu te sentir légitime ?

  • Quand tu en sais plus que les personnes à qui tu proposes tes services
  • Quand tu estimes que tu as les bases dans ton métier
  • Quand tu as envie d’aller de l’avant et accepte que le terrain renforcera ton expertise

Un débutant est-il légitime à parler d’un sujet qu’il ne maîtrise pas ?

J’ai reçu un certain nombre de critiques plus ou moins acerbes sur un article publié sur mon nouveau blog Aikido Millennials (je n’ai même pas encore communiqué dessus). On me reprochait d’être une débutante ignorante, qui devrait se renseigner avant d’écrire.

La raison pour laquelle j’ai créé ce blog n’est pas pour diffuser “ma science” mais pour poser des questions, proposer des réflexions sans forcément y apporter de réponse. Je donne mon avis personnel, qui changera sûrement avec la pratique et l’expérience. En attendant, j’y expose mon point de vue de débutante, qui peut être celui d’une ignorante, mais également, celui d’une personne qui manque encore de clés.

C’est en passant par ces étapes de réflexion et de questionnement que tu peux faire évoluer ta vision et donner du sens à tes actions.

Étant parallèlement entrepreneure comme tu le sais, je pense qu’on n’est pas obligé d’être un expert pour pouvoir s’exprimer. Si j’avais attendu d’être expérimentée pour écrire mes premiers articles, je n’aurais pas connu la “réussite” entrepreneuriale que j’ai connue. Certes, quand je relis mes premiers articles de blog d’il y a 3 ans, je tique. Mais je ne les effacerai pas pour autant. Ils ont fait partie de ma construction en tant qu’entrepreneur.

Aujourd’hui, je pense que c’est grâce à des initiatives individuelles (comme mon blog) mais également avec des réflexions partagées que l’Aikido, tout comme l’entrepreneuriat, pourra évoluer. Car pour faire survivre une discipline ou un business, il faut l’adapter au contexte dans lequel il baigne, mais également remettre en question un mode de fonctionnement si nécessaire.

Pour cette même raison, Aikido Millennials est un espace de réflexion qui participe à ma construction. Et je suis certaine que mes pensées vont évoluer. C’est pourquoi, comme tout débutant dans une nouvelle discipline, il faut les interpréter comme de la maladresse et non de l’arrogance. Et c’est précisément avec ce même cheminement constructif que tu peux développer n’importe quelle activité et booster ta confiance en toi!

Et si tu ne sais plus par quoi commencer pour relancer ton activité, tu peux réserver un appel découverte !

La pression entrepreneuriale, l’un des tes pires compagnons de route

Que tu sois entrepreneur confirmé ou tout juste lancé, tu dois régulièrement te confronter à la pression entrepreneuriale. La pression entrepreneuriale, qu’est-ce que c’est ? C’est tout simplement le sentiment d’obligation de réussite. Et cette pression vient de deux sources : ton entourage et toi-même.

L’entourage, source inépuisable de pression sociale

Ton entourage, c’est ton premier cercle amical, familial et professionnel. Celui qui te pose régulièrement cette question ” alors, ça marche (encore) ?”. Comme s’il était attendu que tu finirais à un moment ou un autre par te casser la figure.

“Alors, ça marche ?” réduit en plus ton entreprise à son chiffre d’affaires. Or, quand on est entrepreneur, on peut connaître des instabilités, et surtout au début quand on n’a pas encore trouvé son modèle économique. Si la question “alors, ça marche ?” t’agace, je te conseille de dire franchement à ton entourage que tu n’as pas envie d’en parler car tu ressens trop de pression à chaque fois que le sujet de l’entrepreneuriat est abordé.

Etre trop dur avec toi-même, ou comment te comparer aux autres et t’interdire l’échec

Outre l’entourage, l’autre source de pression entrepreneuriale, c’est toi-même.  Tu te compares aux autres dont tu ne connais pas ton fonctionnement interne. Tu t’empêches la moindre erreur. Tu vois la réussite entrepreneuriale comme une courbe exponentielle.

Or, l’entrepreneuriat, ce sont des hauts et des bas :

  • Des petites victoires
  • Des périodes de stagnations
  • Des périodes de créativité
  • Des périodes de doute
  • Des périodes de break

Pour entreprendre sereinement sans pression, voici 3 clés essentielles :

  • Connaître les périodes de rush et les périodes calmes dans ton activité : Tu le sauras quand tu auras stabilisé ton modèle économique et que tu feras rentrer des clients régulièrement dans tes programmes/offres. La connaissance de ta saisonnalité entrepreneuriale te permettra de mieux t’organiser, prendre des vacances et destresser au quotidien.
  • Rendre constante la croissance grâce aux investissements : Il n’y a pas de croissance sans investissements.
  • Savoir investir : lorsque tu te lances, il est conseillé de réinjecter tes recettes dans l’entreprise pour la développer. Quand tu es déjà lancé et que ton entreprise roule, la règle s’applique également : tu peux réinvestir une partie de tes recettes dans le développement de ton entreprise.

Fais le point maintenant :

  • As-tu déjà investi dans le développement de ton entreprise ?
  • Dans quoi (formation, accompagnement, consulting, matériel…) ?
  • Pour quel budget ?
  • Quel bilan tires-tu de cet investissement ? Si tu développes la culture de l’investissement, tu ne le verras plus comme une dépense mais comme un pari sur ta réussite entrepreneuriale. Et c’est de cette manière que ton entreprise va décoller !
  • Casse les tabous les montagnes russes entrepreneuriales : l’entrepreneuriat, ce sont des montagnes russes émotionnelles mais également économiques. Certes, tu peux stabiliser ton modèle économique, et limiter l’instabilité, mais tu ne pourras pas tout contrôler. Tu restes un entrepreneur et tu n’auras jamais la stabilité et la visibilité financière d’un salarié. Mais tu as fait un choix qui comporte bien d’autres avantages dont l’enrichissement personnel et financier fait partie. Pour mieux vivre ton quotidien et mieux supporter la pression entrepreneuriale, accepte que l’instabilité fasse partie de ton quotidien, et vis avec.

Accepter les montagnes russes entrepreneuriales c’est :

  • Prendre en main ses finances personnelles (car ce n’est pas l’Etat qui va te la payer)
  • Profiter des moments où tu surfes sur la vague pour investir, ou te faire plaisir
  • Utiliser le creux de la vague pour faire du travail de fond (repenser ton modèle économique, développer ta créativité..)

Comment je réagirais si j’étais parent d’un étudiant futur entrepreneur

Il n’y a rien de pire qu’un entourage qui croit tout connaître au secteur professionnel tu t’intéresses. Généralement, ces personnes n’y connaissent strictement rien, encore moins quand il s’agit d’entreprendre. Quel étudiant n’a jamais entendu son entourage lui dire de chercher une autre orientation ? Que le métier qui le fait rêver est dans un secteur complètement bouché ou voué à disparaître ? Il n’y a rien de mieux pour réduire à néant la motivation d’un étudiant… heureusement certains ont bien plus de caractère qu’on ne le pense. Tous ces clichés, je les ai entendus, très souvent même.

Et pourtant, je pense plutôt bien m’en sortir pour quelqu’un qui s’est formé sur le tas, en créant son job sur mesure. Si tu te laisses guider par ton entourage non expert pour faire des choix déterminants, tu risques de passer à côté de ton bonheur.

Quand je prends du recul sur ma situation, voici ce que je retiens :

  • Toutes les décisions que j’ai prises ont marché (prendre des cours d’aïkido et de chant, quitter Bordeaux pour bouger à Lyon, puis déménager à Paris, me lancer dans l’entrepreneuriat, ne pas renoncer à trouver un appartement qui me plaise, même en étant indépendant)
  • Toutes celles que j’ai subies ont raté (suivre des cours de latin au collège, passer mon permis, intégrer une classe prépa, passer des concours de la fonction publique).

Si j’avais un enfant aujourd’hui, Je serais mal placée pour lui mettre la pression vers une voie dite d’excellence qui ne lui conviendrait pas. Je choisirais de l’encourager et le soutenir dans ses démarches pour son projet, que ce soit dans un secteur bouché ou qui n’existe pas encore. Je veillerai à ce qu’il se donne le moyen de ses objectifs, en le responsabilisant dès le plus jeune âge sur les choix qu’il fait. En d’autres termes, je l’aiderais à suivre la carrière qui le rendra épanoui et je me servirais de ma propre expérience pour l’aider à mieux vivre avec la pression entrepreneuriale.

Il est tout à fait possible de faire ce que l’on aime. Et on peut même gagner du temps en s’écoutant, ou en écoutant ses enfants.

Faire les choses quand on sent que c’est le bon moment

On a tous entendu nos parents nous dire un jour ou l’autre :

  • T’as pensé à repasser le permis ?
  • Tu songes à acheter ?
  • Et ta retraite, tu y penses ?
  • Comment ça, tu ne penses pas voter ?

Ces questions paraissent insignifiantes mais relèvent d’une grosse pression sociale exercée sur chacun d’entre nous, et particulièrement les jeunes trentenaires. Et je ne parle même de la pression liée au fait de fonder une famille, de décrocher un CDI et bien d’autres.

Alors sortir des cases est-il un gros risque ? Oui, si l’on se soucie du regard des autres. Non, si l’on veut vivre une vie épanouie. Il est tout à fait normal que les marqueurs de pression sociale ne fassent pas sens chez chacun de nous.

Si l’on prend mon exemple de jeune trentenaire :

  • Ai-je pensé à acheter ? Oui. Pourquoi est-ce que je n’achète pas ? Parce que je me vois à Paris les 3 prochaines années, et qu’acheter seule sur Paris implique d’acheter une mini surface à tarif exubérant. Je n’ai donc pas envie d’investir dans une cage à poule. Je préfère laisser ces quelques années passer et voir si j’achète toujours seule, et toujours sur Paris.
  • Ai-je pensé à repasser le permis ? Ça m’a traversé l’esprit. Mais je ne me suis jamais réveillée le matin en me disant “ah si j’avais mon permis”. Et pour cause, j’habite Paris, je n’en ai absolument pas besoin, et je préfère économiser pour un voyage plutôt que donner 70 euros à une auto-école pour faire des tours de périph.. Peut-être un jour, en aurai-je vraiment l’utilité, et c’est à ce moment là que je le repasserai.
  • Ai-je pensé à ma retraite ? Oui, mais c’est dans looooooogtemps. D’ici là, 1000 réformes seront passées. Et je n’ai pas choisi un métier pour m’assurer la meilleure retraite du monde mais pour le plaisir de mes longues années de travail.

Toutes ces phrases entendues bien trop souvent à mon goût ne font pas sens pour l’instant. Ce qui fait sens pour moi aujourd’hui :

  • Faire un métier qui me plaise, car le travail fait partie intégrante de ma vie
  • Prendre du plaisir sans me restreindre au quotidien pour profiter de ma jeunesse, et de la vie parisienne (sinon aucun intérêt de vivre à Paris)
  • Commencer à développer des revenus passifs, en m’intéressant à mes finances personnelles (car je sais que c’est moi qui vait composer ma retraite d’entrepreneure)

Si je devais te donner un conseil, ce serait celui-ci : fais les choses qui font sens pour toi, au moment où elles font sens pour toi, sinon, tu risques de le regretter.  Ne te laisse pas guider par la pression sociale ou le concept de réussite car la réussite est ressentie et non écrite. Et elle est surtout personnelle, donc propre à chacun.

Depuis quelques années, j’ai réussi à m’affranchir d’un grand nombre de conventions sociales et je m’en porte mieux ! Et toi, as-tu réussi à prendre de la distance par rapport à la pression entrepreneuriale et sociale ? As-tu réussi à écouter tes aspirations ? Je serais ravie d’échanger avec toi et connaître ton ressenti !

 

Choisir le bon coaching business selon ton avancement

Depuis que je me suis lancée, je me suis formée de différentes façons : avec des formations en ligne, en accompagnement individuel et avec de l’accompagnement collectif. En fonction de l’étape de développement dans laquelle tu te trouves, certaines formules de coaching business te correspondront mieux que d’autres. C’est pourquoi, je te propose un éclairage sur les meilleurs types d’accompagnements pour toi à un moment T.

Si tu es un débutant curieux, opte pour les contenus en ligne

Tu n’es pas encore lancé, mais l’entrepreneuriat t’interpelle, consulte d’abord des contenus en ligne : vidéos, articles de blog, formations gratuites… On parle ici de phase d’éducation. Toutes ces ressources vont te permettre de t’immerger dans l’écosystème entrepreneurial et te familiariser avec le jargon, les méthodes et le mindset.

Si tu te lances, la formation en ligne est idéale avant le coaching business

Nous voilà à la phase d’apprentissage. Tu as consulté assez de contenus et tu veux passer à l’action ? Commence par des formations en ligne pour obtenir une stratégie dessinée pour toi. Tu vas pouvoir consulter des contenus avec encore plus de valeur ajoutée, obtenir des outils et modèles à t’approprier et surtout, apprendre l’un des points les plus important de l’entrepreneuriat : l’investissement.

Ce premier pied enfoncé dans la porte n’est que le début de ton apprentissage, mais le premier pas est toujours le plus dur 🙂

Quand tu commences à développer ton activité : le coaching individuel

Ton activité est en cours de lancement (au moins un an) et tu sens que tu veux passer à la vitesse supérieure ? Te voilà en pleine phase de développement. Le coaching individuel peut t’aider à obtenir un regard extérieur sur ton activité, et te faire prendre du recul.

Ce rôle de miroir, c’est celui du coach. Et il te permet de sortir de ta zone de confort, pour atteindre tes objectifs. Avec un (bon) coach, tu vas te surpasser, en débloquant tes croyances limitantes de manière durable.

Quand tu prends conscience que c’est ton écosystème qui va te faire décoller : le coaching collectif avancé

Cette phase d’accélération est idéale quand tu sens que tu deviens plus autonome. Tu t’es fait accompagner et ton activité s’est bien développée. Mais aujourd’hui, tu veux aller encore plus loin ! Et tu vas pouvoir y arriver, mais pas tout seul !

As-tu entendu parler de l’épigénétique ?

C’est le fait de se transformer au contact d’un nouvel environnement. Et c’est exactement ce que va te proposer un écosystème intégrant un accompagnement collectif (d’entrepreneurs de ton niveau ou plus avancées).

Baigner dans ce nouvel écosystème va te permettre de pousser tes limites et faire germer de nouvelles idées dans ta tête. Tu vas également être tiré vers le haut grâce aux objectifs de développement ambitieux des autres entrepreneurs.

C’est actuellement ce que je propose avec Slowpreneur Attraction, mon programme d’accompagnement collectif pour entrepreneurs lancés ! Pour rejoindre l’aventure et préparer la rentrée dès maintenant, tu peux rejoindre le programme  pour 3 mois d’accompagnement !

L’entrepreneuriat, ce sont des graines que l’on plante : les résultats arrivent quelques mois après avoir lancé des actions. Si tu veux voir des résultats rapidement, commence tôt ! 🙂

Tu as envie d’en savoir plus et de voir si le coaching est fait pour toi ? Je te propose qu’on s’appelle de vive voix, réserve ton appel découverte !

Tu te limites dans le développement de ton activité !

Beaucoup d’entrepreneurs se limitent dans leur développement car ils ont peur de la suite : que va-t-il se passer en dépassant le plafond des 33 000 euros ? Et celui des 70 000 euros ? Alors ils dépensent une énergie monstrueuse à ne pas augmenter leur chiffre d’affaires, à décaler des factures et s’assurer de rester micro-entrepreneur. Mais pourquoi freiner le développement de ton activité ?!

Changer de statut pour te rapprocher de tes objectifs

Qui dit croissance, dit activité qui répond à un vrai besoin et donc qui fonctionne ! Pour servir d’autant plus de clients et avoir plus d’impact, pourquoi se limiter ? Alors, certes, l’inconnu fait peur, mais tu n’es pas seul. Mais comment passer en société sans te sentir propulsé dans la jungle administrative ? Voici mon résumé.

Pour ma part, j’ai décidé de franchir le cap cette année en fermant ma micro-entreprise et en créant ma société sous forme d’EURL. J’ai choisi ce type de société car je souhaitais une structure avec peu de charges. Mais comme chaque situation est différente, le mieux est de contacter un cabinet d’expert-comptable pour savoir ce qui est le plus adapté à ta situation.

J’ai choisi un expert-comptable en ligne, Dougs, car moins cher, et travaillant avec un logiciel qui traite les recettes e-commerce (tous ne le font pas).

Savoir s’entourer pour le bon développement de ton activité

Je voulais freiner les investissements dès le départ, mais j’ai vite compris que tout allait commencer avec des investissements. A cette étape de mon résumé, on a déjà :

  • La création de société (avec l’ouverture d’un compte bancaire chez Shine)
  • L’apport de fond ou la cession de commerce (mais je vais t’épargner ces détails)
  • La comptabilité mensuelle

Ensuite, viennent les investissements pour me faire accompagner sur le volet financier et juridique :

  • Le comptable compte mais n’a pas de stratégie de développement financier pour mon entreprise. C’est pourquoi je me suis également faite accompagner par LMK Training sur 6 mois, que je ne regrette pas !
  • une formation chez Learny Lawyers qui va me permettre d’être en conformité juridique avec la loi en ce qui concerne mes mentions légales, mes factures, ma politique de confidentialité et autres documents juridiques obligatoires. Mon assistante se chargera de suivre la formation et de mettre en place les différents dispositifs.

Voici donc les investissements juridiques, financiers et comptables de la création d’une société.

J’ai décidé de travailler depuis le début d’année avec une assistante administrative (Christelle Fasquel) à qui je délègue toute ma relation client sur le volet administratif. Et c’est un véritable soulagement !

Puis les investissements en termes de marketing et de marketing opérationnel :

  • Je suis supervisée par un incubateur(L’incubateur 56) qui me permet d’avoir une vision et une stratégie globale sur mon business (pendant un an)
  • J’ai une assistante opérationnelle à qui je délègue les tâches techniques du marketing (et qui coordonne une agence pour des tâches de marketing spécifiques, car tarif très attractif)
  • Des investissements ponctuels en publicité Facebook, et en copywriting.

Ces investissements cumulés peuvent sembler onéreux, mais contribuent à la croissance et au développement de mon entreprise.

Ne pas avoir peur d’investir pour booster le développement de ton activité

Pourquoi ai-je fait ce choix d’investir ? Parce que je fais le pari de la réussite de mon entreprise. Parce que j’ai de la trésorerie pour pouvoir investir.

Alors, bien sûr, ça fait peur. Pour ne rien te cacher, j’étais paniquée au début. Puis j’ai eu un déclic (après une séance d’hypnose) et voici ce que je me suis dit : « J’ai créé ma société, alors autant se lancer à fond et ne pas faire les choses à moitié ! »

Je n’ai jamais regretté le moindre investissement depuis mon lancement (même quand je n’ai pas appris autant que je le voulais, j’apprenais à comprendre comment les formateurs structuraient leurs accompagnements). Je me fais confiance, et je sais que je vais y arriver.

Au final :

  • J’ai appris à investir
  • J’ai appris à déléguer
  • J’ai appris à me comporter en vrai chef d’entreprise

Et maintenant, je peux encore mieux coacher les entrepreneurs qui veulent aller encore plus loin dans le développement de leur activité !

Et toi, te limites-tu dans le développement de ton activité…ou souhaites-tu passer à l’étape supérieure ? Si tu souhaites passer à la vitesse supérieure le développement de ton activité, je te propose qu’on en parle de vive voix

La pression sociale, comment la gérer au mieux quand on est entrepreneur

Entre les préjugés, l’avis de l’entourage et la pression de la réussite, il n’est pas toujours simple de rester focus dans son quotidien d’entrepreneur. Je te partage quelques conseils pour réussir à gérer au mieux la pression sociale de l’entrepreneur et que tu sois beaucoup plus serein jour après jour.

Les perturbateurs émotionnels : les principales entraves à l’atteinte de ton objectif

Comme beaucoup de personnes, il doit t’arriver de te projeter sur différents plans comme ta vie familiale et sentimentale, ta réussite professionnelle, ton accomplissement personnel. Mais souvent, des entraves à ta réussite viennent barrer ton chemin. Elles sont souvent émotionnelles :

  • Des proches qui ne te soutiennent pas
  • Une attache affective qui t’empêche d’y voir clair
  • La peur de l’ambition face au regard des autres (être en décalage par rapport à son entourage)

Et pourtant lorsque tu as un objectif auquel tu tiens vraiment, il faut apprendre à faire abstraction de ces perturbateurs émotionnels. Et ça demande du courage. Pour retrouver la clarté d’esprit pour prendre des décisions et tendre vers ton objectif, je dirai qu’il y a trois indicateurs :

  • Suivre ta décision, quand elle te paraît évidente. L’évidence est propre à chacun, et peut parfois tarder à se manifester, sur le plan professionnel comme personnel. En finir avec une relation toxique (client ou relation intime) peut sonner juste en théorie, mais il faut parfois du temps avant que cela fasse vraiment sens pour toi, et que la décision devienne évidente à prendre.
  • Ne pas te faire violence dans l’atteinte de ses objectifs. Se faire violence, ça ne marche pas. Pourquoi ? Car tu stimules une mauvaise énergie, et mets en évidence ton propre manque d’alignement avec l’objectif que tu t’es fixé.  Si tu t’épuises à vouloir atteindre un objectif et que tu n’y prends pas de plaisir, tu peux remettre en question cet objectif : peut-être est-il trop ambitieux ? Peut-être ne te correspond-il pas ? Peut-être l’a-t-on implicitement choisi pour toi ?

Et c’est là qu’arrive notre troisième et dernier indicateur.

  • T’éloigner des personnes qui ne vont pas dans le sens de ta réussite. Et parmi ces personnes, certaines vont te vouloir du bien ! C’est bien ça le piège des perturbateurs émotionnels. Ces personnes qui te disent aujourd’hui que l’entrepreneuriat est risqué mais qui n’ont jamais entrepris de leur vie, que ta filière est bouchée alors qu’ils ne connaissent pas le secteur, que telle personne est mauvaise, en se basant sur des “on dit que”, que tu es trop ou pas assez ambitieux dans tes projets professionnels, que tu es trop exigeant dans tes relations personnelles. Ces remarques ne sont d’ailleurs pas toujours malveillantes mais ignorantes, car ces personnes ne se mettent pas à ta place. Elles pensent à ta sécurité, et non à tes ambitions qu’elles trouvent souvent trop risquées. Les gens qui t’aiment veulent ton bien mais leurs conseils ne vont pas toujours vers ce qui est bon pour toi.

En suivant ces trois principes, j’ai pu arrêter des relations toxiques sur le plan professionnel et personnel, y voir clair sur les personnes qui pourraient m’enrichir sur ces deux plans.

Pression sociale : fais les choses quand tu les sens et non quand on te dit de les faire

Lorsque j’étais chez mes parents pendant les vacances, des questions récurrentes sont revenues sur la table.

  • T’as pensé à repasser le permis ?
  • Tu songes à acheter ?
  • Et ta retraite, tu y penses ?
  • Comment ça, tu ne penses pas voter ?

Ces questions paraissent insignifiantes mais relèvent d’une grosse pression sociale exercée sur chacun d’entre nous, et particulièrement les jeunes trentenaires. Et j’en oublie sûrement d’autres. Alors sortir des cases est-il un gros risque ? Oui, si l’on se soucie du regard des autres. Non, si l’on veut vivre une vie épanouie. A toi de voir 😉

Mais au-delà de la question du risque, se pose la question du sens. Chacun de ces marqueurs de pression sociale ne font pas sens chez chacun de nous. Si l’on prend mon exemple de jeune trentenaire :

  • Ai-je pensé à acheter ?  Pourquoi est-ce que je n’achète pas ? Parce que je me vois à Paris les 3 prochaines années, et qu’acheter seule sur Paris implique d’acheter une mini surface à tarif exubérant. Je n’ai donc pas envie d’investir dans une cage à poule. Je préfère laisser ces quelques années passer et voir si j’achète toujours seule, et toujours sur Paris.
  • Ai-je pensé à repasser le permis ? Ca m’a traversé l’esprit. Mais je ne me suis jamais réveillée le matin en me disant “ah si j’avais mon permis”. Et pour cause, j’habite Paris, je n’en ai absolument pas besoin, et je préfère économiser pour un voyage plutôt que donner 70 euros à une auto-école pour faire des tours de périph.. Peut-être un jour, en aurai-je vraiment l’utilité, et c’est à ce moment-là que je le repasserai.
  • Ai-je pensé à ma retraite ? Oui, mais c’est dans looooooogtemps. D’ici là, 1000 réformes seront passées.

Et je n’ai pas choisi un métier pour m’assurer la meilleure retraite du monde mais pour le plaisir de mes longues années de travail. Toutes ces phrases qu’on répète ne font pas sens pour tout le monde, et peuvent ne pas faire sens à un moment de notre vie. C’est mon cas aujourd’hui.

Ce qui fait sens pour moi aujourd’hui :

  • Faire un métier qui me plaise, car le travail fait partie intégrante de ma vie
  • Prendre du plaisir sans me restreindre au quotidien pour profiter de ma jeunesse, et de la vie parisienne (sinon aucun intérêt de vivre à Paris)
  • Commencer à développer des revenus passifs, en m’intéressant à mes finances personnelles (car je sais que c’est moi qui vais composer ma retraite d’entrepreneure)

Donc voici mon conseil : fais les choses qui font sens pour toi, au moment où elles font sens pour toi, sinon, tu risques de le regretter.

Ne te laisse pas guider par la pression sociale ou le concept de réussite car la réussite est ressentie et non écrite. Et elle est surtout personnelle, donc propre à chacun. Depuis quelques années, j’ai réussi à m’affranchir d’un grand nombre de conventions sociales et je m’en porte mieux !

Accepter de devenir inclassable et prendre de la distance par rapport à la pression sociale

Il est arrivé qu’une cliente me contacte parce qu’elle était face à une situation gênante. L’un des entrepreneurs qu’elle considérait comme l’une de ses références lui a reproché de s’être fortement inspirée de ses contenus pour écrire ses pages de vente. Et pourtant, elle avait attaché une attention particulière à ne pas plagier les contenus qu’elle consultait pour s’inspirer.

Surprise de son accusation, elle s’est tout de suite excusée et s’est engagée à refaire sa page de vente. Mais le problème, c’est qu’elle n’avait pas la moindre idée de comment refaire un contenu qui lui semblait satisfaisant.

Quand j’ai eu ma cliente au téléphone, j’ai mis en valeur deux points :

  • D’une part, de ne pas placer ses références sur un piédestal, sinon elles la considéreront toujours comme un petit concurrent et non comme un entrepreneur égal à elle. Et pour être considérée comme un égal, la première chose est d’oser affirmer son offre si elle se sent alignée avec.
  • D’autre part, cette mésaventure lui a permis de se rendre compte qu‘il est mieux de commencer à créer à partir de son ressenti et de sa propre inspiration. Et cela même avant de s’inspirer. Le problème de l’inspiration, c’est le plagiat involontaire car il est difficile de trouver le bon équilibre entre inspiration et copie.

Evidemment, il peut sembler effrayant de commencer à créer sans s’inspirer des autres, sans références. Et pourtant, c’est le chemin que j’ai choisi. On m’a toujours dit qu’il fallait avoir des références connues, des entrepreneurs à succès, des Tim Ferris et des Steve Jobs… Le problème, c’est que ces messieurs sont à des années-lumière de ce que je fais et ne m’inspirent pas.

Ce qui peut m’inspirer, c’est un entrepreneur qui est plus avancé que moi, mais dont les pieds touchent encore le sol. Mais aujourd’hui, j’ai choisi une autre voie : ne plus m’inspirer pour créer, et devenir ma propre référence. Oui ça semble terrifiant, et pourtant je pense que c’est la meilleure manière de rester créatif, en écoutant son ressenti, sans se préoccuper de “ce qui se fait” ou “ne se fait pas”.

C’est de cette manière que j’ai réfléchi à un lancement de formation il y a quelques jours alors que :

  • je n’avais pas du tout prévu de lancer une formation
  • je ne me suis pas inspirée de ce qui se fait déjà en terme de formations en ligne/lancement de produits (je sais ce qui se fait – ça ne m’intéresse pas – et le marché est saturé).

Comment suis-je passée de l’envie d’arrêter de faire des formations en ligne à la rédaction éclair d’un plan de formation ?

  • En partant des besoins de mes prospects en call découverte (écoute du marché)
  • En listant ce qui m’épuise dans la création de formations en ligne et en trouvant des solutions alternatives

Sans me mettre de pression…je teste.  Et derrière cette anecdote de ma cliente et la manière d’envisager les formations en ligne aujourd’hui, on peut voir qu’une tendance se créé : celle de vouloir rentrer dans les cases.

Il peut s’agir de la case des standards du marketing, la case des entrepreneurs qui méditent, la case des entrepreneurs qui lisent des livres de startuppers à succès. Et je ne te blâme pas si tu es dans ces cases, parce que moi aussi j’ai essayé d’y rentrer (sans succès). Et même sur le plan personnel, j’ai voulu rentrer dans des cases : la case des introvertis, la case des hypersensibles, la case des zèbres (parce que même “atypiques”, ces profils sont des cases dans lesquelles beaucoup se rangent)… Alors certes, les cases rassurent, mais nous classent par rapport à une norme. Et la norme, c’est un dictat 😉

C’est pourquoi, j’ai accepté d’être inclassable. Je ne cherche plus à me positionner par rapport à des catégories.

Je suis entrepreneure mais pas start-uppeuse, coach mais sans approche théorique, zèbre au QI incalculable, j’écris mais je lis peu, je suis introvertie mais sociable, je suis arabe mais qu’en surface. Le monde n’est pas fait pour ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Comme je te le disais, les cases briment les idées et la créativité. Je vais te donner un exemple : il y quelques années, en 2015, j’ai participé à un événement organisé par une association de développement durable à Lyon. A la fin de la journée, les participants devaient présenter un projet utile pour les citadins : j’ai présenté l’ébauche d’un projet de trottinette en libre-service.

Personne n’en voyait d’intérêt. Quatre ans plus tard, la trottinette en libre-service explose dans les grandes villes de France.

Si aujourd’hui, le secteur de la mobilité durable n’est plus ma voie, cet exemple montre qu’une approbation extérieure ne fera que ralentir, voire brimer ta créativité et tes ambitions entrepreneuriale (mais pas que).

Tous les entrepreneurs à succès que tu vois aujourd’hui ont suivi leur propre voie. Et sur le coup, ils se sont senti seuls. Alors accroche-toi, écoute-toi, et la reconnaissance viendra. Et si tu as besoin d’y voir plus clair, tu peux réserver un appel découverte pour découvrir mes méthodes de coaching !

 

Booste ton mindset pour le développement de ton business !

Qui n’a jamais connu ce moment où notre famille demande ce qu’on veut faire de notre vie alors qu’on en a tout juste une vague idée ? Et bien sûr l’entourage est là pour saboter le peu de confiance en nous soumettant son avis alors qu’il ne connait rien à ce secteur ! Alors comment faire sauter les barrières dressées par nous-mêmes ou l’entourage ? Je t’explique ici comment booster le développement de ton business. C’est aussi une histoire de mindset 😉

Ne te limite aux avis peu fondés de ton entourage à propos de ton business

Il y a quelques années, lorsque je cherchais mon premier job après mes études, on m’avait tenu un drôle de discours. Toute jeune diplômée d’un Master en science politique, je cherchais du travail dans le secteur de l’éducation au développement durable. Mon entourage m’a bien sûr dit que c’était bouché.

Et lorsque je me présentais à des événements, en parlant de ma recherche d’emploi, on me disait toujours que c’était mon secteur était bouché. Et évidemment, ce sont encore ces mêmes personnes qui ne connaissent rien à ton secteur qui te diront comment trouver du boulot. Si je leur avais dit que j’avais voulu être coach, elles m’auraient dit que c’est trop concurrentiel.

Et pourtant, je ne m’en sors pas trop mal pour quelqu’un qui s’est formé sur le tas, en créant son job sur mesure. Si tu te laisses guider par ton entourage non expert pour faire des choix déterminants, tu risques de passer à côté de ton bonheur.

Plus généralement, si je prends du recul sur ma situation, voici ce que je retiens :

  • Toutes les décisions que j’ai prises ont marché (prendre des cours d’aïkido et de chant, quitter Bordeaux pour bouger à Lyon, puis déménager à Paris, me lancer dans l’entrepreneuriat, ne pas renoncer à trouver un appartement qui me plaise, même en étant indépendant)
  • Toutes celles que j’ai subies ont raté (suivre des cours de latin au collège, passer mon permis, intégrer une classe prépa, passer des concours de la fonction publique).

Concrètement, si j’avais un enfant aujourd’hui :

  • Je ne lui mettrais pas la pression vers une voie dite d’excellence qui ne lui conviendrait pas
  • Je l’accompagnerais et le soutiendrais dans ses démarches pour son projet, et ce, même si cette filière est a priori bouchée, et même si je ne sais pas si ce métier existe (il existera peut-être demain, ou bien, il le créera peut-être lui-même, s’il sent un besoin sur le marché)
  • Je veillerai à ce qu’il se donne le moyen de ses objectifs, en le responsabilisant dès le plus jeune âge sur les choix qu’il fait

J’ai eu la chance de pouvoir coacher des étudiants qui ont eu le courage d’affirmer une voie alternative : celle de l’entrepreneuriat et de l’intrapreneuriat. Et je suis admirative de leur volonté, car à leur âge je n’envisageais même pas l’entrepreneuriat comme une voie.

Quel est le secret de ces étudiants-entrepreneurs ?

  • Une auto-discipline de fer
  • Des parents entrepreneurs qui soutiennent leur enfant
  • Une humilité en acceptant l’aide extérieure

Alors doit-on en baver avant de faire ce que l’on aime ?

Non. Et on peut même gagner du temps en s’écoutant, ou en écoutant ses enfants. Car combien de collégiens, lycéens et étudiants ai-je vu abandonner une voie choisie par leurs parents car elle ne correspondait pas à leur propre choix ? Beaucoup trop.

Alors si tu as des enfants, encourage-les. Si toi-même tu n’es pas à ta place dans ton job ou ton activité, réagis ! Ce n’est pas simple de changer de vie, d’état d’esprit mais si ça bouillonne en toi alors fonce !

Comprends l’importance de se fixer des objectifs pour avancer

Il y a quelques semaines, je suis allée rendre visite à de la famille en Bretagne. En pleine période estivale, ma cousine de 17 ans souhaitait perdre un peu de poids pour être à l’aise en maillot de bain. Je lui ai alors demandé quelles étaient ses objectifs concrets en termes de perte de poids ? Mais avant tout, pourquoi voulait-elle en perdre : pour elle ? Pour les autres ?

Donner du sens à ses objectifs est essentiel à qui veut s’y tenir.

Une fois ses objectifs fixés, je me suis proposée de l’aider : je ne suis pas experte en nutrition mais j’ai perdu 15 kg lorsque j’avais 16 ans, et plus récemment, presque 4 kg pendant le confinement. Je connais donc les mécanismes de la perte de poids et surtout comment éviter de les reprendre !

Comme tu t’en doutes, la réussite sur ce plan tient dans un combo sport + alimentation. Je lui ai donc fait un petit programme. Pour le mettre à exécution, nous avons travaillé ensemble sur une séance de hiit (exercices fractionnés comprenant 30 secondes de cardio, et 30 secondes de renforcement musculaire/récupération active).

Après la séance, je l’ai vu totalement découragée. Et voici ce que je lui ai dit :

  • Ne te compare pas à un coach fitness ni à moi (car ça fait 15 ans que je fais du cardio)
  • Si tu veux y arriver, tu ne dois pas renoncer à la moindre difficulté
  • Le corps a une mémoire : il retient et s’améliore avec le temps
  • Regarde ce que tu ne savais pas faire il y a quelques mois ou années et que tu sais aujourd’hui faire à force de persévérance

Et je lui ai donné mon exemple :

  • Il y a 3 ans, je commençais l’aikido et je n’étais pas franchement douée. Aujourd’hui, j’ai encore un long chemin à faire, mais il m’arrive d’aider des aikidokas plus débutants que moi. J’ai donc pris conscience de ma progression.
  • Il y a 3 ans, je lançais mon activité entrepreneuriale. Je ne pensais pas me verser plus d’un smic. Aujourd’hui, je considère que j’ai des revenus confortables et que je suis une privilégiée (mais qui a travaillé dur pour en arriver là)
  • Il y a 3 ans, je ne pouvais pas envisager de manger du salé le matin. Aujourd’hui, j’ai changé cette habitude et suis capable de manger du saumon, des oeufs et autres protéines qui font du bien à mon corps. La pâte à tartiner ne sort plus du placard !

Et voici ce que l’on peut retenir des personnes qui arrivent à atteindre leurs objectifs :

  • Elles savent s’auto-discipliner (ne plus acheter de sucreries, c’est déjà la première base de l’auto-discipline)
  • Elles ne perdent jamais de vue leur objectif ( c’est pourquoi donner du sens à un objectif est essentiel )
  • Elles savent savourer les mini-victoires ( 500 grammes de perdu c’est une victoire et surtout un signe d’encouragement)
  • Elles savent que le succès n’est pas rectiligne (Dans tout succès, on passe par des phases de stagnation, qui sont normales)
  • Elles prennent du plaisir sur le chemin de leur succès (appliquer la règle des 80/20 de mon ami Brice Pellerin : 80% d’alimentation saine, 20% de plaisir coupable)

C’est d’ailleurs pour cette dernière raison que les régimes alimentaires restrictifs ne marchent pas, et qu’ils sont le meilleur moyen de reprendre tout le poids que l’on a perdu. Je t’ai volontairement donné un exemple qui n’a rien à voir avec le business mais je voulais te montrer à quel point forger ton mindset peut avoir un impact sur ta vie perso comme sur le développement de ton activité.

La vie est un marathon, il faut donc apprécier le chemin autant que la fin ! Tu as besoin d’être accompagnée ? Tu peux réserver un appel découverte pour qu’on en discute !

Les 9 étapes pour promouvoir ton offre de formation en ligne

En tant qu’entrepreneur, il est important d’avoir des offres claires et définies pour que ton client idéal comprenne ce que tu peux lui apporter. Une des questions qui doit te préoccuper est : comment faire pour promouvoir une offre de formation en ligne ou une offre (ou ton offre actuelle) de façon efficace ?

Lancer une formation en ligne ou une offre n’est pas chose facile, la vendre encore moins ! Mais avant cela, revenons sur le concept même de l’offre : qu’est-ce qu’une offre concrètement ? Et bien, cela peut être une proposition de service, un produit, ou bien un programme par exemple !

Alors voici mes 9 conseils pour faire les choses de manière méthodique et réussir à vendre ta formation en ligne comme les plus grands ! A toi les ventes !

1 – Lance une offre qui te botte vraiment

Lancer une offre demande de l’énergie, alors mieux vaut construire quelque chose qui te stimule vraiment !

Qu’as-tu envie de proposer à tes clients ? Pourquoi te limites-tu à de la prestation de service si tu as envie de proposer un programme d’accompagnement de groupe ?

Je vais te donner deux exemples :

Actuellement, une de mes clientes naturopathe a choisi de lancer un nouveau programme d’accompagnement à la réduction de la fatigue chronique en parallèle de ses consultations en cabinet.

Ce nouveau programme agit comme un renouveau dans son activité et lui donne de l’énergie et du sens au quotidien.

Pour ma part, j’ai lancé Slowpreneur Attraction pour accompagner plus d’entrepreneurs à développer leur activité et mobiliser l’intelligence collective et la force du groupe pour leur permettre d’obtenir des résultats encore plus prometteurs.

Ce n’est pas parce que tu es freelance et que lancer des offres “ne se fait pas” dans ton domaine que tu ne peux pas créer la tienne. Fais-toi plaisir et ose !

2 – Construis une trame de base pour ton offre

Pour lancer ton offre en bonne et due forme, il faut que tu te poses des questions simples mais essentielles :

  • A quel objectif répond ton offre ?
  • A qui s’adresse-t-elle ?
  • Quelle est la “douleur” principale de ta cible ?
  • Comment vas-tu l’aider à passer d’un point A à un point B (transformation) ?
  • Combien va coûter cette offre (ou du moins un ordre de tarif) ?

Une fois que cette étape est réalisée, tu vas pouvoir contacter les principaux intéressés. Pour être sûr de répondre à leurs attentes, tu peux leur proposer de répondre à un questionnaire en quelques minutes. Cela te permettra de récolter des informations précieuses pour construire et vendre une formation en ligne qui répond) un réel besoin.

3 – Contacte des prospects qualifiés

A qui vends-tu cette offre ?

Telle était l’une des questions soulevées dans le point précédent et c’est certainement l’une des premières à laquelle tu dois être capable de répondre. Une fois que tu as défini ta cible, tu vas pouvoir lui présenter ton offre de formation en ligne.

Mais d’abord : sais-tu où trouver ta cible sur le web ? Sur quels réseaux sociaux est-elle présente ? Est-elle déjà abonnée à ta newsletter ? Peux-tu la toucher grâce à la publicité Facebook ?

Il faut que tu définisses une stratégie pour entrer en interaction avec ta cible 🙂

Dans mon cas, j’utilise principalement ma newsletter pour sonder ma cible. Mais il est tout à fait possible d’utiliser un groupe Facebook ou une communauté Instagram pour le faire !

Ensuite, prépare un petit pitch pour présenter ton programme, ses avantages et ses résultats. Note les points de blocages de tes prospects et entretien après entretien, rode ton discours pour éclaircir ces points ou adapter ton programme à la demande !

4 – Définis un mode de vente pour promouvoir une offre de formation en ligne

Ton offre est-elle accessible à tout moment ? Est-elle uniquement ouverte à certaines dates ? Ces questions te permettent de définir une stratégie de promotion de ton offre.

Si tu veux ouvrir ton offre à des périodes spécifiques, je te conseille de faire des lancements.

Un lancement, c’est une communication réalisée à un moment T, pour vendre ton offre. Généralement, il se fait par mail avec plusieurs mails préparés en amont et une notion d’urgence ( tarif qui va augmenter, nombre de place limité, date de clôture du programme).

Le lancement demande beaucoup d’énergie mais peut te permettre d’avoir de beaux résultats rapidement.

Dans mon cas, je n’aime pas les lancements. C’est pour ça que je préfère vendre en continue, avec une stratégie dite “d’evergreen”.

Je redirige ainsi mes prospects réguliers vers l’offre que je souhaite leur vendre. Pour cela, je compte sur ma stratégie d’inbound marketing pour obtenir des appels prospects grâce à une stratégie de contenu régulière. Ponctuellement, je fais appel à un consultant pour faire venir plus de prospects qualifiée grâce à la publicité Facebook.

5 – Définis un mode de conversion

Comment vends-tu ton offre à ton prospect ? L’achète-t-il directement ? Ou bien a-t-il besoin de s’entretenir avec toi en direct pour passer à l’acte d’achat.

Si ton offre coûte moins de 500 euros, tu peux la vendre de manière automatisée, grâce à un webinaire  (avec un appel à l’action vers ton offre en fin de conférence) ou une séquence mail automatisée (avec notion d’urgence).

Si ton offre coûte plus de 500 euros, je te conseille de vendre par téléphone ou en visio. Pourquoi ? Parce que plus l’engagement financier est important, plus ton prospect va avoir besoin d’être rassuré. C’est un levier psychologique à connaître dans la vente 🙂

6 – Définis un mode de gestion de ton offre

Comment délivres-tu ton offre ? C’est une question essentielle qui te permettra de mieux t’organiser.

Vas-tu proposer de l’accompagnement individuel ? Du collectif ? Des lives en direct ? Des vidéos enregistrées ? Les deux ?

Cette question pose une réflexion sous-jacente : celle de la scalabilité. Si ton objectif est de travailler moins, pour servir plus de clients (et gagner plus), travailler sur une offre à la fois rentable et scalable peut être intéressant !

7 – Crées une page de vente pour toucher ton prospect et le rassurer

Comment convaincre sur les bien-fondés de ton offre ? Grâce au pouvoir des mots, et du copywriting en particulier !

C’est le travail d’une page de vente. La page de vente, c’est un argumentaire pour vendre en faisant appel à l’émotionnel. C’est de cette manière que tu vas pouvoir toucher ton prospect, qui reste un humain doté d’une psychologie avant tout.

Soulever les points douloureux chez ton prospect, le projeter vers ce qui pourrait lui arriver de meilleur avec ton offre (transformation) et de pire en ne faisant rien (le coût de l’inaction), ce sont des points essentiels pour déclencher le mécanisme d’achat chez lui.

Quelques points pour réaliser ta page de vente : la méthode AIDA

  • Attention (susciter l’intérêt du prospect dès les premières phrases)
  • Intérêt (qu’est-ce que ton client a à gagner en achetant ton offre)
  • Désir (comment projeter le client dans un futur idéal grâce à la transformation apportée par ton offre)
  • Action (fais un appel à l’action clair et répété avec une notion d’urgence)

Un classique du marketing. Rajoutons à cela la preuve sociale pour rassurer ton prospect. Témoignages, références et avis ne seront jamais de trop sur une page de vente !

8 – Traque tes ventes et analyse les résultats

As-tu bien vendu ?

Si tu ne sais pas, ce que tu n’as pas traqué tes résultats. Avant toute chose, définir des résultats c’est bien, les évaluer par rapport à un objectif c’est mieux.

Ne pas se fixer d’objectifs de vente a été mon erreur pendant un bout de temps. Résultats : impossible de savoir si j’étais dans le rouge ou dans le vert.

Aujourd’hui, pour ne pas avancer à l’aveugle, je définis des objectifs de vente, même si je ne les atteins pas. Ils me servent de cap vers lequel avancer en priorité.

Je te conseille de tenir un tableau pour analyser le nombre de vente, mais également la provenance de ces ventes afin de savoir où concentrer tes efforts pour la prochaine fois ! Car même si tu n’obtiens pas les résultats que tu souhaites, pars du principe que la vente est un processus d’itération permanent. Sers-toi du raté d’aujourd’hui pour construire la réussite de demain 🙂

9 – Rectifie le tir et adapte ta formation en ligne

Tire les leçons de tes ventes pour ajuster ta nouvelle stratégie. Pour cela, pose-toi les questions suivantes :

  • As-tu pris du plaisir à vendre ?
  • Que n’as-tu pas aimé ? Pourquoi ?
  • Quelles sont tes frustrations ?
  • Que ferais-tu la prochaine fois que tu n’as pas fait jusqu’à présent ?

Voici donc mes 9 conseils pour vendre ta nouvelle offre de manière méthodique ! Et si tu as envie d’aller plus loin en passant par un accompagnement, appelle-moi !

Comment qualifier ton réseau intelligemment sans networker ?

La semaine dernière, j’ai eu une réflexion sur mon entourage et mon réseau professionnel, et je me suis posé la question : qui compose vraiment mon réseau ?Alors, j’ai réalisé un petit exercice que je vais te partager. Il m’a permis de tirer profit de mon réseau grâce à une méthode en 4 points. A ton tour de mieux qualifier ton réseau !

1 – Classer ton réseau

Dans ton écosystème entrepreneurial, tu vas avoir trois types de personnes : 

  • Les personnes dont le stade de développement est moins avancé que le tien
  • Les personnes qui sont au même stade de développement et de réflexion que toi
  • Les personnes inspirantes dont le projet est à un stade supérieur au tien

Je te propose de classer ton réseau et de faire le ratio entre ces trois catégories.

Si tu as plus de personnes dont le stade de développement est supérieur au tien, c’est une très bonne chose. Ces personnes vont te tirer vers le haut. Si tu as plus de personnes dont le niveau de développement est égal au tien, tu vas avoir besoin de plus de stimulation extérieure pour t’inspirer et développer ton activité.

Si tu as plus de personnes dont le niveau est moins avancé que le tien, ce n’est pas bon, parce que tu ne vas pas pouvoir t’élever.  Alors que faire si le ratio n’est pas bon ? Je te propose trois stratégies !

2 –  Les trois stratégies pour mieux qualifier ton réseau professionnel

L’objectif d’un réseau qualifié est qu’il puisse te nourrir intellectuellement mais également te proposer des mises en contact intéressantes pour toi. C’est pour ça qu’être entouré des bonnes personnes est un enjeu crucial dans l’entrepreneuriat.

Voici donc les trois stratégies que je te propose de mettre en place : 

Pour atteindre les personnes dont le niveau de développement est supérieur au tien

Il existe plusieurs façons de qualifier ton réseau et attirer de nouvelles personnes. Parmi ces solutions, tu peux :

  • proposer une interview ! Les gens aiment parler d’eux. En plus, l’interview est également un moyen d’échanger de manière informelle et être bien identifié par la personne en question.
  • apporter une réflexion personnelle et percutante sur leur activité (et propose leur un quick call pour en discuter).
  • demander à ton premier cercle une mise en relation avec la personne en question, ou une mise en relation avec une personne qui gravite autour de la personne en question.

Pour renforcer la qualité des relations avec les personnes dont le stade de développement est égale au tien

Tu peux leur proposer des Codev en binôme, pour développer une réflexion collective autour de vos projets respectifs. Cette réflexion vous permettra de vous enrichir mutuellement des apports de l’autre. L’échange donnant-donnant, rien de mieux !

Pour optimiser ton temps avec les personnes dont le niveau de développement est moins avancé que le tien

Tu peux leur proposer des rendez-vous collectifs, et leur proposer un accompagnement à tarif préférentiel. Cet accompagnement n’a pas pour simple objectif de gagner de l’argent, mais permettra à ces personnes de s’engager vis-à-vis d’elles-même et vis à vis de toi. Quand on paye, on s’engage. C’est ce que je constate avec mes clients en coaching. C’est également ce que j’ai constaté quand je me suis lancée dans l’entrepreneuriat et que j’ai investi une grosse somme d’argent en formation. Pour rentabiliser un investissement, on se bouge.

Et c’est comme ça que tu peux rendre service à ces personnes qui ne demandent qu’à développer leur activité 🙂

3 – Proposer des rencontres conviviales pour qualifier ton réseau et garder un lien

C’est une manière alternative de développer un réseau qualitatif de proximité. N’aimant pas le networking de masse, j’organise des rencontres avec ma communauté, les Slowpreneurs pour sortir de la communication virtuelle et nous rencontrer dans le monde réel. 

C’est rencontres te rendront plus accessibles et te permettront également de saisir des opportunités insoupçonnées.

Si tu n’aimes pas le networking, ces rencontres vont te permettre de prendre le temps d’approfondir la relations avec les entrepreneurs présents car peu nombreux et donc plus disposés à échanger. Ma dernière rencontre avec les membres de ma communauté était un vrai succès : une dizaine de participants dans un lieu convivial où l’on s’entend. 

Les inébranlables slowpreneurs, c’est une communauté d’entrepreneurs qui a fait le choix d’entreprendre en prenant le temps de construire un business solide mais également des relations durables.

Des liens se sont crées entre les membres et j’ai pu mettre un visage sur les membres de ma communauté que je n’avais pas encore rencontrés 🙂

Tu peux qualifier ou requalifier ton réseau intelligemment avec les stratégies que je t’ai donné. Quand on entreprend, le réseau est essentiel, donc ne le néglige pas 😉

Et si tu sens que tu as besoin d’y voir plus clair sur ton projet entrepreneurial, je reste à ta disposition pour un entretien découverte !

Comment entreprendre pendant la crise ?

Personne n’est à l’abri d’une crise économique et la pandémie que nous avons subi en 2020 a touché tous les secteurs, tous pays confondus en mettant toutes les activités à l’arrêt pendant plusieurs semaines. Dans ce contexte, comment entreprendre pendant la crise ? Je vous donne mes meilleurs conseils pour gérer au mieux cette situation particulière et savoir mettre tout ce temps au profit de votre business !

Prenez soin de vous pour mieux prendre soin de votre business

Se retrouver à l’arrêt pendant plusieurs semaines peut avoir un impact sur votre moral et c’est normal. Si en plus vous devez rester confiné à la maison, la situation peut être encore plus difficile à gérer.

Je vous conseille de prendre soin de vous pour être totalement disponible et efficace pour votre business. Quelques conseils de base peuvent être appliqués :

  • Faites du sport ! Rester en mouvement permet de vous décharger du stress, de penser à autre chose et de vous donner un nouvel objectif. Si vous n’êtes pas un grand sportif, vous pouvez commencer par du yoga ou encore de la marche rapide. L’essentiel est de pratiquer une activité qui vous plait et que vous pourrez conserver sur la durée !
  • Faites attention à votre alimentation. En restant à la maison ou en ayant moins de travail, on peut être tenté de se lasser aller et de craquer plus facilement pour le grignotage. Préparez de bons petits plats, quitte à prendre de l’avance, et optez plutôt pour des encas sains et faciles à préparer par vous-même. Se faire plaisir oui, mais attention aux abus !
  • Gardez le contact avec les autres. Il n’y a rien de pire que l’isolement pour faire baisser votre moral. Prenez des nouvelles de votre entourage, appelez vos amis. Si vous devez rester à la maison, pensez aux visio pour ne pas vous couper du monde !
  • Gardez un rythme habituel. Lorsqu’on a moins de travail, il est bien sûr tentant de ralentir le rythme et de faire des pauses ou des siestes bien plus souvent. Vous avez tout à fait le droit de prendre plus de temps pour vous mais attention à ne pas perturber votre rythme, ce sera encore plus difficile de le retrouver lorsque votre activité reprendra à 100%
  • Prenez le temps d’encaisser la situation ! Vous saurez gérer au mieux la période que vous traversez en prenant du recul. Même si ce n’est pas toujours facile, prendre le temps d’accepter la situation vous apportera bien plus de sérénité plutôt que de l’ignorer et foncer à tout prix !

 Prendre soin de vous, c’est prendre soin de votre mindset pour mieux entreprendre pendant la crise ! Votre business vous dira merci !

Posez vous les bonnes questions pendant la crise

Entreprendre pendant la crise est certes difficile à vivre mais il peut être judicieux de s’en servir pour vous poser les bonnes questions.

  • Est-ce que votre situation pro/perso vous satisfait à 100% ?
  • Qu’aimeriez-vous changer ou améliorer ?
  • Quels sont vos objectifs ? Sont-ils vraiment atteignables ?
  • Est-ce que vous aimez vraiment ce que vous faites ?
  • Avez-vous vraiment besoin de tout ce que vous avez ou attendez dans votre vie ?

A partir de ces réponses, vous saurez si vous êtes dans la bonne direction ou si vous avez besoin de revoir votre objectif professionnel et/ou personnel.

Une remise en question liée à un tel événement peut avoir bien plus de conséquences positives qu’on ne l’imagine. D’ailleurs vous pouvez vous poser ce genre de questions à tout moment de votre vie !

Prenez du temps pour votre business

Une crise peut être l’élément déclencheur pour vous pousser à revoir votre business modèle. La pandémie et le confinement de 2020 ont poussé de nombreuses entreprises à revoir leur fonctionnement et leur positionnement.

  • En digitalisant une partie de votre activité : certaines entreprises du secteur évènementiel n’ont pas hésité à proposer des events en ligne. Si vous êtes coach, vous pouvez par exemple proposer des séances en ligne en groupe ou en session individuelle.
  • En créant de nouveaux produits : les formations en ligne sont idéales pour proposer de nouveaux services et compléter votre business ! Vous pouvez proposer un format qui ne nécessite pas de rdv avec vous ou proposer une offre à un autre tarif qui comprend un accompagnement individuel par exemple
  • En privilégiant les circuits courts : les restaurateurs ont dû s’adapter et proposer des formules à emporter et opter pour les producteurs locaux. Non seulement, cela a un impact écologique puisqu’il n’y a plus de transports pour importer des produits du bout du monde, et un effet économique. Les producteurs locaux sont valorisés et les plats peuvent bien souvent être de meilleure qualité !
  • En développant un side project (ou projet secondaire) : les professionnels du marketing ou les copywriters vous le diront. Il n’est pas nécessaire d’avoir des bureaux ou des rdv en présentiel toutes les semaines pour bien vivre de votre activité ! Si vous le pouvez, pourquoi ne pas songer à un business en ligne ?

Ces différentes possibilités vous permettent de vous adapter à différentes situations, de réagir rapidement et surtout, de solidifier votre activité !

Soignez votre communication

Quel que soit le contexte économique il est important de veiller à votre communication, et cela s’avère encore plus important en cas de crise. Pour cela, la création de contenus est indispensable ! Vous devrez prendre en compte :

  • La communication autour de vos nouvelles offres ou produits
  • Des habitudes de votre client idéal sur le web pour adapter la meilleure stratégie
  • La création d’un calendrier éditorial pour anticiper la création de contenus et prendre de l’avance

Ces points demanderont bien sûr une certaine rigueur et je vous recommande de soigner les liens avec votre communauté. Prenez le temps de répondre à vos messages, aux commentaires, à répondre à des demandes de rdv. Ces derniers éléments renforceront votre branding ! Dernier conseil, si vous êtes à l’aise avec ce format, proposez des lives pour interagir de façon directe avec votre communauté !

Comment lancer un business et entreprendre pendant la crise ?

Si vous envisagez de créer votre propre business, vous devez garder à l’esprit que le bon moment n’existe pas ! Il est évident qu’une crise comme celle de 2020 est particulière et peut vous faire hésiter mais je vous conseille justement de profiter de cette opportunité pour :

  • Affiner votre stratégie de communication
  • Prendre de l’avance sur la création de contenus
  • Créer vos supports de communication
  • Rejoindre des communautés en ligne (groupes Facebook, Meetup, Slack) pour élargir votre réseau professionnel
  • Proposer vos prestations à tarif plus abordables auprès d’associations qui ont moins de moyens : cette solution est idéale pour trouver vos premiers clients tout en construisant votre portfolio !
  • Vous former pour approfondir vos compétences
  • Trouver des services complémentaires pour générer des revenus passifs (comme la formation en ligne par exemple)

 

En résumé, une crise touche tout le monde, et tous les business. Le plus important est d’avoir le bon mindset et de savoir réagir. Tout le monde souhaite vendre mais il est important d’adapter votre business et votre communication à la situation. Montrez-vous à l’écoute de votre communauté, consolidez les liens, identifiez de nouveaux besoins et de nouvelles offres. Prenez également à prendre des nouvelles de vos clients pour savoir comment ils vivent la situation de leur côté. Cela contribuera à renforcer votre relation avec eux, et de manière indirecte votre collaboration ! Et si vous avez besoin d’aide pour y voir plus clair ou pour avoir un regard extérieur sur votre façon d’entreprendre pendant la crise, nous pouvons convenir d’un appel découverte pour voir comment je peux vous aider !

Coach, de quoi as-tu vraiment besoin pour te lancer

Le coaching est une profession de plus en plus convoitée chez les entrepreneurs et futurs entrepreneurs. Pourtant, lorsqu’il s’agit de se lancer, le syndrome de l’imposteur refait surface. Suis-je légitime ? Suis-je compétent ? Ai-je besoin d’être coach certifié pour être crédible ? Ces questionnements freinent plus d’un entrepreneur, qui finiront par passer des mois à suivre une formation plutôt qu’à pratiquer et à développer leur légitimité. Alors, de quoi a-t-on vraiment besoin pour se lancer dans le coaching ? Je réponds à cette question en 6 points.

Définis ton domaine de prédilection

Le coaching est un métier qui regroupe beaucoup de domaines professionnels et personnels. On ne peut pas juste se dire “coach”, on est coach “en” quelque chose.

Si tu te lances dans le coaching, je te conseille de commencer par la facilité : choisis un domaine de compétence que tu maîtrises ou bien un domaine de prédilection, ce qui rendra les choses plus aisées pour toi. Ne cherche pas à suivre les tendances et la mode en matière de coaching, car les tendances sont éphémères. Ce qu’il faut c’est trouver un domaine dans lequel tu te sens à l’aise et qui ne te demande pas trop d’énergie pour te lancer.

Si tu es à l’aise pour donner des conseils à ton entourage pour améliorer sa vie de couple, le love coaching est une piste. Si tu te sens plus à l’aise pour aider ton entourage à trouver sa voie professionnelle, le coaching en reconversion peut être une piste intéressante…etc.

Ne va pas là où tu n’es pas bon, tu mettras beaucoup plus de temps à devenir opérationnel. En étant aligné avec un domaine, tu arriveras beaucoup plus facilement à te fixer des objectifs et ton business sera ton reflet !

Développe des capacités d’empathie et d’écoute

Être coach, c’est avant tout être une oreille attentive. Je dirais même que l’écoute et l’empathie sont deux qualités indispensables dans ce type de projet professionnel. Sont-elles innées ? En toute honnêteté, je le pense. En revanche, une oreille peut s’éduquer pour être encore plus affûtée et percevoir des “signes” de détresse, d’anxiété, ou de colère chez un client.

L’empathie est également indispensable pour un coach, qui ne pourra accompagner son client au mieux qu’en se mettant à sa place. Si le client rencontre des blocages psychologiques, il faudra d’abord les prendre en considération avant d’aller de l’avant. En te mettant à la place de ton client, tu vas pouvoir en toute humilité te demander ce que tu ferais à sa place, dans sa situation. Tu vas pouvoir également utiliser les bons mots “rassurants” pour l’aider à passer à l’action.

Par exemple, si un client me dit que produire des contenus est trop épuisant pour lui, je commence à lui dire que je comprends ce qu’il ressent. Je ne cherche pas à lui imposer un choix. Je lui demande ensuite comment il pense faire pour développer sa notoriété sans contenu, puis j’écoute ses propres pistes.

Garde en tête que ton rôle de coach, c’est d’être un miroir pour ton client, et c’est en étant ce reflet que ton client prendra conscience de ses propres blocages.

Définis une approche existante (ou tout simplement la tienne)

Avec l’expérience, on développe une approche de coaching avec ses clients. Je conseille bien sûr d’en choisir une qui nous correspond. On peut pour commencer, choisir une approche existante pour se rassurer, mais il faut évidemment qu’elle nous parle. Pour te donner un exemple : j’ai souvent entendu parler de posture dite “basse” en coaching. Cette approche consiste à laisser le client s’exprimer et ne pas donner son avis en tant que coach. Cette posture est très passive pour le coach, qui laisse le client accoucher de ses réponses.

Cette approche ne correspond pas à ma personnalité : d’une part, je suis quelqu’un de très énergique, et d’autre part, en tant que client, j’ai du mal à supporter qu’on me laisse seule face à mes réflexions.

Il existe aussi des approches très directives, qui imposent un programme et des choix au coaché. Ce n’est pas mon approche non plus car, elle va à l’encontre du regard empathique et de l’écoute du coach dont on parlait plus haut.

A terme, j’ai fini par développer ma propre approche, m’inspirant de plusieurs approches existantes, alignée avec ma personnalité :  je pose des questions à mes coachés mais leur donne également mon avis sans l’imposer. Je suis transparente sur le fait que mes conseils ne sont pas une vérité absolue et s’ils ne les sentent pas, je ne les forcerai pas à les appliquer.

Définis une promesse avec laquelle tu es à l’aise

La promesse, la proposition de valeur, ces mots génèrent beaucoup de pression chez les entrepreneurs et particulièrement chez les coachs. Une promesse doit être atteignable et pour cela, il faut que tu puisses garantir le résultat ! Si tu n’es pas à l’aise avec un résultat chiffré, ne le promets pas et laisse ça à d’autres coachs !

Pour ma part, ma promesse est la suivante : permettre aux entrepreneurs d’attirer un flux de clients réguliers grâce à leur personnalité. Je crois en cette promesse.

En revanche, en tant que coach, je me donne une obligation de moyen et non de résultats. Voici ma conviction : en tant que coach, je fais ma part du travail pour aider mon client à atteindre ses objectifs (50%), mon client, lui devra fournir les 50% du travail restant. S’il ne collabore pas…pas de miracle.

En tant que coach, tu n’es pas à 100% responsable de l’échec ou de la réussite de tes clients. C’est pourquoi il est essentiel de les responsabiliser ! Evidemment, il est toujours plus facile (et racoleur) de promettre des résultats chiffrés : X kilos en moins en X mois, X euros en plus par an…mais toutes les transformations ne font pas l’objet de résultats mesurables à l’œil nu.

Si tu es coach en bien-être, ou coach en développement personnel, tu peux apporter un apaisement, une baisse du stress, un alignement…qui sont des résultats très profonds mais de long terme. Tout l’enjeu est dans le marketing : comment arriveras-tu à rendre cela “sexy” pour emballer ton client ? 😉

Développe ta visibilité avec des contenus réguliers

Je reviens encore une fois sur la question des contenus. Mais que veux-tu, je crois en cette stratégie et c’est celle que je t’enseignerai pour développer ta visibilité 🤓

Bien sûr, tu peux développer ta visibilité autrement avec du bouche à oreille, mais tu ne sortiras pas de ton cercle de contact (réseau). Tu seras rapidement limité.

Je te conseille pour cela de procéder de manière simple en te posant les questions suivantes :

  • Sur quels sujets as-tu envie de t’exprimer (brainstorming de tous les sujets qui te passent par la tête)
  • Trouve le ou les fils conducteurs entre ces sujets (thématique(s) récurrente(s) qui feront ta ligne éditoriale)
  • Définis tes supports de prédilection : écrit (articles de blog), audio (podcast..), vidéos (YouTube ..)?
  • Définis le ou les canaux de diffusion de tes contenus : newsletter, réseaux sociaux…Je te conseille de commencer par tester un ou deux canaux à fond
  • Définis une fréquence de publication régulière mais raisonnable pour tenir sur la durée (publie des contenus minimum une fois par mois sinon tu seras oublié…)

Teste cette stratégie de contenu sur un mois et évalue-la. Ce travail de publication régulier était-il plaisant ? Fatiguant ? Pourquoi ? Comment peux-tu l’adapter pour le prochain mois ?

Pars de l’existant pour construire ta notoriété (preuve sociale)

Une des grandes peurs chez les coachs débutants est la question de la légitimité. Comment vais-je être crédible si je n’ai pas de clients ? Au lieu d’être focalisé sur les clients que tu n’as pas, pourquoi ne pas partir de ce que tu as ? Et tu as des choses ! 😉

Tu as sûrement coaché des amis, même gratuitement. Tu as donné des conseils, et peut être même vu quelques transformations/résultats. Demande à tes contacts/amis de te laisser un avis sur ton site web, ton profil Linkedin, ta page Facebook ou ton Google my business.

Tu as donné des conseils dans le cadre de ton ancien job/activité ? Même travail ! Demande des avis ! Comme je te le disais dans mon premier point, pars de l’existant, commence par ce qui est facile pour toi et construis ton métier et ta réputation pas à pas.

 

Voici mes 6 conseils pour te lancer dans le coaching peu importe le domaine. J’ai construis mon activité de coach sur le tas, certes en doutant, mais sans repousser mes passages à l’action. J’aurais clairement pu faire les choses plus rapidement et mieux, mais j’ai fait avec ce que j’avais. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus structurée et si j’avais dû me relancer dans le coaching, je ferais comme je te l’ai indiqué dans ces 6 points. Si tu souhaites aller plus loin, je peux t’aider à devenir un coach aligné avec ton activité, et construire ta clientèle sans prospecter, ni dépendre de ton réseau.

 

Réserve ton appel découverte : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

Coach et formateur : Comment gérer un client incoachable ?

Si tu es coach ou formateur, tu t’es peut-être retrouvé face à des clients dit “incoachables”. Désemparé, tu t’es sûrement remis en cause, et ton syndrome de l’imposteur en a profité pour refaire surface. Ne t’inquiète pas, ce type de profil client ne se présente pas qu’à toi, et il est toujours très délicat de devoir gérer un coaching si le client ne collabore pas.

Savoir identifier les clients incoachables

Ce sont des clients qui ne veulent pas être poussés dans leurs retranchements, mais également des clients qui ne sont pas encore prêts pour être coachés. Il faut en effet une maturité pour jouer le jeu et écouter les conseils d’une tierce personne, qui peut te mettre de temps à autre dans une situation d’inconfort.

Que font ces clients en coaching ? Ils te prennent toute ton énergie. Déjà parce qu’ils ne sont pas synthétiques, et se donnent beaucoup d’excuse pour ne pas avancer. Souvent, parce qu’ils ne sont pas prêts à changer, ce qui revient à dépenser beaucoup d’énergie pour rien. Parfois, parce qu’ils ne sont pas compétents, et ne s’en rendent pas compte, ce qui prend beaucoup de temps et d’énergie également.

Les solutions pour gérer un client incoachable

Dans un premier temps, il s’agit de pouvoir le détecter en amont. Pour cela, tu peux mettre un premier filtre avec un questionnaire de présélection avant la prise de rendez-vous avec toi. Cela te permettra de voir dans quelle disposition mentale se trouve le prospect.

Ensuite, tu peux prendre la température lors de l’échange de vive voix avec le client. Tu peux par exemple anticiper certaines questions lors de l’entretien :

  • Est-il prêt à faire sa part du travail pour arriver à ses objectifs ?
  • Qu’attend-t-il d’un accompagnement ?
  • Son projet professionnel est-il clair ?
  • Qu’a-t-il déjà essayé de faire par le passé pour résoudre ses problèmes ?
  • Est-il prêt à investir ?
  • Sait-il que les résultats n’arriveront potentiellement que dans 6 mois ?
  • Qu’est-ce qui le motive au-delà de ses objectifs financiers ? Quelle est sa vision ?
  • Prend-t-il du plaisir à ce qu’il fait ?

Ces éléments te permettront déjà de savoir si tu as envie de travailler avec un client ou non.

Rediriger le client vers un autre professionnel si besoin

Tu sens que les problématiques de ton client sont vraiment ancrées et tu penses qu’un thérapeute lui conviendrait mieux ? Fais usage de la diplomatie et redirige ton client vers un psychologue ou autre professionnel en lui présentant cela comme une approche complémentaire et bénéfique.

Donner une limite de temps pour réaliser les séances de coaching

Je ne le fais pas encore assez, mais donner un cadre aux séances te permet d’éviter qu’un client reporte de manière indéfinie les séances par procrastination. Et parmi les clients incoachables, il existe un certain nombre de procrastinateurs 😉

Baisser ton niveau d’exigence vis-à-vis du client en question

Ce n’est pas évident, mais si tu sens que ton client tourne en rond, et qu’il bloque, tu ne pourras de toute évidence pas lui permettre d’atteindre les résultats souhaités, alors adapte-toi à ce qu’il te donne pour avancer. 

Tu n’es pas totalement responsable de l’échec de tes clients. Ni de leur victoire d’ailleurs. Le coaching, c’est du 50/50 : le coach fournit 50% du travail grâce à un cadre adapté pour le client, un rôle de booster pour permettre au client de passer à l’action, un miroir pour que le client ait conscience de sa situation, mais également une oreille attentive et bienveillante pour favoriser une relation de confiance. De l’autre côté, le client fournit 50% du travail en acceptant de jouer le jeu du coach et sortir de sa zone de confort en passant à l’action. Si l’un des deux protagoniste ne remplit pas son rôle, il est difficile pour le client et pour le coach de voir des résultats tangibles.

Arrêter à tout moment

Oui tu es lié à un contrat, mais si les choses ne se passent pas comme tu veux, tu peux en parler en toute transparence à ton client. Si tu veux rester en bon terme avec lui, je te conseille de le renvoyer vers un collègue dont le profil correspondra mieux à ton client. Rompre un contrat n’est pas un signe d’échec pour un coach, mais d’incompatibilité entre deux acteurs. Et cette compatibilité est essentielle pour que ton client atteigne ses objectifs, et que tu sois au meilleur de ce que tu peux donner.

Gérer un client incoachable n’est pas chose facile. C’est en plus de ça un sujet tabou car il fait ressortir le syndrome de l’imposteur du coach. L’objectif de cet article était de sortir ce tabou de l’ombre et proposer des pistes de solutions pour gérer une situation délicate avec un client incoachable.

Si tu veux réussir à développer ton activité de coach pour :

  • Bien en vivre
  • Trouver des clients réguliers sans démarcher
  • Réussir à convertir tes prospects en clients au téléphone
  • Construire tes offres et fixer tes tarifs
  • Organiser la structure de tes ses séances
  • Lancer et vendre une formation en ligne
  • Développer ta notoriété grâce à une forte communauté autour de ta marque personnelle
  • Et que tu es prêt à investir en toi et en ta réussite

Je te propose qu’on échange de vive voix : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

 

10 leçons d’entrepreneuriat que m’a appris l’aïkido (3e version)

Il y a quelques temps, j’ai écrit deux articles (le premier ici et le second ici)dressant les parallèles entre l’entrepreneuriat et la pratique de l’aïkido. Aujourd’hui en période post-covid, le monde économique est en pleine mutation et les entrepreneurs doivent se restructurer pour s’adapter à ce nouveau contexte. Tout comme les aikidokas qui ont du développer des capacités de résilience pour renforcer leur pratique malgré un fort niveau de contrainte. Dans cet article, je détaille donc les 10 nouvelles leçons d’entrepreneuriat que l’aïkido m’a appris plus récemment. 

 

Leçon n°1  : Rechercher la perfection est un frein à la progression 

Stage de Paques, Nimes – Kodokan Paris 15 (Mai 2018)

En aïkido, ce qu’on recherche, c’est le mouvement et la fluidité. Rester statique pour essayer de trouver le mouvement parfait ne fonctionne pas car il nous déconnecte de notre partenaire (Uke) et rompt ainsi la relation. Par exemple, dans le cadre d’un travail en miroir, ce qu’on recherche, c’est la coordination avec son partenaire, mais pour cela, il faut de nombreuses tentatives pour trouver l’harmonie avec entre Uke (celui qui attaque) et Tori (celui qui fait la technique). En restant mobile et en s’essayant à de nouveaux mouvements, on finit par ajuster sa distance, trouver le bon timing et renforcer la relation avec son partenaire.

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : ce n’est pas grave si nos initiatives ne fonctionnent pas. Ce qui compte, c’est le passage à l’action, tout en rectifiant le tir si jamais l’essai n’est pas concluant. Si je veux tester une nouvelle offre ou un lancement de formation, il faudra le lancer à un moment ou un autre. Le plus tôt sera le mieux pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné (audience, tarif, positionnement, proposition de valeur…) et faire mieux la prochaine fois. Passer à l’action, arrêter de se poser trop de questions permet ainsi d’expérimenter, ressentir, et ajuster si besoin. 

Rechercher le geste parfait, c’est perdre en fluidité en se mettant ses propres freins. Pour tendre vers la progression, mieux vaut être dans le mouvement pour s’en rapprocher. 

 

Leçon n°2 :  Suivre son ressenti pour faire les choses facilement 

Cours d’armes en plein air – Kodokan Paris 15 (mai 2020)

Comme vu dans la première leçon, ce qui compte en aïkido, c’est le mouvement et la fluidité. Pour arriver à un bon niveau de fluidité, il faut faire les choses comme on les sent, en essayant de ne pas contrôler tout ce qui se passe. Des exercices yeux fermés sont parfois proposés pour permettre aux aikidokas de moins utiliser leur mental, et plus écouter et ressentir les sensations de leur corps. A terme, on finit capter des sensations. Ces nouvelles sensations permettent à l’aikidoka de prendre conscience de ce qui n’est pas bon (pas le bon placement par exemple), puis plus tard, de trouver la solution pour rester dans cette fluidité

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : ce qu’on recherche, c’est la fluidité, ou le “flow” comme on le dit souvent. Ce “flow” permet d’être dans le meilleur de son énergie pour faire les choses facilement, sans effort. C’est en somme, être dans la bonne énergie. Cette recherche de fluidité est très utile pour rester créatif : produire des contenus par exemple. Si je lutte à écrire 3 mots, mieux vaut reposer mon stylo et recommencer plus tard, quand je serai dans une meilleure énergie et que ma pensée sera plus claire. 

Lorsque les choses ne viennent pas, c’est que le corps, ou l’idée n’est tout simplement pas prêt.

 

Leçon n°3 : Le déclic vient avec le travail

Cours de jo enfant – Kodokan Paris 15

En aïkido, il nous arrive souvent de fournir beaucoup d’efforts sans voir les résultats de notre travail. Cela peut être très frustrant. Mais un beau jour survient le déclic ! Pourtant, ce déclic ne vient pas seul, il est l’aboutissement de mois de travail, pendant lequel le corps a fini par assimiler ce qu’on lui demandait. Pour réussir à faire une chute enlevée fluidement, il faut travailler pendant un certain temps son placement, mais également ses appréhensions face à une chute qui peut paraître impressionnante. C’est une fois la peur domptée que Uke peut chuter avec facilité et sans se blesser.  

Dans l’entrepreneuriat c’est la même chose : lorsqu’on se met à son compte, on travaille beaucoup au début. Ce travail nous demande beaucoup d’efforts et d’énergie pour nous faire connaître, nous rendre visible, fluidifier nos rendez-vous prospects, et écrire nos premiers contenus. Au début tout semble laborieux. Mais un beau jour, c’est le déclic : de nouveaux clients affluent d’un coup, un média accepte notre publication, et c’est le cercle vertueux qui se met en marche ! Mais jamais tous ces déclics n’auraient pu advenir sans travail fourni en amont. 

On a souvent tendance à se comparer à des personnes plus avancées que nous, pour qui tout semble fluide. Mais on oublie de regarder le chemin parcouru par ces aikidokas et entrepreneurs. Au lieu de comparer son intérieur à l’extérieur des autres, comparons nous à ce que nous étions hier, avant travail et déclic. 

 

Leçon n°4 : Accepter les contradictions de la discipline 

Cours d’armes à Montsouris – Olympiades Aikido Club (mai 2020)

L’aïkido est une discipline qui comprend ses propres contradictions : d’un côté, la spontanéité et la fluidité recherchées, de l’autre, le cadre et les règles propres à l’art martial. Lorsqu’on pratique les armes en aïkido, il faut une certaine réactivité, tout en se tenant à une pratique très codifiée (nombre de pas, rituel de salutation…). Lorsqu’on débute en aïkido, il est difficile de faire la part des choses, et savoir ce qui est attendu de nous. Il est ainsi très compliqué d’aller vers de la fluidité sans maîtriser l’outil (son propre corps ou ses armes). Le juste milieu peut se trouver pour un débutant quand il est en confiance, ce qui lui permet de se lâcher, tout en appliquant les quelques principes qu’il connaît (les déplacements de base par exemple). 

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : il faut à la fois garder la tête froide pour ne pas diriger une entreprise avec ses émotions, et à la fois utiliser ses émotions dans sa communication pour la rendre plus humaine. Là encore, même si les contenus ont une portée émotionnelle, il faudra une rigueur et une discipline de publication. Il s’agit donc de jongler entre objectivité pour renforcer son mindset entrepreneuriat (état d’esprit), émotions pour humaniser l’entreprise et discipline pour construire une entreprise pérenne. 

Tout est une question d’agilité et de connexion entre ces trois éléments complémentaires : rigueur (assiduité en aïkido /régularité dans l’entrepreneuriat), attitude (shisei/professionnalisme), lâcher-prise (spontanéité/ communication émotionnelle)

 

Leçon n°5  : On va là où on regarde 

En aïkido, le regard donne la direction : si je regarde le sol, je vais m’écraser au sol. Si je regarde mon adversaire, je peux le surveiller en cas d’attaque et anticiper ses coups. Tout est une question d’intention et de direction. A de nombreuses reprises, j’ai oublié de regarder mon partenaire pour me focaliser sur ses mains ou son arme ( qui m’a coûté quelques baffes). L’aïkido nous apprend aussi à regarder ce qui compte vraiment et ne pas être aveuglé par l’objet brillant (la main, ou l’arme). 

Dans l’entrepreneuriat c’est la même chose : la question du regard est primordiale pour développer son entreprise dans le sens qu’on souhaite lui faire prendre. Concrètement, il s’agit de la vision : où dois-je regarder ? Devant mes pieds ? Ou au contraire, voir loin pour maintenir le cap ? L’e syndrome de l’objet brillant va-t-il me détourner de mon objectif long terme ?  La réponse est dans la question 😉 J’ai personnellement commencé à développer ma vision entrepreneuriale et personnelle il y a un peu plus d’un an, et ça m’a grandement aidée dans ma volonté d’automatiser une partie de mon activité et lever le pied pour me consacrer à ma vie personnelle et à mes activités extra-professionnelles ! Pour tenir la route, il faut un cap, que seul le regard fixe. 

 

Leçon n°6 : Pivoter pour mieux rebondir (surtout dans un contexte de crise)

Aikido en période post-covid – Kodokan Paris 15 (juin 2020)

En aïkido, il existe un mouvement qu’on appelle pivot. Le pivot permet de se rééquilibrer tout en faisant volte face à son adversaire. Ce pivot implique un déséquilibre nécessaire pour retrouver un positionnement stable. Et c’est le principe même des déplacements en aïkido : les chutes permettent de rebondir, les enkas ert tenkans de se repositionner pour maintenir de solides appuis. Sans ces déplacements, dont le pivot fait partie, l’aikidoka perdrait l’équilibre et se ferait dominer par son adversaire. 

Mais pivoter, c’est également adapter sa stratégie à un contexte actuel comme celui de la crise post-covid : dans ce contexte, l’aïkido a dû adapter sa pratique. D’abord en visio, l’aïkido s’est ensuite pratiqué en plein air grâce à la pratique des armes et de l’aiki-taiso (mouvements de corps de l’aïkido) permettant ainsi aux aikidokas de travailler au mieux leurs postures, souvent délaissées au quotidien, au profit de la relation avec le partenaire. 

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : les pivots permettent de faire prendre une nouvelle direction à son entreprise pour la faire grandir, ou opérer des mutations pour l’adapter à une nouvelle stratégie de développement. Pivoter est inconfortable car c’est une action qui amène notre entreprise dans une direction que l’on ne connaît pas encore. Tout comme en aïkido, ce déséquilibre est nécessaire pour retrouver une stabilité et une sérénité. Dans le contexte actuel post-covid, certains entrepreneurs ont du digitaliser leur activité pour la faire perdurer : c’est donc un pivot important qui valorise la résilience de l’entrepreneur. 

En accusant un coup comme celui de la crise que nous connaissons aujourd’hui, nous exerçons notre faculté de résilience pour garder la tête hors de l’eau. Dans son malheur, et dans sa nouvelle pratique en plein air, l’aikido a su donner une plus grande visibilité à sa discipline, qui peut s’en servir pour la prochaine rentrée qui s’annonçait plutôt difficile ! L’entrepreneur lui, peut se former pour transformer et adapter son activité au contexte actuel.

 

Leçon n°7  : Lever les freins psychologiques à la réussite

En aïkido, le débutant expérimente beaucoup de moments d’appréhension : les chutes, qui peuvent donner l’impression de se vautrer contre le tatami, l’attaque d’un uke dont la forte corpulence peut générer un sentiment de peur, et les moments de déséquilibres, difficiles à accepter quand on a l’habitude d’être en permanence dans le contrôle. Une fois les blocages levés, la pratique est beaucoup plus fluide et dynamique. Mais pour lever ces blocages, il faut des années de pratiques, des partenaires bienveillants, et une bonne pédagogie. 

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : on est souvent victime de croyances limitantes qui entravent notre réussite :  “je ne suis pas légitime”, “je ne peux pas demander tant”, “je n’y arriverai jamais”, “ma vie n’intéresse pas les gens” sont des phrases qui reviennent souvent.  Une fois les croyances limitantes levées, l’entrepreneur peut développer son plein potentiel. Mais avant cela, un travail psychologique sur soi est essentiel pour arriver à atteindre ses objectifs : c’est pourquoi, en tant que coach, j’ai choisi d’adopter une approche liant business et développement personnel. 

Chaque activité, qu’elle soit professionnelle ou récréative a une dimension psychologique lié au désir de performance et à l’égo. Pour performer, il faut justement se mettre dans les bonnes disposition pour lever ces blocages : s’entourer de personnes stimulantes, mais également de “miroirs” de notre progression, tel un coach peut l’être pour son coaché, et tel un sensei peut l’être avec son élève. 

 

Leçon n°8 : Investir sur soi 

Pour progresser en aïkido, un double investissement est nécessaire : un investissement en temps (lié à la tenue d’un objectif de progression clair, avec les passages de grades) et un investissement financier (même moindre, pour acquérir la bonne tenue, le bon matériel ou accéder aux stages qualifiants). Sans la rigueur et la discipline qu’impliquent la tenue d’objectifs clairs, il est impossible de voir des résultats satisfaisants. On peut passer des années à pratiquer l’aïkido sans progresser si on ne se fixe pas d’objectifs clairs et si on ne se donne pas les moyens d’y arriver. La pratique seule ne suffit pas.

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : pour passer un palier, il faut investir sur soi : du temps, car on sait que les graines que l’on plante aujourd’hui ne seront récoltées que dans un bon moment. Et de l’argent car sans formation ni accompagnement, on peut passer des années à vivoter au lieu de faire décoller son entreprise. Investir permet de s’engager pleinement, obtenir un regard extérieur et prendre l’autoroute au lieu de passer par les détours d’une route de campagne. 

Investir dans son attitude, sa posture, ses outils et surtout, dans la réussite de ses objectifs est le meilleur moyen d’arriver à les atteindre. Un investissement, c’est un engagement vis à vis de soi, en faisant le pari de sa réussite.

 

Leçon n°9 : Croiser les pratiques pour trouver un style qui nous correspond 

En aïkido, chaque dojo a sa propre manière d’enseigner, selon la fédération à laquelle il appartient, mais également selon la pratique du sensei. En tant que coach, j’attache beaucoup d’importance à la pédagogie : je sais que j’ai besoin d’explications concrètes pour comprendre les choses. J’ai également besoin de croiser les pratiques pour assimiler ce que j’ai appris. C’est pourquoi au bout de ma troisième année, j’ai décidé de rejoindre un deuxième club en parallèle du premier. Ces deux approches me permettent ainsi de prendre du recul sur ce qui m’est enseigné et de mieux assimiler l’apprentissage. Avec les années, l’aikidoka développe son propre style, et c’est de cette manière qu’il se sera découvert pleinement. 

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : on baigne dans un univers de coachs et de sachants dont les méthodes diffèrent toutes les unes que les autres. Dans cette jungle de l’entrepreneuriat (et surtout, de l’infopreneuriat), on peut facilement s’y perdre. Je conseille à tout entrepreneur de ne pas copier ligne par ligne une stratégie vue chez un mentor, mais plutôt de ne prendre que ce qui lui parle vraiment, et de laisser de côté ce qui ne lui correspond pas. Appliquer une méthode qui n’est pas “soi” va générer un problème d’alignement et donc des résultats médiocres. En revanche, croiser les approches et prendre le meilleur d’entres elles, puis à terme, trouver son propre style est une bonne solution ! 

L’analogie favorise la synthèse. C’est un processus naturel qui permet de mieux assimiler la connaissance, mais également d’apprendre de manière plus éclairée grâce à la prise de recul.

Leçon n°10 : Trouver son lâcher-prise tout en étant dans l’action 

Cours d’armes – Olympiades Aikido Club (juin 2020)

En aïkido, il est conseillé de se relâcher ses muscles pour fluidifier ses mouvements. Mais rien n’est moins aisé, surtout quand on est débutant. Alors comment lâcher prise quand on est tout crispé du poids de la journée et du stress quotidien ? En étant dans l’action mais en prenant du plaisir ! La meilleure façon de se détendre est de prendre du plaisir. Tout simplement. Et cette notion de plaisir peut être oubliée quand on tient un objectif de performance trop élevé, mais également quand on se sent brimé dans son élan, par un des remarques ou un manque de valorisation.

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : des objectifs trop ambitieux peuvent nous amener à finir sur les rotules tout en oubliant de prendre du plaisir à entreprendre. C’est pourquoi j’attache une grande importance à la notion d’alignement pour entreprendre sans s’épuiser, conserver son énergie et donner du sens à son quotidien d’entrepreneur. Lorsque je me suis lancée dans l’entrepreneuriat, j’écrivais des contenus sans stratégie en tête. Je prenais du plaisir à écrire mes articles, et c’est ce qui m’a permis de trouver mes clients, car j’étais dans une bonne énergie, sans chercher à trouver des clients “tout de suite”.  

Dans l’aïkido tout comme dans l’entrepreneuriat, le lâcher prise est essentiel à l’atteindre de ses objectifs, mais pour y arriver, il faut arrêter d’être obnubilé par l’objectif, et apprécier le chemin. 

 

Conclusion

Voici donc les 10 leçons d’entrepreneuriat que m’a appris l’aïkido. Par analogie, l’aïkido me permet d’adopter un nouveau regard sur l’entrepreneuriat, et réciproquement. Aujourd’hui, mon entreprise grandit, et ma pratique de l’aïkido s’améliore, et ce, dans un contexte particulièrement difficile. C’est de cette manière que mon entreprise tout comme l’aïkido deviendront de plus en plus résilients ! Si vous êtes entrepreneur, et que vous souhaitez prendre du recul sur votre activité, l’aïkido est un bon moyen pour cela.

 

👉 Pour essayer l’aïkido dans un Club dont l’ambiance est bonne, Olympiades Aikido club (13e) et Kuroba Aikido (9e)  sont de bon choix, on s’y retrouvera peut-être 😉

👉 Pour découvrir mon blog aikido, c’est ici 

En espérant vous y croiser dès la rentrée sur les tatamis, et d’ici là, au parc Montsouris (Olympiades) ou Georges Brassens (Kodokan) 

 

Réserve ton appel découverte : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

5 principes pour atteindre ses objectifs professionnels et personnels

J’aimerais te parler aujourd’hui du lien qu’il existe entre la manière de réussir dans sa vie professionnelle et personnelle. Plus précisément, j’ai établi des principes de vie applicables à ma vie privée, ma pratique de l’aikido et du chant, mais également à l’entrepreneuriat. Ces principes permettent d’atteindre ses objectifs personnels et professionnels. 

 

Et les voici ! 

 

Principe n°1 : se détendre et lâcher prise pour atteindre ses objectifs

 

Et oui, le fameux 😉 Evidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais relâcher te permettra d’être moins stressé et par conséquent être plus précis dans tes gestes (aikido), laisser l’énergie circuler (chant) mais également aborder les difficultés du quotidien avec plus de recul (vie privée). Sur le plan entrepreneurial, le lâcher-prise te permet d’obtenir les résultats pour lesquels tu as travaillé : une fois l’effort engagé, laisse la magie opérer (ce qui ne dépend pas de toi). 

 

Mes astuces pour lâcher prise : 

  • passer moins de temps avec mon téléphone (pas toujours facile) 
  • détendre mon corps (et mon esprit) avec un massage par mois

 

Principe n°2 : être régulier pour atteindre ses objectifs

 

La régularité dans toute pratique de toute discipline est un fondamental pour obtenir des résultats. Mieux vaut courir 30 minutes plusieurs fois par semaine qu’une fois 1h30 et ne plus rien faire pendant des mois. 

Dans des disciplines techniques comme le chant ou l’aikido, il est essentiel de pratiquer régulièrement pour que le corps intègre des postures qui deviendront des automatismes. C’est pourquoi je pratique l’aikido entre 3 et 5 fois par semaine. 

Dans l’entrepreneuriat, je ne le dis jamais assez, c’est la régularité de ta communication, et de ton travail qui donnera des résultats. C’est pourquoi il est essentiel d’instaurer des habitudes et un certain cadre (pas forcément très contraignant mais juste présent). Pour ma part, je produis des contenus réguliers depuis près de 3 ans, et ils sont à 80% responsables de l’acquisition de ma clientèle. 

Dans la vie personnelle, les habitudes permettent une bonne hygiène de vie mais également un rituel (une routine) matinale par exemple. Bien sûr, l’objectif est de développer un plus grand bien être dans ta vie personnelle. Il faut garder en tête le pourquoi de tes actions/habitudes/gestes sinon tu les dénatures de leur sens initial et tu perds la motivation. 

 

Principe n°3 : Trouver les mentors qui nous correspondent pour atteindre ses objectifs

 

Pour réussir à atteindre les objectifs que tu t’es fixés, des mentors bienveillants vont pouvoir te guider (et te permettre d’aller plus vite). Evidemment, il faut que le courant passe. Ce que j’attends d’un mentor : de l’écoute, de la pédagogie, de la bienveillance et de l’encouragement. 

Pour le chant, je n’ai pas encore trouvé : j’ai eu plusieurs profs qui ne me correspondaient pas et j’ai mis trop de temps à comprendre que chaque pédagogie n’était pas adaptée : trop de vocalises, trop de respiration, trop de blabla, trop de rythme, trop de contraintes au niveau du registre imposé…

Maintenant, je me suis imposée une règle : si le feeling ne passe pas après 3 séances, je passe à un autre mentor. 

Et j’ai connu la même chose sur le plan personnel en rencontrant des psys et en testants des médecines alternatives. Le problème quand on ne connait pas une discipline, c’est qu’il est difficile de juger par soi-même ce qui est bon ou pas pour soi. 

Pour l’aikido, j’ai choisi de combiner deux approches pour mieux intégrer les retours qui me sont faits. Je sentais que je n’étais plus réceptive à l’approche de mon premier club, et par conséquent, j’ai testé une autre pédagogie. “Aller voir ailleurs” m’a permis de prendre du recul sur ce qui m’était enseigné dans mon premier club.

Quand on entreprend, c’est la même chose : pour avancer plus vite vers son objectif, on a besoin de mentors, ou de guides. Bien entendu, tous ne nous correspondent pas. Si tu ressens un sentiment d’incompréhension, de frustration et de blocages, c’est que ce mentor n’est pas fait pour toi : alors change ! 

Garde en tête qu’un mentor doit te permettre d’avancer ! 

Principe n°4 : Savoir faire les bons investissements pour atteindre ses objectifs

Pour arriver à tes objectifs, il va falloir investir.  Du temps et de l’énergie, certes. Mais souvent aussi de l’argent. 

L’investissement en argent, c’est un véritable engagement. Et bonne nouvelle, il donne des résultats ! 

Le problème, c’est qu’on est souvent frileux à l’idée d’investir…par peur de dilapider ses économies sans obtenir de résultats. 

Alors qu’est-ce qu’un bon investissement et quand investir ? 

 

Un bon investissement :

  • Peut-être légèrement inconfortable : il nous fait sortir une somme que l’on a pas l’habitude de débourser…MAIS nous responsabilise ! 
  • Arrive au moment où l’on ressent le besoin d’un coup de pouce pour passer à la vitesse supérieure et atteindre le prochain palier. 

J’ai investi à plusieurs reprises dans l’entrepreneuriat pour me former et être coachée. Je savais en théorie ce que je devais faire, mais j’avais besoin qu’une personne me parle à moi personnellement et m’aide à développer ma propre entreprise. 

Plus j’avance dans l’entrepreneuriat, plus j’ai des besoins personnalisés (car sur le plan théorique, je sais ce qu’il faut faire) , et plus mes investissements sont couteux. 

C’est la même chose pour le chant, ou j’ai accepté de m’engager sur un trimestre dans une école quand j’étais au cours à la séance sans engagement par le passé. Cet engagement représente un gros investissement mais me permettra de me placer dans un autre état d’esprit : je décide de faire du chant une priorité.

Au niveau de l’aikido, j’ai également investi dans une double inscription dans un autre club pour croiser deux pédagogies mais également pratiquer plus et améliorer mon niveau.

Sur le plan personnel, je suis prête à mettre le budget pour débloquer des croyances limitantes et vivre mieux mon quotidien !

 

Quand tu hésites à investir poses-toi deux questions : 

  • Quel est le coût de l’inaction  ?
  • Cet investissement te met-il en danger financièrement ? 

Principe n°5 : être indulgent avec soi-même pour atteindre ses objectifs

 

Et je suis certainement la plus mal placée pour te donner ce conseil 😉

Avoir des objectifs ambitieux est une très bonne chose. Seulement plus l’objectif est ambitieux, plus la difficulté est présente. Il faut donc te laisser une marge de progression et donc d’indulgence. 

Je suis mal placée pour te parler d’auto-indulgence parce que je suis trop dure avec moi-même. En revanche, lorsque j’arrive à relativiser mes périodes de “stagnation” et adopter une vision plus globale, comprenant ma progression passée et mon objectif futur lointain, j’arrive à me satisfaire de mon travail. 

Car plus l’objectif est ambitieux, moins le progrès est linéaire. Voir parfois dégressif ! 

atteindre ses objectifs

Le chemin vers le succès 

Pour arriver au prochain palier, on tombe parfois dans une période de régression. C’est ce que le schéma montre au sujet de l’entrepreneuriat.

Je l’ai également éprouvé dans ma pratique sportive avec l’aikido ou j’ai parfois l’impression de régresser et de ne plus savoir faire les choses : mais c’est tout simplement parce que je prends conscience de ce que je ne sais pas. C’est parfois très déboussolant. 

 

Pour éviter d’être frustré, il est important de comprendre deux choses : 

  • Accepter l’évaluation
  • Ne pas prendre les choses personnellement 

 

Accepter l’évaluation externe te permet de ne pas t’auto-évaluer (ou flageller) et laisser une période extérieur et professionnelle t’évaluer de manière bienveillante (d’ou l’intérêt d’un bon mentor).Ne pas prendre les choses personnellement te permet de prendre de la hauteur par rapport à une critique (constructive). Ce n’est pas parce qu’on t’apprend à redresser la barre du gouvernail de ton entreprise, de ta pratique sportive ou d’introduire plus de diplomatie dans ta parole que l’on te critique en tant que personne. Seuls tes actes sont évalués. Il ne tient qu’à toi de les changer. Tu deviendras ainsi la meilleure version de toi-même, tout en restant toi-même 🙂

Voici donc mes 5 principes pour mieux atteindre tes objectifs professionnels et personnels et mieux vivre ta vie au quotidien ! 

 

Pour réserver ton appel découverte, c’est par ici : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

atteindre ses objectifs

14 leçons à retenir du Livre de Stan Leloup : Votre empire dans un sac à dos

Je viens de terminer le premier et nouveau livre de Stan Leloup le fondateur de Marketing Mania. J’ai acheté son livre après avoir assisté à sa conférence aux Editions Eyrolles, il y a quelques semaines. Je n’ai pas acheté ce livre pour “apprendre” sur le marketing, mais pour découvrir un angle d’approche singulier : celui de la psychologie humaine. Je propose ici un résumé de livre des 14 chapitres de Votre empire dans un sac à dos avec une reformulation personnelle. Bien sûr, ce résumé n’est pas exhaustif et ne vous empêchera pas d’acheter le livre de Stan qui est très bien structuré, et facile à lire. Ce résumé n’est pas une critique littéraire mais une synthèse pour aller à l’essentiel des enseignements de Stan Leloup.

Partie 1 : savoir vendre est un super pouvoir 

 

stan leloup

Chapitre 1 : comment convaincre des inconnus de vous envoyer de l’argent 

 

Pour vendre il faut se mettre à la place du client (la psychologie humaine) mais également comprendre le parcours client.

 

Il existe 3 critères pour vendre : 

  • La curiosité : si quelqu’un possède une information vous concernant ou concernant votre entreprise il aura déjà capté votre attention.
  • L’égo : on flatte votre égo grâce à un produit ou service 
  • L’appartenance  : l’appartenance à une tribu/un groupe social nous fait acheter un produit/service pour éviter l’exclusion du groupe

Pour apprendre à vendre, il faut trois étapes : 

  • Comprendre les bases de la psychologie humaine
  • Observer ce qui marche déjà ailleurs et le répliquer
  • Tester par soi-même des choses pour ses propres projets

Stan Leloup explique les prémices du copywriting il y a 50 ans en donnant quelques exemples de premières lettres de vente personnalisées. Aujourd’hui au 21e siècle, rien n’a changé. Les règles du jeu sont les mêmes : on  ne peut pas être libre si on ne sait pas vendre (on perd son indépendance si on n’est pas un bon vendeur car d’autres vendent en exploitant notre travail).

Pour survivre au 21e siècle, Stan invite également à regarder la réalité de son entreprise ou de sa situation en face : ce n’est pas parce qu’on est un bon petit soldat (ou une dinde) que le tapis rouge nous sera déployé. Il faut savoir s’affirmer et affirmer ses propres règles pour survivre et cela passe par le fait de sortir des cases que la société nous propose.

Stan prend deux exemples : 

  • la dinde qui est nourrie pendant 1000 jours par le fermier, puis meurt le 1001 jour à l’occasion du repas de ThanksGiving : pourtant le fermier avait l’air d’être son meilleur ami jusqu’à là ! 
  • Les étudiants en école de commerce suivent un parcours sans faute jusqu’à l’obtention de leur diplôme pour finir dans une tour à la Défense dans laquelle ils ne s’épanouissent plus.

Morale de l’histoire : ne soyez pas une dinde. Ce n’est pas parce que les choses se passent bien aujourd’hui que ce sera le cas demain. 

 

Chapitre 2 : la vérité sur l’art scandaleux du marketing 

Dans ce chapitre, Stan Leloup nous invite à comprendre la notion d’expérience : l’expérience permet de vendre, en ne répondant pas un besoin qu’on pourrait identifier mais à des besoins cachés : il donne l’exemple d’un restaurant de pancake convoité des thaïlandais, et dont le produit a été designé pour la fonction Boomerang d‘Instagram. Le besoin n’est donc pas de manger le meilleur pancake, mais de vivre l’expérience de manger un pancake dans un lieu populaire ! 

Stan invite également à comprendre la notion de besoin : les besoins ne sont pas forcément physiologiques mais psychologiques (crâner, combler un manque) et sociaux (créer du lien social, appartenir à un certain groupe social, affirmer son statut social ) ..

Par conséquent, il faut redéfinir le marketing qui ne se limite pas à la vente mais à  : 

  • L’écoute des besoins
  • La connaissance de son marché
  • La communication et la publicité 

Un bon marketing reconnecte un produit à un besoin, mais pas forcément le besoin le plus évident auquel pourrait répondre le produit. 

Stan Leloup donne l’exemple de l’IPhone, souvent controversé. L’IPhone ne sert pas seulement à téléphone, mais est “simplement une manière plus efficace de remplir des besoins qui existaient déjà avant son invention” (à savoir des besoins de reconnaissance sociale et de lien social)

Partie 2 : Analyser et manipuler les besoins humains 

stan leloup

Chapitre 3 :  Les besoins cachés de votre futur client 

 

“La solution à un problème de marketing n’est jamais la surenchère de promesses. Souvent notre produit ne se vend pas car nous n’avons pas identifié un vrai besoin”

 

Pour vendre, il faut comprendre les besoins cachés, inavoués et inavouables de ses clients.

Exemple : dans le domaine de la séduction, c’est la confiance en soi qui est le besoin caché du client, et pas seulement la recherche d’un partenaire sexuel.

Autre exemple : Dans le domaine des transports, Uber répond au besoin de certitude (prix, fiabilité et traçabilité de la voiture via une application mobile) “l’esprit humain n’aime pas l’incertitude  que les taxis n’apportent.

Pour synthétiser, la pyramide de Maslow fait un très bon état des lieux des besoins humains  : d’abord physiologiques, ces besoins se transforment en besoin de sécurité une fois comblés, puis en besoin d’appartenance (besoins sociaux) puis besoins d’estime et enfin d’accomplissement de soi.

 

 

Chapitre 4  : manipuler la peur : survie et sécurité 

On n’agit pas contre un danger si nous ne percevons pas les conséquences immédiates de ce danger, si nous ne l’avons pas placé dans notre top 100 des priorités.

Prenons l’exemple de Stan Leloup : il sait qu’il devrait  arrêter d’utiliser les poêles anti-adhésives Tefal pour éviter les risques de cancer dans 15 ans. Mais ce n’est pas un besoin urgent pour lui donc préfère mettre son énergie et ses priorités ailleurs. 

Pour aller plus loin, Stan Leloup donne un autre exemple qui nous concerne tous : la question des retraites et de l’épargne : on ne met pas assez d’argent de côté pour notre retraite parce que notre moi futur est une autre personne à nos yeux et donc on se mobilise pas pour elle (priorité au moi actuel) 

Question que pose Stan Leloup dans ce cas précis : comment aider les gens à considérer leurs besoins futurs aussi sérieusement que leur désirs de consommation au présent ?

Grâce au pouvoir de la visualisation. 

Pour acheter un produit ou un service, il faut que les conséquences de notre non-action soient immédiates, réelles et viscérales.

Pour qu’un besoin soit viscéral, il faut : 

  • Une conséquence claire et visuelle : Stan prend l’exemple des hommes vegan ou végétarien appelés les “soy boy”. Leur peur : devenir une femme s’ils continuent à manger du soja (à cause de la molécule phyto-oestrogène qu’il contient)

 

  • Un mécanisme d’action simple à expliquer : Stan Leloup met en valeur le lien de cause à effet : si on est déjà vigilant envers la technologie, il est facile de croire le lien entre wifi et cancer. Si, non, compliqué. Pareil pour les poêles Tefal ! 

 

  • Une dimension morale : Stan reprend l’exemple du Soy Boy, qui devient en soit une insulte mais également sociale et morale : celui qui mange trop de soja va perdre sa virilité : ce qui est non accepté dans notre société actuelle.

Stan Leloup donne d’autres exemples : celui des alarmistes du réchauffement climatique ou de l’effondrement : “vos interlocuteurs ne vous prendront au sérieux que si vous leur racontez une bonne histoire, qui colle avec leurs idées préexistantes.”

Chapitre 5 : vendre l’amour : besoin d’appartenance

Dans ce chapitre, Stan Leloup fait un focus sur le tribalisme, à savoir la communauté. 

Notre besoin d’appartenance à un groupe social est ancestral et aujourd’hui, la tribu prend les apparences d’une communauté d’individus.

Dès notre tendre enfance, nous manifestons notre besoin d’appartenance pour ne pas être rejeté.

Dès notre enfance, nous comparons notre tribu aux tribus concurrentes. 

Chaque tribu développe sa propre culture et ses propres codes. Ne pas les respecter, c’est risquer l’exclusion. 

 

Stan Leloup développe les 4 stades d’évolution d’une tribu : 

  • Une tribu est fondée pour servir une fonction : un objectif commun
  • Une tribu développe sa propre culture : elle a des codes et rituels partagés 
  • Une tribu devient une fin en soi : les rituels restent et sont signe d’appartenance
  • Une tribu devient une religion : elle s’organise autour de valeurs sacrées invisibles mais qui fédèrent (c’est le cas d’Apple, dont les fans sont souvent apparentés à des membres d’une secte, les “Apple Addict) 

Dans la vie, on peut décider de rejoindre une tribu ou créer la sienne.

Comment gagner de l’argent grâce au tribalisme ? 

  • En s’insérant dans une tribu existante (et en surfant sur cette audience) 
  • En créant sa propre tribu (Personal Branding

 

Chapitre 6 : l’économie du statut : besoin d’estime 

Pour se faire accepter dans une tribu, il faut acquérir du statut.

Il y a pour ça trois manières d’y arriver : 

  • 1 – Etre utile aux membres
  • 2-  Être publiquement associé à des individus qui réussissent ou qui ont un statut 
  • 3-  Attaquer les ennemis de la tribu 

Le statut demande un sacrifice (souvent financier) pour montrer la difficulté à l’obtenir : une Rolex par exemple. 

Le signalement du statut est partout mais le contre signalement aussi : c’est adopter une réaction inverse de la réaction que le statut devrait nous faire avoir.

Exemple : pour exprimer qu’on est riche, on pourrait penser qu’il faille devoir rouler en Jaguar, mais en réalité, le contre signalement montre que les gens très riches n’ont pas besoin de prouver leur richesse et roulent dans une voiture chic mais sobre 

 

Chapitre 7 : commercialiser le sens de la vie : besoin d’actualisation et de transcendance de soi 

Nous sommes les seuls mammifères à nous poser la question du sens de la vie, surtout en moment de crise existentielle (adolescence, crise de la cinquantaine).

Pour ne pas être en crise existentielle, il faut que nos désirs et notre réalité soient alignés. 

C’est quand ils ne le sont pas qu’on tombe dans des crises : boursière avec la spéculation, humaine avec le manque d’alignement personnel et professionnel.

Nous cherchons la gamification dans notre vie personnelle et professionnelle pour donner du sens à notre vie.

Nous avons un désir d’immortalité en créant des choses qui vont rester derrières nous (famille, business…).

Le sens de la vie se vend : dans les jeux vidéos qui donnent souvent une quête de Graal ou une mission divine par exemple. Ou bien dans le domaine de la séduction pour lequel les Love Coachs vendent l’amour comme but ultime de l’accomplissement de soi (cf. Pyramide de Maslow).

 

Partie 3 : trouver une idée de business

stan leloup

Chapitre 8 : comment trouver une bonne idée de business

 

Une bonne idée est rarement originale : Stan Leloup cite le cas d’Instagram qui s’est inspiré d’une idée en vogue : se géolocaliser sur un réseau social (Burbn).

La seule manière de voir si une idée est bonne, c’est de la tester et d’observer les résultats. 

Il faut utiliser les feedbacks pour faire évoluer son idée et l’adapter aux besoins du marché.

Pour Burbn : le check-in n’intéressait pas les utilisateurs. Ce qu’ils voulaient c’était partager des photos à leur communauté. L’app s’est donc transformée en Instagram et a développé des fonctionnalités autres : les filtres.

Objectif : permettre à n’importe qui de publier des photos “pro” sur Instagram.

Stan Leloup prend ensuite l’exemple de son entreprise qu’il connait encore mieux : 

Marketing Mania connaît son succès actuel grâce à l’acharnement de Stan dans l’écriture de pages de vente liées à son ancienne activité dans le domaine de la séduction. 

C’est d’ailleurs grâce à son argumentaire de vente qu’il s’est démarqué sur son marché et non juste en reproduisant ce que faisaient ses concurrents.

Les bonnes idées viennent : 

  • D’un problème qu’on a rencontré
  • D’un besoin identifié chez les autres

“une bonne idée de business est un problème que vous pouvez résoudre de manière unique”  Stan Leloup

Autre paramètre à prendre en compte pour repérer les besoins des clients : la douleur est plus motivante que le plaisir (on vend plus facilement de l’aspirine que des vitamines). 

Le problème doit donc être dur, urgent, reconnu.

Stan Leloup s’intéresse à une autre problématique souvent posée par les entrepreneurs débutants :

Faut-il choisir un business passion?

Oui, à condition de ne pas oublier le besoin du client ! Sinon, il s’agira d’un simple Hobby.

Stan fait la différence entre les passions de niveau 1 et passions de niveau 2.

  • La passion de niveau 1 serait la collection de timbre.
  • La passion de niveau 2 serait le fait de prendre du plaisir dans un business/activité rentable. 

Heureusement, on peut vivre d’une passion de niveau 2, à plusieurs conditions : 

  • Sentir que vous êtes utile
  • Etre bon dans ce que vous faites
  • Etre en contrôle de vos projets et de l’équipe qui vous entoure (savoir vous auto-gérer et manager une équipe)

 

Chapitre 9 : comment vous différencier si votre idée est déjà prise 

 

Chaque bonne idée à un concurrent : sans concurrent, pas de marché.

Il existe 7 stratégies pour se différencier dans un marché concurrentiel : 

1 – Se spécialiser 

C’est à dire, créer sa niche pour sortir du lot.

2 – Etre le meilleur pour répondre aux besoins d’un type de client, à un moment donné

Ce qui compte, c’est la satisfaction du client : il faut être à l’écoute de son besoin et cerner tous les leviers psychologiques, et étudier les solutions existantes pour proposer quelque chose de plus adapté à un moment T.

3 – Etre pionnier sur un nouveau canal marketing 

Être un précurseur du web pour devancer la concurrence

4 – Arriver avec un vrai avantage concurrentiel sur son marché

Développer une compétence profonde et rare et l’appliquer sur un marché qui ne la connaît pas.

5 – Développer des compétences profondes pour se démarquer et percer sur un marché

Les compétences profondes sont rares (demande des années de pratique), précieuses (elles aident un business), transférables (à plusieurs activités).

Exemple : le Copywriting (l’art d’écrire pour vendre) et le Personal Branding (développer sa marque personnelle). Ces deux compétences profondes répondent aux trois critères ci-dessus.

6 – Utiliser sa personnalité

Ressortir du lot grâce à son authenticité et à son style.

7 – Se construire un avantage inattaquable : construire une “douve économique” (devenir la référence sur son marché)

Objectif : construire pendant vos trois premières années un avantage qui facilitera les 15 prochaines années. 

Exemple : Google (LA référence pour accéder à l’information facilement), Tesla (une marque qui a la confiance des consommateurs), un système logistique mondial (Amazon).

 

Chapitre 10 : identifier votre client idéal en 4 questions indispensables 

L’erreur que font beaucoup d’entrepreneurs est de s’adresser à tout le monde sur un ton impersonnel. Au contraire, quand on est un indépendant, mieux vaut écrire comme si on s’adressait à un ami. C’est ce qui a valu le succès de Tim Ferriss dans l’écriture de la semaine de 4h. 

Stephen King, lui adresse tous ses livres à sa femme : c’est la seule à qui il pense quand il écrit et imagine ses réactions.

Pour toucher votre client idéal, il faut le sonder, et pour cela : 

  • Poser des questions ouvertes
  • Ecouter ses réponses.

 

Question n°1 : quel est votre principal problème ?

Poser la question permet de voir ce qui vient en priorité à l’esprit de votre prospect et donc la dimension sociale, psychologique ou d’égo, du problème qui vient en premier.

Exemple : quelqu’un qui veut perdre du poids peut le faire pour plusieurs raisons : 

  • Trouver un conjoint
  • Mieux s’aimer 
  • Se challenger

Question n°2 : A quoi ressemblerait votre vie si vous n’aviez pas ce problème ?

Cette question permet à votre client de se projeter et de rêver

Il faut viser les personnes qui ont envie de vivre leur rêve ou leur objectif maintenant et pas ceux qui y songent faiblement.

Question n°3 :  Avez-vous essayé de résoudre ce problème ?

La question permet d’adapter la solution au client mais surtout de comprendre dans quelle disposition mentale est le prospect par rapport à la résolution de ce problème (enthousiaste, défaitiste).

Question n°4 : quelles sont vos influences sur ce problème ? 

Quelles sont les idées reçues dans sa tribu et comment se positionne votre message par rapport à son entourage (contradiction ou affirmation)

Pour mieux cerner le besoin du client, un sondage ouvert et ciblé peut permettre de voir la manière dont le prospect s’exprime et le titiller par la suite pour aller plus loin.

Un appel avec le prospect peut également rendre le problème encore plus réaliste. L’appel permet à votre prospect de dire des choses qu’il n’écrirait pas dans un sondage écrit et donc de libérer sa parole à l’oral. 

Stan Leloup s’intéresse ensuite à la question de l’avatar (le persona, le client idéal). L’avatar est en réalité un guide pour vendre. C’est une vision du client qu’on aimerait avoir et qui existe. Par la suite, on peut développer plusieurs avatars mais mieux vaut commencer avec un au début. 

 

Chapitre 11 : testez votre idée avec un investissement de zéro euro

Le problème des entrepreneurs, c’est qu’ils sont souvent très lents à se lancer par peur du risque. Or, on ne peut savoir si un produit/service marche qu’en testant l’idée auprès de clients.

La créativité d’un entrepreneur n’est pas dans sa grande idée mais dans sa capacité à la mettre en place concrètement et rapidement.

Pour cela, il faut partir de suppositions plus ou moins évidente et passer à l’action. 

 

Exemples de suppositions : 

  • Les gens achètent des bijoux/chaussures
  • Je peux créer le produit rapidement
  • Je peux donner une meilleure expérience utilisateur/client que ce qui existe déjà 

A partir de là, on passe à l’action ! 

On commence par créer un prototype et le lancer pour voir si l’idée/projet fonctionne.

On peut aussi commencer manuellement quelque chose qui sera automatisé plus tard.

C’est le cas de Marketing Mania, qui veut lancer une plateforme de mise en relation entre copywriter et entreprise et qui commence avec en créant deux Google forms : pour connaître la demande des entreprises (missions) et pour lister les copywriters en recherche de missions.

Pour tester un produit ou service, on peut également tester le système de prévente (ou “lancement inversé”) pour vendre un produit avant même d’avoir perdu du temps ou de l’énergie à le créer. Un conseil pour une formation en ligne : être honnête sur le fait que vous vendez en prévente et proposer quelques modules déjà créés. 

C’est également ce que font les développeurs de jeux vidéos qui proposent des jeux en “early access”, des versions bêta pour les joueurs qui font remonter leurs feedbacks aux développeurs tout en bénéficiant d’une première version du jeu gratuite ou à tarif préférentiel. De plus, tenir le rôle de la personne qui fait des feedbacks est valorisant pour le joueur/utilisateur.

Maintenant comment surmonter la peur de l’échec ? 

Pour cela, projetez-vous dans des scénarios catastrophes réalistes : quelles sont les pires choses qui puissent arriver si vous échouez ? Sont-elles si dramatiques que ça ? Cet échec n’est-il pas avant tout un échec social (ou d’égo)? 

Maintenant, raisonnez dans le sens inverse : quel est le coût de votre inaction ? N’est-il pas pire ? 

Partie 4 : vendre votre produit

stan leloup

Chapitre 12 : écrire le pitch du siècle 

La vente ne se limite plus au travail du commercial extraverti. Et pour cause, un introverti peut vendre aujourd’hui grâce à l’écrit (le copywriting) sur internet (avec des pages de vente pour produits et services). 

Mais il y a une structure à adopter pour être efficace dans ses ventes. Cela s’appelle, l’arc narratif. Et voici comment il se structure : 

Pointer le problème : se mettre à la place du client et décrire sa situation (non satisfaisante) actuelle

Conceptualiser et montrer la solution : le miracle pour en finir avec une situation pénible

Visualiser le résultat : c’est une projection de la vie du client sans le problème. Une vision pour le faire rêver et le pousser à acheter votre produit ou service. 

Formuler l’appel à l’action : pour permettre au client d’acheter le produit après cet argumentaire de vente.

Bien sûr, ce descriptif est sommaire et il faudra rentrer dans un niveau de détail plus important pour écrire de belles pages de vente (rajouter de la preuve sociale par exemple).

Pour réussir à bien vendre, il ne faut pas tomber dans la malédiction du technicien (expression de Stan) et se cacher derrière des caractéristiques techniques. 

Pour vendre un stylo, on ne vend pas l’encre mais l’écriture. Pour vendre une location de voiture, on ne vend pas le moteur, mais la liberté de voyager sans contraintes. 

Pour toucher votre prospect, il faut viser son cerveau droit (ses émotions, son caractère irrationnel) car la vente est une histoire d’émotions ! 

 

Chapitre 13 : Trouver des clients grâce à la méthode du “camion de glaces”

 

Un marketeur a deux tâches essentielles :

  • Capter l’attention de prospects qualifiés 
  • Vendre à ces prospects

Pour vendre des glaces mieux vaut placer son camion de glace au bord de la mer qu’au sommet d’une montagne. Au sommet d’une montagne, il faut vendre des crêpes au Nutella, ça marche mieux car ça répond au besoin des skieurs.

Quelles sont les stratégies de développement possible sur le web et IRL?

 

1 – Le SEO :

Avantage : permet de ressortir dans les résultats de recherche grâce à des articles de blog bien référencés ou un travail sur les mots clés. Le trafic est très qualifié grâce au ciblage des bons mots clés

Inconvénient : stratégie de long terme dont les résultats tardent à venir

 

2 – Les contenus :

Avantage : démarrage sans budget, peut être ludique et plaisant grâce à un style de communication personnalisé

Inconvénient : stratégie de long terme, besoin de consacrer du temps régulier à la production de contenus (articles, vidéos, podcast…)

 

3- La publicité payante :

Avantage : résultats immédiats

Inconvénient : cher, et annulation des résultats dès qu’on arrête de payer

 

4- La stratégie d’influence

Avantage : surfer sur une audience plus grosse que la sienne, sans faire de gros efforts, grâce aux interviews de personnes connues, ou d’interviews de vous dans des médias, ou encore des articles invités (contribution gratuite dans un média influent) 

Inconvénient : irrégularité de cette stratégie qui dépend du bon vouloir des médias/influenceurs sur lesquels on souhaite être visible

 

5- Les partenariats :

Avantage : permet sans effort de faire venir des sources de trafic (détournement de trafic comme dirait Stan)

Inconvénient : gérer plusieurs partenariats et mesurer l’efficacité de ceux-ci n’est pas toujours simple : quel partenaire m’a ramené quel client ? C’est un problème de traçabilité (tracking)

 

6- Le réseau : 

Avantage : il faut aimer parler aux gens, mais ça permet de créer des relations humaines plus profondes en rencontrant les personnes dans la vraie vie 

Inconvénient : ne se suffit pas pour développer sa notoriété et sa visibilité sur le web 

 

Par quoi commencer pour développer sa visibilité en ligne ?

  • Commencer par tester ces différentes sources pour voir celle qui nous correspond le mieux
  • Mesurer les résultats
  • Ne garder que celle(s) qui fonctionnent vraiment
  • Laisser la magie opérer (l’effet boule de neige) 
  • Développer une autre source de trafic pour la laisser mûrir à son tour

C’est de cette manière que Stan a commencé par un podcast (après avoir testé le blogging sans grand succès) puis quelques années plus tard, s’est essayé à YouTube pour ensuite.

 

Chapitre 14 : travailler moins et gagner plus grâce à l’effet de levier 

C’est grâce à l’effet de levier qu’une entreprise peut augmenter son chiffre d’affaires sans faire plus d’effort : c’est ce qu’on appelle le scale.

Pour réussir à mettre en place cet effet de levier, il faut des process bien précis que n’importe quel exécutant qui arrive dans l’entreprise pourrait reproduire. 

C’est le cas de McDonald’s qui a pu s’étendre dans le monde entier grâce à son système de franchise, mis en place par Ray Kroc.

Le niveau 1 d’un business : échanger son temps contre de l’argent 

Lorsque vous vous lancez dans un business, votre équation est la suivante : temps passé = argent gagné. Puis vous allez comprendre que pour gagner plus en travaillant moins, il faudra activer d’autres leviers. Cela vous permettra de travailler SUR votre business et non DANS votre business.

Le niveau 2 d’un business:  augmenter ses compétences pour vendre plus cher

Plus vous êtes formé, plus vous apportez de la valeur, et cette valeur a un coût. Elle vous permet par exemple de passer de community manager à consultant en communication digitale. 

Avantage : vous prenez de la hauteur en apportant un regard stratégique et passez moins de temps à faire de l’opérationnel.

Le niveau 3 d’un business : automatisez ses tâches 

Quand une tâche devient répétitive, c’est le signal qu’elle doit être automatisée. Il y a des outils qui permettent cela : 

Pour éviter des ping-pongs de mails pour prendre un rendez-vous : utilisez des outils comme Calendly ou Youcanbookme

Pour publier des publications sur les réseaux sociaux : programmez les avec des outils comme Hootsuite ou Buffer.

Le niveau 4 d’un business : déléguer ses tâches 

Quand une charge de travail survient et que vous n’avez aucune valeur ajoutée pour ces tâches, vous pouvez les déléguer auprès d’un expert.

Ca peut être le cas de l’administratif par exemple.

Ou bien de l’ “automation” pour envoyer des emails de marketing grâce à des séquences mails automatisés ! 

On peut également déléguer une prise de décision auprès d’un expert qui rejoint votre équipe : un consultant en management ou RH par exemple.

Le niveau 5 d’un business : investir dans d’autres business

Stan ne rentre pas dans ce niveau de détail car très haut niveau de développement.

La question finale que pose Stan Leloup est la suivante : que faire de son temps libre ?

Option 1 : continuer l’effet boule de neige en scalant encore plus et en gagnant encore plus d’argent

Option 2 : profiter de ce succès pour se reposer.

Conclusion 

Il ne faut pas attendre le bon moment pour se lancer.

Tout business commence par les bases : faire les choses soit même pour comprendre les basiques avant de passer à la vitesse supérieure.

Pour en savoir plus sur le livre de Stan Leloup, je vous invite à commander son livre !

10 nouvelles leçons d’entrepreneuriat que m’a appris l’aïkido en 2020

Il y a quelques mois, j’écrivais un article sur les 5 leçons d’entrepreneuriat que m’avait appris mon sensei en une semaine. Aujourd’hui, en 2020, l’aïkido m’a encore appris de nouvelles leçons d’entrepreneuriat que je vais partager et qui aideront peut-être certains à entreprendre autrement, avec plus de recul et de sérénité.

 

Leçon n°1 : ne pas confondre vitesse et précipitation

    leçons d'entrepreneuriat                               

C’est une leçon qui m’est souvent rappelée par mes différents senseis sur les tatamis : la vitesse et la précipitation sont des notions qui peuvent sembler similaire, mais qui sont pourtant bien différentes. 

La vitesse, c’est faire les choses avec dynamisme et fluidité. 

La précipitation, c’est se jeter la tête la première dans un mur ou sur un danger, et surtout sans réflexion. 

La vitesse n’est possible que lorsque les bases solides sont déjà posées. 

Sur le plan entrepreneurial, on peut être plus rapide et efficace dans sa capacité d’exécution lorsqu’on est à l’aise avec ce qu’on fait (son métier) et lorsqu’on sait comment le faire (cf. les outils utilisés). 

Se précipiter par pression interne ou externe n’amène jamais à de bons résultats. Et j’en ai déjà fait les frais. J’ai voulu construire un business sans vision entrepreneuriale lors de mon lancement il y a quelques années. J’ai voulu augmenter mon chiffres d’affaires sans vision financière, et j’ai payé le prix (au sens propre du terme).

Aujourd’hui, j’ai une vision entrepreneuriale et j’anticipe les obstacles financiers, administratifs mais aussi physiques, dans le cadre de l’aïkido par exemple. 

 

Leçon n°2 : éviter les hacks pour intégrer des bonnes pratiques

 

leçons d'entrepreneuriat

Il y a quelques jours, mon sensei montrait une technique compliquée d’aïkido. Pour aider les débutants, certains élèves plus gradés leur proposaient une version simplifiée de la technique (en tout cas visuellement). Le problème c’est que ces élèves gradés ont mis des années à comprendre comment trouver ce raccourci. Un débutant sans expérience ne pourra pas réussir ni comprendre cette solution raccourcie sans être passé par une phase de recherche et l’expérimentation. 

De manière générale, en aikido, plus les techniques ont l’air simple, plus leur maîtrise est compliquée car le débutant ne voit pas les subtilités derrière la simplicité.

Sur le plan entrepreneurial, c’est la même chose : on ne peut pas se contenter de hacks pour construire un business solide. Les hacks servent à faire grossir des chiffres (des likes, des abonnés), mais ces chiffres ne permettent pas d’avoir des abonnés qualifiés. Car ce qui permet d’obtenir des abonnés qualifiés, c’est la relation de confiance qui se crée avec le temps grâce aux contenus apportés à sa communauté et grâce à la preuve sociale apportée par l’entrepreneur qui veut développer sa notoriété : ses témoignages clients, sa e-réputation, la qualité de ses contenus. 

La simplicité vient avec le temps, mais toute activité demande de passer par une phase d’apprentissage qui prendra le temps qu’il faut pour intégrer les différentes leçons et process.

 

Leçon n° 3 : accepter le lâcher-prise pour faire circuler les énergies 

leçons d'entrepreneuriat

Dans l’aïkido, le lâcher prise est un des principes fondamentaux de la discipline : dans un art martial où la connexion à l’autre est essentielle, il est impossible de réaliser des techniques sans être à l’écoute de la direction que donne l’adversaire (Uke). Et la seule manière d’être attentif à ces mouvements est le relâchement de ses muscles. Il faut être détendu pour être à l’écoute de l’autre. 

Une fois détendu, il est plus facile de se laisser aller, et tomber (au sens propre du terme). On dit souvent en aïkido, qu’il faut accepter d’abandonner la partie de son corps qui est saisie (souvent le bras). C’est d’ailleurs en acceptant le déséquilibre qu’on chute pour mieux remonter. 

Dans l’entrepreneuriat, abandonner un membre revient à déléguer : quand on délègue, on abandonne une partie de son bébé (son entreprise). Mais cette étape est essentielle pour aller de l’avant et se concentrer sur l’essentiel. 

Par ailleurs, dans l’entrepreneuriat, on prône souvent le lâcher-prise pour laisser circuler les énergies : quand on s’acharne sur une tâche ou qu’on se met une pression mentale énorme pour réaliser un objectif, on ne véhicule que des ondes négatives. Le mieux est de faire sa part du travail et se détendre en attendant le meilleur advenir (et il adviendra !) .

Lorsque je me dis que j’ai absolument besoin d’argent, je manifeste le manque (facile à dire je sais). Mais je sais dans ce cas précis, que ce sentiment de frustration est la dernière attitude à adopter pour obtenir satisfaction. Le mieux est de définir un objectif et de se donner les moyens d’y arriver tout en prenant du temps pour se vider l’esprit et laisser l’univers (ou la magie) opérer. 

 

Leçon n°4  : apprendre de l’autre (même des plus débutants)

aikido leçon

Quand j’ai commencé l’aïkido, je pensais qu’en tant que débutante, je faisais perdre du temps aux gradés (je le pense encore à certains moments). Je mettais du temps à comprendre ce qu’on me demandait, et j’étais étonnée de leur bienveillance et de leur patience. Plus tard, j’ai compris qu’ils apprenaient également avec moi : mes réflexes de débutante leur avaient permis d’adapter leur niveau au mien, de voir que ce qui marche avec un autre gradé ne fonctionne pas avec un débutant et ainsi de balayer leurs certitudes. Ils ont également pu développer une approche plus pédagogique de l’aïkido : faire c’est une chose, transmettre s’en est une autre. 

Dans l’entrepreneuriat, le process est le même : j’apprends de mes clients, peu importe leur niveau. Mes clients me permettent de redescendre sur terre quand j’ai l’impression d’avoir tout compris. Avec mes clients, je dois m’adapter à leur niveau d’expérience, mais également composer avec leurs peurs et leurs appréhensions. Ce n’est pas parce que les choses sont faciles pour moi, qu’elles le sont pour les autres (ni que je sais les expliquer). 

J’ai donc développé des outils pédagogiques, des méthodes et questionnements qui me permettent d’être une meilleure coach. C’est donc grâce à leurs questionnements que j’avance. 

Leçon n°5 : toujours rester vigilant (même quand la partie semble gagnée)

leçons d'entrepreneuriat

En aïkido, certains gradés peuvent avoir tendance à baisser leur garde face à un débutant (surtout de ma taille), ne sentant pas de menace venir. Mais la menace n’est pas forcément une question de taille, mais une question de réflexe. A tout moment, je peux en coller une à celui qui s’approche trop.

C’est pourquoi, l’un des principes de l’aïkido est de toujours rester attaquant. Ce n’est pas parce qu’on a porté une attaque qu’on peut baisser sa garde, car il peut revenir. 

On explique également qu’il faut garder un espace vital (de la taille de ses bras) autour de soi pour ne pas laisser de fenêtre d’ouverture à l’autre. C’est cet espace vital qui permet d’être en sécurité. 

Dans l’entrepreneuriat, on peut avoir tendance à se reposer sur ses lauriers assez facilement :  quand on connaît une période de forte demande de clients,  ou quand on dépend d’un gros client qui nous rémunère suffisamment pour ne plus avoir à nous soucier de rien. 

Or, c’est une erreur que j’ai moi même commise : pendant près d’un an, j’ai dépendu d’un client et cette dépendance m’a fait totalement oublier de travailler sur le développement de mes offres et de communiquer régulièrement. J’en ai payé le prix quand cette collaboration s’est achevée. 

De même, je vois souvent des freelances qui se noient sous un flux de demande clients pendant une période donnée puis qui oublient de développer leur stratégie de communication en parallèle, faisant passer la demande client en priorité. Et à chaque fois, la même chose se produit : quand la demande se tasse, ils se retrouvent à vivre une période d’accalmie et doivent prospecter des clients. Or, s’ils avaient mis en place une communication régulière, en sacralisant des plages horaire pour cela, ils auraient eu un flux de clients réguliers. 

Leçon n° 6 : développer une agilité physique et mentale 

leçons d'entrepreneuriat

L’aïkido fait travailler sa souplesse et son agilité physique (avoir de bons appuis, savoir détendre ses muscles). Cette agilité permet à l’attaquant (uke) ou à celui qui fait la technique (tori) de s’adapter au gabarit et au niveau de son adversaire et de mieux revenir quand le contact avec l’autre est perdu. C’est seulement dans ce contexte qu’on peut trouver le point d’équilibre dans sa relation à l’autre. N’oublions par que dans aikido, le “ai” signifie l’union, l’harmonie avec l’autre. 

Si les deux aikidokas ne s’écoutent pas, ils se retrouveront dans une position de force, de confrontation et d’opposition qui est à l’encontre de l’ADN de l’aïkido. Mais surtout, cette attitude empêche le développement de capacité d’adaptation et d’agilité. 

Quand je pratique avec un aikidoka du double de mon poids, s’il décide de ne pas jouer le jeu et m’écrase avec son bras ou bloque mes techniques, il m’aura certes mise K.O, mais n’aura rien appris à la maîtrise de sa force physique, et n’aura absolument pas tenu compte de notre interaction. En revanche, s’il  s’adapte à mon gabarit, il aura appris à être plus agile, et maîtriser sa puissance. 

Dans l’entrepreneuriat, il est capital de développer des capacités d’agilité mentale : c’est d’ailleurs une des raisons qui explique le succès des méthodes agiles/lean startups/design thinking. Le point commun entre ces méthodes et de s’adapter à la demande du client, de tester et d’itérer pour obtenir un résultat harmonieux, et adapté à la demande. Cette agilité s’applique également au cas du freelancing, où le freelance mobilise sa flexibilité mentale pour trouver un point d’équilibre avec ses collaborateurs : flexibilité au niveaux des horaires, des budgets et des méthodes appliquées au clients. Bien sûr, cette flexibilité n’est possible que si le freelance reste aligné avec ses valeurs. 

 

Leçon n°7 : arrêter de s’auto-évaluer sans référentiel fiable 

leçons d'entrepreneuriat

L’auto-évaluation, et surtout, l’auto-bashing est une pratique courante en aïkido. Or, il est difficile d’évaluer sa propre progression seul, par manque d’objectivité. En aïkido, ce sont les passages de grade qui nous permettent de savoir si on a évolué et progressé ou non. 

Quand j’ai commencé l’aïkido, je refusais de passer des grades par peur du jugement. Puis mon sensei m’a “forcée” à les passer et depuis mon niveau s’est vraiment amélioré. L’évaluation en aïkido consiste à réaliser des techniques de manière bien construite. Ce qui est attendu de l’aïkidoka : construction technique claire, contrôle de l’adversaire, attitude martiale et…maîtrise du japonais ! 

Sur le plan entrepreneurial, on utilise des KPI (des indicateurs clés) mesurables pour évaluer sa progression. Le chiffre d’affaires, le trafic d’un site web et l’évolution du nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux en sont quelques exemples.

Et pourtant, on a souvent tendance à dénigrer ou surestimer (en fonction du degré de confiance en soi) ses avancées. On oublie de regarder sa courbe de progression, et on regarde ce qu’il reste à parcourir. Prendre conscience de ses avancés permet d’aborder l’avenir plus sereinement. Mais pour cela, il est capital d’avoir un regard objectif avec soi même que seuls des indicateurs mesurables et fiables peut permettre.

 

Leçon n°8 : savoir dans quoi on s’engage 

leçons d'entrepreneuriat

Quand on commence l’aïkido, on a souvent aucune idée dans quoi on s’engage : le process d’apprentissage est plus long que dans beaucoup d’arts martiaux. Non seulement, il faut des années avant de pouvoir utiliser l’aïkido dans la vie de tous les jours (même si ce n’est pas l’art martial que je recommande si vous voulez vous défendre dans la rue), mais en plus, il faut un temps pour que le corps intègre des réflexes contre intuitifs. 

Dans mon club, on dit souvent qu’on est débutant jusqu’au premier Dan (donc au moins 4 ans après avoir commencé). 

Par conséquent, ce qu’on recherche au quotidien, ce n’est pas la performance, mais l’écoute de nouvelles sensations, le déblocages de tensions dans notre corps, et la réduction de nos appréhensions. 

Quand on décide d’entreprendre, le chemin est tout aussi long. Pour développer une activité rentable, avec laquelle on est aligné, le chemin est long. Mais tout comme dans l’aïkido, ce n’est pas tellement la fin que l’on cherche, mais surtout d’apprécier la route engagée. 

Entreprendre demande une certaine préparation mentale et financière : il faut avoir un bagage psychologique solide pour lutter contre la peur paralysante, accepter les risques qui font partie de l’ADN de l’entrepreneuriat, accepter l’incertitude de l’avenir, et avoir les ressources pour subvenir à ses besoins, investir et épargner au quotidien. 

 

Leçon n° 9 :  Prendre conscience de ses propres limites pour passer un cap 

leçons d'entreprenariat

En aïkido, il existe un moment très frustrant : ce moment où l’on prend conscience de ses propres limites, ou plutôt celles de son corps. Ce sentiment est très déroutant car il révèle une dissonance cognitive entre ce que l’esprit comprend, et ce que le corps peut faire. Je suis consciente que pour passer un nouveau palier, je vais devoir apprendre à relâcher mon corps, mais je n’arrive pas à contrôler mes tensions ni mes appréhensions. Toutefois, cette prise de conscience de ses propres limites n’intervient qu’après un certain niveau. Et permet de garder une certaine humilité. Au bout de trois ans, je me rends compte que je ne sais plus faire une technique qui me semblait basique : ikkyo. Or, je comprends que plus le niveau augmente, plus les acquis sont remis en question. Ce qui permet de comprendre que rien n’est jamais acquis et qu’il faudra toujours apprendre pour passer à l’étape supérieure.

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : on prend conscience que l’on ne sait rien pour passer un cap supérieur. Je sais que pour atteindre mes objectifs, je vais devoir me faire accompagner, déléguer ou mieux organiser mon temps. Je sais que la route est encore longue pour y arriver et que je ne dois garder un rythme de travail régulier malgré mes exploits quotidiens. Cette prise de conscience parfois douloureuse est une prise de rappel de notre vulnérabilité et permet ainsi de moins nous mettre en danger. Sans peur et sans douleur, nous serions voué à notre propre perte.  

 

Leçon n°10 :  prendre du plaisir pour trouver du sens à sa pratique 

leçons d'entreprenariat

Dans l’aïkido, ce qui fait tenir au quotidien, c’est à la fois, un club avec une bonne ambiance mais surtout trouver du plaisir dans sa pratique (clairement ça ne vient pas tout de suite, d’où l’intérêt de trouver un club avec une bonne ambiance). Si je viens trois fois par semaine, c’est d’une part pour progresser mais pas que. Je prends maintenant plus de plaisir dans ma pratique car mon corps est plus détendu, et peut accepter de nouvelles techniques, de nouvelles chutes et de nouveaux adversaires. 

Si on me demande si ce que je recherche dans l’aïkido, je dirai que j’aime voir que mes appréhensions diminuent, que j’arrive à me connecter à mon adversaire, et me laisser aller (pas encore complètement). Il y a bien sûr des hauts et des bas mais je pense que mon corps s’habitue à aux tatamis.

Tout comme la course à pied que je pratique régulièrement, l’aïkido est devenu une pratique dont je peux difficilement me passer. 

Dans l’entrepreneuriat,  je constate la même chose : j’aime me lever le matin et travailler à mon rythme sur des sujets que j’aime, avec des clients avec qui j’aime travailler. J’aime leur apporter de la valeur, et écrire pour leur communiquer mes messages (mon canal de communication privilégié). 

Il y a certes des contraintes dont la précarité fait partie, mais ces contraintes, je les ai choisi. Je sais pourquoi je me lève le matin, je me sens alignée avec ce que je fais et c’est encore une fois le chemin que je parcours plus que la destination qui m’apporte un épanouissement et un alignement au quotidien. 

Conclusion 

Ces 10 leçons d’entrepreneuriat que m’a appris l’aïkido reflète bien la convergence entre ces deux activités. Je vois d’ailleurs de plus en plus d’entrepreneurs sur les tatamis. Ces deux activités complémentaires me nourrissent et me permettent d’être plus épanouie, à l’écoute de mon corps, et des autres. En tant qu’entrepreneur, je pense qu’il est bien d’avoir une activité sportive ou récréative en parallèle de son activité pour apprendre à lâcher prise et se libérer des tensions du quotidien. Cette activité pratiquée à fréquence régulière contribue au bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle, de contribuer à sa propre quête de sens, et plus concrètement, de diminuer les risques de saturation et burn-out.  Les meilleurs entrepreneurs que j’ai rencontrés sacralisent du temps pour eux. Ce temps n’est pas perdu, au contraire, il permet de gagner en productivité et surtout en bien-être pour continuer ce long marathon qu’est l’entrepreneuriat. 

 

👉 Pour essayer l’aïkido dans un Club dont l’ambiance est bonne, Olympiades Aikido club (13e) et Kuroba Aikido (9e)  sont de bon choix, on s’y retrouvera peut-être 😉

👉 Pour découvrir mon blog aikido, c’est ici 

 

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yéza lucas coaching

Lancer et vendre une formation en ligne : les 6 questions à se poser

Beaucoup d’entrepreneurs rêvent secrètement de lever le pied de leur business en mettant en place un système de revenus passifs. Parmi les options qu’ils envisagent, la formation en ligne revient souvent. Après avoir essayé de lancer et vendre une formation en ligne, ils se mettent à vite déchanter. Pourquoi ? Parce que la théorie et la pratique diffèrent dans ce cas précis. Et oui, lancer et vendre une formation n’a rien d’automatique et encore moins au début. Ceci dit, il y a quand même moyen de bien vendre sa formation en ligne grâce à la checklist en 6 points que je te propose. Il s’agit de 6 réflexions de fond et non de 6 astuces. 

1 – As-tu une communauté pour lancer et vendre une formation en ligne ? 

Tu as une idée de formation et tu veux la lancer, c’est super ! Mais à qui vas-tu la vendre ? 

Cette question est la première à se poser. Tu peux avoir une idée théorique de qui est ton persona (ta cible) mais dans les faits, il faut te demander : cette cible gravite-t-elle autour de toi ? L’as tu déjà sensibilisée à ton approche, avec tes contenus ? En sommes : pourquoi te ferait-elle confiance ?

Le marché de la formation en ligne est saturé. Les concurrents sont ultra nombreux et proposent des contenus sur la même thématique que la tienne, peut être même moins cher. Mais je ne te dis pas ça pour te décourager, bien au contraire ! Je veux simplement que tu aies conscience des réalités du marché pour éviter de te casser la figure. 

Si l’écosystème entrepreneurial est très concurrentiel, je reste persuadée qu’il y a de la place pour tous, même pour vendre une formation en ligne. Pourquoi ? Parce que chaque entrepreneur a son public, sa communauté, qui lui est fidèle et qui achètera chez lui par affinité. 

Je suis sûre que tu as tes habitudes chez des commerçants, que ce soit pour faire tes courses ou aller à la pharmacie. Pourtant, tu choisis un commerce et non un autre parce que tu sens que tu as plus d’affinité avec la marque, ou le commerçant en question. Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose. C’est pourquoi, il te faut une communauté soudée, fédérée autour de ta marque ou de ta personne pour vendre un produit concurrentiel. 

Comment créer une communauté ? J’en parle dans cet article, publié dans Frenchweb, mais également dans cet article publié sur mon blog. 

2 – Coaching : faut-il en avoir fait pour lancer une formation en ligne ?

vendre une formation en ligne

C’est l’éternelle question. Et pourtant les avis sont partagés. Alors voici mon avis : avoir fait du coaching avant de vendre un produit (une formation en ligne) peut être avantageux. Une expérience de coaching va d’une part t’apprendre à bien identifier les besoins de tes clients pour ensuite proposer un produit standardisé (la formation en ligne) qui va pouvoir débloquer des centaines ou des milliers d’entrepreneurs sur cette thématique. D’autre part, tu vas pouvoir utiliser les outils et exercices proposés à tes clients en coaching à une plus large audience dans le cadre de la création d’une formation en ligne. 

Pour autant, avoir fait du coaching est-il un pré-requis à la création et à la vente d’une formation en ligne ? 

Non. Tu peux vendre ta formation en ligne grâce au soutien inconditionnel de ta communauté. 

C’est le cas d’Antoine BM, qui a débuté avec une petite liste d’abonnés à qui il vend ses formations par mail. Aujourd’hui, il fait plus de 50 000 euros de chiffre d’affaires mensuel, en vendant des petits produits (formation d’entrée de gamme) auprès d’une audience ultra qualifiée. 

Bien sûr, si tu n’as pas de communauté, et que tu veux vendre une formation en ligne très rapidement, tu peux convertir une audience grâce à la publicité Facebook, mais ça va te couter plus cher. En effet, il te faudra d’abord sensibiliser une audience froide (qui ne te connaît pas) à un produit d’appel gratuit, puis ensuite recycler cette même audience vers ton produit payant. Si tu comptes le fait qu’il faille tester une publicités avec différents, textes, visuels et audiences, le budget pub va commencer à être élevé. C’est certes possible mais je ne te le recommande que si tu décides de faire de la publicité ton canal d’acquisition privilégié. 

3 – Tarif : à quel prix dois-tu vendre tes cours en ligne ?

vendre une formation en ligne

Si tu as déjà fait de la veille concurrentielle, tu verras que l’éventail des tarifs de la formation en ligne est très grand. On peut trouver des formations en ligne à moins de 100 euros, et d’autres à plus de 5000 euros. Mais pour t’aider à définir le tarif qui te correspondra le mieux, je vais te donner quelques précisions sur les tarifs pratiqués : 

On peut catégoriser les formations en ligne en trois catégories : 

  • Les formations d’entrée de gamme (ou produit d’appel) : ces formations ont pour objectif de sensibiliser tes prospects à une thématique, mais également de sensibiliser ton audience à ton travail. Une formation d’entrée de gamme, ou petit produit se vend à moins de 200-300 euros. 
  • Les formations de milieu de gamme sont plus développées, et touchent une audience souvent plus sensibilisée : elles se vendent entre 300 et 700 euros (fourchette indicative).
  • Les formations haut de gamme sont souvent plus longues et se vendent entre 700 et 1000 euros. Le tarif est souvent justifié par un contenu plus dense, un accès à une communauté privilégiée et des options d’accompagnement individualisés.
  • Les formations de luxe : vendues à plus de 1000 euros, leur tarif est justifié par la notoriété du formateur, la durée de la formation, le suivi et les possibilités de prise en charge (Pole Emploi, CPF, Datadock).

Mais cette classification des formations en ligne par tarif n’est qu’indicatives: j’ai simplement théorisé des tendances pour t’aider à comprendre la logique de pricing des formations. 

Par ailleurs, on voit souvent des infopreneurs justifier le tarif de leur formation par le nombre d’heures de vidéos qu’ils proposent. Cet indicateur a longtemps été une critère de prix car il rassurait les clients qui avaient une donnée tangible pour mesurer la valeur de cet achat.

Or, le nombre d’heures de vidéo ne garantie pas la qualité des contenus de la formation en ligne : si sur 40 minutes de vidéo, on a 5 minutes d’utile à retirer et 35 minutes de blabla, la formation perd de sa valeur. 

Donc comment trouver le bon tarif pour vendre ta formation en ligne ? 

Et bien tu vas le faire au ressenti : il faut que tu sois d’abord conscient de la valeur de ta formation, et de la manière dont elle va aider ton audience. Ensuite, il faut que tu sois à l’aise avec le prix que tu affiches : il ne doit être ni trop bas, ni te faire rougir. Enfin, tu vas sûrement te planter au début, mais ce n’est pas grave car l’entrepreneuriat, c’est du test and learn comme on dit dans le milieu ! 😉

4 – lancement ou Evergreen : comment vendre ta formation en ligne ?

lancer une formation en ligne

Pour vendre une formation en ligne, il existe deux principaux moyens : le lancement et le mode evergreen. 

Le lancement, c’est un mode de vente assez classique dans le monde de l’infopreneuriat. Lancer une formation, c’est faire de la vente de ta formation un moment exceptionnel, rare, et daté. Le lancement de formation demande beaucoup d’énergie mais peut être très efficace car il véhicule un sentiment d’urgence d’achat, avec date d’ouverture et de fermeture de formation.  Il augmente ainsi la valeur perçue de la formation.

Un lancement peut aussi stimuler une audience, en lui proposant un tarif attractif pour la formation en ligne, notamment quand il s’agit d’un premier lancement. Par exemple : la formation sera vendue à tel tarif pendant 7 jours, mais sa valeur réelle est de tant. Pour le coup, cette deuxième technique de lancement n’augmente pas la valeur perçue de la formation mais invite à saisir une opportunité irrésistible car urgente. 

C’est comme les soldes ou les promos chez Intermarché. 

Si tu choisis de vendre ta formation en ligne en organisant un lancement, réfléchis en amont à la fréquence des lancements et aux tarifs de chacun d’entre eux. 

Si tu ne veux pas faire de lancement, tu peux aussi vendre ta formation en Evergreen. Evergreen kesako ? Il s’agit de vendre ta formation en continue sans créer d’événement particulier. Autrement dit, ta formation sera accessible à tout moment de l’année par qui veut l’acheter. 

Comment vendre une formation en ligne en evergreen ?

Il te faudra sûrement créer des tunnels de vente. Oui ce mot peut te piquer les yeux ! 

Un tunnel de vente peut prendre la forme d’un entonnoir : tu proposes via ton site web (ou tes réseaux sociaux) un contenu gratuit en échange d’un mail (formation gratuite, ebook…) qu’on appellera aussi “leadmagnet”. Une fois inscrit à la formation gratuite, qui peut durer quelques jours (ou quelques mails), l’abonné sera redirigé vers une formation payante qu’il pourra acheter si la formation gratuite lui a donné l’envie d’aller plus loin.

Sur le papier, ce mode de vente peut sembler plus reposant car il s’intègre dans un système automatisé. En revanche, il lui manque un élément essentiel : la notion d’urgence, qui pousse l’abonné à l’action. Il est très difficile d’avoir aujourd’hui des revenus réguliers satisfaisant en vendant des formations en Evergreen. 

Même les plus grands noms de la formation en ligne sur le marché français (Antoine BM, Stan Leloup) proposent des lancements pour vendre leurs formations. 

En revanche, il est également possible de vendre des formations en one to one. C’est mon cas lorsque je propose mes formations en ligne à des prospects qui ne peuvent pas encore se payer mes accompagnements individualisés. Bien sûr, ce mode de vente n’est pas scalable, mais grâce à une conversation, une vente peut être opérée. 

Mais je ne veux pas t’influencer, à toi de te faire ta propre expérience 🙂

 

5 – Modèle économique : quelle stratégie pour vendre un cours en ligne ?

vendre une formation en ligne

Une entreprise qui vend des formations en ligne peut adopter des modèles économiques différents : 

  • Un modèle 100% formation en ligne
  • Un module mixte : formation et coaching 

Une entreprise qui mise sur la formation en ligne pour réaliser l’intégralité de son chiffre d’affaires doit réfléchir à une stratégie adaptée  en se posant les bonnes questions : 

 

🔹Quel type de formation vend-t-elle (entrée de gamme, milieu de gamme, haut de gamme) ?

🔹Combien de formation a-t-elle dans son pipe ?

🔹Fait-elle des lancements ? Des promos ? A quelle fréquence ? 

🔹Vend-elle en evergreen ? A-t-elle un budget publicité adapté à son objectif de chiffre d’affaires ? 

🔹A-t-elle une communauté soudée ?

🔹Propose-t-elle de l’accompagnement ponctuel en soutien de la formation ? 

🔹Est-elle organisme de formation ? Organisme certifiée ? Éligible au CPF ?

🔹A-t-elle besoin de se faire exonérée de TVA ?

 

Ce sont des questions que je me suis posée et que Uston et Nathalie Dewez m’ont aidée à résoudre.  

Par ailleurs, ces questions vont permettre à une entreprise de rédiger un business plan théorique sur la vente de formations en ligne. 

 

Une entreprise qui choisi un modèle mixte (coaching/consulting  et formation en ligne) va également devoir se poser des questions de fond  :

🔹Quelle est la part de CA de mes formations en ligne dans mon chiffre d’affaires ?

🔹Ai-je envie de l’augmenter ? Comment puis-je procéder pour cela ?

🔹Ai-je envie d’être exonéré de TVA sur l’ensemble de mon activité ?

 

Se pose en plus la question du mixte formation/coaching : 

🔹Ai-je envie de vendre un accompagnement personnalisé dans mon package de formation ? De combien d’heures ? 

Ces questions de fond vont te forcer à avoir une vision entrepreneuriale sur ton business et choisir dans quelle direction l’orienter. On te parle souvent de tips et de trucs pour vendre tes formations. C’est important. Mais moi, je voudrais que tu aies une vision plus globale sur ton modèle économique en tant que formateur. 

6 – Comment gérer un flop dans la vente de sa formation ?

lancer une formation en ligne

Rater son lancement, ne pas faire de vente. C’est la pire peur du formateur. C’est en plus une double peur : la peur de ne pas augmenter son chiffre d’affaires et la peur d’assumer une humiliation devant son audience.

Mais je vais te rassurer sur ces deux points. La qualité de ta formation compte, mais ça ne suffit pas pour la vendre. 

La vente d’une formation en ligne dépend de plusieurs facteurs : 

  1. Le titre de ta formation
  2. Le contenu de ta page de vente 
  3. Le besoin de tes abonnés
  4. La qualité de tes mails de vente 
  5. L’engagement de ta communauté
  6. La date de ton lancement

Avec l’ensemble de ces paramètres, difficile de prévoir une réussite pour chaque formation. Donc rassure-toi, si tu ne vends pas, ce n’est pas parce que tu es mauvais, mais parce qu’il a sûrement manqué un de ces éléments. 

Donc pour compenser ce manque de chiffre d’affaires, tu peux rebondir et relancer ta formation en tirant les leçons de tes échecs. Ca finira bien par marcher ! Sinon, fais-toi aider 🤓

Par ailleurs, ton audience ne va pas t’humilier parce que tu n’as pas réussi à vendre. 

Déjà, d’une part, parce que pour beaucoup de formations en ligne, ton audience ne pourra pas savoir si tu as vendu ou non (elle achète une formation,  consomme la formation et n’interagit pas avec toi ni les autres clients de la formation en ligne).

En revanche, si ton audience voit que tes ventes ont été mauvaises (elle voit peut de monde dans le groupe privé de formation ou toi même tu trouves qu’animer la formation avec aussi peu de monde n’est pas très rentable), tu peux jouer la carte de la transparence ! 

Et oui, au lieu de cacher cet échec (temporaire), tu peux être honnête et ton audience t’en remerciera. 

C’est ce qu’a fait Stan Leloup qui a confessé dans deux newsletters successives l’échec de son lancement d’un stage en présentiel.

Quand une grande référence de l’infopreneuriat avoue qu’il a échoué, c’est un soulagement et une pression qui s’envole pour toute son audience. Si tu n’es pas dans le déni, tu pourras rectifier le tir : 

  • En sondant tes abonnés qui n’ont pas acheté 
  • En comparant les réponses aux 6 critères que j’ai mentionné un peu plus haut

Si tu la joues franco, ton audience t’en remercieras et aura déjà oublié cet échec demain. 

Je passe beaucoup de mon temps à jouer la carte de l’honnêteté et de la vulnérabilité avec mon audience dans ma newsletter, et en faisant cela, je ne fais que renforcer le sentiment d’identification de mon audience à ma personne. 

Alors, tu n’as pas réussi à vendre ? Tant mieux, tu vas pouvoir en tirer quelque chose et aider ton audience à progresser autant que toi. 

….et d’ailleurs, si tu en parlais dans ta prochaine formation ? 🤠

 

Conclusion 

Dans cet article, je t’ai détaillé les six points que me semblaient essentiels au lancement de ta formation en ligne. Comme tu l’as vu, j’ai voulu apporter des points de réflexion profonde et stratégique, et non des hacks pour vendre rapidement. Le métier de formateur en ligne est nouveau, il n’a pas encore assez de recul pour connaître tous ses secrets. Mon objectif dans cet article est de te faire comprendre que vendre des formations en ligne est un vrai choix de business model,  mais également de projet entrepreneurial. Il demande à ce que tu sois aligné avec ce même projet. Tu es formateur par envie de transmettre et non par facilité. Créer et vendre une formation en ligne demande du travail, de l’investissement personnel et financier, et une vision : transmettre son savoir, ses compétences, et ses apprentissages à une majorité d’individus. C’est avec une vision plus grande que toi que tu vas pouvoir scaler grâce à la formation en ligne. Alors, que veux-tu transmettre ?

 

Réserve ton appel découverte : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

 

vendre une formation en ligne

Organisation : les 5 raisons qui t’empêchent d’organiser ta vie personnelle et professionnelle

La semaine dernière, j’ai échangé avec quelques personnes (entrepreneurs ou non) sur la question de leur organisation : pourquoi n’arrivent-ils pas à s’organiser dans la vie ? 

Si tu te retrouves dans cette problématique organisationnelle, il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer cela :

1 – Tu n’as pas d’objectifs précis 


Certes, toutes les tâches ne demandent pas d’avoir un objectif mais ce dernier aide à trouver la motivation en nous.

Les objectifs, je ne le répète jamais assez, c’est la direction vers laquelle tendre. Une fois ton objectif en tête, il est plus facile de séquencer les tâches qui te permettent d’atteindre ce même objectif.

Par exemple : 

Si tu veux perdre du poids, il serait intéressant de savoir combien de kilos et en combien de temps.

Si tu veux augmenter ton chiffre d’affaires, c’est la même chose !

Ensuite, il faut hiérarchiser de manière logique les actions à réaliser pour atteindre cet objectif. Pour ça, tu peux faire appel à ton bon sens dans un premier temps.

Si on reprend nos deux exemples : 

Si tu veux perdre du poids : commence par faire un bilan de ce que tu manges, de ton activité physique, et arrête d’acheter les choses qui ne font pas de bien à ton corps. Arrête le grignotage. Rien que ça, c’est une bonne première étape !

Si tu veux développer ton activité en ligne : commence par savoir ce que tu veux proposer comme activité (et pourquoi), ensuite teste ton activité, crées une communauté et seulement ensuite, tu travailleras sur des produits ou services dérivés..mais pas dès le départ !

Sans objectif, pas de vision, pas d’évaluation, et donc, pas d’organisation !

2 – Tu n’arrives pas à prioriser tes objectifs et tes activités


Avoir des objectifs est une très bonne chose, mais en avoir trop est contre productif.

C’est la même chose avec toutes les activités et tâches que tu réalises pendant ta semaine.

Beaucoup d’entrepreneurs et d’individus ont tendance à se faire des to-do list à rallonge qu’ils ne tiennent jamais.

Résultat : ils sont déçus, déprimés et pensent qu’ils ne sont pas performants.

La première chose pour ne pas se noyer dans les vagues du quotidien, est de savoir s’écouter et connaître son rythme de sommeil, mais aussi sa capacité de concentration et de saturation pendant la journée.

La semaine dernière, je discutais avec une entrepreneure qui surchargeait son planning pour réussir à atteindre tous ses objectifs, mais finissait sur les rotules, sans y arriver.

Et voici ce que je lui ai dit ” En théorie, tu peux travailler 10 heures par jour, te lever à 5 heure du matin, travailler toute la matinée, aller faire les courses, aller chercher tes enfants à l’école, faire du sport, et faire à manger. Mais en pratique, si tu t’écoutes, tu sais que ça va t’épuiser. Donc allège ta journée et répartis les tâches différemment dans ta semaine. Y a-t-il vraiment une urgence qui nécessite de tout faire en une journée ?”

Alors qu’est-ce qu’une priorité ? 

✔ Une priorité ne peut pas attendre : par rapport à des facteurs externes par exemple.
✔ Elle répond à un besoin intérieur : besoin de se ressourcer, voir sa famille, faire du sport…
✔ Elle est limitée:  je dirais 3 priorités maximum, pour s’y tenir !

3 –  Tu as une mauvaise estimation du temps des tâches 

L’organisation n’est pas synonyme de performance, mais d’efficacité. Beaucoup de personnes ont du mal à le comprendre et s’imposent des emplois du temps de warrior.

Résultat : tu t’es laissé 2 heures pour écrire un article, mais tu sais qu’en réalité tu vas en mettre 4. Pourquoi ne pas t’écouter ? Qui te juge ? 

Mets 4 heures si tu en as besoin, et apprends avec le temps à réduire le temps de rédaction. L’habitude de rédiger va déjà te permettre d’être plus efficace avec le temps.

Prévois large et profite du temps libre qu’il te reste pour te reposer ou savourer le fait de savoir que tu tiens ton planning !

4 –  Tu procrastines 


Si tu n’es pas à l’origine d’un projet, et que celui-ci ne te motive pas, il est fort possible que tu procrastines.

La procrastination est-elle le mal absolu ?

Non pas forcément, si  :

▪ Tu acceptes qu’elle fasse partie de ton mode de fonctionnement
▪ Elle n’affecte pas les autres
▪ Elle n’a pas de conséquences sur ton état mental (stress, auto-bashing…)
▪ Et surtout que tu arrives à estimer la durée de la tâche sur laquelle tu penses procrastiner !

Mais ce qui est intéressant, c’est de comprendre l’origine de cette procrastination :

 L’absence de motivation pour faire quelque chose : parfois, c’est la pression sociale qui t’amène à penser que tu as envie de faire quelque chose alors qu’au fond de toi, si tu t’écoutes, tu sais que tu n’as pas envie.

▪ Une motivation externe : tu n’arrives pas à te motiver pour toi autant que tu arrives à le faire pour les autres. Seule la pression externe te stimule (avec les deadlines par exemple)

▪ La difficulté d’avoir un cadre d’organisation : avoir une routine quotidienne t’ennuie ? Ca peut se comprendre ! Par contre, sans routine, arrives-tu à organiser tes journées et tes tâches comme tu le souhaites ? C’est ça la vraie question 😉 Avoir un cadre ne veut pas forcement dire avoir un cadre rigide. Au contraire, il peut être souple pour pouvoir s’y tenir !

Une fois que  tu sais pourquoi tu proscrastines, et que tu arrives à analyser ton mode de fonctionnement, tu vas pouvoir comprendre si la procrastination est un problème ou non.

5 – Tu marches à la motivation 


Si tu fonctionnes à la motivation (à l’opposé de la discipline et des habitudes), tu vas avoir un pic d’énergie pendant une courte période et une période d’inertie qui va suivre. C’est comme si tu avais un pic de glycémie dans ton corps sans insuline pour le réguler.

La motivation ce sont tes émotions, qui fluctuent selon des paramètres externes.

Si on utilises une métaphore :

Le sucre, c’est la motivation.
L’insuline, ce sont les habitudes.

Les deux vont de pair.

Pour t’organiser au quotidien, il faut compter sur les habitudes et non la motivation. Car tu ne sais jamais quand vient et repart cette dernière.

Et ne pas canaliser ta motivation peut t’épuiser : si tu as un pic d’énergie et que tu décides de courir 1h30 cet après midi, c’est super ! Mais il y a peu de chances que tu tiennes régulièrement sur le long terme sans entrainement au préalable.
Mieux vaut commencer par 20/30 minutes une à deux fois par semaine pour déconstruire l’image éreintante de la course à pied.

Sur le plan business, c’est la même chose : Tu ne peux pas tout organiser en fonction de ta motivation (la paperasse que tu n’auras jamais envie de faire, les quelques tâches rébarbatives qui font partie du quotidien, la communication tous les 36 du mois…).

Comme je l’avais dit à une cliente il y a quelques temps : on ne gère pas une entreprise avec ses émotions. 

Donc maintenant, comment t’organiser ?

▪ Prends conscience des facteurs qui t’empêchent de t’organiser au quotidien

▪ Dès aujourd’hui, mets en place une action qui va te permettre d’opérer un changement (même une toute petite action)

▪ Fais le bilan dans une semaine (pour commencer) : comment te sens-tu ?

Si pour le moment, tu sens que tu as besoin de t’engager vis à vis d’une personne extérieure, tu peux t’engager auprès d’un ami/d’un collègue.

Si tu sens qu’un investissement financier permettrait de t’engager dans un démarche pour organiser ta vie et ton business, je te propose qu’on échange de vive voix sur le sujet ! 

Bonne lecture !

 

Administratif et finances : pourquoi se faire accompagner pour sa micro-entreprise

Cela fait maintenant deux ans que j’ai lancé ma micro-entreprise. Rétrospectivement, je suis satisfaite du chemin parcouru et du développement de mon activité. En revanche, j’ai connu quelques difficultés d’ordre administratif et financier au cours de ces deux années. 

La raison ? Une mauvaise anticipation de mes charges, une absence de vraie vision financière et des obscurités administratives. En 2019, j’ai fait le choix de gagner du temps et me libérer d’une charge mentale en délégant une partie de ces tâches à des experts. Faut-il investir dans de l’accompagnement administratif et financier en micro-entreprise ?

Je réponds à cette question dans mon article.

Micro-entreprise : identifier les experts adaptés à notre situation et à nos besoins

 

Lorsque j’ai dépassé le seuil de ma franchise TVA en début d’année, j’ai mis du temps à trouver un bon cabinet d’expert-comptable adapté à ma situation : il me fallait trouver un cabinet qui accepte de travailler avec les micro-entreprises (beaucoup refusaient), assujetties à la TVA, et qui comprenne mon activité mixte (avec une part de paiement via Stripe). Après une mauvaise expérience, j’ai opté pour Dougs, dont les outils étaient tout à fait adaptés à ma situation et où je pouvais contacter un expert-comptable pour du conseil illimité. 

En parallèle, je commence des démarches pour devenir organisme de formation pour faciliter la prise en charge de mes accompagnements pour mes clients. J’ai également fait appel à une experte pour m’accompagner jusqu’à devenir organisme de formation référencé sur la plateforme Datadock. J’ai fait appel à une autre experte pour ces questions administrative : il s’agit de Nathalie Dewez que j’ai recommandé à plusieurs entrepreneurs de mon réseau. Grâce à Nathalie, tout entrepreneur ayant généré du chiffre d’affaires en 2018 peut prétendre à une prise en charge pour mes accompagnements

Quelques mois plus tard, je réalise en m’informant, que je pourrais être potentiellement exonérée de TVA en tant qu’organisme de formation. Je me pose en parallèle des questions sur mon statut juridique : est-il le plus adapté par rapport à mon charges et sources de dépenses ?

Suite aux recommandations d’une amie, je décide alors de faire appel à Uston, qui m’a aidée à développer une vraie vision financière pour mon activité. 

Micro-entreprise : Définir une vraie vision financière pour son activité 

 

Uston m’a enlevé une épine dans le pied sur la question des bons choix stratégiques à adopter pour développer mon activité. Ils ont su me poser les bonnes questions pour trouver les options qui me correspondraient le mieux. Nous avons établi ensemble quel était le profil de mes clients, comment je voyais l’avenir de mon activité (coaching/formation) et opté pour l’option la plus pertinente pour ma micro-entreprise : nous avons donc décidé que je sois exonérée de TVA pour la totalité de mon activité et Uston m’a accompagnée dans les démarches pour y parvenir. 

Concernant mon questionnement sur mon statut juridique, Uston m’a aidée à avoir une vision 360° sur mon activité grâce à des tableaux de trésorerie et des questions pertinentes. Nous avons passé en revue mes charges, mes sources de dépenses et investissements, mon salaire, mes recettes et ma trésorerie en général. Par rapport à ces informations, nous avons convenu qu’il serait mieux que je reste en micro-entreprise cette année. 

Uston m’a également permis d’anticiper mes impôts à venir et mon changement de régime fiscal. Chose à laquelle je n’aurais jamais pensé seule. En échangeant avec Uston, j’ai bien compris que ce qui plombait beaucoup d’entrepreneurs aujourd’hui, c’est le manque d’information concernant nos démarches administratives et financières. C’est ce qui m’a coûté près de 4000 euros de TVA redevable en début d’année.Lorsqu’on est entrepreneur, on devrait se focaliser sur son activité, c’est ça qu’à compris Uston. 

 

Conclusion  

 

Quand on est en micro-entreprise, l’entrepreneuriat peut sembler plus facile : les charges sont moins élevée et les démarches facilitées. Néanmoins, ne pas avoir de vision pour son activité et ne pas anticiper les charges et dépenses peut être fatal. J’en ai moi-même déjà payé le prix. La difficulté à comprendre les démarches administratives et financières à réaliser peut nous pousser à l’erreur ou à l’inaction. C’est pour cela que je conseille vivement de se faire accompagner pour pouvoir se focaliser sur notre coeur de métier. 

 

Si toi aussi tu veux bénéficier de mon accompagnement, réserve ton appel découverte : https://calendly.com/yezalucas/appel-decouverte

 

 

[Bilan] Entrepreneuriat : deuxième année, on sort du bac à sable

A l’heure où j’écris cet article, j’achève ma deuxième année d’entrepreneuriat et je suis encore vivante. On parle souvent du cap des trois ans pour une entreprise. Alors laisse-moi te proposer un bilan de ma deuxième année : plus difficile, plus déterminante et plus challengeante que la première. La première année, c’est encore le bac à sable : tes charges sont faibles, tu as l’excitation du lancement, et tu découvres un monde encore inconnu. La deuxième année est différente : l’excitation des débuts s’est atténuée, et tu te retrouves confronté à de nouvelles réalités : plus de charges, de nouveaux enjeux de développement, l’éternelle question de l’alignement à laquelle s’ajoute la construction d’une vision de long terme réaliste. Dans cet article, je reviens sur les trois phases déterminante de ma deuxième année d’entrepreneuriat. 

Année 2 : de nouvelles contraintes administratives et financières

Après une bonne première année d’entrepreneuriat où j’ai réalisé presque 42 000 euros de chiffre d’affaires, je me trouve confrontée à de nouvelles réalités financières : l’augmentation de mes charges depuis l’été 2018, et l’assujettissement à la TVA depuis le début de l’année. 

En réalité, j’aurais dû mieux surveiller mon chiffre d’affaires fin d’année 2018 pour éviter de dépasser le plafond et subir une régularisation de près de 4000 euros de TVA. Avec le recul, j’aurais également dû réfléchir plus longuement au lieu de choisir le premier cabinet d’experts comptable trouvé sur internet. 

Résultat : je me suis retrouvée à payer cher une prestation de déclaration de TVA jamais réalisée à un tarif bien trop onéreux pour une micro-entreprise (tout ça avec le dédain d’un comptable qui n’avait aucune considération pour une entreprise qui faisait moins de 100K annuels). J’ai donc fini par apprendre à faire mes déclarations seules en choisissant un cabinet d’expert plus adapté à mes besoins (Dougs). On apprend de ses erreurs paraît-il : la deuxième année a été celle de l’apprentissage si l’on en croit cela. 

Par ailleurs, pour toucher une clientèle ayant moins de moyens financiers, j’avais décidé de créer des offres “petits budgets”. J’espérais proposer de l’accompagnement à ces entrepreneurs en passant moins de temps avec ces clients (des points mensuels au lieu de points hebdomadaires + du suivi par mail) en leur proposant une prestation à tarif plus abordable.

Une grosse erreur : pour réaliser un accompagnement qualitatif, j’ai compris qu’il fallait un vrai suivi hebdomadaire de vive voix pour aider mes clients au mieux. Je me suis donc vue rattraper ce manquement en proposant des points de suivi rapprochés pour le même budget. Je travaillais donc à perte. Il m’a fallu quelques mois pour comprendre que le coaching avait une vraie valeur et que celle ci n’était pas négociable. 

Cette erreur d’appréciation a été le fruit d’un mauvais alignement.

Année 2 : un gros travail de recherche d’alignement professionnel et personnel 

Cette deuxième année entrepreneuriale m’a permis d’entamer un travail en profondeur sur mon alignement professionnel mais également personnel. 

J’ai commis l’erreur de vouloir reproduire les mêmes techniques de marketing d’entrepreneurs qui m’inspiraient, et j’avais également voulu copier leur style. Je me suis vite rendue compte que ma communication était trop agressive et qu’elle ne me ressemblait pas. Elle ne plaisait d’ailleurs pas à mes abonnés. 

C’est avec le temps que j’ai pu trouver un style qui me correspondait : simple, mais pédagogue, avec une petite dose d’humour. Et devine quoi ? Les retours sur mes contenus ont été beaucoup plus positifs ! En terme de copywriting comme dans le marketing, ne te pose pas la question de ce qu’il faut faire, mais de ce que tu as envie de faire. Si tu mets en place une stratégie de communication à ton image, tu n’auras pas de problème pour faire passer un message. Le secret, c’est d’entreprendre avec ta personnalité. 

Ma quête d’alignement a également conquis ma vie personnelle (tout est lié). J’ai découvert le développement personnel et j’ai lu plus de 30 livres en quelques mois. Beaucoup ne m’ont pas touchée, mais quelques uns ont été déterminant pour ma construction personnelle et professionnelle : 

  • Jen Sincero, “Tu vas tout déchirer”
  • Lyvia Cairo, “ Créer sa vie en étant soi” 
  • Lise Boubeau, “Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même”
  • Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une
  • Frédéric Fanget, “Oser”

A côté de cette initiation au développement personnel, j’ai entamé de gros chantiers dans ma quête d’identité : recherche de mes origines et rencontre avec ma famille biologique, essai de médecines alternatives : hypnose, magnétisme, mémoire cellulaire….

Ces bouleversements ont mis en stand by mon activité pendant presque deux mois. Si au début, j’ai eu du mal à accepter qu’il fallait que je me recentre sur mon développement personnel en priorité, j’ai fini par lâcher prise sur mon activité professionnel. Deux mois plus tard, j’étais alignée, avec un regain d’énergie, et mon activité a alors redémarré. 

Année 2 : la construction d’une vision réaliste pour mon activité 

Quand on est entrepreneur, on entend en permanence que le succès repose dans la réussite financière : beaucoup d’entrepreneurs se fixent des objectifs élevés : 100K la première année, 1 million au bout de quelques années. Ces objectifs ambitieux sont louables. Mais ce ne sont pas les objectifs de tout le monde même si l’écosystème entrepreneurial tend à nous faire penser que nous avons tous pour volonté et pour vocation d’être extrêmement riche.  

Avec le recul, j’ai fini par assumer que ces objectifs financiers n’étaient pas les miens. Je me suis mise à mon compte pour être libre pas pour devenir millionnaire. Maintenant que je suis libre, je veux bien gagner ma vie mais au delà de sommes qui n’ont pas de sens pour moi. 

Je veux que cet argent me permette de voyager, de me faire plaisir et d’investir, mais rien de plus. 

Et surtout, je veux garder du temps libre dans mon emploi du temps pour faire des choses qui font sens pour moi : du sport en journée, des temps de pause, prendre le temps de cuisiner, faire un voyage en train en pleine journée en semaine. C’est de cette manière que je me sens privilégiée. C’est de cette manière que je me sens riche. 

Et c’est d’ailleurs en faisant le point sur mes valeurs et mes besoins, que j’ai réalisé que je ne pouvais plus continuer à faire du coaching à la chaîne comme je le faisais pour un client. A la fois, parce que cet accompagnement n’était pas assez qualitatif à mon goût et parce que mobiliser deux jours par semaine à hauteur de 13 coaching par jour ne correspondait pas du tout à ce que je voulais pour mon activité. J’avais besoin de liberté, de choisir mes horaires et ne pas dépendre d’un client.

Un jour, une amie m’a dit “ je veux que cette journée soit représentative de ma vie”. Et c’est là que j’ai eu un déclic : mes journées n’étaient pas représentatives de ma vie idéale. 

Aujourd’hui, je veux continuer d’accompagner un certain nombre de personnes dans le développement de leur activité et pour que cet accompagnement soit qualitatif, je ne veux pas accompagner plus dix clients en parallèle. Je veux également leur faciliter l’accès à mes accompagnements, c’est pourquoi je suis devenue organisme de formation référencé Datadock pour proposer une prise en charge de mes accompagnements (sous conditions) et que j’engagerai mes démarches pour être organisme de formation certifié dès la rentrée 2019.

Liberté, authenticité, accessibilité sont les valeurs que je développe dans cette vision de long terme pour mon activité. Et je crois en la pérennité de mon développement parce que j’ai le mindset pour réussir : 

  • Le besoin d’expérimenter pour avancer
  • Le besoin d’apprendre parce que je ne saurai jamais assez
  • L’instauration d’habitudes et de rituels pour tester ma rigueur sur le long terme
  • La force mentale pour réaliser les objectifs que je me suis fixés

C’est avec cet état d’esprit que j’avance. Et même lors de périodes de doutes, je sais que je m’en sortirai car je crois en moi, quoiqu’il arrive.

Et c’est cet état d’esprit entrepreneurial que je veux te transmettre 🙂

 

Conclusion 

Après une première année sous le signe de la découverte, ma deuxième année entrepreneuriale est parsemée de difficultés et de défis à relever : nouvelles réalités financières, quête d’identité, alignement professionnel et vision réaliste pour mon activité. Cette confrontation à ces nouvelles réalité m’on fait sortir du bac à sable pour rentrer dans la cour des grands. L’aventure vient donc à peine de commencer, car entreprendre, c’est l’histoire d’une vie basée sur un choix de vie : le seul possible pour moi. Et l’année 3 ? En théorie, elle devrait être celle de la stabilité, mais en pratique, on sait tous que quand on signe pour une vie d’entrepreneur, cette sacro-sainte stabilité reste illusoire. Mais quand on en a fait le deuil, on ne peut qu’aller de l’avant dans cette nouvelle vie ! 

 

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Les 3 choses à ne pas déléguer dans ton entreprise

Quand on est entrepreneur et qu’on fait grandir son entreprise, on entend souvent qu’il faut déléguer des tâches.

D’ailleurs, en m’inspirant pour écrire ce mail, je suis tombée sur trois pages de recherche Google, qui m’indiquaient comment déléguer. Mais pratiquement aucune sur “ce qu’on ne devrait pas déléguer”.

Et pourtant, je pense qu’il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il faut garder le contrôle pour rester aux rênes de ton entreprise : sur le plan sur le plan de l’incarnation de ta marque, sur le plan des finances, et sur celui de l’organisation.

1 – Le contenu et la stratégie de marque : l’erreur que commettent les entreprises qui “scalent”


Quand une entreprise grossit, elle veut optimiser son temps en sous-traitant des tâches qu’elle avait pour habitude de réaliser elle-même. Parmi elle, on peut compter la création de contenu.

Il est parfaitement légitime et compréhensible de ne ne plus pouvoir assurer la production de contenu de manière aussi intense que lorsqu’on est une petite boite/freelance avec plus de temps et moins de moyens.

Pourtant, si tu as commencé à habituer ton audience à ta patte, à ton style et que tu as une vraie relation avec elle, il serait dommage de tout arrêter et de rompre cette précieuse connexion nouée avec elle.

Les contenus ne servent pas qu’à optimiser ton SEO. Ils te permettent d’apporter une vraie valeur ajoutée à ton entreprise (expérience + expertise + angle choisi/point de vue).

Si tu délègues toute la production de contenu, ton entreprise ne sera plus incarnée. Elle sera une pale copie de ce qu’on trouve aujourd’hui sur le web : une boite qui produit des articles fades sur des sujets bateaux en espérant remonter dans les premiers résultats d’une requête Google spécifique.

Un peu dommage non ?

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut rien déléguer ! Par contre, je pense qu’il faut que tu gardes un lien privilégié avec ta communauté. Pour moi, ce lien passe par ma newsletter, dans laquelle je m’adresse directement à mes abonnés. Je sais qui la lit, je sais qui clique, je visualise ces personnes en train de lire mes contenus, et je les écris pour elles.

Si tu veux vendre, si tu veux que ta communauté s’identifie à ta marque, il faut que tes contenus soient incarnés (par toi, par ton équipe).

La vente c’est de l’émotionnel. Si ta communication est creuse, si tes abonnés ne ressentent plus ce lien privilégié avec toi, ils se sentiront abandonnés. Et ils iront chercher de l’humanité ailleurs.

Je suis d’ailleurs contente d’avoir contribué à quelques succès d’entrepreneurs que j’ai accompagnés sur ces questions de personal branding/incarnation des contenus :

▪ Une cliente qui a pu trouver son premier client grâce à la création d’un site web à son image

▪ Une amie qui a pu obtenir un gros client grâce à un article écrit à 4 mains (ensemble) sur la thématique du copywriting

▪ Des clients qui ont pu obtenir leurs premiers clients grâce à des articles invités ultra-personnalisés

▪ Une amie qui a pu obtenir une mission de freelance grâce au travail réalisé ensemble pour valoriser sa personnalité

▪ Une autre amie qui, suite à un échange constructif, a choisi de personnaliser sa newsletter en proposant du contenu beaucoup plus inspirationnel issue de son expérience

2 – Garde une main sur la comptabilité et l’administratif 


La compta et l’administratif sont des sujets qui provoquent de l’urticaire chez beaucoup d’entrepreneurs. Quand on se lance en micro-entreprise, ces sujets sont relativement simples : pas de compta, deux trois papiers à remplir, et le tour est joué.

Quand on voit son entreprise grandir, on réalise que les choses ne sont plus aussi simples qu’avant : plus de charges, une TVA à gérer, plus de paperasse, des questions sur les changements de statut…

Quand j’ai été assujettie à la TVA en début d’année, j’étais paniquée par les démarches administratives que cela impliquait. J’ai directement fait appel à un cabinet d’expert comptable qui ne comprenait pas ma situation, et qui m’a vite facturé cher.  Et dans l’histoire, je ne savais toujours pas faire une déclaration de TVA.

C’est en prenant conscience de mes dépenses que j’ai décidé de reprendre la main sur ma comptabilité. J’ai fait appel à un autre cabinet moins cher, qui m’a montré comment réaliser mes déclarations, et qui m’a permis d’être autonome. Aujourd’hui, je maitrise cette part de mon activité et réalise des économies.

Aujourd’hui, j’ai une vraie vision sur mes finances et ma comptabilité. Je sais quelles sont mes sources de dépenses, mes recettes et je ne suis plus stressée de ne pas savoir quel est l’état de mes finances.

Mon conseil : ne délègue pas quelque chose que tu ne maitrises pas. 

C’est la même chose pour toutes tes démarches administratives :  bien sûr que tu peux déléguer des démarches complexes, mais fais attention à bien comprendre ce qui se passe quand tu n’es pas là. 

J’ai délégué une partie des démarches pour devenir organisme de formation (je suis d’ailleurs référencée Datadock depuis la semaine dernière, youpi! Mais je t’en reparlerai très prochainement).

Mais je veux rester indépendante et capable de comprendre les process et les étapes qui m’ont permis d’obtenir ces résultats.

3 – L’autodiscipline et l’organisation ne dépendent que de toi 


Tu pourras toujours vouloir tout déléguer mais personne ne va gérer ta discipline et ton organisation pour toi.

Quand tu es chef d’entreprise, tu ne diriges pas ton entreprise avec tes émotions ou ta motivation mais avec ta rigueur et ta discipline. 

Définir tes priorités, produire des contenus à fréquence régulière, rendre des livrables à temps, communiquer sur ton activité, faire du sport, travailler ton développement personnel…toutes ces tâches demandent de l’énergie et de la discipline. Mais elles font partie d’un mindset pour entreprendre.

Pour être un bon chef d’entreprise, il faut que tu puises en toi la force pour t’autodiscipliner. Comment veux-tu diriger des prestataires ou des équipes si tu ne sais pas te cadrer toi-même ?

Et pour ça, définir tes objectifs va t’aider (je sais, j’en parle souvent).

👉Quelles actions souhaites-tu avoir réalisé pour les trois mois à venir ?
👉D’ici un an ?
👉Ce que tu fais aujourd’hui tend-t-il vers ta vision entrepreneuriale de long terme ?
👉Vers ton projet de vie ?

Si tu n’arrives pas à envoyer une newsletter chaque semaine parce que tu as peu d’abonnés, essaye de penser que tu écris à 1000 personnes.

Si tu penses que ta stratégie de contenu ne sert à rien, peut être ne priorises-tu pas les contenus qui marchent ?

Si ton réseau n’est pas assez développé, rencontre une nouvelle personne par semaine.

Les petits pas forment les grands projets. Mais tout part de toi. Personne ne pourra être motivé pour toi.

 

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Les 5 clés pour maitriser ton pitch d’entrepreneur

Je parle souvent de storytelling entrepreneurial ou de pitch, pour inscrire son histoire dans les mémoires et laisser une trace écrite sur le web. Ce storytelling est un excellent moyen de devenir mémorable. Mais il existe également une autre manière de marquer les esprits : en travaillant son storytelling à l’oral : c’est l’art du pitch. Cet exercice est intéressant pour les entrepreneurs plus à l’aise à l’oral, qui peuvent rayonner grâce à leur charisme et leur éloquence. Mais il est également très intéressant pour les entrepreneurs plus réservés qui vont alors pouvoir développer leur aisance et faire entendre leur voix grâce à la prise de parole en public. L’enjeu du storytelling parlé, ou pitch est de trouver le bon équilibre entre plusieurs orientations :  synthétiser son pitch tout en faisant rêver son auditoire, romancer sans mentir, humaniser une entreprise tout en restant professionnel. La solution est de maîtriser les 5 clés du storytelling oratoire.

1 – Pour maîtriser ton pitch : adopte une présentation claire et adaptable

 

Les prises de parole qu’elles soient ponctuelles ou régulières ne sont jamais faciles et peuvent varier d’un public à l’autre. Des facteurs tels que le trac ou le nombre de personnes présentes peuvent jouer dans ta présentation orale. C’est la raison pour laquelle il est important d’être à l’aise avec ton discours. Cela te permettra de capter l’attention plus facilement et petit à petit, parler en public deviendra un réel plaisir !

Le storytelling de ton histoire, c’est d’abord une bonne présentation de toi. Un pitch, adaptable en fonction de la situation, de l’audience et du temps auquel on fait face.

✔ Qui est mon interlocuteur ?

✔ Qu’est-ce qu’il a besoin de retenir de mon histoire ?

✔ Quel angle vais-je choisir pour me présenter ?

✔ Comment puis-je captiver son attention ?

Ces questions permettent de vraiment prendre en compte le contexte pour savoir comment présenter ton storytelling et de t’exprimer efficacement

Tu ne vas pas pitcher ton histoire de la même manière en une minute et en cinq minutes.

Dans la première situation (pitch en une minute), à l’occasion d’un événement de networking, voici ce que tu peux dire :

✔ Ton nom

✔ Ce que tu fais

✔ A qui tu t’adresses

✔ Pourquoi tu le fais

 

Dans la deuxième situation, tu peux entrer plus en détail sur chacun des points vus dans la première situation.

 

Mon conseil : maîtrise les deux versions  pour réussir tes présentations à coup sûr 😉

2 – Un bon pitch est une histoire répétée 

Pour devenir mémorable, c’est la même histoire que tu devras répéter. C’est grâce à cela qu’on associera ton entreprise à un projet humain, avec un storytelling qui marque les esprit.

Lorsque je me fais interviewer, je raconte la même histoire de mon lancement dans l’entrepreneuriat : les mots peuvent changer, mais j’accentue sur les mêmes points déterminants de mon histoire  et laisse peu de place à l’improvisation. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai témoigné de ma reconversion à l’occasion de l’apéro de Pose ta Dem’ :

De chargée de communication et événementiel dans une association, je suis devenue coach pour entrepreneurs (spécialisée dans le Personal Branding).

 

Les points clé du pitch :

Un milieu familial pas du tout familier à l’entrepreneuriat

La galère de 9 mois de chômage

La déception d’un bullshit job

Un questionnement de fond sur ce que je veux vraiment

Construire mon projet entrepreneurial en étant salariée

Me lancer et vivre de mon activité en trois mois

Switcher 2 fois de métiers en un an et demi d’entrepreneuriat

Mon conseil pour se lancer

 

Grâce à cette structure, je mémorise facilement mon pitch et interagit avec mon audience (qui ne s’endort pas). Maîtriser les points essentiels me permet de m’exprimer avec aisance et donc de convaincre le public.

3 – Montre l’humain qui est en toi pour que ton public s’identifie à ton histoire

 

Peu importe ton histoire, qu’elle soit semée d’échecs ou que tu fasses un sans faute, ce qui compte c’est de la rendre captivante. Tu peux raconter des anecdotes, faire rire ton audience, insister sur tes moments de doutes, de peur ou d’excitation.

Le storytelling oratoire passe par une grande part de communication non verbale : pour cela, il est important d’apprendre à poser ta voix, travailler ton intonation en fonction de l’émotion que tu cherches à véhiculer, et parler avec des gestes. Au delà des mots, c’est ta posture et ton attitude qui restera en mémoire. Le non-verbal a un pouvoir que beaucoup de personnes sous-estiment !

Si tu n’as pas l’habitude de prendre la parole en public, tu peux t’entraîner avec des mises en situation en demandant à un groupe d’amis ou d’autres entrepreneurs de t’écouter et te faire un retour sur ta présentation. Cela te permettra

  •         d’identifier tes points forts ou des points à travailler,
  •         de mieux structurer ton discours
  •         de mettre en pratique des techniques d’expression
  •         de gagner en confiance avant de te lancer !

Pour ma part, j’ai travaillé à avoir des transitions logiques, à supprimer quelques tics de langues, et des “euuuh” à outrance 😁

Lorsque je suis interviewée, je raconte toujours mes échecs, et mes erreurs pour humaniser mon projet :

 

J’humanise mon parcours dans cette interview donnée aux Geeks des Chiffres

Si tu regardes les speakers des TEDx, tu verras que tout leur discours est en fait une présentation théâtrale du sujet sur lequel ils s’expriment. Pourquoi les TEDx sont si faciles à regarder ?

  • Le temps de présentation est limité
  • L’histoire du speakers est à 100% incarnée et humanisée
  • Le public est pris à parti

 

Exemple de TEDx théâtral 

4- Valorise tes réussites pour laisser une trace positive 

 

L’objectif d’un storytelling oratoire est, ne l’oublions pas, de laisser une bonne impression. C’est pourquoi, il est important de valoriser tes réussites, ou le cheminement vers une situation meilleure.

Beaucoup d’entrepreneurs ont tendance à banaliser leurs exploits, et ne voir que leurs échecs. Mais si tu raisonnes comme ça, quelle image vas-tu laisser à ton audience ?

Imagine-toi à un entretien d’embauche, où tu ne racontes que tes échecs et minimise tes exploits : qui voudrait travailler avec toi ?

Pense à ce que tu as accompli jusqu’ici : ton lancement, ton changement d’état d’esprit, tes réussites professionnelles, tes réussites matérielles, ton réseau…je suis sûre que tu te sous-estimes 😉

Dans le podcast L’entrepreneur en vous, je témoigne de mon passage de salariée à freelance

 

Avant de raconter tes réussites, il faut déjà que tu en prennes conscience. Voici donc un petit exercice que je te propose :

  • Repense à la situation dans laquelle tu étais il y a un an
  • Regarde la situation où tu es aujourd’hui
  • Qu’as-tu appris : sur toi ? En terme de compétences ? De rencontres ?

Quand j’ai fait cet exercice pour la première fois, je me suis rendue compte que j’avais énormément avancé depuis un an !

5  – Apporte de la valeur grâce à ta générosité et à ton expertise

 

Lorsque tu t’exprimes, tu racontes une histoire mais tu délivres également de la valeur à ton auditoire ou ton audience. C’est de cette manière qu’on aura envie de travailler avec toi.

Dans chacune des interviews que j’ai données, j’ai offert des conseils sur différents angles de l’entrepreneuriat :

Les Geek des Chiffres : comment apprendre à se connaître pour entreprendre

Tiime : les conseils administratifs pour entreprendre 

Surf en freelance : donner et être généreux dans ses contenus

Les formateurs libres : quels outils pour se lancer dans l’entrepreneuriat en ligne

Going freelance : Mon mode de vie de freelance

Bien dans ta boite : le personal branding

L’entrepreneur en vous : le passage de salarié à freelance

Chill : l’alimentation et l’hygiène de vie des entrepreneurs

Super freelance : créer une communauté

Pose ta dem’ : pitcher en 8 minutes 

 

Je redirige également le public vers mes contenus gratuits pour qu’ils puissent jauger la valeur de mes contenus.

C’est cette générosité et cette accessibilité qui te permettra de devenir un entrepreneur à la fois sympathique et mémorable.

Petit conseil : accepte les interviews, elle vont contribuer à divulguer ton nom ou ta marque 🤠 C’est encore cette stratégie qu’on choisit des entrepreneurs à succès tels que Oussama Ammar, Antoine BM ou Lyvia Cairo !

Conclusion

Le storytelling, ce n’est pas qu’à l’écrit, c’est également une histoire racontée. Elle implique de travailler ton histoire de manière humanisée et positive. Ta communication non verbale va également jouer un rôle essentiel dans l’impression que tu vas laisser. Mais pour rester en mémoire, il faut d’abord te montrer généreux et accessible.

Je te propose qu’on s’appelle si tu veux qu’on travaille là-dessus 🤠

5 leçons d’entrepreneuriat que m’a appris l’aikido cette semaine

Je reviens tout juste d’une semaine de vacances dans le sud ou j’ai fait un stage d’aikido…et je n’avais pas prévu d’écrire un article parlant de cet art martial. Mais j’ai laissé mon imagination suivre son cours.

Cet article était censé rester une newsletter, mais au vue de sa longueur et des retours positifs reçus par mes abonnés, je suis suis décidé à le publier sur mon blog.

Sans surprise, tu l’auras deviné, j’ai fait un lien entre la pratique de l’aikido et l’entrepreneuriat !

Et voici les 5 leçons que j’ai apprises de mon sensei cette semaine :

 

Leçon n°1 : Commencer tôt ne va pas forcément t’aider


Lors d’un échange avec mon sensei, je lui avais dit que j’aurais aimé commencer l’aikido plus tôt, pour avoir plus de réflexes. Je pensais qu’il allait me dire que plus on commence jeune, plus la pratique devient facile en étant adulte….mais non.

Pour lui, commencer jeune, c’est souvent commencer avant d’être vraiment réceptif à la pratique et à sa complexité. C’est commencer avant d’avoir le recul et la maturité pour comprendre ce qu’on fait. Et c’est surtout commencer à un moment où on devrait plutôt s’amuser. Les grands maîtres de l’aikido ont souvent débuté leur pratique à plus de 20 ans.

Pour l’entrepreneuriat, je m’étais dit la même chose : si j’avais commencé à créer ma première entreprise à 18 ans, peut-être que je serais mille fois plus avancée que là où je suis aujourd’hui.
Mais à 18 ans, je ne voulais pas créer une entreprise. Je n’étais pas prête, et j’avais besoin de passer par une voie plus classique pour savoir si cette dernière pourrait me correspondre ou pas.

Donc si tu repenses à ce que tu aurais pu faire si tu t’étais bougé plus tôt, n’aie pas de regrets. Ce n’était pas le bon moment. Tu n’étais pas encore prêt.

“Ne te compare pas aux autres” 

En aikido, ça peut être frustrant de voir que certains ont commencé en même temps que toi et t’ont dépassé. Et quand tu regardes ceux qui sont plus avancés que toi, tu te dis que tu as encore du chemin à faire. Ca a été mon cas. Mais en y réfléchissant, me comparer ne me fera pas progresser. Et quand on analyse bien : je n’étais pas aussi assidue que ceux qui ont commencé en même temps que moi. Donc pas de mystère, tout s’explique.

Dans l’entrepreneuriat, c’est pareil. Il y a mille raisons qui peuvent expliquer qu’untel soit devant toi. Et comme disait Oussama Ammar “Te comparer, c’est comparer ton intérieur à l’extérieur des autres”.

Et de toute façon, qu’est-ce qui compte vraiment : arriver le premier ou tout simplement arriver à destination sans trop de blessure ? 

Leçon n°2 : les choses prennent le temps qu’elles prennent, mais…pourquoi es-tu si pressé ? 


Si tu me connais, tu sais que mon défaut n°1 est l’impatience. Quand j’ai compris comment fonctionne le shmilblik,  je veux voir des résultats rapidement.

Mais dans la vie, les choses ne fonctionnent pas comme ça.

En aikido, l’apprentissage est assez long. Il faut d’abord apprendre, puis comprendre et parallèlement mettre en pratique. C’est d’ailleurs pareil quand on entreprend.

L’apprentissage n’est pas très compliqué. L’apprentissage, c’est du savoir. En aikido, ce sont les noms des techniques en japonais par exemple. Dans l’entrepreneuriat, ce sera les bases du marketing et de la comptabilité.

La compréhension est l’étape supérieure : pourquoi est-ce que je fais les choses ? Pourquoi, est-ce que j’avance mon pied droit et non mon pied gauche ? (En aikido, la réponse est souvent : pour éviter de m’en prendre une). Pourquoi est-ce que je ne vais pas commencer par passer des semaines à faire mon site web quand je lance mon entreprises ? (En entrepreneuriat, la réponse est : parce que ce n’est pas la priorité pour faire décoller mon Chiffre d’affaires).

La mise en pratique est la vérification des deux précédentes étapes : on ne peut pas savoir si nos actions marchent si on ne les teste pas. En aikido, c’est tester une attaque ou une technique. En tant qu’entrepreneur, c’est tester un argumentaire de vente, ou un plan de lancement.

Il est difficile d’apprendre et de mettre en application ce savoir simultanément. Il faut parfois faire des erreurs pour que les choses fonctionnent enfin. Mais quand tu as choisis une voie qui te passionne, vas-tu renoncer au bout de quelques mois parce que tu ne vois pas de résultats ? 

Leçon n°3  : Le problème est dans ta tête 

Quand j’ai des blocages en aikido, mon sensei me dit toujours que le problème est dans ma tête, pas dans mon corps. Mon corps sait faire tous les mouvements que je lui demande. Le problème, ce sont mes craintes et mes appréhensions, qui elles, sont essentiellement psychologiques. 

La difficulté en aikido, c’est de déconstruire tous les réflexes et toutes les peurs qu’on a accumulé depuis toujours, par notre éducation, et par les règles de vie en société. Nos corps sont en permanence tendus alors qu’en aikido, on prône le relâchement et le lâcher-prise. C’est ce lâcher-prise qui nous permet de chuter sans crainte et de mieux revenir.

Dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose : nos peurs, ce sont nos croyances limitantes. Sans peur, on pourrait gravir des montagnes. Sans auto-censure, on oserait plus. Mais on a peur de s’affirmer, d’assumer un projet différent ou une une approche différente. La première chose à faire pour mettre fin à ces croyances limitantes est de les identifier : qu’est-ce qui me bloque ? Pourquoi ai-je peur ? Quelle est la pire chose qui pourrait m’arriver si je passe à l’action, si je fais autrement ? 

“C’est en pratiquant qu’on enlève les appréhensions” 

Plus tu es régulier, plus tu dédramatiseras les actions que tu appréhendes : en aikido, si tu as peur de chuter, fais 100 chutes à ton rythme et tu verras que chuter ne sera plus un problème. Quand tu es entrepreneur, si tu as peur de te voir à l’écran, réalise une capsule vidéo par jour, et tu verras que tu finiras par te regarder en face.

De plus, la régularité améliore la pratique. Plus tu mets en place une routine, plus tu deviens bon dans ce que tu fais. Je pratique l’aikido 2 à 3 fois par semaine, sans me poser la question de si j’ai envie d’y aller ou pas. J’écris une newsletter et un article par semaine sans me demander si je suis motivée ou non. Et devine quoi ? Je m’y tiens 🤓

Les déclics viennent avec la régularité, alors ne les attends pas. Ils viendront tout seul si tu es constant. 

Leçon n°4 : La contrainte construit 

 


Mon sensei m’a dit cette phrase il y a quelques jours : en aikido, la contrainte construit. Sans contrainte, on fait ce qu’on veut, on ne fait pas d’erreur, on ne progresse pas, et on n’avance pas. 
En aikido, la contrainte c’est le uke, l’adversaire. Sans lui, la pratique ne serait plus de l’aikido mais du Tai Chi, des mouvements à réaliser individuellement sans travail avec l’autre. En aikido, la contrainte nous permet d’avancer en arrivant à contourner le danger dans la mesure du possible, ou de l’épouser quand il est là. 

Quand on entreprend, la route n’est pas droite, et nos trajectoires ne sont pas rectilignes. Ce sont ces contraintes (administratives, concurrentielles, budgétaires, personnelles) qui nous permettent d’avancer et de faire avec ce que l’on a. La plus grande qualité d’un entrepreneur est la résilience, cette capacité à rebondir après un échec. Tout comme la chute en aikido permet de mieux revenir, la résilience permet de se construire dans l’adversité.  Et je sais de quoi je parle, j’ai essuyé de nombreux échecs, et je sais aujourd’hui que rater fait partie du jeu 🤠

“Quand tu as raté de 15 manières différentes, la 16e fois c’est la bonne, puisque il n’y a plus d’options pour rater” 

Quand on a coché toutes les cases de l’échec (et qu’on en retient les leçons), on ne peut qu’avancer parce que toutes les mauvaises options ont déjà été testées. C’est ce que me dit mon sensei : continue d’essayer, de rater, et à un moment, ça finira par marcher. 

C’est la même chose si tu es entrepreneur : tu as essayé dix fois la prospection agressive et ça n’a pas marché ? Essaye la prospection subtile et ciblée, peut-être que ça marchera ! Au pire, il te reste encore des options : l’inbound marketing, la publicité…essaye 15 options, et la 16e marchera 😉

Leçon n°5 : l’aikido, c’est la construction d’une relation avec l’autre, car on n’avance pas seul 

Dans cette même logique de prise en compte des éléments externes pour avancer, mon sensei insiste sur la construction d’une relation avec l’autre. Dans son fondement, l’aikido, c’est l’harmonisation entre deux corps qui s’écoutent. C’est pourquoi, l’une des règles fondamentales est de toujours garder le contact, même dans la contrainte. L’autre nous aide à avancer car c’est avec lui qu’on avance et construit notre pratique. 

Dans l’entrepreneuriat, le rôle du réseau et des relations est capital pour développer son activité. On n’avance pas seul : on a besoin pour avancer d’ouvrir des portes et saisir des opportunités. Et ces opportunités se créent dans le contact et le dialogue. C’est pourquoi cultiver son réseau est essentiel. Je suis en ce moment en train de lire “Réveillez le millionnaire qui est en vous” de Marc.V HANSEN et Robert. G. Allen, et dans lequel les auteurs insistent sur la nécessité de construire une équipe (l’effet de levier) pour gagner devenir millionnaire. Sans aller jusqu’à gagner des millions, on peut adopter ce vieil adage “seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin” 

“Ecouter les besoins de l’autre pour réussir à se développer “

Dans cette même perspective de relation à l’autre, un club d’aikido retrouve les mêmes problématique qu’une entreprise : recruter de nouveaux adhérents qui resteront fidèles au club. Pour appâter les curieux, il faut attiser leur curiosité avec des arguments qui leur parlent. Qu’est-ce que recherchent les gens aujourd’hui dans les arts martiaux ? Savoir se défendre ? Maîtriser leurs peurs ? Devenir zen ? Ce sont ces questions que se pose mon club pour parler à un public plus jeune. Pour attirer un nouveau public, il faut que la discipline réponde à leurs attentes tout en étant accessible. Il faut trouver les bons mots pour les toucher, sans mentir sur la réalité de la discipline, ni dénaturer la pratique. C’est le juste milieu à trouver pour vendre sans perdre son âme. 

Ce juste milieu est à trouver pour n’importe quel entrepreneur qui cherche à attirer de nouveaux clients. Comment faire venir des clients à lui quand le voisin propose un tarif plus attractif ? Comment toucher un public qui ne nous connaît ni d’Eve ni d’Adam ? En développant une bonne proposition de valeur qui prend en compte les problématiques des clients : l’écoute des besoins est ainsi à la base de toute action de marketing. Rajoute à ça, une pointe de storytelling, et tu peux être sûr que tes prospects ne choisiront pas ton concurrent 😃

 

Conclusion

Voici donc les 5 leçons de mon sensei apprises cette semaine.Il existe donc bel et bien un parallèle entre la philosophie des arts martiaux et l’état d’esprit de l’entrepreneur. 

 

👉 Pour essayer l’aïkido dans un Club dont l’ambiance est bonne, Olympiades Aikido club (13e) et Kuroba Aikido (9e)  sont de bon choix, on s’y retrouvera peut-être 😉

👉 Pour découvrir mon blog aikido, c’est ici 

 

 

 

Les trois points de vigilance à garder en tête quand on est entrepreneur

La semaine dernière, j’ai organisé un autre événement de CoDéveloppement avec des entrepreneures (nous étions 4 femmes) de tout horizon.

Si tu n’es pas familier avec le concept du CoDev, le principe est simple : il s’agit de réunir des professionnels pour les aider à travailler sur leurs problématiques grâce au croisement de plusieurs regards externes (ici, les trois autres entrepreneures). De ces regards croisés émergent des idées et de nouvelles pistes de développement pour l’entrepreneur à qui c’est le tour d’exposer la problématique.

Plusieurs problématiques ont ainsi été abordées par chacune d’entre nous et j’aimerais faire un focus sur les trois principaux points évoqués. Peut-être te reconnaitras-tu parmi ces différents points ?

La priorisation des objectifs et des tâches 

Quand on est à son compte, il est difficile d’avoir assez de recul pour établir ses priorités. On est souvent seul, et on se perd dans l’océan des tâches à réaliser pour développer son activité. 

L’une des entrepreneures présentes au CoDev a évoqué la difficulté d’alimenter régulièrement son blog et de mettre en place une communication impactante en raison du temps consacré à ses clients. 

Elle était “en mode sous-marin”. Ce mode de fonctionnement est souvent adopté par les freelances en pleine mission chronophage avec un client. 

Le problème, c’est que lorsque l’on sort la tête de l’eau après une mission aussi intense..rien ne se passe ! Personne ne nous attend et notre stratégie de contenu et de communication n’a pas bougé d’un iota. Il faut donc repartir à la pêche aux clients (joie😑).

Inversement, en faisant de la production de contenu une priorité (ne serait-ce que de se bloquer un créneau de deux heures par semaine), on se rend visible même lorsqu’on est en mission. Et c’est cette visibilité qui permet d’enchaîner des missions sans avoir de périodes de latence liées à un manque de communication.

Pour revenir à cette entrepreneure, sa priorité a donc été de prendre du temps pour son propre marketing dans son emploi du temps et se traiter comme si elle était son propre client. 

A terme, bien prioriser ses tâches permet de bien comprendre ce qu’il est important de faire maintenant pour atteindre ses objectifs de juin. Et pourtant, on a souvent cette fâcheuse tendance à réaliser des tâches non prioritaires au quotidien alors qu’elles pourraient être reportées à dans quelques mois au profit de quelque chose de plus important aujourd’hui. 

Si ton objectif est de capturer 500 nouvelles adresses mail, n’est-il pas plus important de produire un leadmagnet de qualité et de communiquer dessus, plutôt que de refaire ta page de service ? 😉

Le développement de nouvelles références et de sources d’inspiration

Un autre point soulevé a été le développement de nouvelles références pour élargir sa palette d’exemples mais également de sources d’inspiration. 

Quand on est coach ou formateur, il est important de diversifier ses exemples pour ne pas avoir à se répéter mais surtout, pour explorer de nouveaux modèles de développement. 

Si on n’a qu’une ou deux sources d’inspiration, on va avoir tendance à calquer son business model sur ces deux références et adopter une communication similaire (j’ai déjà fait cette erreur par le passé).

Résultat : tu deviens une version cheap de l’entrepreneur que tu copies 😞

Alors que si tu développes de nouvelles références en partant de personnes qui t’inspirent vraiment, tu seras d’une part plus aligné avec ta communication, et d’autre part, tu auras réussi à conduire ton audience là où elle ne t’attend pas. C’est de cette manière que tu deviendras à ton tour remarquable. 

Aujourd’hui, dans le microcosme des freelances du digital, ce sont toujours les mêmes noms qui sont cités (aller, je les cite) : Stan Leloup, LiveMentor, Antoine BM, Oussama Amar… trouver de nouvelles références peut-être un moteur d’inspiration pour ton business model, et par ricochet, pour construire ta propre marque.

Si tu veux vendre des formations en ligne à X euros parce que machin qui est connu vend des formations à X euros, et que tu penses que tu n’as rien à apporter de plus que lui, alors là, oui, tu pars perdant ! 

Par contre, si tu penses que tu as une valeur à délivrer qui vaut XX euros parce que ton travail vaut tant et qu’en plus tu t’es inspiré de nouveaux modèles qui vendent des formations plus chères, alors vends ta formation à XX euros. L’argent n’est souvent pas le vrai problème dans l’histoire. Le problème, c’est souvent toi 🤠

Plus tu élargis tes références, plus tu enrichis ton répertoire, plus tu apportes de la valeur à ton audience, plus tu te démarques du lot et plus tu t’élèves.

Les mauvaises raisons de faire les choses

Il nous arrive parfois, de nous lancer à corps perdu dans une tâche ou dans le développement d’une offre sans nous poser les bonnes questions. 

Proposer une offre pour des clients qui n’auraient pas de budget par exemple. Quand on propose ce type d’offre malgré soi, ça signifie qu’on ne croit pas en la valeur de son travail. Et c’était le cas d’une de nos entrepreneures. 

Comme je le disais plus haut, l’argent n’est pas un problème. Le problème, c’est ton syndrome de l’imposteur et ton mauvais argumentaire de vente. Si ton client ressent que ton produit ou ton service est LA solution pour changer sa vie ou son activité, il y mettra le prix. Sinon il te dira qu’il n’a pas d’argent pour toi, mais cela ne l’empêchera pas d’acheter le dernier IPhone (parce qu’Apple, lui sait vendre 🍏)

Une de nos participantes au CoDev nous a présenté sa difficulté à vendre un petit produit. Son objectif était de commencer par vendre ce petit produit pour ensuite vendre un autre produit plus cher. Mais la question que je lui ai d’abord posé était la suivante : 

“Si ton objectif est de vivre de ton activité, comment penses-tu y arriver en quelques mois avec la vente d’un petit produit ? Tu consacreras le même temps et la même énergie à vendre un petit qu’un gros produit”.

Encore une fois, il s’agit là d’une mauvaise raison de faire les choses : si l’objectif est de voir grand alors voyons grand ! 

Jeudi dernier, j’écoutais la matinale de France Inter (mon côté bobo), ou Barbara Cassin, philosophe et invitée réagissait sur l’affluence de dons pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame :

“C’est beaucoup plus facile d’obtenir 500 000 euros que d’en obtenir 50 000” affirme la philosophe.

En effet, plus une cause, un projet, un produit ou un service coûte cher, plus il suscite de l’intérêt et plus il prend de la valeur. Donc en proposant un produit au rabais parce qu’on pense qu’il sera plus accessible est une mauvaise raison de vendre ce produit de cette manière. 

Conclusion

Pour conclure sur ces trois points, je dirai que ce CoDev nous a donc permis à chacune de prendre du recul sur nos activités respectives grâce à la force du collectif et à la puissance d’un regard extérieur 💪

 

Cet article est extrait de ma newsletter du 22 avril 2019. Si tu veux recevoir les prochains articles, abonne-toi ! 🙂

Je te propose qu’on s’appelle si tu veux qu’on travaille là-dessus 🤠

Entrepreneuriat : comment définir ses objectifs pour avancer

Si tu es entrepreneur, tu dois être animé par l’envie de développer ton activité, te faire connaître et en vivre. Et c’est bien normal.Mais comment mesures-tu ton succès ? Beaucoup d’entrepreneurs naviguent dans le flou, sans réels objectifs ni ambitions quant à leur projet. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur de ne pas y arriver. Et pourtant, définir ses objectifs ne veut pas dire être aveuglement ambitieux. Le but d’un objectif est qu’il soit atteignable, réaliste et mesurable. Pour y voir plus clair, je te propose de te fixer trois types d’objectifs.

Définir ses objectifs financiers pour développer ton Chiffre d’Affaires

définir ses objectifs
Les objectifs financiers sont probablement les plus difficiles à estimer pour les entrepreneurs. Pourtant, il est difficile, voire impossible d’estimer son succès sans le mesurer.

✔ Commence d’abord par te demander combien tu as besoin d’argent pour vivre.
✔ Demande-toi ensuite, combien tu voudrais pour vivre.
✔ Si tu es déjà lancé, avec combien d’argent vis-tu aujourd’hui ?
✔ Et enfin, quelles sont tes charges en tant qu’entrepreneur.

Je te conseille d’estimer ces objectifs à partir de ta situation actuelle, et combien tu voudrais gagner dans un an. Une fois cela défini, établis un rétroplanning pour voir quel Chiffre d’Affaires intermédiaire serait envisageable dans six mois, et dans trois mois. 

Une fois ce Chiffre d’Affaires défini, il va falloir déterminer comment tu vas réussir à l’atteindre. Encore une fois, tu peux partir de ta situation actuelle si tu es lancé :

▪ A combien vends-tu tes prestations ?
▪ Comment trouves-tu tes clients ?
▪ Combien as-tu de clients par mois ?

Si tu sens que ta stratégie actuelle n’est pas efficace, c’est le moment d’essayer autre chose pour arriver à atteindre tes objectifs financiers.

Exemple : 

➰ La prospection t’épuise ? Et si tu essayais une stratégie d’inbound marketing à la place ?

➰Tu penses que tu n’arriveras pas à trouver assez de clients pour atteindre ton objectif ? Et si tu augmentais tes prix ? Ce qui compte ce n’est pas le nombre de clients mais la valeur de chaque client.

Si tu n’es pas lancé, construis des estimations sur la base de ce que tu observes chez tes concurrents.

👉 Tes objectifs financiers sont le moteur du développement de ton activité. Sans eux, tu ne pourras pas voir si ton activité croit et si elle devient pérenne. C’est pour cela qu’il ne faut pas les négliger.

Définir ses objectifs de notoriété pour développer ton image de marque

 

définir ses objectifs
Tes objectifs de notoriété te permettent d’évaluer la puissance de ton image de marque sur le web et sur le terrain.

Ta notoriété, c’est ta e-réputation et ton personal branding.

Tu peux choisir parmi les objectifs suivants  en fonction de leur pertinence pour ton activité :

▪ Nombre de relations sur Linkedin
▪ Nombre d’abonnés à ta newsletter
▪ Nombre d’abonnés à un réseau social pertinent pour toi
▪ Visiteurs uniques mensuels sur ton site web
▪ Nombre d’articles invités
▪ Livre publié
▪ Ebook mis en ligne
▪ Nombre d‘interview données 
▪ Nombre de conférences données
▪ Nombre de contenus publiés et communiqués (c’est la stratégie de contenu)

Tous ces bullets points sont des indicateurs et ils varient en fonction des envies et besoins de chaque entrepreneur pour son activité.

👉 Ces objectifs sont essentiels au développement de ton activité car c’est grâce à eux que tu vas pouvoir te faire connaître et construire une image de marque à la hauteur de ce que tu voudrais être.

Des objectifs de qualité de vie pour maintenir un équilibre entre ta vie professionnelle et personnelle 

définir ses objectifs

Les obje