Aller de l’avant n’est pas toujours un chemin rectiligne

Il y a quelques mois, dans un contexte difficile, j’ai pris la décision de quitter la France pour commencer mon aventure de digital nomade. Entre vent de liberté, courage et fuite en avant, j’ai décidé de reprendre les rênes de ma vie, pour ne plus subir les événements externes.

A 30 ans, j’ai décidé que l’enfermement ne serait pas pour moi.
Cependant, malgré les photos postées sur les réseaux sociaux, ma vie n’est pas toujours rose, comme tu peux t’en douter. Aller de l’avant peut faire passer par des moments de doutes, et le chemin n’est pas rectiligne.
Alors, si toi aussi, tu souhaites aller de l’avant, voici les étapes par lesquelles tu vas peut-être passer.
Mais n’oublis pas, même lorsque tu doutes (et tu vas douter), garde en tête les raisons qui t’ont poussées à franchir un grand pas.
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1 – Tu vas connaître la solitude (même dans la foule)

Dans la jungle du Costa Rica

En tant que digital nomade, j’ai décidé de m’ouvrir aux rencontres grâce à différentes petites actions que j’ai mises en place :
– L’hébergement en auberge de jeunesse (avec chambre individuelle pour le confort et la tranquillité)
– La pratique d’activités touristiques et sportives
– Les transports en commun
Cependant, il peut arriver que même bien entouré, tu puisses te sentir seul car les rencontres sont éphémères, et que tu ne construis pas de lien de long terme avec les personnes qui croisent ton chemin.
Ca a été mon cas au Costa Rica et au Mexique. Mais, je te rassure, ce sentiment est parfaitement normal.
Ce que j’aurais dû faire, pour palier ce sentiment de solitude, c’est rester dans une ville pendant un petit moment et construire une vie sociale, comme un expat. Ou encore, m’entourer de digital nomades.
Mais je n’étais pas prête pour ça :
– J’avais soif de découvrir de nouveaux environs
– Je n’ai pas trouvé de ville où je me sente assez bien pour me poser
Si toi aussi, tu cherches à construire une nouvelle vie, tu vas sûrement avancer à tâtons et expérimenter différentes choses pour voir ce qui te correspond. Pendant cette période, il est fort possible que tu te sentes seul.
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2 –  Tu vas vivre une instabilité fatigante

 

Adaptation au climat hivernal lapon en Suède

Comme évoqué dans mon premier point, changer de vie implique de faire des “tests” :
Au niveau de ton hébergement : car il est difficile de trouver le bon équilibre entre la vie en communauté et le besoin de se ressourcer seul (Guesthouse VS Airbnb pour moi)
Au niveau de ton alimentation : car quand on s’immerge dans une nouvelle culture, on perd ses habitudes. Les aliments que tu consommais dans ton ancien quotidien ne sont pas en rayon, et tu n’es pas encore prêt à te lancer dans la cuisine locale. Par conséquent, tu cuisines beaucoup moins.
Au niveau de ton sommeil : ton corps doit s’habituer à un nouvel environnement, un nouveau climat, une nouvelle literie, voire peut-être un décalage horaire. Par conséquent, il est possible que tu dormes mal pendant une période.
Au niveau de tes dépenses du quotidien : payer un billet d’avion, des transports en commun, des courses, des sorties au restaurant, des activités touristiques, des abonnements téléphoniques, des dépenses médicales…tous ces éléments peuvent vite coûter lorsqu’on cherche à s’acclimater à une nouvelle ville ou un nouveau pays.
Pour vivre une vie équilibrée, voici quelques conseils que j’ai appris avec le recul :
Trouve une ville qui correspond à tes attentes : ne va pas à la station balnéaire en vogue si tu n’aimes pas la plage, ni dans un endroit où le climat, la culture et la sécurité ne te conviennent pas.
Trouve une activité locale et régulière à pratiquer : apprentissage d’une langue, activité culturelle ou sportive, travail sur place…
Maintiens des liens réguliers avec tes proches en donnant et en prenant des nouvelles

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3 –  Tu vas être nostalgique d’une ancienne vie (mas qui n’existe plus)

Dernier afterwork avec les Slowpreneurs avant le Covid (février 2020)

 

J’ai eu mes moments de nostalgie : ceux de ma vie parisienne d’avant le Covid.
Mes amis me manquaient. Les sorties au resto, les cours d’aikido, ma qualité de vie et cette stabilité également.
J’ai même parfois songé à retourner en France.
Mais je me suis rappelée que cette vie n’existait plus : 
– Mes amis ne se voient plus tant que cela
– La vie culturelle et sportive n’existe plus
– L’hiver est bien là
– Paris est devenue une ville fantôme où le couvre feu dirige la vie sociale.
Et c’est en repensant à cela, ainsi qu’aux messages envoyés par mes proches que je me suis souvenue des raisons qui m’avaient poussée à partir.
Ma vie n’est pas toute rose et je suis partie avec un pincement au coeur. Mais mon pragmatisme et mon instinct de survie me rappellent que j’ai fait les bons choix.  C’est ça la résilience.
Si tu quittes une ville, un job, ou une personne, tu peux être nostalgique, mais rappelle-toi pourquoi tu as pris cette décision difficile : veux-tu vraiment revenir à cette situation qui t’a fait tout plaquer ? 
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4 – Tu vas perdre tes repères personnels et professionnels 

Marche dans la neige en Laponie

 

Changer de vie implique des changements sur le plan personnel et professionnel.
Les rencontres que l’on fait mais également e contexte changeant nous pousse à nous poser la question du sens de ce qu’on entreprend : au fond, qu’est-ce qui compte vraiment ? 
Ca a été mon cas, où j’ai réalisé que je n’étais plus alignée avec mon activité. 
Mieux que ça, j’ai compris que le principe de trouver sa voie une bonne fois pour toute n’était pas fait pour moi. Pourquoi ? Parce que je suis incapable d’avoir une vision stable et long termiste. Et encore moins sur le plan professionnel. Et pourtant, je me suis posée à plusieurs reprises sur une feuille pour écrire ma vision théorique. Mais soyons honnête, ce n’était que me mentir à moi-même !
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Alors j’ai arrêté le bullshit, et je me suis reconnectée à ce qui me stimulait vraiment dans la vie  :
– Les voyages
– Ma vie sociale
– Un confort de vie
– Etre utile, même si cela peut changer de forme.
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Pas de désir de sauver le monde, non.
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Sur le plan personnel, le Covid m’a fait prendre conscience que j’aurais pu voyager plus avant la pandémie, surtout dans les destinations qui me semblent aujourd’hui utopique (mais je crois encore à mon voyage au Japon).
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Ma nouvelle philosophie de vie est donc la suivante: Yolo/Pura Vida/Carpe Diem/Hakuna Matata
Tu l’auras compris, il s’agit de profiter de ce que je peux faire maintenant car on ne sait pas de quoi demain sera fait.
Pour une control freak comme moi, c’est une révolution !
Mais pour en arriver là, j’ai dû faire un break de boulot (non sans culpabiliser) et me reconnecter à cet essentiel.
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Si tu changes de vie, tu vas probablement perdre tes repères, mais ce sera le moment de faire une pause et te connecter à ce qui compte vraiment pour toi sur le plan personnel et professionnel : si la vie s’arrêtait demain, que ferais-tu aujourd’hui ?
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Conclusion

Voici donc ta feuille de route, basée sur mon expérience personnelle, pour te préparer au mieux à ton changement de vie. Comme tu le vois, changer de vie, n’est pas un chemin rectiligne, et moi-même, je ne suis pas encore sur une autoroute. Mais c’est grâce à l’apprentissage, que l’on pose les pavés de cette nouvelle chaussée : doucement mais sûrement.
Alors, prêt à bifurquer ? 😉

Bilan d’un mois de digital nomad au Costa Rica : entre liberté et fatigue

Pour éviter de subir un troisième confinement français, j’ai décidé de partir au Costa Rica pendant un mois, pays réputé pour sa biodiversité mais aussi sa sécurité. Je viens d’achever un mois en tant que digital nomad au Costa Rica et j’aimerais vous proposer un bilan de ce séjour, sans filtre, comme à mon habitude 🙂  Pendant un mois, j’ai arpenté les différents paysages du pays, découvert sa culture, rencontré des locaux et non locaux. Voici donc mon bilan humain, financier et culturel de ce mois de Pura Vida.

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1 – La “pura vida”, un mode de vie décontracté, auquel nous ne sommes pas habitués 

 

Une soirée détente à Puerto Viejo, cote caribéenne du Costa Rica, ou Bob Marley est un dieu local

 

“Pura vida” est une expression populaire au Costa Rica que l’on utilise à toutes les sauces. C’est une sorte de “Hakuna Matata” local, ce qui signifie “pas de soucis”. Et c’est vrai que les ticos (habitants du Costa Rica), ne sont pas des gens stressés. Ils prennent la vie comme elle vient avec ses aléas, tout en relativisant les malheurs qu’elle apporte.

Les coupures d’électricité, la lenteur du service dans un restaurant…tout cela fait partie de la vie, et que peut-on y faire après tout ?  

En tant que sérieuse “control freak” qui aime planifier ses journées, j’ai dû m’adapter à ce mode de vie plus “slow”, où la notion du temps n’est pas la même que dans nos pays occidentaux. Et c’est vrai qu’il n’y a souvent aucune raison d’être si pressé 😉

D’ailleurs, planifier mes différentes excursions en amont a souvent été vain car rien ne se prévoit à l’avance ici et tout se fait au dernier moment. C’est une autre mentalité qu’il faut comprendre pour bien vivre son séjour au Costa Rica.

Heureusement pour moi, les ticos que j’ai rencontrés sont pour la plupart extrêmement généreux et prêt à nous aider dès qu’ils le peuvent (surtout quand la barrière de la langue peut être handicapante). 

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2 – Un émerveillement sur le plan visuel et humain

 

Cascade de Rio Céleste (en vrai il y a 15 touristes derrière moi)

Le Costa Rica est un pays dont la biodiversité est très riche : depuis 30 ans, le pays a entamé une politique de reforestation, comprend 5% de la biodiversité mondiale, et 25% de son territoire est devenu des parcs nationaux protégés. 

J’ai pu observer une faune propre aux pays tropicaux (singes, tapirs, paresseux, toucans, colibris…) et une végétation digne d’une jungle amazonienne. 

Au-delà de ces paysages protégés, le Costa Rica est riche de rencontres stimulantes et régulières. Chaque nouvelle opportunité est une rencontre et chaque rencontre créée une nouvelle opportunité.

Ici les interactions avec les locaux et voyageurs sont faciles !

On rencontre les gens partout : dans les hôtels et auberges de jeunesse, dans le bus, dans les bars, dans les excursions, mais également si on pratique une activité régulière. Je me plaignais à Paris de ne pas voir de nouvelles têtes, le problème a été résolu ici !😜

Chaque rencontre est facile, et m’a permis de découvrir les raisons du voyage de chacun et son parcours de vie (pour les digital nomads et backpackeurs) mais aussi de découvrir des lieux inédits et de pratiquer mon espagnol avec les locaux. 

C’est la diversité de ces rencontres qui rend la planification obsolète ! 🙂
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3 –  Une bonne hygiène de vie sur le plan physique et alimentaire 

 

Les “naturales” sont des fruits mixés, souvent sans sucre ajouté, que l’on commande régulièrement pour se rafraichir et faire passer l’attente du plat qui peut tarder à arriver 😉

 

Pendant ce mois au Costa Rica, j’ai énormément marché : une moyenne de 10 km par jour, auxquelles s’additionne mon sport quotidien (jogging/hiit). 

A côté de cela, j’ai peu bu et n’ai pas abusé de sucreries. Résultats : j’ai perdu du poids.

Au niveau de mes habitudes alimentaires, j’ai peu cuisiné et mon régime était fait de tortillas/avocat/tomates/frijoles(purée de haricot rouge)/fromage, car je n’avais pas le courage de me lancer dans de la cuisine dans des cuisines communes….

J’ai également beaucoup mangé de fruits, sous forme naturelle (ananas, mangues, pipas fresca) ou en jus sans sucres ajoutés. 

Au restaurant, je demandais à changer les papas (pommes de terre) et patacones (bananes plantains) contre des légumes. Car au Costa Rica, la nourriture est grasse, souvent frite et les légumes se font rares (d’ailleurs les ticos sont bien portants…)

Sur le plan bien être, j’ai fait quelques massages pour réduire mon stress du quotidien, et je commence à instaurer le massage dans mes habitudes de vies (ici moins cher qu’en France, mais pas donné pour autant). 

Je ne médite pas à proprement parler (avec un CD de Christophe André) mais je marche souvent seule, et c’est pour moi une façon d’observer la nature en pleine conscience, sans trop réfléchir, et d’apprécier ce qu’elle m’offre (souvent des animaux observés dans leurs activités quotidiennes). 

Bref, en période de pandémie, s’entretenir le corps et l’esprit est la meilleure des choses pour booster ses défenses immunitaires 🙂

Sur le plan sanitaire (Covid), les ticos mettent à disposition des vrais lavabos et du savon devant chaque restaurant et structure touristique, et la prise de température est assez fréquente pour rentrer dans un lieu clos. Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics fermés, même si dans les caraïbes et sur la côte pacifique, on peut avoir tendance à facilement l’oublier. Aujourd’hui, le Costa Rica s’en sort bien mieux que la France avec des mesures moins restrictives..mais au delà de ces mesures, je pense que le mode de vie “pura vida” réduit beaucoup le stress et l’anxiété, et renforce également les défenses immunitaires 

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4- Mais des galères du quotidien inévitables 

 

S’assurer d’avoir une bonne connexion wifi, le combat permanent au Costa Rica

 

Partir à l’autre bout du monde comprend aussi son lot de galères, et le Costa Rica n’échappe pas à la règle !

Tout commence par un jetlag, avec un décalage horaire de 7 heures : il faut donc bien penser à calculer l’heure des rendez-vous professionnels pour éviter les incompréhensions. 

Il faut également bien se rappeler que le Costa Rica a différents climats et emporter les vêtements adaptés, ce qui n’a pas été mon cas. Effectivement, le Costa Rica était pour moi, un pays chaud, et humide : je n’avais donc pas prévu assez de vêtements chauds pour San José (la capitale, venteuse, et dont les nuits sont fraîches) et Monteverde, dans les montagnes où j’ai dû demander une couverture supplémentaire à l’hôtel et acheter un legging chaud.

Outre le climat, les moustiques peuvent gâcher une partie de votre séjour. Malgré les différents anti-moustiques, je me suis faite dévorer en me réveillant la nuit pour me gratter, ce qui est extrêmement désagréable. 

L’autre problématique que j’ai rencontré au Costa Rica a été technologique : problèmes de coupures d’électricité dans les Caraïbes (pas très pratique quand on est digital nomad), mauvaise connexion dans beaucoup d’hôtels et difficulté à comprendre les offres d’abonnement locaux pour utiliser internet sur mon téléphone. Résultat : j’ai payé cher (et c’est mon prochain point).

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5 – La question fondamentale du budget au Costa Rica 

 

Au Costa Rica, on paye en Dollars, ou en Colones, la monnaie locale

Le Costa Rica, comme son nom l’indique, n’est pas une destination économique. On le surnomme d’ailleurs la Suisse de l’Amérique latine (et ce n’est pas pour sa verdure et ses vaches). 

Certes, je le savais en théorie en lisant les nombreux commentaires et avis sur le pays en amont de mon voyage. Mais je l’ai surtout expérimenté au quotidien. 

En un mot : TOUT est payant. 

Les plages, les cascades, les parcs, l’ensemble des excursions…quasiment rien n’est gratuit. 

Je comprends évidemment le besoin de protéger les sites naturels, mais j’ai beaucoup eu l’impression d’un touriste qu’on cherche à faire raquer. Par ailleurs, cette billetterie à l’entrée de chaque site “casse” la dimension “découverte spontanée” de la nature car on sait souvent exactement ce qu’on va voir.

Beaucoup de paiements se font en liquide, ce qui rend la comptabilité difficile..heureusement, en tant qu’entrepreneur, j’ai bien traqué mes dépenses pour me faire une note de frais globale à la fin du mois ! 

De plus, la vie locale n’est pas “cheap” : pour un repas au resto, comprenant un plat et une boisson, vous vous en sortez pour l’équivalent de 12 euros. Certes, moins cher qu’en France…mais beaucoup plus qu’à Lisbonne où j’étais en novembre ! 

En dehors des excursions, j’ai également payé cher mes différents hébergements : j’ai dû dépenser presque 900 euros pour me loger. Je précise que je choisissais à chaque fois un hébergement en chambre individuelle avec salle de bain privative, mais j’avais besoin d’être dans ce confort pour bien travailler. 

Autre source de dépense : mon forfait téléphonique avec abonnement local. Bien que l’achat d’une carte Sim ne coûte qu’un dollar, vous aurez besoin d’un forfait internet. J’ai choisi un forfait de 4 gigas que je renouvelais chaque semaine…l’équivalent de 8 euros par semaine. A cela s’ajoutait mon forfait Sosh + mon pass Costa Rica Sosh pour le début de mon séjour et que j’utilise en back up lorsque je n’avais plus de donnés mobiles. 

J’ai donc dû dépenser près de 90 euros de forfait internet ce mois-ci.

Pour mon prochain voyage, je pense changer de forfait et passer chez free qui propose 25 gigas de données mobiles pour 20 euros par mois. 

Mais c’est en dépensant trop d’argent que l’on apprend 🙂

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6 – Un équilibre de vie difficile à trouver

 

Entre voyage et digital nomadisme

Pendant ce mois au Costa Rica, j’ai beaucoup bougé, pour découvrir le pays mais aussi pour trouver un endroit où je me sente bien. J’ai donc fini ce mois fatiguée, car j’étais plus en mode baroudeuse que nomade “posée”.

J’ai beaucoup culpabilisé de cette situation quand je regardais mes amis digital nomad bien installés au Mexique. Moi, j’étais dans un entre deux, attirée par la conquête du Costa Rica, pas alignée sur le plan professionnel et en quête d’un lieu que j’aurais pu appeler “maison”.  Même en tant que digital nomad.

Alors j’ai pris une décision difficile pour moi : celle de faire un break. J’ai d’abord culpabilisé car je sortais à peine d’une semaine de vacances en Laponie. Mais mon corps et ma tête en avaient besoin. 

Et puis, en observant la vie d’autres digital nomades, j’ai compris ce qu’il me manquait pour me poser  :

  • Des activités extra-professionnelles régulières pour me créer une routine (je n’ai pas pu pratiquer l’aïkido régulièrement)
  • Une vie citadine dans laquelle le piéton reprend ses droits (je vous assure que ce n’est pas le cas au Costa Rica) 
  • Une offre culturelle développée (le Costa Rica est un pays de nature, et non de culture)

 

Et je pense trouver cela dans ma future destination : Oaxaca, Mexico ! Capitale de la gastronomie mexicaine, cette ville me permettra également de pratiquer l’aïkido à main nu (très important pour moi), de déambuler dans les rues et découvrir la culture locale du pays. 


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Conclusion : une belle découverte, mais qui a ses limites

 

Pour conclure cette expérience de digital nomadisme au Costa Rica, je dirais que j’ai vécu une belle expérience dans le pays de la pura vida :  mon premier pays d’Amérique Latine, qui m’a challengé dans ma pratique de l’espagnol, et de la vie seule sur un continent lointain. Sur le plan personnel, j’ai appris à me poser les bonnes questions, me ressourcer pour savoir ce qui me correspondait et ne me correspondait pas. Sur le plan professionnel, j’ai utilisé ce temps pour faire le vide grâce à un break nécessaire. Cap maintenant vers une nouvelle destination, que je souhaite plus posée, et encore plus satisfaisante grâce à cette première expérience au Costa Rica ! Pura vida. 

 

5 apprentissages du voyage à appliquer dans ta vie personnelle

Ça fait maintenant un mois que je suis partie au Costa Rica. Au-delà de la beauté des paysages et de mon besoin d’évasion, j’en ai tiré quelques apprentissages.
5 précisément. Et je te les livre !

1 – L’amélioration de ses capacités linguistiques n’est possible qu’en pratiquant

Oui cela peut sembler évident, mais je l’ai vraiment constaté.

Voyager en Amérique latine était pour moi un véritable défi, car au delà de l’éloignement géographique avec l’Europe et de mes a priori sur la sécurité sur ce continent, la langue était un autre blocage.

J’ai pris des cours d’espagnol pendant 8 ans à l’école puis à la fac…mais je n’ai jamais eu l’occasion de le pratiquer dans un pays hispanophone.

Résultat des courses : nada.

J’ai donc dû apprendre à sensibiliser mon oreille à cette nouvelle langue, en liant vocabulaire et débit de langue.

Après avoir passé une semaine à parler comme une vache espagnole, j’ai finalement réussi à me débarrasser de ma timidité linguistique (merci l’école !) et oser m’exprimer.

L’élément déclencheur ?(
Je dirais qu’au Costa Rica, 60% des gens ne parlent pas anglais. Par conséquent, si tu veux manger, faire ton linge, ou demander ton chemin, il va falloir y mettre un peu du tien 😜

Aujourd’hui, je fais de grosses fautes de temps, et je manque de vocabulaire, mais mon espagnol est en forte progression.

Et puis, j’ai toujours l’anglais en back up 😉

2 – Rencontrer de nouvelles personnes ne demande pas beaucoup d’effort

Je n’ai jamais retrouvé autant d’humanité que depuis que je voyage. La solidarité entre voyageurs mais aussi locaux, et les rencontres et relations humaines qui en découlent sont simples, sincères et fluides.

Ici, plus de méfiance ni de défiance envers l’autre.

On en apprend sur le parcours de vie de chacun, ce qui l’a amené à voyager, sa vie d’avant la pandémie, ses projets, mais aussi ses conseils et bons plans pour voyager.

Les locaux aussi nous livrent leurs vies et nous font découvrir leur univers, à condition d’être ouvert à la rencontre.

Alors comment interagir avec de nouvelles personnes facilement ?

✅ Aller dans des lieux propices aux rencontres (Guesthouse, coworking)
✅ Manger dans les lieux où vont les locaux (Soda, au Costa Rica)
✅ Utiliser les groupes Facebook et app de dating pour faire des rencontres en petit comité
✅ Prendre les transports en commun

Moi qui n’osais pas aller vers les autres, je me suis même surprise à initier des conversations !  😉

3 – Développer son sens de la débrouillardise au quotidien est essentiel

Quand on voyage, il faut apprendre à se débrouiller seul !
C’était ma grande crainte il y a quelques mois lorsque j’aspirais à voyager seule et loin.

Mais le Covid a pointé le bout de son nez et toutes mes appréhensions liées au voyages m’ont paru secondaire face à la peur de revivre un nouvel enfermement.

Je me suis donc jetée à l’eau (comme pour les langues) et j’ai appris à demander plutôt que de passer des heures à chercher seule une information que je ne trouverais jamais.

J’ai appris à voyager avec moins pour ne pas me surcharger d’affaires au quotidien (encore en cours de progression)

J’ai appris à acheter des vêtements et objets pour des usages multiples : le paréo sert d’écharpe, de serviette mais aussi de robe de plage.
Le legging de pyjama et de tenue de froid.
Le couteau d’ustensile de cuisine mais pas que.

Bon, je ne vis pas à Kho-lanta non plus, mais je suis dans la jungle, et je veux survivre 😉

4 – L’adaptabilité et de flexibilité sont des qualités essentielles au voyage mais pas que

 

Voyager en 2021, c’est accepter de revoir ses plans, et d’en faire de nouveaux en fonction de la situation sanitaire.

Comment faire quand tel lieu est fermé ? Tel pays imposant X restrictions ?

Et bien il faut oublier le voyage organisé et vivre au jour le jour : pura vida !

Moi qui suis de nature planificatrice, je me suis laissée avoir : à force de trop planifier, on se crée des conditions de voyage pas assez flexibles, et on ne se laisse pas le temps de vivre dans un endroit pour savoir si on va l’apprécier ou non.

Je suis restée trop longtemps à San José et Puerto Viejo.
Dans la première ville, j’ai utilisé ma capacité de débrouillardise pour trouver de nouveaux plans et m’occuper.
Dans la seconde, j’ai annulé quelques réservations pour écourter mon séjour, mais avec quelques frais.

Maintenant, je sais que je ne réserverai pas plus de deux nuits dans un endroit 😉

5 – L’apprentissage du lâcher-prise  permet de mieux vivre le voyage

Je ne suis pas d’une nature décontractée, et le lâcher-prise est pour moi une épreuve. Mais comme tu le sais, il y a des choses qu’on ne peut contrôler.

🔹 Les aléas de ta connexion internet
🔹 Les aléas du boulot : tu peux connaître des périodes creuses et des périodes pleines à peu d’intervalle de temps
🔹 Les aléas de ta santé ou de ton état d’esprit
🔹 Les horaires des transports dans un pays d’Amérique latine
🔹 La météo au Costa Rica
🔹 Les aléas de la qualité des excursions guidées que l’on te propose
🔹 Ne pas savoir dans quel lieu tu seras dans une semaine.

Bien sûr, avec l’expérience, on peut apprendre de certaines erreurs, mais on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle.

Aujourd’hui, lorsque je ne suis pas dans les bonnes conditions pour travailler ou que mon corps me dit de prendre un break, je commence à l’écouter et faire quelque chose pour me faire plaisir (ce sera souvent un massage ou un bon plat).

De même, je sais que lorsque je perds de l’argent, lorsque je perds mon temps, lorsque j’ai commandé le mauvais plat, ou le mauvais hôtel, je fais des erreurs que je ne reproduirai pas ! Et je le vois (vraiment) comme un apprentissage.

Je ne suis pas zen, mais je philosophe mon quotidien 🤠

Voici donc les 5 apprentissages que j’ai tirés du voyage. J’espère qu’ils pourront toi aussi te servir dans ton quotidien !

 

Ce que mon combat pour la liberté m’a permis d’accomplir pour mon entreprise et ma vie personnelle

La liberté est une valeur essentielle à mes yeux que j’incarne au quotidien à travers mes décisions. C’est au nom de la liberté que je me suis lancée dans l’entrepreneuriat, mais également au nom de la liberté que je suis devenue digital nomade. Ces accomplissements personnels sont-ils égoïstes ? Peut-être, mais ils m’ont permis d’inspirer une grande partie de ma communauté, qui souhaite également passer à l’action. Cette vision ultra personnalisée que je porte n’est donc pas dépourvue d’impact. Si tu as de valeurs que tu portes au fond de toi, voici comment les exploiter pour mieux vivre de ta vie mais également aider toute une communauté !

La première étape vers ma liberté professionnelle a commencé il y a 3 ans, avec une grosse décision.

 

Il y a 3 ans, j’ai commencé le premier jour du reste de ma vie.

Il y a 3 ans, je quittais mon job salarié. Je me lançais non sans peur, dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

Et pourtant, je suis allée au delà de ce que j’aurais pu imaginer :

Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginé vivre de son activité en quelques mois

Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginé pouvoir générer plus de 10 000 euros par mois

Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginé publier dans des médias de renom

Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginé investir autant pour me former

Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginé pouvoir louer un T2 dans le centre de Paris

Et pourtant, le moi d’aujourd’hui a réussi.

Par chance ?

Certainement pas.

Par travail et détermination oui.

Ai-je eu peur ?

Evidemment.

Mais la peur ne doit pas t’empêcher de passer à l’action. Elle doit être une excitation interne qui te pousse à aller vers ce que à quoi tu aspires réellement.

Alors, si tu t’écoutes vraiment, quelle décision vas-tu prendre ?

 

La deuxième étape a été une prise de conscience : la chance n’existe pas, elle se créé

Il y a quelques jours, j’étais dans la voiture avec ma mère et nous échangions sur mes futurs “voyages” en tant que digital nomade.

Je mets ici le mot voyage entre guillemets car il ne s’agit pas de vacances. Ce qui n’est pas forcément facile à faire comprendre à son entourage.

Mais là n’est pas la question.

Si je t’écris aujourd’hui, c’est parce qu’une de ses remarques m’a fait réagir.

Et cette remarque était la suivante : “tu es une privilégiée de pouvoir voyager comme cela, tout le monde n’a pas cette chance”.

Cette remarque aurait pu paraître anodine, mais j’ai réagi au quart de tour.

NON je ne suis pas plus privilégiée qu’une autre, j’ai fait des choix de vie :

– Celui de me mettre à mon compte, avec toute la prise de risque que cela implique (j’ai quitté un emploi mal payé ou mon chômage équivalait au SMIC) .

– Celui de ne pas avoir de vie de famille à 30 ans parce que ce n’est pas ma priorité actuellement

– Celui d’avoir investi pour me faire accompagner, et mettre en place des stratégies qui ont augmenté mon chiffre d’affaires, et par conséquent, ma trésorerie.

J’ai également des désavantages au quotidien que j’accepte :

La précarité économique

– La précarité sentimentale

– La précarité en termes de logement

Qu’est-ce qui empêche un salarié de quitter son job aujourd’hui ?

– Sa vie de famille

– Son prêt immobilier

Mais ce sont des choix de vie qu’il a fait dès le départ !

Maintenant, mes voyages coûtent-ils cher ?

– J’ai exposé dans un précédent article, et avec transparence, le coût mensuel d’un mois de digital nomadisme au Portugal et en Suède.

– Cela me coûte moins cher que de vivre à Paris

– J’ai aussi fait le choix de quitter mon appartement pour ne pas payer de double loyer (une décision difficile pour moi)

– Je peux aussi faire le choix de voyager dans des destinations plus économiques

– Et d’y rester plus longtemps pour amortir les prix des billets d’avion.

Pour contrebalancer cette remarque, et après avoir écouté ma réponse, ma mère m’a également dit que mes choix de vie étaient courageux, et qu’elle n’aurait pas réussi à faire la même chose.

Et c’est là qu’elle a pointé quelque chose de juste 

La plupart des gens n’auraient pas franchi le pas de l’entrepreneuriat ou du digital nomadisme, par peur.

Et quand j’affirme ça, je l’affirme sans jugement.

Il s’agit juste d’un constat.

Et c’était aussi mon cas il y a 4 ans, ou jamais je n’aurais envisagé l’entrepreneuriat comme une voie professionnelle car trop “risqué”, mais le salariat m’avait tellement fait souffrir que mes peurs ont disparu pour laisser place à l’action.

Et c’était le cas récemment où le traumatisme du premier confinement a ébranlé mon instinct de survie, qui m’a crié à gorge déployée : “FUIS ET RESTE LIBRE”.

La souffrance m’a fait faire des choix qui m’ont fait dépasser mes peurs.

Ce n’est pas de la chance.

C’est du courage.

Heureusement, cela paye.

Alors bien sûr, je suis plus privilégiée qu’une personne non éduquée, et sans aucune ressource. Mais pas plus que monsieur et madame tout le monde qui travaille 35 heures par semaine et qui profite de ses week-end, et de ses vacances.

On a souvent le choix, mais on n’en prend que peu souvent conscience. Et cette prise de conscience est le début d’un nouvel éveil dans ta vie personnelle ou professionnelle :

Tu peux dire non au conformisme d’une vie bien rangée

A la pression sociale du quotidien

A un patron tyrannique

Mais sortir des cases implique de prendre des risques.

Maintenant, tu te sens prêt ?

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La troisième étape a été l’évangélisation de ma communauté : en devenant une source d’inspiration pour les entrepreneurs (mais pas que)

Depuis que je me suis lancée dans l’aventure digital nomade, j’ai essuyé un certain nombre de critiques (minimes certes), qui m’ont donné envie d’écrire ce petit post.

En effet, on m’a reproché (à moi, comme à d’autres digital nomads) d’être irresponsables de partir en période de crise sanitaire.

Je peux comprendre l’argument, même si j’ai du mal avec le jugement. Mais rappelons que les digital nomads sont principalement des travailleurs vivant seuls et qu’en période de confinement, la solitude devient très difficile à supporter. Voyager, pour un entrepreneur digital nomad, c’est acheter sa santé mentale, mais également sauver son business en sauvant sa créativité.

Pour ma part, je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que j’ai trouvé dans le voyage, le sens de ma vie : je n’ai plus de colère, je suis de plus en plus créative, et mieux encore : j’inspire autour de moi.

Cette faculté d’inspiration est ce que mon amie Céline Afonso Tirel appelle le “self care inspirant” : il s’agit de se chouchouter et de travailler sur son propre bien-être, son propre mode de vie idéal, pour inspirer sa communauté et l’inviter à passer à l’action.

Depuis que je suis digital nomad, j’ai ainsi reçu des messages d’abonnés inspirés par mon mode de vie, et souhaitant eux aussi changer de vie, en prenant conscience que leur vie actuelle ne leur convenait plus et manquait de sens.

Une ancienne cliente, Alexia a même réussi à franchir le pas, en partant un mois seule, et sans ses enfants…au Brésil, son rêve ultime !

C’est pour moi une grande fierté.

Et si on en finissait avec la vision culpabilisatrice ?

On vous parlera souvent de vision professionnelle, mais cela ne fait pas sens pour tout le monde. Pour ma part, impossible de me projeter sur le plan professionnel car je me lasse très vite : ce qui me porte, c’est mon cadre et mon mode de vie. Plus tôt on le sait, plus tôt on l’assume.

Sur le plan professionnel, je fais en sorte de me créer le cadre le moins contraignant possible (d’où l’entrepreneuriat), en accord avec mon mode de vie (le digital nomadisme) et de mes forces (le coaching, grâce à une forte empathie).

Maintenant, la nature du coaching, elle peut changer. C’est pour ça que je reste ouverte à différentes opportunités sur le plan professionnel : depuis que je suis entrepreneure, je me suis concentrée sur le coaching business, car j’ai évolué dans un écosystème qui me demandait de me spécialiser.

Mais aujourd’hui, je réalise que je peux apporter bien plus qu’un accompagnement professionnel : je me sens capable d’aider des individus à changer de vie, sur le plan professionnel mais également personnel, en les poussant à passer à l’action.

Mes nombreuses expériences personnelles m’ont permis de vivre des épreuves qui sont aujourd’hui des briques que je peux utiliser pour aider mes clients à aller de l’avant !

Vous savez maintenant comment mon activité va évoluer 

De votre côté, je vous invite en ce début d’année à vous saisir des questions qui vous trottent dans la tête depuis un petit moment et y trouver la réponse la plus alignée avec vos aspirations : sans culpabilité, en laissant votre cœur trouver la voie.

Vous serez ainsi au bon endroit, au bon moment.

Et pour moi, c’est aujourd’hui, le Costa Rica  

La pura vida ! 

 

Conclusion

 

Et si demain nous retrouvions nos vies d’avant ?

Et si demain nous pouvions nous déplacer librement ?

Et si demain nous pouvions nous enlacer sans nous restreindre ?

Et si demain 2020 n’était qu’un mauvais souvenir ?

Et si, et si…ces suppositions sont basées sur un espoir, qui nous fait tenir, mais qui peut aussi nous clouer dans un immobilisme déconcertant.

L’absence de réponse, le manque de vision, nous empêche souvent de prendre des décisions, et nous rend dépendant des conjectures externes.

Et si, au contraire, on sortait de cette dépendance et qu’on devenait acteur de nos vies ?

Acteur de notre vie professionnelle, en prenant la décision de faire ce qui nous plait vraiment, entreprendre, ou quitter un job qui ne fait plus sens.

Acteur de notre vie personnelle, en décidant de ne pas subir une situation qui ne nous convient plus, et changer de cadre de vie ou d’être entouré des bonnes personnes.

Ce n’est peut-être pas le bon moment me diriez-vous ?

Au contraire, j’en suis persuadée !

Choisissons de nous laisser guider par nos rêves et non par nos peurs.

J’ai décidé d’agir, même si ma peur de partir seule était très forte.

J’ai décidé de dire au revoir à une vie que je connaissais, même si je prends le risque de ne pas la retrouver.

L’urgence a été pour moi un déclic pour cette nouvelle vie que je ne connais pas encore et qui se vivra au jour le jour. Je l’accepte maintenant.

Dans cette situation exceptionnelle, arrêtons de rester prudent car le pire est déjà là.

Redonnons du sens à nos vies, et vivons les pleinement.

YOLO.

 

Doit-on renoncer à ses rêves quand on a des responsabilités familiales ?

Il y a quelques semaines, j’ai annoncé haut et fort que je quittais Paris pour me lancer dans l’aventure du digital nomadisme.

Mon message a bien été reçu, et tout particulièrement chez beaucoup de mamans entrepreneurs. 

“Tu as de la chance, si j’avais ton âge et si n’avais pas de vie de famille, je ferais comme toi”

Oui j’ai de la chance, mais je ne pense pas pour autant qu’on doive renoncer à ses rêves de femme (ou d’homme) pour se consacrer à sa famille.

Cette affirmation peut paraître choquante et décalée, surtout quand elle est prononcée par une jeune femme sans enfant.

Mais voici mon point de vue : 

Avoir une vie de famille est un choix de vie, certes, mais il ne doit pas impliquer uniquement des sacrifices. Il existe des alternatives pour vivre ses rêves.

1/ Les vivre en famille 

Si vous êtes une maman entrepreneur et que votre conjoint l’est également, vous pouvez tout a fait décider de partir à l’autre bout du monde et avec vos enfants pour des durées moyennes, de manière à les scolariser quelques années dans un pays puis en changer (je ne dis pas que c’est facile, mais c’est possible). 

C’est le cas de Laure Matsoukis, entrepreneure spécialisée dans les finances, qui a décidé de voyager en famille dans plusieurs pays.

C’est également le cas de beaucoup d’enfants d’expatriés qui voyagent avec leurs parents. 

2/ Les vivre seul(e) quand votre conjoint n’est pas nomade

Si votre conjoint a des responsabilités professionnelles qui l’empêchent de bouger, vous pouvez tout à fait trouver un compromis de manière à ce que vous puissiez vivre votre rêve sur une plus courte durée.

Mettez-vous d’accord sur une durée de quelques semaines (commencez par une ou deux) et partez à l’aventure : vos enfants seront heureux de vous voir rayonnant(e) ! Ce nouvel équilibre pourrait également renforcer votre relation de couple grâce à des activités séparées et une distance physique qui vous rapprochera sûrement par la suite. 

3/ Les vivre seul(e) quand vous être parent solo

Si vous êtes un parent solopreneur, pensez à solliciter votre entourage pour garder vos enfants sur une courte période.

Cela peut vous sembler sur-réaliste mais c’est une solution envisageable, si vous ne voulez pas attendre que vos enfants soient grands pour commencer à vivre vos rêves. 

De même qu’il est important de garder des bonnes relations avec ses voisins, il faut également garder de bonnes relations avec les parents de l’école ou vos amis.

Pensez à proposer des services régulièrement aux autres pour qu’ils vous en offrent en retour 🙂

Etre parent, ce ne doit pas être renoncer à votre vie en tant qu’individu. 

Vos enfants peuvent le comprendre. 

Vous ne les abandonnez pas. 

Vous vous ressourcez pour mieux les retrouver.

Cet équilibre peut-être très sain. 

Pensez à sortir des cases de la bien-pensance qui vous feront passer pour un parent indigne.

Ecoutez-vous ! Il existe toujours des solutions lorsqu’on veut vivre ses rêves. 

Il vous faudra de la diplomatie et de la souplesse mais vous n’êtes pas enfermé dans cette case de « parent”, vous pouvez être un parent responsable même en vous échappant, l’espace d’un court moment 🙂

Maintenant, quelle est la première action que vous allez mettre en place pour vivre votre rêve sans culpabiliser ?

La vie n’est qu’une question de choix. Quel sera le votre ? 

 

2020 : Bilan d’un mois de digital nomadisme en Europe

J’achève mon premier mois de digital nomadisme au Portugal et en Suède, et j’ai pu faire le bilan de ces 30 jours sur différents aspects :  sur le plan relationnel, bien être, créativité, mais également financier. En toute transparence, c’est mon deuxième séjour de digital nomade, en deux ans. Mais celui-ci est différent car je suis partie seule et c’était un grand défi sur le plan personnel. Dans cet article, je vais donc te livrer en toute transparence mes conclusions. Peut-être t’aurais-je donné envie de franchir le pas également ? 😉

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1 – Sur le plan relationnel, des rencontres enrichissantes

Nicolau – café tendance des digital nomads à Lisbonne

En 30 jours de digital nomadisme, j’ai fait plus de nouvelles rencontres qu’en quelques années à Paris. Cela peut sembler caricatural mais c’est pourtant vrai. Les communautés en ligne de digital nomads sont nombreuses  (merci Facebook !) et favorisent les rencontres dans la vie réelle. Et notamment au Portugal où il est si facile de rencontrer des entrepreneurs tous les jours.
J’ai d’ailleurs décidé de me mettre en coloc avec 2 entrepreneurs que j’avais rencontrés quelques semaines plus tôt ! Je n’aurais jamais fait cela en France !
En une semaine à l’étranger, j’ai pris la décision importante de quitter Paris, en rendant mon appartement. Bref, à l’étranger, de grandes décisions, impulsées par un nouvel écosystème (celui des digital nomads) m’ont poussé à changer de vie.
Si au Portugal, les rencontres sont faciles, c’est moins le cas dans les pays nordiques où la culture et la météo s’y prêtent moins. En Suède, le climat rend les rencontres moins faciles et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé d’écourter mon séjour, mais j’ai tout de même rencontré 3 personnes différentes en une semaine !

Voici donc ma conclusion : lorsqu’on se retrouve seul dans une ville, il faut faire plus d’efforts pour rencontrer de nouvelles personnes, et c’est une des raisons pour lesquelles on se bouge plus ! A Paris, mon (ex) ville de résidence, je ne faisais pas d’effort car j’avais déjà un cercle d’amis proches qui ne me poussait pas à faire de nouvelles rencontres.

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2 –  Sur le plan bien-être, un apaisement au quotidien

Je me suis lancée dans le digital nomadisme par urgence : celle des restrictions sanitaires à Paris. Je n’étais plus du tout satisfaite de la qualité de vie sur place et le premier confinement m’avait psychologiquement traumatisée. C’est donc en pleine pandémie, que j’ai décidé de partir ! 
Hors de question de revivre cela une deuxième fois. C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre un billet d’avion juste après les annonces présidentielles de fin octobre.
J’ai opté pour le Portugal et la Suède, car ce sont des pays où les restrictions Covid sont moindres : on peut circuler sans masque, les bars/resto sont ouverts et la vie sociale n’a pas été détruite.  De manière générale, je consulte le site de Tourdumondiste pour être au fait des dernières restrictions par pays dans le monde.
J’ai donc pu faire de nouvelles rencontres et même pratiquer l’aikido !

Pratique de l’aikido à Lisbonne

Par ailleurs, la vie étant moins chère au Portugal, j’ai pu profiter des sorties/resto/shopping/massage à moindre prix. La belle vie 😉
Au final, toute la colère en moi, que je portais depuis Paris avait disparue. J’étais enfin apaisée (tout en gardant un regard critique sur la situation, et avec un recul que la vie à l’étranger peut nous apporter sur son propre pays)
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3 – Au niveau de ma créativité : un énorme boost ! 

Depuis que je suis partie de France, j’ai réussi à développer ma créativité avec des idées de contenus foisonnants, mais également réussi à me réaligner !
J’avais en effet perdu la motivation et le sens de mon activité depuis quelques mois et j’ai pu les retrouver grâce à un nouveau contexte qui m’a fait prendre du recul sur mon activité et ma vie personnelle.
J’ai donc de nouvelles idées d’offres, de contenus, et j’y vois plus clair sur mon activité !
Par ailleurs, j’ai adopté une nouvelle communication où j’ai décidé d’être 100% moi-même, sans filtres et en toute authenticité (je me suis même mise à la vidéo comme tu peux voir sur mon profil Instagram).
J’ai pu tester la chanson pour faire passer des messages, dévoiler ma courbe de chiffre d’affaires en toute transparence et révéler les erreurs d’entrepreneur que j’ai commises en 2020.
J’ai donc renoué avec ma créativité mais surtout mon authenticité.
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4 – Sur le plan financier : un bilan encourageant

Comme je te le disais plus haut, j’ai pris la décision de quitter Paris et de rendre mon appartement. C’est un soulagement sur le plan financier, mais surtout psychologiquement, je me suis libérée et détachée de cette ville.
Alors voici mon bilan détaillé de ce mois de digital nomadisme au Portugal (3 semaines) et en Suède (2 semaines) :
Les plus : 
– Courses : 166 euros (contre une moyenne de 400 euros à paris)
– Santé : pas de dépense de santé ce mois de novembre
– Divertissement (sorties, massages) : 142 euros (contre une moyenne de 250 euros à Paris)
– Avion/train : 577 euros (contre une moyenne de 300 habituellement)
Les moins : 
– Uber/transports du quotidien: 195 euros (contre une moyenne de 40 euros à Paris)
– Resto/café : 370 euros  (contre une moyenne de 250 euros à Paris)
– Airbnb : 150 euros (égale aux derniers mois)
J’ai arrondi les chiffres pour plus de simplicité dans l’interprétation de mes résultats.
Au total : 1630 euros dépensés (hors budget) : ce qui est presque ma moyenne habituelle hors appartement à Paris.
 A terme, je suis donc gagnante car j’économise 1000 euros de loyer parisien + wifi + électricité + Taxe d’habitation.
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Bilan d’un mois de digital nomadisme : je re-signe ! 

Je suis donc lancée pour une nouvelle vie de digital nomad jusqu’à ce que je me lasse ! En France, mais également à l’étranger.
Je me sens plus épanouie, créative et me retrouve gagnante sur le plan financier. Alors quelle sera ma prochaine destination ? Si les restrictions Covid ne sont pas trop importantes, je pense tester un petit tour de quelques mois en Asie début 2021.
Et pour ne pas me contenter de te faire rêver, j’aimerais te proposer de me rejoindre à terme dans des immersions à l’étranger entre entrepreneurs. Mais c’est un projet pour 2021, et je t’en reparlerai bientôt 🙂

[Etude de cas]Bruno Maltor : le digital nomad au Personal Branding maîtrisé

Bruno Maltor est un influencer et précurseur du digital nomadisme. A 28 ans seulement, il est suivi sur les réseaux sociaux par des milliers de personnes qui l’accompagnent et le soutiennent dans ses voyages autour du monde. Parti d’un simple blog “Votre tour du monde” créé en 2012, Bruno est aujourd’hui un blogueur, YouTubeur et Instagramer de renom. Mettant sa personne en retrait à ses débuts, il développe aujourd’hui une véritable stratégie de Personal Branding auprès de sa communauté en s’affichant sur les réseaux sociaux et en interagissant régulièrement avec son audience. Retour sur la stratégie de Personal Branding de ce voyageur connecté.

1 – Pourquoi la stratégie de Personal Brandng de Bruno Maltor est-elle efficace ?

 

Bruno Maltor est un précurseur dans sa thématique : le digital nomadisme. Il a fait rêver des milliers de voyageurs français et internationaux. Aujourd’hui influenceur, il a développé des partenariats internationaux pour accroitre sa visibilité et monétiser son activité.

Je n’évoquerai pas la stratégie d’affiliation et de partenariats de Bruno Maltor dans cet article : d’une part, parce que je ne la connais pas, et d’autre part, car il n’est pas question de cela dans mon article. L’objectif est ici d’étudier une stratégie de Personal Branding visible et analysable grâce à la présence digitale de Bruno Maltor sur le web et les réseaux sociaux.

Une e-réputation impeccable sur le web et les réseaux sociaux 

 

Lorsque l’on tape son nom sur Google, on trouve :

  • Son site web
  • Ses réseaux sociaux
  • Des articles élogieux sur lui

 

 

Il apparaît également en première page de recherche sur la requête “blogueur voyage” et en deuxième position du classement des influenceurs voyage francophone dans Grazia.

 


Qu’est-ce qui séduit chez Bruno Maltor ?

 

  • Il est jeune et dynamique
  • Il est souriant et sympathique
  • Il fait rêver des milliers de voyageurs du monde entier
  • Il rend ses voyages et contenus accessibles (grâce à ses tutos dont on parlera plus bas)
  • Il interagit avec sa communauté au quotidien
  • Il est généreux dans les contenus qu’il partage (photos, conseils)
  • Il prône une vision du tourisme : le slow tourisme
  • Il est transparent sur les questions budgétaires et répond avec honnêteté sur le sujet
  • Il défend le territoire français en faisant la promotion de la France à travers ses voyages dans l’hexagone
  • Il a également un fort engagement humanitaire et écologique
  • Il adopte un style vestimentaire simple  : jean, baskets, casquette en arrière (qui fait partie de son style)

Quelle stratégie pour le blog “Votre tour du monde” ?

  • Un blog de voyage qui existe depuis 2012
  • + de 2 millions Visiteurs uniques en 2017
  • Une stratégie de contenus écrits et  déclinés en vidéo :
  • Très bon SEO
  • Affiliation
  • Un style personnel même si la priorité est à la chaîne YouTube sur laquelle le blog renvoie
  • Stratégie de contenu mixte : des Interviews d’habitants locaux + articles personnels + des  contributeurs (articles invités) pour nourrir le blog

II – Comment Bruno Maltor travaille-t-il son Personal Branding sur les réseaux sociaux ?

Bruno Maltor a un profil influent sur Linkedin (plus de 23 427 abonnés) bien que LinkedIn ne soit pas son canal de communication principal.

Il utilise son compte Twitter comme relai de ses réseaux sociaux principaux : il renvoie sur son compte Instagram et sa chaîne Youtube qui sont ses canaux de communication privilégiés.

Le Personal Branding de Bruno Maltor sur Instagram 

Instagram est le canal de communication privilégié de Bruno Maltor. C’est ici qu’il communique quotidiennement auprès de sa communauté.

Grâce à des stories régulières, Bruno développe son engagement sur ce réseau social plus intimiste. C’est sur Instagram qu’il dévoile l’arrière scène (backstage) de ses voyages et de son activité de blogueur.

Profil technique de son compte Instagram :

Abonnés : 171 k abonnés (pour 607 abonnement, soit un très bon ratio ! )

Engagement : 6,44 (average + capture écran)

Contenus : De très beaux visuels, des photos de lui régulièrement, une interaction avec sa communauté

Fréquence des publications : une publication tous les trois jours

 

Bruno Maltor a choisi de développer son Personal Branding en faisant le choix de se mettre de plus en plus en avant sur les réseaux sociaux. Il a d’ailleurs sondé sa communauté sur le sujet dans cette publication : 

 

Bruno teste sa stratégie de personal branding en s’adressant directement à sa communauté, Il la sollicite d’ailleurs régulièrement avec des concours, ce qui lui permet de faire grossir son nombre d’abonnés et développer son taux d’engagement photo concours (avec les rayures et le téléphone en haut)

Note : les post avec le plus d’engagement sont d’ailleurs les jeux concours ainsi que les posts où Bruno parle de lui avec un ton très personnel. Le storytelling est une clé non négligeable pour développer un lien avec son audience.

 

Le personal Branding de Bruno Maltor sur sa Chaine YouTube

 

La chaîne YouTube a trois ans mais Bruno Maltor se met en avant sur la chaîne depuis 2 ans se met en avant.

Profil technique de sa chaine YouTube :

Abonnés : 60 000 abonnés

Vues  : moyenne de 30 K par vidéo

Particularité du réseau social : Répond aux questions posées sur Instagram

Particularités techniques : contenu d’expert avec sous-titres, bonne qualité image et montages travaillés 

Evolution technique : Professionnalisation de la qualité vidéo depuis 1 an

Scénario : Appels à l’action pour s’abonner et le suivre sur d’autres RS

Fréquence : Bruno s’engage à faire une vidéo par semaine en 2019

 

La chaîne Youtube est le deuxième canal de communication privilégié de Bruno Maltor avec Instagram. C’est ici qu’il s’exprime de vive voix et s’adresse à sa communauté en répondant à ses questions.

 

 

Le Personal Branding de Bruno Maltor sur sa page Facebook  :

 

Facebook est le réseau social sur lequel Bruno a le plus d’abonnés mais clairement pas un réseau privilégié pour toucher sa communauté. En cause ? Un algorithme Facebook qui plombe la portée organique des publications des pages. En revanche, Bruno a choisi de développer sa communauté en parallèle de sa page via deux groupes Facebook qu’il anime à fréquence régulière pour rencontrer sa communauté.

 

Profil technique de sa page Facebook :

 

  • Titre : Votre tour du monde (comme le blog)
  • Mentions j’aime : 190K mais moins d’engagement que sur Instagram (avec un algorithme Facebook qui n’aide pas à développer la visibilité de ses publications)
  • Communauté : il crée un vrai lien avec la communauté : Le verre des voyageurs (2 groupes Facebook)
  • Repost : Bruno repost automatiquement des photos de son compte Instagram mais avec moins d’engagement
  • Fréquence des publications : une publication tous les trois jours

 

C’est la communauté réelle de Bruno développée par le Verre des voyageurs qui apporte une grande plus-value à sa page Facebook .

 

Même avec plusieurs milliers d’abonnés, Bruno tient à rencontrer sa communauté, ce qui donne une image positive en le rendant accessible !

 

Conclusion

Bruno Maltor a progressivement réorganisé sa stratégie de communication depuis deux ans en plaçant le Personal Branding au coeur de son développement. Il a vite compris que pour toucher sa communauté, il fallait personnaliser ses contenus pour lui permettre de s’identifier à sa vie de blogueur et redonner de l’humain à un influenceur de renom.

La disponibilité et l’accessibilité de Bruno lui donne ainsi un fort capital sympathie et lui permet de toucher de plus en plus de voyageurs francophones à travers le monde.

Si comme Bruno, tu souhaites développer ta marque personnelle sur Instagram, je te propose qu’on en parle de vive voix 😉

 

Trois leçons de digital-nomadisme apprises en un mois

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis rentrée de mon petit tour d’Europe centrale, et j’ai aujourd’hui envie de partager avec toi quelques enseignements de cette première expérience de digital nomadisme.

Mais rappelons d’abord le contexte : je suis partie 28 jours avec une amie entrepreneure (Charlotte) à la conquête de 8 villes européennes : Amsterdam, Berlin, Varsovie, Cracovie, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest. Nous avons marché 322 kilomètres pour compenser l’absorption d’une certaine quantité de glucides.

C’est donc l’Europe centrale que nous avons choisi pour ce premier voyage. Première expérience de voyage avec Charlotte, première expérience de digital nomadisme et en fin de compte un bilan très positif ! Mais si c’était à refaire, je changerais quelques paramètres pour mieux profiter de cette période de digital nomadisme. Et ce sont ces leçons de digital nomadisme que je veux partager avec toi.

1 – Sois organisé tout en étant flexible

Partir à la conquête de l’Europe, c’est un très beau projet ! Il a d’ailleurs fait rêver un certain nombre de personnes de mon entourage. Mais ce rêve de liberté ne peut être réaliste sans un sens des responsabilités.

Le sens des responsabilité, nous l’avons toutes les deux ! Et heureusement, car c’est grâce à cela que nous avons pu conserver nos routines quotidiennes tout au long du voyage : séance d’abdo matinale, jogging et lecture pour moi (j’y ai même intégré l’écriture manuscrite;)).

Pas de problème de réveil, pas de problème d’organisation, ni d’auto-discipline chez nous !  Notre planning hebdomadaire était très cadré (sur le papier) : les mardis et les jeudis, nous devions travailler toute la journée, et le reste du temps, profiter du voyage et découvrir ces capitales européennes.

Dans les faits, notre organisation a légèrement changé. Nous avons rajouté petit à petit des heures de travail dans la semaine, avant et après les visites. S’ajoutent à cela des heures de train où nous en profitions pour travailler davantage.

En fin de compte, nous travaillions parfois jusqu’à 10 heures par jour ! On est donc bien loin du voyage idéal que nous avions organisé.

Les journées du mardi et du jeudi – nos seules journées de travail (en théorie)

Si pour certain, ce voyage aurait pu être l’occasion de se laisser aller et ralentir un peu la cadence, chez nous, c’était totalement l’inverse !

Pourquoi cette boulimie du travail ?

  • Par culpabilisation de ne pas avoir travaillé assez sur deux jours
  • Parce que nous préparions toute les deux un lancement de formation à cette même période (mauvais timing)
  • Par difficulté à lâcher complètement prise sur le travail

Et cette dernière raison est capitale pour garder de l’énergie et tenir le grand marathon de l’entrepreneuriat !

2 – Respire et lâche prise pour ne pas t’épuiser

Les jours de visite étaient officiellement nos jours off, mais n’étaient pas pour autant de tout repos. En un mois, nous avons marché plus de 300 km. Pourquoi ? Il nous a semblé plus simple de marcher une heure dans une ville que comprendre un plan de métro en allemand.

On a donc décidé de faire fonctionner notre podomètre, jusqu’à là basé sur une moyenne de 5 km quotidiens à Paris (grand maximum).

Mais marcher, c’est aussi sentir une ville et la découvrir comme un local. En prenant le train et en marchant, nous nous sentions vraiment en immersion (sans pour autant sociabiliser, mais je reviendrais sur ce point). Les transports en commun n’auraient pas forcément permis ce sentiment. Et par ailleurs, la marche compensait les gros gâteaux que nos estomacs ont supportés tout au long du voyage.

Mais nous aurions dû apprendre à lâcher prise.

Sieste à Varsovie

Lâcher prise, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Se tenir à un nombre maximal d’heures de travail par jour
  • Remplacer une partie du temps de travail par de la lecture ou de l’écriture
  • Se mettre un peu plus en mode avion (j’ai intégré cette habitude à mon retour en France)

La déconnexion, c’est très dur quand on n’a pas de cadre comme un salarié pourrait l’avoir. Quand on est entrepreneur, on fixe son propre cadre. Et plus tes objectifs sont ambitieux, plus tu ajoutes des heures de travail supplémentaires à ton emploi du temps.  

Mais on oublie beaucoup que le burnout n’est pas une spécificité des salariés. Quand on est entrepreneur, la pression est extrêmement forte : si tu ne fais rien, tu n’as rien à la fin du mois. La pression ne vient donc pas d’un patron mais d’un engagement envers toi-même, qui est selon moi, beaucoup plus forte.

En se levant entre 6h30 et 7h00 du matin, en se couchant vers minuit, en ayant passé la journée à marche plus de 15km ou travaillé 10 heure (au choix), il est difficile de tenir le rythme.

Si nous étions parties plus d’un mois, nous aurions certes relâché la cadence et nous aurions eu raison ! 😉

3 – Profite d’une immersion totale pour faire des rencontres 

L’un des regrets que nous avons eu et de ne pas avoir assez sociabilisé avec la population locale (ou non locale) dans chacune des villes dans lesquelles nous avons séjourné.

En nous entendant très bien et en parlant la même langue, il nous était plus facile de rester entre nous. Mais avec le recul, je pense qu’il aurait été intéressant et enrichissant sur le plan humain de rencontrer plus de monde.

Bus direction Prague !

Mais à notre décharge, quelques raisons explique notre insociabilité :

  • Nos logements n’étaient pas toujours proches du centre
  • Notre fatigue quotidienne nous prenait beaucoup d’énergie

A tout digital nomad qui souhaite partir à la conquête du monde, je recommanderais donc les choses suivantes :

  • Trouver un logement dans le centre-ville
  • Travailler dans des espace de coworking ou cafés
  • Rechercher des événements où se rendre en soirée

Nous étions tellement fatiguées que sortir tard nous semblait être une épreuve. Notre organisation a donc eu un impact négatif sur notre vie sociale (en revanche, on aura appris à se connaître par coeur).

Moment chill à Cracovie !

Si toi, digital nomad, tu décides de partir à l’aventure, je t’invite fortement à prévoir des moments de socialisation dans ton aventure entrepreneuriale 🙂

Mais ne me méprends pas, j’ai passé 4 semaines très agréables en compagnie de Charlotte à la découverte de l’Europe.

Nous avons compensé notre absence de vie sociale par :

  • Des moments de fou rire
  • Des expériences insolites
  • Du coaching croisé

On n’a pas tout perdu au change 😉

Conclusion

Si je souligne ici les trois enseignements de ma première expérience de digital nomadisme, je reste tout de même très satisfaite de cette aventure. J’ai choisi de mettre en avant les axes d’amélioration en vue de mon prochain voyage, et en vue du tien 🙂

Aujourd’hui, je sais comment se déroulera ma prochaine expérience, mais surtout, j’ai les ressources pour améliorer mon quotidien d’entrepreneure parisienne ! J’ai en effet appris à mettre en place de nouvelles routines dans mon voyage que j’applique aujourd’hui et qui me sont bénéfique. Mes lectures de voyage et mon initiation au développement personnel m’ont également appris à mieux me connaitre et à mieux vivre ma vie d’entrepreneure.

Aujourd’hui, j’ai 28 ans, une vision entrepreneuriale, des objectifs, et je sais que j’ai besoin d’aventures et de lâcher-prise pour me sentir pleinement épanouie dans ce que je fais.

Et toi, quels enseignements tires-tu de ton expérience de digital nomadisme ?

 

Je te propose qu’on s’appelle si tu veux qu’on parle entrepreunariat 🤠

 

Mila Colas : une digital nomad “condamnée” à entreprendre !

Mila Colas est une Digital Nomad partie à la découverte de la planète. Quittant son poste de salariée, elle décide de faire le tour du monde de l’entrepreneuriat social avant de réaliser que le véritable sens de son projet est devenu son voyage en vélo. Avec son compagnon Denni, Mila part à la conquête du monde, vivant du freelancing et du blogging. Avec ce nouveau mode de vie, Mila a réussi à trouver un équilibre de vie, alignée avec ses projets et surtout avec elle même ! Retour sur l’expérience de cette digital nomad, depuis l’Italie.

1 –  Qui est Mila Colas ?

Mila à Belgrade / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Avant de prendre mon envol pour une nouvelle vie, j’étais une webmarketeuse dans le domaine de l’économie collaborative. J’avais lancé ma carrière en créant une plateforme de financement participatif en 2011, Octopousse. Une belle aventure, car en moins de 2 ans, avec mon associé, on a levé 400 000 € et financé plus de 200 projets. Après avoir rapproché notre site avec celui d’Ulule, je me suis retrouvée sous le statut de salariée cadre, à Paris.

C’est un statut qui ne me convient pas très bien. Je suis trop autonome, indépendante et j’aime beaucoup trop travailler de mon côté. Peut-être que j’évoluerai sur cet aspect un jour, mais pour l’instant, je pars du principe que je suis « condamnée » à être entrepreneuse toute ma vie ! Du coup, j’ai quitté cette vie pour partir en voyage !

2 – Tu t’es lancée dans un tour d’Europe à vélo avec Entreprendre le monde, quel était l’objectif de ce voyage ?

Montagnes de Croatie, région de Dubrovnik (après une montée à 12%) / Crédit photo : Entreprendre le monde

Au départ, je voulais suivre  la ligne directrice de ma carrière et je m’étais fixé comme objectif d’aller à la rencontre des porteurs de projets qui changent le monde. Mais, ça, c’était sans réaliser les contraintes. En effet, avant de partir, j’avais créé une liste de personnes à contacter et à rencontrer. Dans les faits, je me suis rendue compte que le projet était difficile à mener. Les porteurs de projet répondaient peu ou longtemps après. Au fur et à mesure de mon voyage, le vélo prenait beaucoup de place dans mon quotidien. Enfin, deux missions en freelance sont venues s’ajouter à mon programme.

Devenu une source de stress trop importante, j’ai peu à peu fait évoluer ce projet (même si j’interview encore des porteurs de projets de temps en temps sur la section « entrepreneurs » de mon blog). De l’autre côté, nos lecteurs, nous posaient de plus en plus de questions sur le vélo, ses aspects techniques, nos ressentis en route. Nous nous sommes donc un peu plus penchés sur cet aspect-là !

Sur un aspect personnel, l’objectif ici, c’était plutôt de revenir à une vie normale. Comme je le disais tout à l’heure, la vie de salariée ne me convenait pas. J’étais si stressée qu’il m’a fallu 4 mois pour me détendre un peu et recommencer à dormir normalement. Le voyage à vélo a cette faculté exceptionnelle de t’enfermer dans une bulle de détente absolue.

3 – Une telle aventure, ça se prépare comment ? et avec quel budget ?

Lever de soleil sur le lac d’Ohrid en Macédoine / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Pour le voyage à vélo, tout ce qui compte, c’est le vélo en lui-même. Ça demande un petit budget au départ, mais ça n’a rien à voir avec ce que l’on dépense en transports dans un voyage traditionnel. Par exemple, mon vélo de voyage m’a coûté neuf et équipé environ 1000€ (sacoches incluses). J’aurais pu en prendre un d’occasion également et m’en sortir avec 300 ou 400€ comme Denni, mon partenaire, l’a fait. Et contrairement à un billet d’avion, rien n’est perdu dans cet investissement car on peut toujours revendre notre matériel !

Une fois le vélo, la tente, le réchaud achetés, il n’y a plus qu’à. On est totalement indépendant et si l’on souhaite dormir quelque part, on dort. Franchement, c’est rare que l’on vienne nous ennuyer. Toute la partie préparation concerne vraiment l’équipement. Rien ne sert de se prendre trop la tête sur le trajet, surtout si on prend des eurovélos (des pistes cyclables que l’on trouve partout en Europe). On ne sait jamais trop ce que le corps va nous dire, et si on pourra aller loin ou non aujourd’hui !

Concernant le budget, nous sommes partis avec environ 15 000€ de côté, mais avec mes missions de Freelance et la vie de cyclistes qui coûte peu chère (on dépensait parfois moins de 600€ à deux dans le mois !),  nous avons presque toujours le même montant de côté, un an plus tard !

4-  Où es-tu à l’heure actuelle et qu’y fais-tu ?

Dans les petites routes de montagne du Piémont, dans la région de Cuneo, Italie / Crédit photo : Entreprendre le monde

Actuellement, je suis en Italie, chez Denni. Je bosse à fond sur notre blog et j’essaie de rendre les derniers articles qui m’ont été commandés à côté. On rentre aussi tout juste de deux mois de voyage au Panama et Costa Rica où nous n’avions pas nos vélos. Nous avons trouvé qu’ils nous avaient manqué. C’est donc la dernière fois que l’on voyage en sac-à-dos et sans nos vélos !

5 – C’est quoi la prochaine étape ?

Sur le lac Shkodra en Albanie / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Nous repartons sur nos vélos en avril, direction le salon des blogueurs de voyage, qui se tiendra à Millau du 22 au 25 avril. On travaille beaucoup sur notre blog et on commence à avoir des propositions intéressantes le concernant. Notre ambition est de pousser les gens à partir davantage à vélo ! 

On devrait par la suite repartir en direction de Brest, ma ville natale, pour se poser un ou deux mois avant de voyager à nouveau !

6 – Des projets entrepreneuriaux en rentrant en France ?

arrivée à la mer noire à Constanta en Roumanie, après avoir parcouru 4000km/ Crédit photo : Entreprendre le Monde

Je ne compte pas rentrer vivre en France avant un moment. J’ai décidé de mener une vie de « digital nomad ». On verra combien de temps cette vie sera envisageable, mais pour l’instant, ça me plait !

En revanche, j’ai effectivement un gros projet entrepreneurial avec Denni qui concerne évidemment le voyage à vélo. Pour l’instant, je ne peux pas trop préciser ce que l’on a en tête, mais d’ici quelques temps, vous devriez le voir apparaitre en ligne. La seule chose, c’est qu’en étant itinérants, nous mettons bien plus de temps que prévu à nous lancer ! Pour moi, c’est bien, car même si je travaille beaucoup, le voyage m’impose de prendre du temps pour moi. Ce que je ne faisais pas du temps d’Octopousse. Et c’est salvateur !

 

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