Bilan 2025 : une année de voyage pour retrouver de la clarté sur les plans personnel, entrepreneurial et martial

2025 a été pour moi une année de mouvement, au sens le plus concret du terme.

En janvier, j’ai quittĂ© la France presque sur un coup de tĂȘte pour partir en Asie. J’ai commencĂ© par la ThaĂŻlande, puis le Vietnam, TaĂŻwan, et enfin le Japon, oĂč je suis restĂ©e deux mois.

Ce voyage n’était ni une fuite, ni une parenthĂšse. Il est venu confirmer quelque chose que je savais dĂ©jĂ , mais que j’avais besoin d’éprouver Ă  nouveau : je ne subis pas ma vie, je la choisis. Voyager, changer de pays, et vivre Ă  l’étranger est une maniĂšre d’incarner ma libertĂ©. 

Avec le recul, je sais que dans quarante ans, si je fais le bilan de ma vie, ce sont probablement ces moments de vie qui resteront. Et surtout cette sensation trĂšs claire que, si tout devait s’arrĂȘter demain, je n’aurais pas de regrets.

Cette annĂ©e 2025 a aussi refermĂ© une boucle ouverte pendant le Covid. À l’époque, je n’avais pas pu aller au Japon, et cette frustration Ă©tait restĂ©e en arriĂšre-plan. Depuis, ce rĂȘve a Ă©tĂ© vĂ©cu pleinement : trois voyages au Japon, dont deux mois sur place.

Mais en 2025, le mouvement n’est pas restĂ© cantonnĂ© au voyage : il a progressivement permis autre chose : le besoin d’ancrage, en posant mes valises Ă  La RĂ©union. Puis un rĂ©alignement professionnel, rendu possible par ce cadre plus stable. Ensuite, un tri plus net dans mes relations, par souci de cohĂ©rence interne et enfin, une clarification dans ma pratique de l’AĂŻkido, sur les raisons pour lesquelles je pratique, les valeurs que je souhaite incarner et la place que cette discipline occupe rĂ©ellement dans ma vie.

 

Dans cet article, je partage comment cette annĂ©e de mouvement a ouvert la voie Ă  plus d’ancrage, de discernement et de cohĂ©rence, sur les plans personnel, entrepreneurial et martial.

2025 : du voyage personnel à l’ancrage professionnel 

 

2025 a Ă©tĂ© l’annĂ©e du voyage avec un dĂ©but d’annĂ©e trĂšs nomade ! Cinq mois de voyage en Asie m’ont permis de rĂ©aliser un rĂȘve qui datait de 2020. Mais une fois le rĂȘve rĂ©alisĂ©, le besoin de poser mes valises quelque part s’est vite fait ressentir. C’est pourquoi, j’ai dĂ©cidĂ© de tenter ma chance Ă  la RĂ©union au courant de l’étĂ©. Cet ancrage n’a pas contredit ma libertĂ©, il l’a au contraire renforcĂ©e. Avoir un point d’appui clair m’a offert un cadre suffisamment stable pour regarder les choses avec plus de recul, notamment sur le plan professionnel.

2025 a Ă©tĂ©, de ce point de vue, une annĂ©e d’humilitĂ©.

Arriver sur un nouveau territoire, relancer une activitĂ© que j’avais laissĂ©e au second plan, reconstruire un rĂ©seau, et mettre son ego de cĂŽté un vrai dĂ©fi entrepreneurial ! Mais surtout, j’ai reçu une leçon de sagesse : il existe un temps incompressible entre le moment oĂč l’on sĂšme et celui oĂč l’on rĂ©colte. HumilitĂ© et maturitĂ© vont de pair dans l’entrepreneuriat. 

Mais ce n’est pas pour autant un recommencement.

AprĂšs huit ans d’entrepreneuriat, j’ai montĂ© en compĂ©tences, j’ai acquis de l’expĂ©rience, et surtout, une vraie conscience de ma valeur car je sais ce que j’apporte Ă  mes clients. 

2025 a donc initié un nouveau cycle entrepreneurial qui commence par la semence.

Pas de grands rĂ©sultats visibles, mais des fondations posĂ©es avec soin. Et je sais que 2026 sera le moment oĂč ces graines commenceront Ă  produire quelque chose de tangible.

 

2025 : l’annĂ©e du tri sur le plan social 

 

Sur le plan personnel et social, 2025 a été une année de tri.

J’ai dĂ©cidĂ© de classer mes relations en deux catĂ©gories :  celles qui me donnent de l’énergie, et celles qui m’en prennent. 

Par ailleurs, j’ai aussi acceptĂ© quelque chose de plus profond : la solitude fait partie de moi. 

Mais en 2025, je n’ai plus cherchĂ© Ă  la fuir, ni Ă  la remplir artificiellement. J’ai vĂ©cu cette annĂ©e une traversĂ©e du dĂ©sert sur tous les plans de ma vie et j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas cĂ©der Ă  la peur du vide car je crois profondĂ©ment que le dĂ©sert n’est qu’un espace pour confirmer nos choix relationnels et professionnels. Et c’est lorsqu’on est sĂ»r de soi, que l’on finit par trouver des relations rĂ©ellement nourrissantes, et un alignement plus gĂ©nĂ©ral dans notre vie.

En bref, le tri est pour moi une maniĂšre plus honnĂȘte de vivre mes relations en respectant mon propre rythme et mes besoins sociaux.

2025 : une annĂ©e de clartĂ© dans ma pratique de l’AĂŻkido

CĂŽtĂ© AĂŻkido, l’annĂ©e a Ă©tĂ© plus dĂ©cousue, mais particuliĂšrement Ă©clairante.

En 2025, je n’avais pas d’enjeu de passage de grade. J’ai pratiquĂ© de maniĂšre ponctuelle en Asie, puis plus rĂ©guliĂšrement Ă  Saint-Pierre. Et surtout, je me suis engagĂ©e dans un nouveau dĂ©fi : contribuer au dĂ©veloppement d’un club.

Cette responsabilitĂ© m’a obligĂ©e Ă  m’interroger sur ma pratique, sur les valeurs de la discipline qui me sont chĂšres et sur l’enseignement et la transmission de l’AĂŻkido.

Et au-delĂ  de ces questions pratiques, une question de fond : quelle place l’AĂŻkido occupe dans ma vie, non seulement comme art martial, mais aussi comme cadre relationnel et Ă©thique.

En 2025, l’AĂŻkido m’a rappelĂ© ce qui compte pour moi : le respect de l’autre, la qualitĂ© de l’échange, et la responsabilitĂ© que l’on porte quand on transmet. Ces valeurs ne s’arrĂȘtent pas au tatami, elles sont des valeurs que je porte et incarne dans ma vie.

Bilan 2025 : une année de clarification avant une suite plus fluide

 

En regardant l’ensemble, je ne vois pas 2025 comme une annĂ©e de rĂ©sultats spectaculaires.

Je la vois comme une annĂ©e de clarification profonde. Une annĂ©e oĂč le voyage a confirmĂ© ma libertĂ©. Une annĂ©e oĂč l’ancrage m’a permis de me rĂ©aligner professionnellement. Une annĂ©e oĂč le tri relationnel a confirmĂ© mes choix de cohĂ©rence en termes de valeur. Et une annĂ©e oĂč l’AĂŻkido m’a aidĂ©e Ă  rester fidĂšle Ă  certaines valeurs, mĂȘme dans le mouvement.

Je sens trÚs clairement que tout ces micro-changements préparent une suite plus fluide
car si 2025 a été le temps de la semence, 2026 sera celui de la récolte.

Et cette fois, je sais exactement ce que je suis en train de faire pousser.

 

Japon : bilan de 2 mois de digital nomadisme au pays du soleil levant

J’ai passĂ© quasiment deux mois au pays du soleil levant, en voyageant sur 3 Ăźles (Kyushu, Honshu, Hokkaido) et 7 villes. J’ai adoptĂ© un mode de vie de digital nomad en optant pour des logements hebdomadaires, et en me recrĂ©ant des routines quotidiennes. Sans prĂ©tendre vivre une vie de locale, j’ai voulu expĂ©rimenter la vie nippone en dĂ©couvrant les quatre coins du pays. Voici donc mon bilan culturel, financier et humain de deux mois au Japon.

 

1/ Les 3 valeurs que je partage avec le Japon

 

Tout d’abord, la recherche d’harmonie. Vivre un quotidien dans lequel la politesse rĂ©git les rapports sociaux, oĂč le sentiment de sĂ©curitĂ© nous libĂšre d’une charge mentale et oĂč l’esthĂ©tique visuelle et auditive berce notre quotidien est pour moi extrĂȘmement plaisant. Et c’est une recherche que l’on retrouve Ă©galement dans la pratique de l’Aikido, que j’ai pu expĂ©rimenter au Japon, dans diffĂ©rents dojos du pays.

 

Ensuite, le sens du service. TrĂšs dĂ©veloppĂ© en Asie, il atteint son paroxysme au Japon oĂč chaque individu est traitĂ© comme une personne importante, oĂč l’attention est portĂ©e au dĂ©tail et oĂč l’expĂ©rience client est mĂ©morable. Le sens du service se traduit Ă©galement par un confort trĂšs dĂ©veloppĂ© dans les diffĂ©rents services et infrastructures du pays, de l’espacement pour les jambes dans le train, aux toilettes high tech, en passant par le parking Ă  parapluie. Par ailleurs, ce sens du service est souvent couplĂ© d’une extrĂȘme gentillesse qui prend la forme de petites attentions du quotidien (petit cadeau par exemple).

 

Enfin, la valeur santĂ© (physique). Au Japon, on peut se nourrir extrĂȘmement sainement pour quelques euros et partout ! De la station service au bento en gare, au petit boui-boui de quartier, on mange des aliments frais, cuisinĂ©s le jour mĂȘme pour un prix dĂ©risoire. De mĂȘme, une attention est portĂ©e Ă  l’entretien physique, et ce n’est pas Ă©tonnant si l’un des rĂ©gions du monde oĂč se concentrent les centenaires n’est autre que Okinawa ! 

 

2/ Bilan financier : un pays développé abordable !

 

Le Japon est une grande puissance mondiale, mais le coĂ»t de la vie n’est pas excessif. Bien sĂ»r, il est plus Ă©levĂ© qu’en Asie du Sud-Est (Thailande, Vietnam) mais pour une qualitĂ© de service bien supĂ©rieure ! Pourtant, les clichĂ©s ont la vie dure.

 

Alors voici un petit bilan de ce qui est cher et ce qui ne l’est pas, avec des chiffres rĂ©els et rĂ©cents : 

 

  • HĂ©bergement : le logement peut ĂȘtre onĂ©reux selon la pĂ©riode de l’annĂ©e oĂč vous voyagez (avril/mai est sĂ»rement la pĂ©riode la plus chĂšre) et selon l’endroit oĂč vous vous rendez (le quartier central de Shinjuku Ă  Tokyo sera particuliĂšrement cher). D’autant plus qu’en tant que non japonais, il vous sera difficile de contourner les plateformes de rĂ©servation en ligne (Booking, Airbnb, Agoda, Trip.com) car les non rĂ©sidents ne peuvent louer facilement des hĂ©bergements.

 

Voici des exemples concrets de tarifs : 

 

  • Une semaine Ă  Fukuoka : 370€ la semaine
  • Une semaine Ă  Kagoshima: 224€ la semaine
  • Une semaine Ă  Osaka : 372€ la semaine
  • Une semaine à  Kobe : 297€ la semaine
  • Une semaine Ă  Kanazawa : 385€ la semaine
  • Une semaine Ă  Hakodate : 295€ la semaine
  • Une semaine Ă  Tokyo : 422€ la semaine

 

  • Transports : Le Shinkansen est plus cher que le TGV mais pour une qualitĂ© de service supĂ©rieure (siĂšges, toilettes
)

 

Voici des exemples concrets de tarifs : 

 

  • Fukuoka-Kagoshima : 75€ pour 1h20 de trajet
  • Kagoshima-Osaka : 175€ pour 4h de trajet
  • Kobe-Kanazawa : 54€ pour 4h de trajet
  • Kanazawa-Hakodate : 200€ pour 7h de trajet
  • Hakodate-Tokyo : 200€ pour 6h de trajet

 

  • Alimentation : comptez 1000 Yens (6€) pour un Teishoku (plat complet comprenant : soupe miso, riz, plat de viande ou de poisson, accompagnement de lĂ©gumes et parfois thĂ© offert). Les petits dĂ©jeuner peuvent coĂ»ter moins cher (500 Yens pour un Ă©quivalent lĂ©gĂšrement plus petit), un ramen vous coutera 900 Yens ( 5 euros) et des sushis plus cher ( Ă  partir de 1700/2000 Yens minimum, si vous ne voulez pas avoir faim en sortant de table.

 

3/ Vie sociale : un pays fait pour les introvertis 

L’organisation sociale du Japon est faite pour que les introvertis puisse vivre en paix. Il est courant de manger seul le midi ou le soir par exemple. Etre seul n’est pas mal vu, et si les relations sociales existent, il n’est pas toujours facile d’en crĂ©er lorsqu’on est Ă©tranger. J’ai pu retrouver quelques amis français Ă  Tokyo et Osaka, et j’ai eu la chance d’intĂ©grer la communautĂ© de l’AĂŻkido, qui m’a permis d’échanger avec des japonais et de crĂ©er des connexions qui dĂ©passent le cadre du dojo. 

 

Mais en dehors de ça, il n’est pas facile de crĂ©er des liens avec les locaux quand on est nomade. Il existe bien sĂ»r des Ă©vĂ©nements organisĂ©s par la communautĂ© nomade, mais je ne m’y suis pas rendue (je suis moi-mĂȘme introvertie, et pas une grande fan des gros Ă©vĂ©nements et des small talks ;-)). En rĂ©sumĂ©, Ă  court terme, vivre mon quotidien seule ne me pose pas de problĂšme, mais l’absence de relation sociale peut limiter l’ancrage dans un pays.

 

Conclusion 

 

Le Japon est un pays fascinant qui ne laisse pas indiffĂ©rent. J’ai adorĂ© mon expĂ©rience de deux mois sur place mĂȘme si je suis consciente que je suis loin d’avoir dĂ©couvert toutes les facettes du pays. C’est mon troisiĂšme sĂ©jour au pays du soleil levant et ce n’est certainement pas le dernier. A qui recommanderais-je le Japon ? A ceux qui veulent dĂ©couvrir une culture mĂȘlant tradition et modernitĂ©, tout en dĂ©couvrant une Asie dont le niveau de dĂ©veloppement livre une expĂ©rience de confort et de sĂ©curitĂ© optimale.

 

Ambroise Debret : une référence française pour les digital nomads !

J’ai eu le plaisir d’interviewer Ambroise Debret, Digital nomad depuis 2017. Le mode de vie d’Ambroise m’a toujours inspirĂ©e car il incarne la libertĂ© de pouvoir choisir et changer de lieu de vie tout en emportant son business avec lui. Formateur freelance, il accompagne aujourd’hui des indĂ©pendants et futurs indĂ©pendants Ă  dĂ©velopper leur activitĂ© tout en balisant leur parcours de digital nomad. Ambroise a Ă©galement crĂ©e des communautĂ©s francophones de digital nomads Ă  travers un groupe Facebook et de nombreux groupes Whatsapp par destination. J’ai eu le plaisir de le rencontrer pour la premiĂšre fois en 2020 Ă  Lisbonne, pour ma premiĂšre expĂ©rience de digital nomad seule en Europe, puis en 2025, Ă  Chiang Mai, un hub de digital nomads. Dans cette interview, j’ai voulu poser des questions trĂšs concrĂštes Ă  Ambroise afin qu’il partage en toute transparence son mode de vie. Bonne lecture.

 

Peux-tu te présenter ?

 

Merci YĂ©za pour l’invitation !

Je m’appelle Ambroise Debret. Je suis freelance depuis 2013, digital nomade depuis 2017 et je suis principalement connu pour Freemote, mon Ă©cole pour freelance qui a accompagnĂ© plus de 700 freelances depuis 2019.

Je suis connu comme le référent français en matiÚre de digital nomadisme selon Welcome to the Jungle.

 

Pourquoi as-tu choisi d’ĂȘtre digital nomad ?

 

Je suis nĂ© en Allemagne lorsque mes parents y Ă©taient expatriĂ©s, puis nous avons vĂ©cu rapidement en Angleterre. Je suis en fait arrivĂ© en France quand j’avais 4 ans.

J’ai toujours eu le goĂ»t du voyage et j’ai eu la chance de faire des Ă©changes en Angleterre, en Allemagne, puis dans une famille chinoise quand j’avais 15 ans et Ă©galement dans une famille amĂ©ricaine.

Quand j’avais 17 ans, ne me retrouvant pas dans le systĂšme scolaire français, j’ai dĂ©cidĂ© d’aller faire mes Ă©tudes au Canada.

J’étais donc de nouveau expatriĂ©. Et lorsque j’étais au Canada, un professeur a apportĂ© en classe le livre La Semaine de 4 heures fin 2012. Et Ă  partir de lĂ , je n’avais qu’un objectif : devenir digital nomad, ce que j’ai finalement rĂ©ussi Ă  faire en 2017 aprĂšs avoir suivi la carriĂšre classique.

J’ai donc dĂ» quitter mon boulot salariĂ© pour partir en nomadisme le 24 mars 2017.

Combien de temps restes-tu dans les pays oĂč tu rĂ©sides en moyenne ?

Quand je suis en voyage nomade, je reste en moyenne un mois et demi par destination, pour plusieurs raisons.

D’abord parce que ça prend une semaine pour vraiment atterrir et dĂ©couvrir comment fonctionne la vie sur place, et ensuite la derniĂšre semaine est toujours trĂšs occupĂ©e avant le dĂ©part.

Ça permet aussi d’économiser sur les logements en prenant un bel appart avec un loyer mensuel qui inclut le coworking si j’y vais, la salle de sport et d’autres activitĂ©s.

Le climat a-t-il un impact déterminant dans tes choix de destination ?

 

Clairement, je suis devenu nomade quand j’habitais Ă  MontrĂ©al oĂč il fait parfois -20, -30°C et l’hiver dure environ six mois.

Donc clairement, mes premiers voyages nomades ont Ă©tĂ© en AmĂ©rique latine pour fuir l’hiver et ça a toujours Ă©tĂ© mon objectif !

Depuis, je prĂ©fĂšre principalement les pays chauds, mais je n’aime pas non plus les destinations trop chaudes et j’ai besoin d’ĂȘtre au frais pour travailler, ĂȘtre productif et profiter aussi de passer du temps dehors.

J’ai remarquĂ© aussi qu’une mĂ©tĂ©o pluvieuse et grise plombe complĂštement mon moral et ma productivitĂ©.

Quel type d’hĂ©bergement privilĂ©gies-tu ?

 

Je reste souvent en appartement de type condo si possible pour le confort et pouvoir travailler principalement de chez moi.

Comme j’ai une Ă©quipe de six personnes et que j’ai pas mal d’appels et en plus que je crĂ©e du contenu en vidĂ©o, avoir un endroit calme et sympa est toujours un bon investissement.

Pour la premiÚre semaine, si je ne connais personne, je privilégie un coliving pour me faire des contacts et trouver un logement sur place.

Ça m’arrive aussi de rĂ©server des hĂŽtels pour des durĂ©es assez longues, mais je m’assure qu’il y ait des parties communes intĂ©ressantes.

Comment rencontres-tu des entrepreneurs sur place ?

 

Comme je suis le crĂ©ateur d’un programme qui forme des freelances nomades et de la communautĂ© Facebook la plus grosse en francophonie sur le nomadisme et que j’ai un bon following sur les rĂ©seaux, c’est trĂšs facile pour moi de trouver des nomades francophones partout oĂč je vais.

Par contre, pour trouver des entrepreneurs un peu plus avancĂ©s, je fais partie de diffĂ©rents rĂ©seaux comme Dynamite Circle, qui est une communautĂ© privĂ©e d’entrepreneurs, et Ă©galement de Nomadlist oĂč je vais parfois Ă  des meetups.

Cherches-tu Ă  crĂ©er des relations avec les “locaux” ?

C’est quelque chose que je fais systĂ©matiquement et pour moi, un voyage sans relation avec des locaux n’est pas un vrai voyage.

Principalement via le sport et les activitĂ©s que je pratique toutes les semaines quand je suis quelque part, et ça m’a permis de crĂ©er de belles amitiĂ©s. On reste en contact via Instagram par la suite.

Quand j’étais cĂ©libataire, j’avoue aussi que les apps de rencontres m’ont beaucoup aidĂ© Ă  rencontrer des locales et Ă  en apprendre plus sur une culture, un pays et une langue.

Voyager seul, est-ce que c’est faire face Ă  la solitude rĂ©guliĂšrement ?

 

En tant que digital nomad, on est seul uniquement si on le souhaite et c’est un aussi avantage ! 

Mais lorsque je parle de digital nomadisme, je fais rĂ©fĂ©rence aux nomades qui se rendent dans des lieux “nomades”. Par exemple, je ne recommanderais pas Ă  un nomade amĂ©ricain d’aller faire du digital nomadisme Ă  Poitiers


Une fois installĂ© dans un endroit nomade, ou encore expat/ international, il est trĂšs facile de faire des rencontres via les activitĂ©s qu’on pratique rĂ©guliĂšrement, comme le sport, la danse ou mĂȘme des cours de langue.

Sinon, il est Ă©galement possible de se rendre Ă  des Ă©vĂ©nements/meetup ou d’organiser soi-mĂȘme ses propres Ă©vĂ©nements.  

Beaucoup de personnes parlent de la solitude du nomadisme, mais c’est une fausse excuse pour leur propre manque d’initiative à mon avis.

Ton environnement a-t-il un impact sur ton business et si oui, comment ?

200 % ! Pour moi, ĂȘtre nomade digital dans un endroit oĂč il y a d’autres entrepreneurs, c’est un peu comme ĂȘtre en mastermind permanent.

Comme je crĂ©e du contenu sur le freelancing et le nomadisme, pour moi, ĂȘtre en mouvement est une vraie source d’inspiration et d’opportunitĂ©s de crĂ©ation.

Être digital nomade, c’est un choix Ă©conomique ?

 

Le budget pour ĂȘtre nomade a bien Ă©voluĂ© depuis quelques annĂ©es. J’avais fait une vidĂ©o en 2021 qui disait qu’un budget de 1 500 € par mois permettait de vivre plus ou moins partout.

Aujourd’hui, le budget pour vivre partout serait plutît à 3 000 € par mois.

Le monde se divise en deux grandes zones par rapport au budget nomade.

Le monde occidental, l’AmĂ©rique, pratiquement au complet et l’Europe, dont les prix ont pratiquement doublĂ© suite au Covid et Ă  l’inflation.

Et l’Asie, qui reste pour la plupart, Ă©pargnĂ©e par cette augmentation des prix, Ă  l’exception des endroits touristiques qui ont suivi cette tendance. Il est donc tout Ă  fait possible de vivre en Asie du Sud-Est pour 1 000 € par mois, Ă  condition de savoir quelle destination choisir quand on est digital nomad.

Personnellement, je ne pense pas que ces destinations soient les plus intĂ©ressantes et je vois ce choix comme un manque d’ambition de ne pas viser au moins 3 000 € par mois net pour pouvoir profiter du magnifique terrain de jeu qu’est notre planĂšte.

N’as-tu jamais eu envie de te “poser” quelque part ? As-tu envisagĂ© l’expatriation ?

 

Comme je le disais, je suis nĂ© expatriĂ© et je suis retournĂ© m’expatrier pour mes Ă©tudes pendant dix ans au Canada, oĂč j’ai mĂȘme obtenu la nationalitĂ©.

Le dĂ©part en tant que nomade, j’étais basĂ© au Canada pendant les premiĂšres annĂ©es, donc j’avais gardĂ© mon appartement et j’y revenais comme base. Puis en 2020, avec le Covid, j’ai dĂ©cidĂ© de partir du Canada et je suis redevenu 100 % nomade pendant environ quatre ans.

Depuis un an, j’ai choisi d’avoir une base Ă  Chiang Mai en ThaĂŻlande oĂč je passe un peu plus de la moitiĂ© de l’annĂ©e.

Un dernier mot ?

 

Oui, vous pouvez retrouver mon contenu sur mon site web, ma chaßne YouTube et mon Instagram. 

J’offre Ă©normĂ©ment de conseils pour devenir freelance et digital nomade, et Ă©galement sur comment optimiser sa vie de digital nomade.

J’ai créé un programme gratuit qui s’appelle Digital Nomad Hacks, ainsi qu’une formation complĂšte de 16 modules sur le nomadisme digital qui s’appelle la Boussole.

 

Merci Ambroise !

Digital nomad Ă  Danang : mon retour d’expĂ©rience d’un mois !

Je viens de passer un mois en tant que Digital nomade Ă  Danang, au Vietnam. AprĂšs 3 semaines Ă  Chiang Mai, j’ai voulu me faire mon propre avis sur Danang dont les retours Ă©taient souvent partagĂ©s. Dans l’ensemble, je suis satisfaite de mon expĂ©rience sur place et voici mon retour point par point pour vous aider Ă  faire votre choix.

 

 

Etre digital nomad à Danang : les points positifs 

Pourquoi Danang ? Pour le climat ! N’aimant pas la chaleur, je fais attention aux saisons lorsque je me dĂ©place dans un pays, et surtout pour y vivre.  Le climat fait partie des premiers critĂšres lorsque je choisis une destination en tant que digital nomad. A Danang, la tempĂ©rature moyenne en fĂ©vrier Ă©tait de 25°, un idĂ©al pour moi !

 

Outre le climat, quels sont les points positifs de vivre à Danang  ?

 

Un coût de la vie trÚs favorable :

 

Le coĂ»t de la vie est moins cher qu’à Chiang Mai, avec des logements proches de la plag Ă  100 € la semaine. Ici aussi, j’ai optĂ© pour des logements Ă  la semaine pour bĂ©nĂ©ficier d’une grande flexibilitĂ© et parce que rechercher un logement au mois allait prendre du temps. Avec le recul, je ne regrette absolument pas ce choix car trĂšs souvent, les photos des logements ne correspondaient pas Ă  la rĂ©alitĂ©. Au total, j’ai dĂ©pensĂ©

Au total, mon budget pour  un mois Ă  Danang a Ă©tĂ© de 1326,73 dont : 411,72 de loyer. Je ne me suis absolument pas limitĂ©e (massages, restaurants), en revanche, j’ai fait trĂšs peu d’attraction touristique. J’ai fait le choix de manger mes petites dĂ©jeuners chez moi, et ai prĂ©fĂ©rĂ© faire des courses plutĂŽt que de manger dehors. Je prĂ©cise Ă©galement que comme Ă  Chiang Mai, j’ai choisi la location courte durĂ©e, en changeant d’hĂ©bergement toutes les semaines, une option pas trĂšs Ă©conomique (mais flexible).

En comparaison, mon budget pour Chiang Mai a été de 1290 euros pour trois semaines  Si on fait la moyenne de cette somme pour la ramener à la semaine et ainsi faire un calcul de budget mensuel, on arrive à 1720 euros théoriques.

 

Ne sont pas inclus :

  • L’assurance voyage : 140 euros les 4 mois
  • La mutuelle :  87 euros par mois
  • Les billets d’avion pour ma prochaine destination 
.qui passent en frais professionnels !

 

Un vie sociale trÚs développée :

 

La vie sociale est un point trĂšs positif pour moi Ă  Danang, qui est un hub de digital nomad. GrĂące Ă  l‘entrepreneuriat et l’AĂŻkido, des rencontres intĂ©ressantes et mĂȘme partager un repas avec locaux ! C’est dans ce cadre, j’ai rencontrĂ© ClĂ©ment, growth hacker, Ă  qui j’ai proposĂ© un article invitĂ© sur mon blog.

 

Une nourriture délicieuse : 

 

Un point trĂšs positif car la nourriture vietnamienne m’a beaucoup plu,et j’ai pu diversifier mon alimentation avec une alimentation plus « international Healthy ». Par ailleurs,  gros point positif pour les cafĂ©s vietnamiens, qui proposent essentiellement du robusta, mais dans les cafĂ©s prennent une allure de dessert. Parmi eux : le coconut coffee, le salt coffee et le egg coffee.

 

 Un cadre de vie idéal :

 

Un cadre de vie trĂšs agrĂ©able, car Danang est situĂ© en bord de plage, ce qui m’a permis de marcher en moyenne 20 000 pas par jour, cumule avec l’aĂŻkido et le sport de type fitness Ă  la maison, j’ai entretenu ma forme physique

 

Des cafés nomades à foison :

 

Les cafés proposent un cadre trÚs agréable avec beaucoup de verdure, proposant  un large choix de boisson, pour des tarifs dérisoires.

Être digital nomad Ă  Danang : les axes d’amĂ©lioration

Des infrastructures vétustes :

 

Les infrastructures sont souvent vĂ©tustes, surtout dans les appartements, qui ne correspondent clairement pas aux photos affichĂ©es sur les plateformes de rĂ©servation. SituĂ©e en bord de mer, Danang possĂšde un climat tropical se traduisant par beaucoup d’humiditĂ© dans les appartements et un systĂšme d’aĂ©ration et de ventilation assez mauvais. Par consĂ©quent, on subit rĂ©guliĂšrement la remontĂ©e d’odeurs dans les appartements ou encore, de la moisissure dans la salle de bain.

 

Une circulation chaotique  :

 

Comme Ă  Chiang Mai, pas de transport en commun ici, oĂč on circule en Taxis et Grab uniquement. Au Vietnam, on observe une conduite pour le moins surprenante avec un usage abusif du klaxon (qui remplace la prioritĂ© Ă  droite). Au bout de quelques temps, on finit par s’habituer mais en comparaison Ă  la ThaĂŻlande, la conduite est plus nerveuse et bĂȘtement moins silencieuse. Dans tous les cas, en Asie du Sud-Est, le piĂ©ton n’est absolument pas roi.

 

Une météo capricieuse : 

 

Si fĂ©vrier est la saison idĂ©ale en terme de climat, la mĂ©tĂ©o n’était pas toujours clĂ©mente. Certes, les tempĂ©ratures Ă©taient agrĂ©ables (autour de 25°), mais les nuages et la pluie ont empiĂ©tĂ© sur une partie du sĂ©jour. L’air Ă©tait beaucoup plus humide qu’à Chiang Mai, ce qui peut ĂȘtre Ă©touffant en cas de forte chaleur.

 

Digital nomad Ă  Danang : les points noirs

 

Des possibilités de shopping limitées

 

Ormi les boutiques de contrefaçons, il Ă©tait compliquĂ© de trouver un endroit oĂč acheter des vĂȘtements ou des chaussures. Sur le plan alimentaire, les supĂ©rettes ne permettent pas d’acheter des aliments cuits, ou prĂ©parĂ©s comme c’est le cas des Seven Eleven en ThaĂŻlande (ou au Japon). Lorsque l’on souhaite trouver un Ă©quilibre entre manger dehors et cuisiner, le Vietnam n’est pas forcĂ©ment l’idĂ©al. J’ai fait le choix d’appartements ou d’appart’ Hotel avec un micro-ondes pour pouvoir prĂ©parer mes petits dĂ©jeuners, mais pour le reste, cuisiner Ă©tait compliquĂ© pour moi ici.

 

Des excursions limitées : 

 

Mauvais point Ă©galement car le ville ne regorge pas d’activitĂ©s et il est quasiment obligatoire de prendre un taxi pour faire des excursions en dehors de la ville. Les randonnĂ©es ne sont pas extraordinaires et prĂ©sentent souvent des routes bĂ©tonnĂ©es. En revanche, j’ai apprĂ©ciĂ© Hoi Han, trĂšs mignon (et trĂšs touristique), Ă  30 min en voiture de Danang !

 

Conclusion :

 

 Je suis satisfaite du mois que j’ai passĂ© Ă  Danang en tant que Digital Nomad mais je pense que la vie est beaucoup plus facile lorsqu’on a une voiture ou qu’on utilise les scooters. Je rappelle que, je choisis pas les villes par rapport Ă  leur attractivité  touristique mais par rapport Ă  leur potentiel en tant que digital nomad. Par consĂ©quent, si vous ĂȘtes un Backpacker ou un vacancier, et que vous lisez cet article, il faudrait considĂ©rer les choses diffĂ©remment. Prochaine, Ă©tape pour moi, TaĂŻwan !

À trùs vite pour de nouvelles aventures.

 

Digital nomad Ă  Chiang Mai : mon retour d’expĂ©rience dans ce hub d’entrepreneurs

 

En janvier 2025, j’ai quittĂ© la France pour vivre l’aventure digital nomad Ă  Chiang Mai, en ThaĂŻlande. Pourquoi Chiang Mai ? Car c’est un hub de digital nomads qui favorise les rencontres et le dĂ©veloppement de son rĂ©seau d’entrepreneurs, mais Ă©galement car janvier est un mois idĂ©al pour se rendre en ThaĂŻlande. Voici donc mon retour d’expĂ©rience de 3 semaines de digital nomadisme Ă  Chiang Mai. Dans cet article, je vais vous partager mon retour d’expĂ©rience sans filtre sur diffĂ©rents sujets : cadre de vie, vie sociale, budget…  Bonne lecture.

 

1 – Chiang Mai : un hub de digital nomads en Asie

La ThaĂŻlande n’a jamais Ă©tĂ© un pays de prĂ©dilection. Pourtant, je me suis rendue Ă  Chiang Mai pour dĂ©velopper mon rĂ©seau d’entrepreneurs et j’ai bien fait ! La communautĂ© des digital nomads est extrĂȘmement dĂ©veloppĂ©e et les rencontres sont faciles dans une ville Ă  taille humaine.

 

Les digital nomads logent principalement Ă  Nimman (Nimmanhaemin), le quartier des expats. C’est un quartier branchĂ© Ă  l’ouest de la ville (en dehors du carrĂ© de la Old Town) dans lequel on trouve des cafĂ©s, des coworkings et des boutiques de prĂȘt Ă  porter aux tarifs plus Ă©levĂ©s que dans le centre-ville (Old town, le carrĂ©). 

 

Chaque semaine, des rencontres entre digital nomads francophones Ă©taient organisĂ©es et c’était l’occasion pour moi de dĂ©couvrir de nouveaux visages. 

 

Sous cette dimension “rĂ©seau”, Chiang Mai est une destination gagnante ! 

 

2 – Cadre de vie : montagnes au loin, bĂ©ton de prĂšs !

Chiang Mai est situĂ©e proche des montagnes du Nord de la ThaĂŻlande. On y trouve des activitĂ©s touristiques comme la rencontre des Ă©lĂ©phants (si vous voulez trouver un sanctuaire vraiment Ă©thique, regarder du cĂŽtĂ© des agences qui vous proposent une excursion sans monter sur les Ă©lĂ©phants, sans prendre de bain avec eux et sans les toucher, et vous verrez qu’il n’y en a pas tant que ça ! ), la dĂ©couverte des temples, et des randonnĂ©es dans les montagnes (Monk’s Trail, la plus proche et plus accessible depuis Chiang Mai).

 

Mais sans scooters ou voiture, oubliez ces excursions !

 

En Asie du Sud Est, les transports en commun sont peu dĂ©veloppĂ©s et le scooter est roi (et non le piĂ©ton). Par consĂ©quent, dans un quotidien, le bruit est omniprĂ©sent. S’ajoute Ă  cela, les avions qui survolent bruyamment la ville toutes les 5 minutes, car l’aĂ©roport se situe Ă  moins de 15 minutes en voiture de Chiang Mai. Bref, le cadre quotidien est loin d’ĂȘtre idyllique.

 

En ville, beaucoup de touristes et de digital nomads cohabitent, ce qui donne l’impression de ne pas vraiment ĂȘtre en ThaĂŻlande, Ă  mon grand regret. Cette occidentalisation des quartiers les plus touristiques de la ville conduit Ă  un coĂ»t de la vie nettement plus Ă©levĂ© que des villes de ThaĂŻlande moins populaires (mais plus bas que Bangkok ou les iles du sud du pays Ă  ce qu’on m’a dit). 

 

Et comme dans beaucoup de pays non occidentaux, il sera difficile de crĂ©er un lien avec les populations locales si vous ne parlez pas la langue. J’ai personnellement eu l’impression de survoler la ThaĂŻlande sans vraiment y ĂȘtre. 

 

Mais pour ĂȘtre parfaitement honnĂȘte, je plaide coupable ! J’ai fait le choix de partir en Thailande en tant que Digital Nomad et de rencontrer des communautĂ©s d’entrepreneurs. Par consĂ©quent, j’ai choisi de loger dans un quartier d’expats et ai adoptĂ© un mode de vie Ă  l’occidental. C’est donc normal que je sois passĂ©e Ă  cĂŽtĂ© de cet aspect “authentique” que je fantasme sans vraiment toucher du doigt.

 

3 – Infrastructures et conditions de travail pour un digital nomad

Quel est l’état du rĂ©seau internet local ? 

Personnellement, j’ai utilisĂ© une carte e-sim (environ 35 euros le mois) pour mon tĂ©lĂ©phone, avec un accĂšs internet illimitĂ©. Je n’ai donc jamais eu de problĂšme de connexion au rĂ©seau local en Thailande. 

 

Je travaillais essentiellement dans des cafĂ©s (et ce n’est pas ça qui manque Ă  Chiang Mai !) dans lesquels beaucoup de digital nomads se rendent. Lorsqu’on cherche un cadre agrĂ©able et confortable pour travailler, on se retrouve vite dans des cafĂ©s frĂ©quentĂ©s par une population occidentale de la ville, et les tarifs sont plus Ă©levĂ©s. 

 

N’aimant pas les coworkings, je m’arrangeais gĂ©nĂ©ralement pour prendre le petit dĂ©jeuner dans un cafĂ© “sympa” et y restais la matinĂ©e pour travailler.

 

Voici quelques adresses : 

 

  • Le Moon Eatery (trĂšs bon cafĂ© et petit dĂ©j, 250 bhats avec boisson en moyenne)
  • Ombra caffĂ© (mĂȘme budget, mĂȘme qualitĂ© que le Moon Eatery)
  • SS1254372 (250 bhats Ă©galement, et bons plats)
  • CafĂ© de Sot (cadre idyllique, consommations pas chĂšres) 
  • Pa Yan Yan (cafĂ© ThaĂŻ, espace de coworking pas testĂ© Ă  l’étage, 150 bhats en moyenne pour une boisson et un plat)

 

Il en existe bien sur de nombreuses autres, mais je vous cite  ceux que j’avais l’habitude de frĂ©quenter.

 

Malheureusement pour les lĂšve-tĂŽt, Chiang Mai n’est pas une ville dont les cafĂ©s ouvrent aux aurores. Rares sont les lieux ouverts avant 8h du matin. 

 

4 – CoĂ»t de la vie Ă  Chiang Mai : mon retour d’expĂ©rience 

Je logeais principalement en hĂŽtel Ă  Chiang Mai, ce qui n’est clairement pas l’option la plus Ă©conomique. Mais en sachant dĂšs le dĂ©part que je n’allais pas rester plus de 30 jours ni cuisiner, j’ai choisi cette option facile (mĂȘme si contraignante : changer d’hĂŽtel toutes les semaines). 

 

J’en ai eu pour environ 528 euros les 3 semaines via Booking.

 

L’autre principale source de dĂ©pense Ă©tait l’alimentation/cafĂ© ne cuisinant pas.

J’ai tout de mĂȘme fini par prendre mon petit dĂ©jeuner “Ă  la maison” pour limiter le budget et pour vraiment “choisir” ce que je mange, mais soyons honnĂȘte, manger dehors est une facilitĂ©…mais Ă©galement un budget.

 

Au total, mon budget pour 3 semaines à Chiang Mai a été de 1290 euros dont environ 760 euros de budget vie quotidienne (repas dehors, sorties, achats..). Si on fait la moyenne de cette somme pour la ramener à la semaine et ainsi faire un calcul de budget mensuel, on arrive à 1720 euros théoriques.

 

Ne sont pas inclus :

  • L’assurance voyage : 140 euros les 4 mois
  • La mutuelle :  87 euros par mois
  • Les billets d’avion pour ma prochaine destination ….qui passent en frais professionnels !

 

Un chiffre relativement Ă©levĂ© pour un pays d’Asie du Sud Est.

 

Bilan de 3 semaines en digital nomad à Chiang Mai 

 

 

A l’approche de la burning season (pĂ©riode trĂšs polluĂ©e de fin janvier jusqu’à mars), et n’ayant pas succombĂ© aux charmes de la ThaĂŻlande, j’ai dĂ©cidĂ© d’écourter mon sĂ©jour d’une semaine (3 semaines au total au lieu d’un mois) Ă  Chiang Mai pour me rendre Ă  Da Nang au Vietnam. Je suis contente d’avoir vĂ©cu ces moments dans LA ville de rĂ©fĂ©rence des digital nomads en 2025, mais cette expĂ©rience m’a fait prendre conscience que la meilleure maniĂšre de savoir si une ville nous correspond est de s’y rendre pour s’en faire son propre avis ! 

 

Chiang Mai est en thĂ©orie le paradis des digital nomads, mais pas le mien. Cette ville m’a principalement permis de dĂ©velopper ma vie sociale et de vivre au soleil dans un cadre de vie moins cher qu’une ville europĂ©enne, mais Ă  ma grande surprise, cela ne m’a pas suffit. Le manque d’espaces verts, le manque de stimulation dans la ville (moitiĂ© resto/moitiĂ© salon de massage), et la difficultĂ© de pouvoir circuler Ă  pied facilement  au sein de la ville m’a contrainte de bouger plus prĂ©cipitamment. 

 

Chiang Mai est un rendez-vous manquĂ©. Mais soyons honnĂȘte, je ne me suis pas donnĂ©e toutes les chances de pouvoir l’apprĂ©cier comme j’aurais pu.

  • J’aurais pu utiliser l’application Grab plus souvent pour me dĂ©placer rapidement
  • J’aurais pu prendre un appartement et cuisiner pour mieux contrĂŽler mon budget et manger comme je l’entends
  • J’aurais pu rester plus de temps et visiter des villes moins touristiques et proches de la nature.

 

Mais bon…ce sera pour une prochaine fois ! Car oui, je reste ouverte Ă  une nouvelle tentative de digital nomadisme en Thailande !

 

Si l’aventure nomade vous tente, la meilleure maniĂšre de trouver chaussure Ă  votre pied est encore d’expĂ©rimenter et de vous faire votre propre opinion ! 

Digital nomad : quelle destination choisir selon vos critÚres ?

Être digital nomad, c’est faire le choix d’une libertĂ© de mouvement pour vivre tout en s’imprĂ©gnant d’un nouvel environnement. Ce choix professionnel et personnel stimulant est un vĂ©ritable dĂ©fi qui invite Ă  se crĂ©er rĂ©guliĂšrement un cadre de vie propice au travail et Ă  l’épanouissement personnel.  Comment y arriver ? Il n’y a pas de recette miracle mais une bonne connaissance de soi permet de gagner en temps de recherche ! Je vous propose dans cet article, un retour d’expĂ©rience personnelle sur mon cheminement et mes choix de destination en tant que digital nomad, en espĂ©rant qu’ils puissent vous aider Ă  mener votre propre rĂ©flexion !

1 – Climat : un paramĂštre non nĂ©gligeable dans le choix de la destination

Le climat et la mĂ©tĂ©o sont des paramĂštres essentiels dans le choix d’une destination nomade. Ils impactent votre humeur et votre productivitĂ© au quotidien. Un climat trop chaud peut vous faire perdre en performance, tout comme une mĂ©tĂ©o grisonnante peut impacter votre moral.

 

Personnellement, j’ai du mal Ă  supporter les fortes chaleurs et fais donc trĂšs attention au choix des destinations envisagĂ©es selon la pĂ©riode de l’annĂ©e oĂč je dĂ©cide de changer de pays.

 

A titre d’exemple, je ne choisirais pas de partir en Asie du Sud est en pleine mousson estivale car la chaleur et l’humiditĂ© peuvent totalement plomber mon humeur et ma productivitĂ©. 

 

2 – CoĂ»t de la vie : un facteur Ă  considĂ©rer quand on est digital nomad  

 

L’objectif d’un digital nomad est de pouvoir changer rĂ©guliĂšrement de destination sans dĂ©penser des sommes colossales en logement et cadre de vie. Par consĂ©quent, il est important de prendre en considĂ©ration le coĂ»t de la vie locale lorsqu’on dĂ©cide de s’installer dans une ville pour plusieurs mois.

 

Par exemple, le Japon que l’affectionne particuliĂšrement est un choix compromis car le coĂ»t de la vie est proche de celui qu’on retrouvera en France. 

 

En revanche, si je fais des choix stratĂ©giques en matiĂšre de destination nomade sur l’ensemble de l’annĂ©e, il m’est possible de m’offrir un mois ou deux au Japon, avec un mensuel dĂ©passant les 1000 euros dans une grande ville nipponne.

 

Par la suite, lorsque vous connaissez votre propriétaire ou hÎte, vous pouvez négocier des tarifs avantageux en dehors des plateformes de réservations populaires.

3 – CommunautĂ© digital nomade : une ressource pour dĂ©velopper votre vie sociale

Mes amies digital nomad Ă  Chiang Mai, Thailande

Etre digital nomad, c’est aussi pouvoir Ă©voluer dans un Ă©cosystĂšme stimulant au quotidien. Dans ce cadre, choisir une destination populaire pour les digital nomads peut ĂȘtre un choix stratĂ©gique Ă  considĂ©rer. 

 

Parmi les destinations les plus populaires pour les digital nomads, on trouve (selon la pĂ©riode de l’annĂ©e) : 

 

  • Chiang Mai (ThaĂŻlande)
  • Ubud (Bali, IndonĂ©sie)
  • Playa de Carmen (Mexico)
  • Lisbonne (Portugal)
  • Bansko (Bulgarie)
  • Tallinn (Estonie)

 

Évidemment, rien ne vous oblige Ă  vous rendre dans ces hubs de digital nomads ! Tout est une question de prioritĂ© dans le choix de votre cadre de vie.

 

Prenons mon exemple : En novembre 2020, en plein Covid, j’ai rejoint la communautĂ© des digital nomads de Lisbonne, au Portugal.

 

DĂ©but 2021, toujours en plein Covid, je suis partie en AmĂ©rique latine (rare zone gĂ©ographique ouverte dans le monde) :  D’abord au Costa Rica, puis au Mexique, oĂč j’ai fait le choix d’éviter Playa de Carmen au Mexique car je savais pertinemment que je ne pourrais pas m’épanouir dans une destination combinant chaleur, plage et bĂ©tonisation. J’ai fait l’impasse sur la rencontre de la communautĂ© de digital nomad, en m’installant Ă  Oaxaca. 

 

Vous pouvez donc alterner période sociable et période plus calme pour trouver votre équilibre de vie !

 

4 – Gastronomie locale : un paramĂštre plus important qu’il n’y paraĂźt

 

Khao Soy, plat traditionnel du Nord de la Thailande

En tant que digital nomad, vous pourrez toujours vous nourrir d’avocado toasts, mais c’est dommage ! Non seulement, vous allez rapidement cramer votre budget alimentation, mais en plus, vous passerez totalement Ă  cĂŽtĂ© de la culture du pays dans lequel vous avez dĂ©cidĂ© de vous Ă©tablir. 

 

Personnellement, j’alterne entre alimentation locale et internationale pour ne pas me lasser.

 

Rappelons qu’une alimentation saine est un carburant pour votre corps et votre productivitĂ©. 

 

Pour vous donner quelques exemples personnels : 

 

  • Je suis capable de manger 100% japonais pendant un mois non stop
  • La gastronomie thaĂŻlandaise m’a rapidement lassĂ©e (pimentĂ©e, frite,  peu variĂ©e)
  • La nourriture au Costa Rica est trop grasse pour moi
  • En revanche, au Mexique, une grande variĂ©tĂ© de lĂ©gumes et fruits m’a permis de trouver un bon Ă©quilibre (et je n’ai pas souffert du piment, souvent servis sur le cĂŽtĂ© des plats)

 

5 – Cadre de vie  : le choix activitĂ©s et excursions

 

MĂȘme si vous ĂȘtes digital nomad, et non touriste, il serait dommage de ne pas profiter des activitĂ©s et excursions locales. Personnellement, je profite de mes week-ends pour dĂ©couvrir les environs (comme je pourrais le faire en France). 

 

Je ne suis pas trĂšs plage, donc les stations balnĂ©aires ne me tentent pas. J’aime pouvoir me ressourcer facilement dans la nature et les espaces verts, et c’est un paramĂštres que j’ai parfois sous estimĂ© dans le choix de mes destinations ! 

 

6 – Vie citadine : quels transports en commun et possibilitĂ©s de se dĂ©placer Ă  pied

 

 

Je n’ai pas le permis et je suis citadine. Par consĂ©quent, vivre dans des villes oĂč les infrastructures ne prennent pas en considĂ©ration les piĂ©tons est trĂšs difficile pour moi.

 

J’apprĂ©cie de vivre dans des lieux oĂč les transports en communs sont modernes et performants (Japon, Europe du Nord
).

 

Combien de fois me suis-je retrouvĂ©e Ă  marcher au bord d’une route en frĂŽlant les voitures car aucun trottoir n’était prĂ©sent
moi qui aime la marche, je me suis parfois sentie en danger dans ce type de situation.

 

Conclusion 

 

Il existe des hubs de digital nomads qui prennent en considĂ©ration des Ă©lĂ©ments favorables Ă  la vie des entrepreneurs du numĂ©rique dans un pays Ă©tranger. Pour autant, ces tendances ne sont pas forcĂ©ment en adĂ©quation avec vos propres besoins. Je l’ai personnellement dĂ©couvert Ă  mes propres dĂ©pens. Mais le digital nomadisme est une aventure et une expĂ©rience introspective  de soi qui nous permet de grandir et d’évoluer dans un cadre Ă©panouissant au fur et Ă  mesure que l’on apprend Ă  faire les bons choix, pour soi. 

 

La business class en avion : un investissement conscient, aligné avec mes valeurs

 

Pour la premiùre fois de ma vie, j’ai fait le choix d’investir dans une place en business class en avion. Oui c’est trùs cher, mais c’est investissement conscient dont je vais vous expliquer les raisons. J’ai choisi Thai Airways, la compagnie thaïlandaise, pour un vol Paris-Chiang Mai, avec une escale à Bangkok.

 

Pourquoi une compagnie asiatique ? Parce que le sens du service fait partie de leurs valeurs, parce que c’est une maniĂšre de commencer mon voyage avec une immersion dĂšs l’avion, et surtout, parce qu’Air France est hors de prix (pour le mĂȘme prix, j’avais accĂšs Ă  l’équivalent d’une premiĂšre classe en train. Pour 4000 euros de plus, j’avais accĂšs au top du top). 

 

Ai-je apprĂ©ciĂ© l’expĂ©rience ? En un mot, oui ! 

 

Et je vous propose un retour d’expĂ©rience en 3 axes : confort, service et intimitĂ©.

 

1- La business class : un accĂšs au confort avant tout.

 

Payer pour accĂ©der Ă  un confort supĂ©rieur fait dĂ©jĂ  partie de mes habitudes, notamment en train, oĂč je rĂ©serve quasi systĂ©matiquement mes billets en premiĂšre classe : les siĂšges sont plus larges, et il est possible de rĂ©server des places isolĂ©es. Toutefois, la classe supĂ©rieure ne donne pas accĂšs Ă  des avantages significatifs en termes de confort, et aucun avantage supplĂ©mentaire en terme de qualitĂ© de service. 

 

L’avion, en revanche, n’a rien avoir avec le train. J’ai toujours constatĂ© que la diffĂ©rence entre la classe Ă©conomique et la classe business Ă©tait significative. Et c’est bien vrai : la diffĂ©rence de prix est proportionnelle Ă  la qualitĂ© offerte.

 

En payant une somme significative pour du confort (2300 euros aller simple, pour un vol rĂ©servĂ© 10 jours avant mon dĂ©part), on s’attend Ă  ne manquer de rien.

Et effectivement, le confort était au rendez-vous : 

 

    • SiĂšges spacieux, massant et inclinables Ă  180 degrĂ©s pour dormir comme dans un lit (et c’est la raison principale pour laquelle j’ai rĂ©servĂ© une business class pour un vol de 10h), ou faire du gainage et des abdos ;-D
    • Espace privatif avec grand Ă©cran donnant accĂšs Ă  deux hublots (pas besoin d’avoir Ă  choisir entre la vue ou l’accessibilitĂ© aux toilettes)
  • Couverture Ă©paisse et petit duvet
  • Grand Ă©cran avec tĂ©lĂ©commande (13 Ă  15 pouces je dirais), que j’ai utilisĂ© uniquement pour suivre le trajet comme dans tous mes vols xD
  • Petite trousse de toilette remplie de produits d’hygiĂšne
  • Petite table de chevet avec lampe liseuse
  • Grande table inclinable pour manger ou travailler.
  • Toilettes uniquement rĂ©servĂ©s aux business class (c’est de la sĂ©grĂ©gation mais c’est horriblement agrĂ©able)

 

En somme, le confort Ă©tait lĂ . On peut toujours s’attendre Ă  plus, mais avec un budget de 2300 euros, j’estime que mes attentes ont Ă©tĂ© satisfaites.

 

2/La business class : un service aux petits oignons.

 

Le sens du service est trĂšs important Ă  mes yeux, et c’est pour cette raison que j’ai choisi une compagnie asiatique dont les valeurs rejoignent les miennes (mĂȘme si je suis la bĂ©nĂ©ficiaire).

 

Tout commence par l’accùs au Salon Lounge, une premiùre pour moi en avion. 

 

A partir du moment oĂč l’on paye un billet d’avion en classe business, le lounge nous est ouvert. Et dans ce lieu de transit, une multitude de services nous est proposĂ©e (sans coĂ»t supplĂ©mentaire) : 

 

  • Restauration et cafĂ©
  • Bar
  • Toilettes spacieuses et douches
  • Fauteuils confortables et Ă©quipĂ©s de prises individuelles

 

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir si des salles de sports ou de siestes Ă©taient proposĂ©es (mais j’ai vu des salles de rĂ©union).

 

Une fois sortie du salon, je profite des avantages de voyager en classe business : 

  • Vous ne faites pas la queue pour enregistrer vos bagages
  • Vous montez Ă  bord, en prĂ©-embarquement et vous avez une porte d’embarquement dĂ©diĂ©e 

 

Une fois Ă  bord, je m’installe en Royal Silk (la classe business de Thai Airways) oĂč on me propose trĂšs rapidement une boisson avant de dĂ©coller puis de sĂ©lectionner mon plat pour le dĂ©jeuner et le petit dĂ©jeuner. 

 

Une fois l’avion en vitesse de croisiĂšre, des boissons sont proposĂ©es aux passagers business rĂ©guliĂšrement.

 

Et quand vient l’heure du repas, une succession de plats allant de l’amuse-bouche au dessert dĂ©file, accompagnĂ©s d’une armĂ©e de couverts (heureusement que j’ai appris dans Titanic qu’on commence par les couverts les plus Ă  l’extĂ©rieur), une nappe et une serviette en tissu de qualitĂ©.

 

Les plats Ă©taient bons (le diner mieux que le petit dĂ©jeuner). Meilleurs qu’en classe Ă©conomique des diffĂ©rentes compagnies aĂ©riennes que j’ai pu tester sans pour autant atteindre les 5 Ă©toiles d’un guide Michelin (le cafĂ© toujours infĂąme par contre). Toutefois, ce n’est pas sur les repas que je porte ma plus grande exigence en avion. 

 

Quant aux toilettes, ils Ă©taient propres, fonctionnels et classiques (jusqu’à prĂ©sent, rien ne vaut les toilettes japonaises de la compagnie nippone Ana).

 

Tout au long du voyage, l’équipage est attentionnĂ©, sans pour autant ĂȘtre insistant. C’est un plaisir.

 

Je n’ai pas eu accĂšs Ă  internet pendant le vol mais honnĂȘtement, je n’ai pas vu le temps passer (j’ai Ă©crit 3 articles de blog dont celui-ci, je me suis reposĂ©e, profitĂ© du confort et du service Ă  bord, et posĂ© des rĂ©flexions sur mon petit carnet)

 

Aprùs l’atterrissage, nous sommes les premiers à sortir de l’avion et j’embarque pour un deuxiùme vol pour Chiang Mai, toujours en classe business.

 

3/L’intimitĂ©, une composante du luxe, accessible en business class.

 

L’intimitĂ© est un luxe qui se paye. Et j’ai fait le choix d’investir dedans ! 

 

Pouvoir jouir d’un espace sans ĂȘtre dĂ©rangĂ© est extrĂȘmement apprĂ©ciable. Et ce luxe peut avoir un prix Ă©levĂ© !

 

Dans une prĂ©cĂ©dente publication, j’avais identifiĂ© le temps, le silence et l’intimitĂ© comme des luxes du quotidien qui ne coĂ»tent rien. 

 

Concernant l’intimitĂ©, c’est vrai, lorsqu’on dĂ©cide de se crĂ©er un moment seul dans son quotidien. En revanche, lorsqu’on voyage en transport en commun, elle devient vite payante (et je n’ai malheureusement pas encore les moyens de me payer un jet privĂ©).

 

Et c’est la mĂȘme chose lorsque vous faites le choix de rĂ©server une chambre privative au lieu d’un lit en dortoir en auberge de jeunesse ! 

 

Pour revenir Ă  nos avions, j’ai donc fait le choix de l’intimitĂ© pour ne pas dĂ©pendre d’autres passagers pour accĂ©der aux toilettes, pouvoir Ă©tendre mes jambes et ne pas entendre parler Ă  cĂŽtĂ© de moi. 

 

Conclusion : une expĂ©rience concluante
à renouveler 😉

 

J’ai apprĂ©ciĂ© cette expĂ©rience de confort, de service et d’intimitĂ© pendant ces 14 heures de voyage cumulĂ©es. Bien que je m’étais dit que ce “caprice” serait exceptionnel, j’ai davantage envie de trouver le moyen de m’offrir cela plus rĂ©guliĂšrement. 

 

Il y a toutefois des valeurs du luxes que je ne partage pas  : la sophistication, car j’aime la simplicitĂ©, le bling bling car je n’aime pas les signes ostentatoires de richesse et la sĂ©grĂ©gation des classes, qui ne fait pas partie de mon Ă©ducation, mĂȘme si j’apprĂ©cie paradoxalement le fait d’ĂȘtre traitĂ©e comme un privilĂ©giĂ©e. D’ailleurs, je pense que tout le monde devrait avoir le droit d’ĂȘtre traitĂ©e comme je l’ai Ă©tĂ© !

 

Mais pour ĂȘtre tout Ă  fait sincĂšre,  j’ai pris conscience que revenir en arriĂšre est trĂšs difficile et que c’est Ă  moi de trouver les moyens de maintenir ce standing si je le souhaite vraiment. 

 

J’affirme rĂ©guliĂšrement que le confort est une valeur qui m’est chĂšre, alors n’est-ce pas le moment d’incarner mes valeurs ?

Voyager en travaillant : comment devenir digital nomad en 2025

 

Voyager en travaillant, ou travailler en voyageant est le rĂȘve d’un certain nombre d’entre nous. Or ce rĂȘve n’est pas une utopie, c’est une rĂ©alitĂ© possible Ă  condition de faire des choix de vie.

AprĂšs quatre annĂ©es de sĂ©dentaritĂ©, j’ai fini par cĂ©der Ă  l’appel du voyage : hiver 2024, je dĂ©cide de tout plaquer et redevenir digital nomad. Dans cet article, je vous propose un retour d’expĂ©rience qui je l’espĂšre, pourra dĂ©mystifier ce rĂȘve de voyage et vous donner des conseils pratiques pour le rendre possible. Bonne lecture !

1/ Devenir digital nomad : exercer un métier 100% télétravail avant tout ! 

 

J’ai dĂ©cidĂ© de (re)devenir digital nomade (aprĂšs une premiĂšre vie de voyageuse en 2020), mais sachez bien que je suis entrepreneure depuis 2017 et que mon activitĂ© de coach business est 100% en ligne. 

 

Par consĂ©quent, je tiens Ă  ĂȘtre transparente avec vous sur le fait que dans mon cas personnel, je ne plaque pas “tout”, car mon travail se poursuit Ă  l’étranger. 

 

C’est pourquoi le premier prĂ©requis pour devenir digital nomad est d’avoir une activitĂ© en ligne.

 

Les mĂ©tiers ne manquent pas : graphiste, rĂ©dacteur web, copywriter, business coach, dĂ©veloppeur web
et j’en passe.

 

ConcrÚtement, voici les questions à vous poser : 

  • Avez-vous un mĂ©tier qui peut s’exercer Ă  distance ?
  • Si c’est le cas et que vous ĂȘtes salariĂ©, pouvez-vous ĂȘtre Ă  100% en tĂ©lĂ©travail ?
  • Si votre mĂ©tier ne peut s’exercer Ă  distance, il faudra penser Ă  vous former sur un mĂ©tier du digital 
  • Si vous exercez un mĂ©tier du digital et que votre employeur ne vous autorise pas Ă  travailler Ă  distance, il faudra peut-ĂȘtre penser Ă  devenir indĂ©pendant.

 

DONC : 

 

  • Pour vous former Ă  un mĂ©tier 100% digital : choisissez un mĂ©tier qui vous intĂ©resse, trouvez une formation en ligne ou suivez un accompagnement avec un coach business

 

  • Pour devenir indĂ©pendant : on recommande souvent le statut de micro-entrepreneur pour se lancer en freelance. Si vous avez dĂ©jĂ  une visibilitĂ© sur votre chiffre d’affaires, si vous entreprenez Ă  plusieurs, oĂč si vous avez besoin d’une bonne protection sociale, vous pouvez envisager d’autres statuts (EURL, SARL, SASU)…mais le mieux est d’en discuter avec un juriste ou un cabinet d’expert comptable : Indy, Numbr ou l’expert Comptable sont assez populaires parmi les entrepreneurs.

 

  • Pour trouver des clients en tant qu’entrepreneur/freelance/indĂ©pendant : il existe de nombreuses stratĂ©gies selon votre personnalitĂ© et vos appĂ©tences. Personnellement, j’ai dĂ©cidĂ© d’axer la mienne sur l’inbound marketing : faire venir les clients Ă  soi grĂące Ă  mon contenu (rĂ©fĂ©rencement naturel sur Google, articles invitĂ©s dans des mĂ©dias, communication authentique via mon Personal Branding sur les rĂ©seaux sociaux). Pas de publicitĂ©, pas de prospection Ă  froid. Ce n’est pas mon style.

2/ Devenir digital nomad : comment tout plaquer et changer de vie ?

 

Devenir digital nomad en 2025, ce n’est pas seulement exercer un mĂ©tier du web, c’est aussi changer de vie pour travailler de maniĂšre itinĂ©rante dans son propre pays ou depuis l’autre bout du monde.

 

Voici quelques questions pour vous aider Ă  dĂ©terminer par oĂč commencer : 

 

Renseignez-vous sur les destinations qui vous font de l’oeil :

 

  • Climat
  • DĂ©calage horaire avec le pays oĂč sont principalement basĂ©s vos clients
  • CoĂ»t de la vie sur place
  • QualitĂ© du wifi et de la connexion internet
  • SĂ©curité 
  • CommunautĂ©s de digital nomades sur place

 

Renseignez-vous sur les démarches pour vous expatrier : 

 

  • Faut-il un visa ?
  • Avez-vous une assurance voyage/santĂ© ? Protection des biens matĂ©riels ? (On recommande souvent AVA, Chapka et Safetywing pour les digital nomads)
  • Votre forfait tĂ©lĂ©phonique couvre-t-il la rĂ©gion gĂ©ographique dans laquelle vous souhaitez travailler ? Si ce n’est pas le cas, des cartes SIM locales avec donnĂ©es illimitĂ©s peuvent ĂȘtre achetĂ©es sur place ou en ligne
  • Avez-vous rĂ©siliĂ© tous vos contrats comme pour un dĂ©mĂ©nagement classique (Gaz/Ă©lectricitĂ©, Box, tĂ©lĂ©phone
)
  • Avez-vous prĂ©vu un stock de mĂ©dicaments, lentilles de contact ou autres besoins en matiĂšre de santĂ© ?
  • Avez-vous prĂ©vu une batterie externe, et des adaptateurs de chargeurs selon les pays oĂč vous allez poser vos valises ?
  • Avez-vous un bon sac Ă  dos de backpacker pour vous aider Ă  transporter aisĂ©ment votre vie sur le dos ? (Personnellement, j’ai un sac de 60 litres, mĂȘme si beaucoup de digital nomads voyagent avec moins).

 

Mes conseils pour faciliter votre arrivée sur place : 

 

  • PrĂ©venez vos clients de l’éventuel dĂ©calage horaire avec votre pays de destination pour une relation client durable et saine
  • PrĂ©voyez quelques jours de repos pour vous adapter Ă  la vie sur place
  • Contactez des communautĂ©s de digital nomads ou expats en amont pour crĂ©er du lien social et dĂ©velopper votre rĂ©seau (les groupes Facebook sont trĂšs bien pour ça)
  • RĂ©servez votre premiĂšre semaine d’hĂ©bergement (avec annulation gratuite), quitte Ă  nĂ©gocier les prix sur place en direct avec l’hĂŽte ou l’établissement).
  • Gardez en tĂȘte que vous n’ĂȘtes pas un backpaker et que votre logement doit ĂȘtre un minimum fonctionnel et conforable pour vivre au quotidien, mĂȘme si c’est une chambre d’hĂŽtel !
  • Si vous avez des activitĂ©s extraprofessionnelles rĂ©guliĂšres, vous pouvez contacter des clubs de sports locaux par exemple (c’est ce que je fais personnellement avec l’aĂŻkido) pour crĂ©er des liens avec des locaux

 

Mon retour d’expĂ©rience personnelle : Thailande 2025

La Thailande est la premiĂšre destination que j’ai choisie pour devenir digital nomade en 2025. Chiang Mai, plus prĂ©cisement.

Pourquoi la Thailande ?

  • J’aime l’Asie
  • Je ne connais pas ce pays dont tout le monde me vente les mĂ©rites.
  • Il existe une forte communautĂ© de digital nomad sur place Ă  Chiang Mai

 

Et dans les faits : 

  • La vie est trĂšs facile sur place : les ThaĂŻlandais ont le sens du service, et la communication est fluide (ils parlent mieux anglais que les Japonais xD)
  • Le coĂ»t de la vie est bas (1 euros = 35 bahts en janvier 2025, et on mange pour l’Ă©quivalent de 3 euros en mangeant local, et 8 euros Ă  l’occidental.
  • Le dĂ©calage horaire de 6h (d’avance) avec la France n’est pas dĂ©rangeant, et laisse les matinĂ©es pour travailler sans ĂȘtre sollicitĂ©
  • Le cadre de vie est agrĂ©able : il faut beau et chaud (28 degrĂ©s en janvier), et la nature n’est pas loin.

 

Et sur la dimension pratique du quotidien ?

 

  • Je loge souvent en hĂŽtel via des rĂ©servations Booking Ă  la semaine (avec annulation gratuite)
  • Je mange dehors car c’est pas cher et plus facile que de cuisiner des produits que l’on ne connait pas
  • Je travaille depuis des cafĂ©s ou depuis ma chambre d’hĂŽtel
  • Je rencontre des entrepreneurs via des communautĂ©s de digital nomad via des groupes Whatsapp ou Facebook
  • J’ai une e-sim locale pour avoir accĂšs Ă  internet de maniĂšre illimitĂ©e.

 

Conclusion : 

 

Voici quelques conseils pratiques pour devenir digital nomad en 2025 basĂ© sur mon expĂ©rience personnelle. Je ne prĂ©tends pas vous Ă©viter toutes les galĂšres d’un changement de vie Ă  l’étranger, mais vous permettre d’anticiper certaines problĂ©matiques du quotidien. Si vous souhaitez tester l’aventure seul, je vous souhaite bon vent ! Et si vous avez besoin d’ĂȘtre pris par la main dans vos diffĂ©rentes dĂ©marches, on en parle ! 

 

Alors prĂȘt Ă  changer de vie et devenir digital nomad en 2025 ?

 

 

Retour d’expĂ©rience : 10 enseignements tirĂ©s de deux semaines au Japon

En avril dernier, j’ai rĂ©alisĂ© le rĂȘve de ma vie en m’offrant deux semaines au Japon. Ce pays que j’avais toujours idĂ©alisĂ© grĂące Ă  ses paysages, son art de vivre et sa culture manga, m’était Ă  prĂ©sent ouvert. Et je n’ai pas Ă©tĂ© déçue : j’ai ainsi dĂ©couvert un pays incarnant des valeurs fortes. Si cette premiĂšre expĂ©rience reste trĂšs courte, et manque certainement de recul pour rĂ©aliser une analyse d’expert, voici un retour d’expĂ©rience personnel “à chaud” des 10 enseignements (et valeurs) qui m’ont marquĂ©es durant ces deux semaines au pays du soleil levant.

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1/ Le pays du capitalisme assumé

Quartier Shibuya à Tokyo (célÚbre pour son gigantesque passage piéton)

Si on peut avoir tendance Ă  se reprĂ©senter la sociĂ©tĂ© japonaise comme traditionnelle et conservatrice, elle n’en demeure pas moins une sociĂ©tĂ© capitaliste oĂč la consommation est reine : d’abord, une consommation de nourriture au royaume de la streetfood (mention spĂ©ciale pour les okonomiyakis, les takoyakis, les 10 yen coin, et les taiyakis), supĂ©rettes ouvertes 24/24, rabatteurs dans les commerces, casinos, loteries et jeux d’arcades sont des activitĂ©s lĂ©gales et populaires dans tout le pays. J’ai ainsi profitĂ© du 7-Eleven pour manger (mention spĂ©ciale pour les beignets au curry), retirer de l’argent, faire des photocopies ainsi que tout ce qu’il est possible de faire dans un Konbini store (on peut mĂȘme jouer Ă  la loterie et Ă©tant sur de gagner) !

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2/ Le travail, plus qu’un devoir, un vĂ©ritable engagement

Restaurant de sushis Ă  Tokyo

Le travail occupe une place trĂšs importante dans la vie des Japonais. Si la durĂ©e lĂ©gale du travail hebdomadaire est de 40h par semaine, pour 8h par jour, ce temps peut ĂȘtre dĂ©passĂ©, et peu de Japonais prennent les congĂ©s auxquels ils ont droit. Au delĂ  de la durĂ©e lĂ©gale, les Japonais manifestent un vĂ©ritable investissement dans la rĂ©alisation de leur travail au quotidien : qu’il s’agisse de cadre de bureau, d’ouvriers de chantier, ou de vendeurs de street food, les Japonais sont fiers de leur travail et ont Ă  coeur de rĂ©aliser leurs missions de maniĂšre dynamique et engagĂ©e.

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3/ Le sens du service, une véritable valeur

Super gĂ©rante d’un ryokan Ă  Hakone

Ce qui m’a le plus marquĂ©e au Japon, c’est le dĂ©vouement des Japonais pour rendre service aux autres. Que cela soit dans le cadre du travail ou de la vie quotidienne, ils ne laisseront pas un individu en demande d’aide sans rĂ©ponse. A titre d’exemple, en demandant mon chemin Ă  une dame, en gare de Tokyo, cette derniĂšre a immĂ©diatement interrompu son activitĂ© pour m’accompagner pendant 10 minutes jusqu’au quai de mon train ! Et je ne parle mĂȘme pas des petites attentions du quotidien pour aider son prochain Ă  se sentir bien, en termes d’hospitalitĂ© et de confort ! 

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4/ Modernité et tradition, une cohabitation réussie !

 

Modernité et tradition à Tokyo

Au top de l’innovation technologique, le Japon est aussi fier de son hĂ©ritage ancestral. Dans ce contexte, tours et temples cohabitent dans une belle harmonie. A Kyoto par exemple, on observe dans la rue des habitants en tenue traditionnelle (une minoritĂ©) et d’autres en tenue moderne.

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5/ Une sérénité sérieusement ancrée

Ryokan Ă  Hakone

Les Japonais ont un rythme de vie calme. S’ils travaillent beaucoup, on ne les voit pas beaucoup courir. Et pour cause, rien ne sert de courir, il faut partir Ă  point ! La ponctualitĂ©, qui est une valeur forte au Japon, permet de limiter le stress du quotidien. Par ailleurs, la sĂ©rĂ©nitĂ© est Ă©galement cultivĂ©e par des rituels “zens” influencĂ©s par le bouddhisme, mais Ă©galement les massages ou encore les onsens. La sĂ©rĂ©nitĂ© passe Ă©galement par le sentiment de sĂ©curitĂ© au quotidien : peu de vols, ou d’agressions. J’étais moi-mĂȘme extrĂȘmement sereine Ă  l’idĂ©e de pouvoir laisser mon vĂ©lo sans antivol Ă  Kyoto, ou encore laisser mon tĂ©lĂ©phone sur la table au restaurant en allant aux toilettes ! 

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6/ Une société disciplinée et organisée

Métro immaculé de Tokyo

Au Japon, la discipline est une valeur trĂšs forte : elle passe par le respect de l’autoritĂ©, de la hiĂ©rarchie, mais Ă©galement par une organisation trĂšs cadrĂ©e Ă  l’image des files d’attente dans les transports et les escalators. A titre d’exemple, le contrĂŽle des bagages Ă  l’aĂ©roport s’effectue dans le calme, et avec une rapiditĂ© surprenante ! Toujours Ă  l’aĂ©roport, les bagages sont sortis du tapis dĂ©roulant par un agent de sĂ©curitĂ© pour Ă©viter de chercher son sac pendant des heures ! Sortie de l’avion malade comme un chien, j’ai Ă©tĂ© escortĂ©e en chaise roulante par deux agents d’escales qui m’ont accompagnĂ©e dans tout l’aĂ©roport pour m’aider Ă  rĂ©aliser mes diffĂ©rentes dĂ©marches : attente des bagages, traversĂ©e des douanes en coupe fil, achat du ticket de mĂ©tro
une efficacitĂ© et une gĂ©nĂ©rositĂ© exemplaire ! 

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7/ L’hygiĂšne et la propretĂ© comme mode de vie

JR PASS : pass perdu, pass racheté (environ 220 euros)

Les Japonais mettent un point d’honneur Ă  vivre dans une sociĂ©tĂ© propre : retrait des chaussures Ă  l’entrĂ©e des maisons, chaussons spĂ©cifiques pour les toilettes, possibilitĂ© d’utiliser des WC high tech pour se laver aprĂšs usage, serviettes chaudes distribuĂ©es avant de consommer au restaurant, douche obligatoire avant d’entrer dans un bain public
sans oublier la propretĂ© lĂ©gendaire du mĂ©tro ! Dans la rue, peu de poubelles, car les citoyens sont amenĂ©s Ă  garder leurs dĂ©chets sur eux avant de rĂ©aliser un tri sĂ©lectif, mais aucun dĂ©chet par terre (en revanche, que d’emballages !).  De mĂȘme, les tickets de mĂ©tro doivent ĂȘtre poinçonnĂ©s et “avalĂ©s” par un machine Ă  la sortie de la station, afin de ne pas laisser de dĂ©chets sur le sol. Si vous avez le malheur de perdre votre ticket dans le mĂ©tro, vous le re-payez Ă  la sortie (imaginez ma frayeur quand j’ai cru avoir jetĂ© mon JR Pass) !

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8/ Le lùcher-prise dans une société rigide

 

Quartier Akihabara à Tokyo (jeux vidéos, manga et culture Geek)

Les Japonais vivent dans une sociĂ©tĂ© conservatrice et rigide. Les conventions sociales et la politesse rĂ©gissent les interactions sociales. Dans ce contexte, le lĂącher-prise se matĂ©rialise par un univers dĂ©jantĂ© (cosplay) et kawaii (mignonneries), des afterworks arrosĂ©s pour dĂ©compresser du travail, ou encore des moeurs plus ouvertes sur le plan sexuel (gigolos, dames de compagnie, love hotels). J’ai Ă©tĂ© surprise de voir des camions faisant la promotion de jeunes hommes coquets, offrant leurs services Ă  la gente fĂ©minine (j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un groupe de J-Pop
). Inversement, le concept des Maid-bars m’a Ă©galement intriguĂ©e, d’autant plus qu’il s’agit d’un concept bon-enfant.

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9/ L’honneur et la fiertĂ©, comme code de conduite

Pratique Ă  l’Aikikai de Tokyo, oĂč l’Ă©tiquette est primoridiale (avec Michael Thai sur la photo)

Les Japonais sont fiers de leur pays, et respectent un code de l’honneur dans leur vie quotidienne. Ces codes sociaux s’incarnent par des conventions sociales fortes : place de la femme dans la sociĂ©tĂ© japonaise, patriotisme et considĂ©ration pour l’étranger dans une sociĂ©tĂ© nipponne, ou encore, insister pour payer l’addition au restaurant lors d’un rendez-vous galant ou d’un diner entre collĂšgues (selon votre position dans l’entreprise).

J’ai Ă©galement pu retrouver ce sens des conventions en pratiquant l’AĂŻkido dans la maison mĂšre (Aikikai – Hombu Dojo), oĂč le respect des traditions et de la hiĂ©rarchie est une condition de la pratique : ponctualitĂ©, silence, salutation individuelle au fondateur et aux pratiquants en entrant et sortant du tatami (ce qui pourrait sembler normal mais qui est appliquĂ© Ă  la lettre au Japon).

 

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10/ La politesse et l’humilitĂ© comme art de vivre

Sourire, hospitalité et sens du service dans cet incroyable restaurant de Kyoto  : You-zyu

La politesse est un vĂ©ritable art de vie japonais. En caricaturant, on pourrait dire que les Japonais passent beaucoup de temps Ă  s’excuser, Ă  mettre la forme dans leurs demandes et remerciements. Lorsque j’ai demandĂ© Ă  des locaux comment dire au revoir, on m’a rĂ©pondu que cela dĂ©pendait du contexte (qui est mon interlocuteur, dans quelle situation). La politesse passe Ă©galement par un sourire affichĂ© et une pudeur quant Ă  l’expression de ses Ă©motions (on ne veut pas embarrasser son interlocuteur avec des Ă©tats d’ñme).

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Conclusion

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Voici donc 10 enseignements tirĂ©s de deux semaines au Japon. Je suis trĂšs admirative de cette sociĂ©tĂ© dĂ©vouĂ©e Ă  l’autre, tout en Ă©tant consciente des limites de ce modĂšle social. 

Aujourd’hui, je n’ai qu’un souhait, y retourner, pour mieux m’imprĂ©gner d’une culture et d’un mode de vie qui me sont encore Ă©trangers. En attendant, le retour Ă  CDG a Ă©tĂ© un Ă©lectrochoc culturel (au sens nĂ©gatif du terme), qui me montre bien qu’une fois ne m’a pas suffit ! Affaire Ă  suivre.

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Le digital nomadisme : et aprÚs  ?

Un peu plus d’un mois aprĂšs mon retour en France, nous entrons dans l’Ă©tĂ©. C’est certes le moment des vacances et des retrouvailles amicales et familiales, mais c’est pour moi un grand moment de questionnement : que vais-je faire de ma vie les prochains mois ? Cette grande question ne trouve aujourd’hui pas de rĂ©ponse, et c’est une petite source de stress pour moi, qui aime tant tout planifier. Le contexte de crise n’aidant pas, j’ai dĂ» me rĂ©soudre Ă  avancer au jour le jour. Dans cet article, je vous partage sans filtre, mes questionnements actuels de digital nomade de retour au bercail !

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Les digital nomades de retour au bercail : les nouveaux Tanguy ?

 

Pas plus tard qu’hier, j’Ă©changeais avec une amie sur mes projets depuis mon retour en France.

Je lui ai confiĂ© que ce n’Ă©tait pas facile de ne plus avoir de repĂšres et que je me mettais la pression pour trouver un projet de vie d’ici la rentrĂ©e.
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Mais au fur et à mesure de notre échange, je me suis rendue compte, encore une fois, que je me mettais la pression toute seule.
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Et cette pression Ă©tait une pression sociale que j’intĂ©grais : Ă  31 ans, on ne peut plus avoir de pied Ă  terre chez ses parents.
Et le pire, c’est que j’en arrive Ă  parler de pression sociale quand personne dans mon entourage ne m’attend au tournant !
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Mais si on regarde la situation d’un point de vue pratique : 
– A quoi bon payer un loyer rĂ©gulier pour avoir un pied Ă  terre quand je ne vois pas plus loin que demain ?
 – A quoi bon m’engager pour un bail de location quand la situation sanitaire est encore incertaine en France ?
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Alors voici ce que j’ai fini par dĂ©cider : 
– Ne pas prendre d’engagement locatif d’ici la fin de l’annĂ©e par peur d’un potentiel reconfinement
– Voyager en Asie dĂšs la rentrĂ©e si c’est possible
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La pression sociale peut survenir Ă  tout moment, mĂȘme quand on pensait s’en ĂȘtre dĂ©barrassĂ© comme moi !
Alors, ayant rĂ©alisĂ© que je n’avais rien Ă  prouver Ă  personne, j’ai dĂ©cidĂ© d’Ă©couter mon coeur, mais aussi mes finances, qui aujourd’hui vont dans la mĂȘme direction 😉

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Le digital nomadisme : une parenthĂšse ?

9 mois aprÚs mon lancement dans le digital nomadisme, je suis de retour en France avec une question récurrente : vais-je continuer le digital nomadisme ? Et combien de temps encore ?

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Je suis devenue digital nomade par opportunisme, dans une situation d’urgence avec un but prĂ©cis : fuir les restrictions sanitaires en France.
9 mois plus tard, les restrictions commencent Ă  ĂȘtre levĂ©e, je me retrouve en France sans logement, ni projet prĂ©cis pour la rentrĂ©e.
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Me voilà donc partagée :
– Surfer sur cet Ă©lan nomade et continuer mon rĂȘve de voyage en Asie
– Me poser quelque part et reprendre une vie “normale”
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Ma décision dépendra principalement des restrictions dans les pays en question.
Mais une chose est sĂ»re : mĂȘme si la crise a agit comme un accĂ©lĂ©rateur de mobilitĂ© pour moi, elle m’a permis de passer du rĂȘve Ă  la rĂ©alitĂ©.
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RĂȘve de partir seule Ă  l’Ă©tranger sans peur
RĂȘve de travailler en voyageant
RĂȘve de parler fluidement une langue pour me faire comprendre
RĂȘve de libertĂ© au sens propre du terme
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Peu importe ma dĂ©cision, elle n’enlĂšvera pas ces souvenirs et surtout, de ce moment  de gratitude d’une belle expĂ©rience passĂ©e.
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S’il n’y avait pas eu le Covid, Ă  quoi aurait ressemblĂ© ma vie ?

Pas plus tard qu’hier, je discutais avec une amie digital nomade rencontrĂ©e Ă  Lisbonne.
Nous avons imaginĂ© comment aurait Ă©tĂ© notre vie si la crise n’avait pas eu lieu.
Et pour ma part, il y aurait eu du positive, mais pas que.
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Alors voici ce qu’il est ressorti de cet Ă©change :
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– Sans le Covid, j’aurais eu une progression rĂ©guliĂšre en Aikido et sĂ»rement un bien meilleur niveau
– J’aurais pu partir au Japon avec mon club d’Aikido
– J’aurais pu profiter de ma vie sociale parisienne entourĂ©e des gens que j’aime
– Je ne me serais pas Ă©loignĂ©e de certaines personnes
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Dans ce cadre, la crise m’a fait perdre cette vie que j’aimais tant.
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En revanche, je constate qu’avec le recul, la crise m’a plus fait gagner que perdre.
J’ai certes perdu en stabilitĂ©, gagnĂ© en anxiĂ©tĂ© (temporaire) mais Ă  long terme, voici les bĂ©nĂ©fices que j’ai pu tirer de la crise : 
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– J’ai eu le courage de tout plaquer pour partir Ă  l’autre bout du monde
– J’ai pu expĂ©rimenter le digital nomadisme seule
– J’ai fait quelques belles rencontres lors de mes voyages
– J’ai amĂ©liorĂ© mon niveau de langue (anglais, espagnol)
– J’ai pu travailler sur moi comme jamais pour mieux connaĂźtre mon fonctionnement, m’affirmer, et amĂ©liorer les relations avec mes parents
– J’ai pu prendre position sur le sujet de la crise et rassembler une communautĂ© autour de moi
– J’ai pu comprendre ce qui Ă©tait vraiment important pour moi dans la vie, et construire ma vision personnelle
– J’ai pu perdre du poids, changer mon hygiĂšne de vie et Ă©couter mon corps
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Tous ces projets et ce travail sur moi n’auraient pas Ă©tĂ© possibles (du moins, Ă  court terme) sans cet Ă©vĂ©nement dramatique survenu dans nos vies.
Au final, malgrĂ© mes moments de nostalgie passagĂšre, la crise m’a ouvert bien plus d’opportunitĂ©s que je ne le pensais.
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Je pense ĂȘtre sortie grandie de cette Ă©preuve.
Et c’est ça, la rĂ©silience.
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Conclusion

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Retrouver son pays aprĂšs des mois d’absence n’est pas chose aisĂ©e. Et encore moins lorsqu’on a fait une croix sur son appartement, et sa vie d’avant. A l’heure de la crise sanitaire, les temps ne peuvent ĂȘtre moins certains. Pour ma part une question de fond reste prĂ©sente : ai-je envie de retrouver cette vie d’avant que j’ai quittĂ©, ou bien au contraire d’aller de l’avant pour m’ouvrir Ă  de nouveaux horizons ? La rĂ©ponse est encore en suspens 😉
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Bilan de 4 mois de digital nomadisme en Amérique latine : introspection, affirmation et reconstruction !

Nous sommes en mai et j’achĂšve mon quatriĂšme mois en AmĂ©rique latine, mais Ă©galement mon sĂ©jour. Car j’ai fait le choix de rentrer en France. J’ai Ă©normĂ©ment appris au cours de ces 4 mois et mĂȘme si je n’avais pas d’attrait particulier pour ce continent, j’en ai tirĂ© des avantages, mais surtout des apprentissages. Voici donc le rĂ©sumĂ© sans filtre de 4 mois d’aventure latine.

Ayant dĂ©jĂ  eu l’occasion de tirer des bilans mois par mois et destination par destination de mon aventure de digital nomade en AmĂ©rique Latine. Ce bilan offre donc une rĂ©trospective plus globale pour Ă©viter les redites.
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1 – Un travail approfondi de connaissance de moi rendu possible par ma disponibilitĂ© mentale

Mon petit carnet acheté à Oaxaca

Depuis mon arrivĂ©e Ă  Mexico City, dĂ©but de printemps, j’ai ressenti le besoin de me retrouver seule, et de prendre du temps pour moi.
J’ai ainsi limitĂ© ma vie sociale et me suis concentrĂ©e sur mes aspirations, mes envies et mes besoins. J’ai beaucoup Ă©crit sur mon petit carnet pour mettre des mots sur mes maux, mais Ă©galement sur ce dont j’avais besoin pour me sentir heureuse et Ă©panouie au quotidien.
Ce temps pour moi Ă©tait nĂ©cessaire car aujourd’hui, je pense me connaitre encore mieux qu’Ă  mon arrivĂ©e : 
– Je sais ce dont j’ai besoin pour vivre au quotidien (sĂ©curitĂ©, calme, lumiĂšre naturelle, appartement bien Ă©quipĂ© pour cuisiner, bon wifi, espace vert environnant)
– Je sais combien je dĂ©pense et connais mes sources principales de dĂ©pense
J’ai pris soin de ma santĂ© en changeant mes habitudes (dĂ©but du jeĂ»ne intermittent, 10 000 pas par jour, acceptation de mes insomnies…)
Je sais me faire plaisir au quotidien en culpabilisant moins (il y a encore un peu de boulot ?)
– J’ai identifiĂ© la culpabilisation intĂ©riorisĂ© en moi, qui m’empĂȘchait de vivre au quotidien
J’ai reposĂ© les bases de ma relation avec mes parents, en leur Ă©crivant une lettre dans laquelle j’exprime mes sentiments et reproches sans agressivitĂ©
– J’ai rĂ©ussi Ă  m’Ă©manciper de la pression sociale pour faire des excursions et voir des sites qui ne me bottent pas plus que ça.
J’ai donc fait l’impasse sur de grands sites touristiques et sur des relations sociales de surface.
Mais la contrepartie est bien plus enrichissante pour moi : 
– J’ai appris Ă  Ă©couter mon ressenti et Ă  aller vers ce qui me fait vibrer Ă  un moment T.
– J’arrive aujourd’hui Ă  facilement dire non sans culpabiliser et prĂ©server mon niveau d’Ă©nergie pour ce qui est prioritaire pour moi.
– J’ai pris conscience de l’importance d’ĂȘtre optimiste dans un contexte anxiogĂšne et j’y travaille tous les jours par conviction, et en Ă©cumant le nĂ©gatif dans mon entourage.
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2 – Un rĂ©alignement professionnel grĂące Ă  un nouveau positionnement 

Quand rien ne vient, mettez tout en pause

 

A cĂŽtĂ© de mon travail introspectif, j’ai fini par me rĂ©aligner sur le plan professionnel.
Cela faisait plus de 8 mois que je traversais une phase d’errance, de doute et de dĂ©salignement.
Depuis l’Ă©tĂ© dernier, je n’avais plus l’envie de coacher, ni de faire du marketing comme on me l’avait proposĂ©. Mais aucun projet clair n’Ă©mergeait dans ma tĂȘte.
J’ai donc d’abord laissĂ© place Ă  une pĂ©riode de stress, puis de pause, et enfin de lĂącher-prise.
Il est important de prĂ©ciser que chez moi, le lĂącher-prise n’intervient qu’en dernier recours, aprĂšs l’Ă©puisement…
Et c’est aprĂšs avoir fait un point sur mes finances (j’ai vu que je pouvais me permettre de ne pas travailler pendant plusieurs mois, mĂȘme si l’idĂ©e ne me rĂ©jouissait pas), que j’ai dĂ©cidĂ© de prendre du recul sur mon activitĂ© et ne faire que ce qui me stimulait.
J’ai vraiment Ă©coutĂ© les rĂ©actions de mon corps pour prendre des dĂ©cisions professionnelles ou lancer diffĂ©rentes actions, et voici les conclusions :
– Je ne veux pas lancer de machine Ă  gaz avec de la publicitĂ© Facebook
– Je ne veux pas faire des tunnels de vente complexe
– Je ne veux pas travailler avec des clients chronophages
– Je ne veux pas travailler Ă  prix bradĂ© et me positionne sur du milieu de gamme
– Je ne veux pas faire de gros investissements pour un business que je veux flexible
– Je ne veux pas faire des choses qui me fatiguent pour mon entreprise
Avec le recul, voici donc ce qu’il en est ressorti : 
– Je veux aider les individus Ă  reprendre leur vie en main dans un contexte de crise
– Je veux mobiliser mes expĂ©riences et apprentissages depuis 3 ans (santĂ© naturelle, digital nomadisme, entrepreneuriat et dĂ©veloppement personnel).
Et l’univers qui a senti que je vibrais pour cela, m’a entendu ! 
– Je vais donc co-animer une formation avec MĂ©doucine
– Je commence Ă  coacher des digital nomades en devenir
– J’aide de plus en plus mes clients Ă  casser leurs croyances limitantes
J’ai donc une chance Ă  saisir pour rĂ©orienter mon activitĂ© comme bon me semble 🙂
Et en prime de ce rĂ©alignement, mon chiffre d’affaires a augmentĂ©. Il n’y a pas de hasard, seulement des Ă©nergies !
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3 – Des projets bouillonnants pour la suite 

Digital nomade, c’est choisir l’aventure au quotidien. !

Et la suite dans tout ça ?
A l’heure ou j’Ă©cris ces lignes, je prĂ©pare mon retour en France.
Vais-je y rester quand le pays annonce une levée des restrictions ?
Vais-je repartir vers d’autres contrĂ©es ?
Les deux mon général !
J’ai besoin de faire des plans pour me sentir bien, c’est une manifestation de mon cĂŽtĂ© control freak, que j’assume aujourd’hui. Mais avec la situation actuelle, l’anticipation est devenue chose difficile.
En revanche, rien n’empĂȘche d’avoir des options 🙂
– L’option de prendre des vacances en Europe ou en France cet Ă©tĂ© (le mieux est de trouver des endroits qui vous font vibrer dans ces deux possibilitĂ©s)
– L’option de repartir Ă  la rentrĂ©e ou avant (je pense trĂšs fort Ă  l’Asie qui me fait vibrer pour la rentrĂ©e)
– L’option de rester digital nomad, de devenir expat dans un pays coup de coeur ou de rester en France
Les possibilitĂ©s sont infinies, et l’avenir incertain, mais il y a une chose donc je suis sĂ»re : quand j’aspire profondĂ©ment Ă  quelque chose au fond de mon coeur, l’univers entier conspire Ă  sa rĂ©alisation.
C’est la loi de l’attraction 🙂
Je ne suis pas croyante mais je crois en ma bonne Ă©toile, et celle-ci me protĂšge et m’Ă©pargne du pire au quotidien, et me guidera toujours vers ce qui est bon pour moi.
C’est pourquoi j’ai foi en l’avenir.
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Conclusion : une belle aventure latine que je souhaite terminer en beauté 

“Pourquoi tu veux rentrer ? T’es mieux lĂ  oĂč tu es !”
C’est une phrase qu’on m’a souvent rĂ©pĂ©tĂ©e. Et quand on regarde ma situation de loin, on pourrait se demander pourquoi je voudrais rentrer quand je peux faire tout ce que je veux lĂ  oĂč je suis.
C’est vrai que ma libertĂ© n’est aucunement restreinte. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que je suis partie. OuI, c’est pour ça que j’ai fui.
Mais si la libertĂ© est une valeur extrĂȘmement forte pour laquelle je me bats, et une valeur que j’incarne dans mes choix de vie, elle ne suffit pas Ă  construire une vie.
De mĂȘme que l’amour ne suffit pas Ă  construire une relation de couple, la libertĂ© ne suffit pas pour construire une vie Ă©panouie.
Car il manque le reste : une vie sociale qualité, et des repÚres, sur le plan relationnel et culturel.
J’ai envie de rentrer mais j’aurais bien profitĂ© de ma libertĂ© !
Des restos en terrasse au soleil, des balades sous un temps magnifique, des massages rĂ©guliers, un emploi du temps trĂšs flexible…je ne me refuse rien.
De cette maniĂšre, je rentrerai sans ĂȘtre frustrĂ©e et sans regret.
J’ai eu une hygiĂšne de vie comme jamais auparavant (sport, alimentation, introspection, moments mĂ©ditatifs, Ă©vacuation de ma colĂšre) et je pense la garder au maximum en rentrant.
J’ai fait l’impasse sur beaucoup de sites touristiques mais au final, ce que je retiendrai de mon sĂ©jour, ce n’est pas les excursions mais les moments privilĂ©giĂ©s que je me suis octroyĂ©s.
Et quand je culpabilise, je me dis que je me suis construit une « retraite bien-ĂȘtre » sur mesure.
Je n’ai pas rencontrĂ© grand monde, mais je n’ai pas vraiment cherchĂ© car ce n’était pas ma prioritĂ©. Et parce que je sais que je retrouverai mes proches en rentrant.
J’ai donc vĂ©cu un trĂšs beau voyage initiatique, qui je pense, sera un nouveau palier franchi dans mon dĂ©veloppement personnel.
Et ça, ça sert toute la vie !
Mais contrairement Ă  beaucoup de digital nomades, je suis partie dans l’urgence, avant peut-ĂȘtre d’ĂȘtre prĂȘte. Je me suis adaptĂ©e, sur le plan culturel et linguistique, mais j’ai besoin d’une vie sociale de qualitĂ©, et contrairement Ă  mon expĂ©rience de digital nomadisme Ă  Lisbonne, je n’ai pas eu de relations sociales rĂ©guliĂšres en AmĂ©rique latine.
Certes, le propre d’un digital nomade est de s’adapter, mais il a Ă©galement besoin de se ressourcer dans un environnement familier.
Quand je suis partie en janvier, je pensais voyager entre un Ă  deux mois. J’en suis aujourd’hui Ă  mon quatriĂšme.
J’ai repoussĂ© mon premier dĂ©part prĂ©vu en avril parce que je n’Ă©tais pas prĂȘte Ă  affronter la rĂ©alitĂ© de mon pays. Beaucoup de colĂšre en moi aurait sĂ»rement annulĂ© tout les bienfaits dont j’ai bĂ©nĂ©ficiĂ© pendant ce voyage initiatique et introspectif.
Si aujourd’hui je suis prĂȘte Ă  rentrer, c’est que je me suis calmĂ©e, et que tel un Ă©tranger, j’accepte pour une courte pĂ©riode les rĂšgles du jeu du pays qu’est le mien (et aussi parce qu’on annonce un assouplissement des restrictions, on va pas se mentir…!)
J’ai donc dĂ©cidĂ© de raisonner de maniĂšre trĂšs pragmatique :
– Je rentre car je veux revoir mes proches dans un contexte plus favorable
– Si la situation ne me convient pas, je m’envolerai vers d’autres contrĂ©es
Et si la situation me convient ?
Il est fort possible que je m’envole Ă©galement !
Car une fois qu’on a goĂ»tĂ© Ă  l’indĂ©pendance et au voyage, on devient facilement accro ?
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L’envers du dĂ©cor : les galĂšres quotidiennes du digital nomade

Être digital nomade semble en surface ĂȘtre la panacĂ©e. Mais les belles photos partagĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux ne montrent pas toujours l’envers du dĂ©cors. Car oui, ĂȘtre digital nomade, c’est connaĂźtre un bon lot de galĂšre du quotidien, souvent bien dissimulĂ©es. Je les ai personnellement expĂ©rimentĂ©es et je souhaite les exposer au grand jour pour vous donner un vĂ©ritable aperçu de la vie de digital nomade pour le meilleur et pour le pire. Alors quelles sont ces galĂšres ? Comment les gĂ©rer ? LevĂ©e de rideau !

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1 – Le quotidien du digital nomade requiert de l’adaptation

Etre mobile et transporter sa maison sur le dos, c’est aussi la vie de digital nomade

Etre digital nomade, c’est ĂȘtre flexible : flexible dans le sens oĂč il faut savoir ĂȘtre mobile et bouger facilement (le minimalisme est un concept essentiel pour ne pas s’encombrer et ne pas attacher trop de valeur aux objets) mais Ă©galement flexible par rapport aux dĂ©convenues du quotidien :
– On peut ĂȘtre amenĂ© Ă  changer d’appartement du jour au lendemain (ça a Ă©tĂ© mon cas, lorsqu’un de mes propriĂ©taires n’avait pas bloquĂ© les bonnes dates pour ma rĂ©servation d’appartement et que j’ai du faire mon sac en deux deux)
– On peut se retrouver Ă  devoir remplacer du matĂ©riel dĂ©faillant et ne pas trouver l’Ă©quivalent dans le pays dans lequel on voyage
– On peut se retrouver dans un endroit oĂč l’on ne comprend pas la langue et la culture locale et commettre involontairement des impairs.
– On peut se retrouver Ă  subir une coupure de courant ou d’eau, devoir prendre son ordinateur et filer au cafĂ© du coin en deux deux, ou encore se laver au seau d’eau (vĂ©ridique)
Il faut donc faire preuve d’humilitĂ©, de sang froid et de rĂ©silience pour surmonter la solitude dans ces moments de galĂšre du quotidien.
Heureusement, les communautés de digital nomades existent pour nous soutenir et partager ces expériences et galÚres du quotidien. On trouve en effet, un grand nombre de groupes Facebook, de sites web, de ressources, et de comptes Instagram qui peuvent nous aider au quotidien dans ces galÚres.
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2 – Le quotidien du digital nomade en temps de pandĂ©mie

Voyager au Mexique en pleine pandémie

Être digital nomade en pleine pandĂ©mie, c’est faire preuve d’une grande capacitĂ© d’adaptation et de flexibilitĂ©. Faire des plans devient ainsi obsolĂšte car la situation change quasiment tous les jours : le monde devient ainsi un Tetris gĂ©ant. Dans ce contexte, il faut ĂȘtre prĂȘt Ă  faire son sac Ă  la moindre opportunitĂ© et changer de dĂ©cor rapidement.
Mais au-delĂ  de la rĂ©activitĂ©, il faut parfois un peu d’anticipation. Anticiper permet ainsi de flairer les opportunitĂ©s et prendre son billet avant que ça ne sente mauvais 😉
C’est ce que j’ai fait en janvier dernier oĂč j’ai pris mon billet pour le Costa Rica avant que les mesures en France deviennent plus restrictives. Je suis Ă©galement partie de Lisbonne dĂ©but dĂ©cembre au moment oĂč le pays allait ĂȘtre de nouveau confinĂ©.
Cette réactivité et cette anticipation font partie des qualités du digital nomade, mais demandent de savoir gérer un stress régulier pour trouver la liberté.
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3 – La santĂ© et les maladies : des maux ordinaires mais Ă  anticiper

L’activitĂ© physique et l’alimentation, les deux meilleurs moyens de rester en forme

 

Être digital nomade, c’est aussi prendre le risque d’avoir des problĂšmes de santĂ© Ă  l’autre bout du monde.
En dehors de la pandĂ©mie actuelle, d’autres maladies et maux du quotidien guettent les travailleurs numĂ©riques : 
– Des problĂšmes de dents (une amie a dĂ» se faire opĂ©rer des dents de sagesse au Mexique)
– Une mauvaise anticipation du stock de lentille nĂ©cessaire pendant notre voyage
– Une intoxication alimentaire
– Une rĂ©action cutanĂ©e ou allergie
On se retrouve parfois dans son lit, au beau milieu de la nuit, Ă  subir ces maux, certes ordinaires mais beaucoup moins supportables lorsqu’on est seul et sans mĂ©dicament.
C’est pourquoi il est important d’anticiper ces dĂ©convenues grĂące Ă  une bonne trousse Ă  pharmacie et surtout une bonne assurance en cas de problĂšmes plus graves.
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4 –  Le digital nomade face aux critiques et jalousies

Parce qu’on fait aussi des envieux sur les rĂ©seaux sociaux avec la dolce vita qu’on a l’air de vivre au quotidien

Être digital nomade, c’est aussi faire des envieux. Car oui, quand on partage des photos de paysages de rĂȘve et une qualitĂ© de vie optimale Ă  moindre coĂ»t, ça ne laisse pas tout le monde indiffĂ©rent.
On m’a dĂ©jĂ  traitĂ©e de nĂ©ocolonialiste pour vivre dans des pays au niveau de vie infĂ©rieur au mien.
On m’a dĂ©jĂ  traitĂ©e d’irresponsable de voyager en pleine pandĂ©mie.
Au dĂ©but, ces critiques peuvent affecter, mais quand on les analyse en profondeur, on comprend qu’elles sont la manifestation de frustrations chez nos dĂ©tracteurs.
Car aprĂšs tout, il ne tient qu’Ă  lui de prendre son billet et s’envoler Ă  l’autre bout de la planĂšte. Alors, ce n’est peut-ĂȘtre pas facile pour tout le monde, surtout quand on a un travail salariĂ© et des responsabilitĂ©s familiales, mais la vie est une question de choix. Et dĂšs le dĂ©part, nous avons souvent tous eu le choix :
– Choix de devenir nomade ou sĂ©dentaire
– Choix de construire une vie de famille ou non
– Choix de devenir propriĂ©taire ou non
– Choix d’opter pour l’instabilitĂ© et la libertĂ©, ou d’opter pour le confort et la sĂ©curitĂ©.
Être digital nomade, c’est donc ĂȘtre libre et responsable. C’est du courage, et le courage peut susciter l’envie de ceux qui ne l’ont pas.
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Conclusion 

La vie de digital nomade n’est pas toujours rose. Elle comprend des contraintes, des moments de solitude et de stress. Mais Ă  chacune de ces galĂšres, le digital nomade prend du recul et sait que malgrĂ© ces dĂ©convenues, il ne regrette pas ses choix : celui de la libertĂ©, de l’aventure et de l’apprentissage !

Qui sont les électrons libres du digital nomadisme ?

Etre digital nomade, c’est souvent se rattacher Ă  une communautĂ©, une tribu de travailleurs/voyageurs. Beaucoup restent entre eux, gardent des habitudes trĂšs occidentalisĂ©es et se retrouvent Ă  vivre dans des lieux rĂ©putĂ©s pour le digital nomadisme. Bali, Chiang Mai, Playa de Carmen en sont des exemples cĂ©lĂšbres. Mais Ă  cĂŽtĂ© de cette grande majoritĂ©, il existe des Ă©lectrons libres du digital nomadisme. Ces loups solitaires prĂ©fĂšrent le calme au brouhaha des villes balnĂ©aires branchĂ©es. A l’instar de ma prise de distance avec l’infopreneuriat, j’ai Ă©galement pris mes distances avec l’Ă©cosystĂšme du digital nomade pour me crĂ©er ma propre bulle de confort. Si vous avez envie de tenter l’aventure digital nomade mais que vous vous sentez en dĂ©calage avec les habitudes de vie du plus grand nombre, vous pouvez crĂ©er votre propre univers !

 

1 – Les habitudes trĂšs clichĂ©s des digital nomades

Connaissez-vous le digital connard ?

Le digital connard, c’est ce nomade qui remplit toutes les cases des clichĂ©s du nomade numĂ©rique :

– Il porte des claquettes en ville
– Il a un MacBook pro sur lequel il branche un VPN
– Il se nourrit d’avocado toast
– Il vit, travaille et sort dans son coworking/coliving
– Il fait du yoga depuis une semaine et pense dĂ©jĂ  Ă  l’enseigner
– Il ne trouve plus ses mots en Français
– Il est persuadĂ© de vivre une expĂ©rience authentique : ” Ca c’est le vrai Mexique”

Y-a-t-il du mal Ă  ĂȘtre un digital connard ?

Non, car soyons honnĂȘte, il est plus facile de se recrĂ©er un cadre de vie qui nous est familier Ă  l’Ă©tranger plutĂŽt qu’ĂȘtre en permanence hors de sa zone de confort.

Tout dĂ©pend de l’expĂ©rience que l’on a envie de vivre et des personnes que l’on veut rencontrer.

Mais il est sûr que de cette maniÚre, nous prenons le risque de nous faire taxi de colonialistes numériques (@margaux_rx )

Pour ma part, je garde le cĂŽtĂ© trĂšs connectĂ©, et ne fais prendre que trĂšs peu de risque Ă  mon estomac. En revanche, je n’ai pas choisi de fuir l’Ă©cosystĂšme de l’infopreneuriat pour le retrouver Ă  l’Ă©tranger ?

Moment confession : j’avoue ĂȘtre une Apple Addict et manger plus d’avocats qu’un Mexicain. Pour le reste, je reste un loup solitaire (Tmtc @nomade_path )

Et vous, vous retrouvez-vous dans une partie de ces clichés ? Est-ce assumé ou avez-vous envie de changer ?

 

 

2- Les électrons libres du digital nomadisme

 

Il y a quelques semaines, j’Ă©changeais sur le digital nomadisme avec Jeanne de Nomadpath qui accompagne les freelance Ă  devenir des digitalsnomades.

Nous passions en revue les diffĂ©rents profils de freelance qui avaient choisi ce mode de vie “alternatif” et leurs choix de destination, mais Ă©galement de vie.

Car non, il n’y a pas qu’une seule maniĂšre d’ĂȘtre digital nomade.

Beaucoup choisissent des destinations paradisiaques. La plage et le wifi Ă©tant leur critĂšre principal de sĂ©lection d’un lieu de prĂ©dilection.

L’avantage, c’est qu’une fois dans ces destinations, on est sĂ»r d’avoir un bon wifi et une communautĂ© de digital nomade Ă  rencontrer.

Mais Ă  cĂŽtĂ© de ces digital nomades visibles, il y a les loups solitaires comme Nomad Path, mais Ă©galement moi-mĂȘme.

Etre un loup solitaire, ne veut pas dire vivre en ermite, isolé du monde.
Mais choisir une destination selon d’autres critĂšres, et surtout en Ă©coutant ses propres aspirations.

Pour ma part, je n’aime pas les fortes chaleur, ni les grosses fĂȘtes, ni les destinations oĂč la plage est le seul intĂ©rĂȘt.

C’est d’ailleurs pour cela que je suis allĂ©e Ă  Oaxaca, et non Playa de Carmen au Mexique.

Je ne suis pas au contact de digital nomades au quotidien, bien que je m’assure d’avoir une bonne connexion et des bonnes relations 🙂

Locaux, expats, nomades, voyageurs, je rencontre une diversité de profils qui me permettent de trouver le bon équilibre entre la bulle du digital nomadisme, et la vie de baroudeur, incompatible avec de bonnes conditions de voyages.

Comme dans le milieu de l’infopreneuriat, je ne coche pas toutes les cases du digital nomade type, mais qu’importe.

Et oui, une fois, j’ai l’impression d’ĂȘtre un Ă©lectron libre, qui ne rentre pas dans ce nouvel Ă©cosystĂšme que je dĂ©couvre !

Cela dit, je trouve mon expérience singuliÚre et riche.

Mais rassurez-vous, je suis moi aussi attirée par certaines destinations trÚs convoitées des nomades, seulement, la dimension ultra touristique me rebute un peu.

Alors comment faire si vous ĂȘtes attirĂ© par des destinations convoitĂ©es de tous, sans vouloir baigner dans un bain de foule ?

Comme le soulignait Jeanne, dans notre discussion, vous pouvez trouver un petit coin tranquille mĂȘme proche des endroits les plus frĂ©quentĂ©s. Il suffit d’ĂȘtre prĂȘt Ă  vous Ă©loigner un peu de l’Ă©picentre 😉

– Vous trouverez des recoins moins chers
– Vous ferez un peu de vĂ©lo
– Vous aurez une quiĂ©tude au quotidien

Conclusion

Alors si vous avez envie de tenter l’aventure digital nomade Ă  votre sauce, suivez votre instinct, gardez en tĂȘte les bonnes conditions qui vous permettront de travailler, et vivez votre  histoire !

 

Pourquoi devenir Digital Nomade en 2025 ?

Le digital nomadisme, c’est ce mouvement d’entrepreneurs du web qui a fait le choix de travailler depuis l’Ă©tranger. Plus qu’une tendance, le digital nomadisme est devenu un vĂ©ritable mode de vie de plus en plus populaire et particuliĂšrement aujourd’hui dans un contexte de crise. Si les options de voyages sont limitĂ©es, la volontĂ© de fuir des pays aux restrictions contraignantes, elle est bien forte, et chaque jour de nouveaux digital nomades naissent. Mais au delĂ  de la pandĂ©mie, pourquoi dĂ©cider de devenir digital nomad en 2025 ? Et surtout, est-il intĂ©ressant d’en faire un mode de vie durable ? J’apporte mon regard et des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse dans cet article.

 

1- Les avantages de devenir digital nomad en 2025

 

Devenir digital nomad en 2021

Etre digital nomade, c’est choisir de travailler dans un cadre idĂ©al : beaucoup choisissent la plage et le soleil, mais ce n’est qu’un choix parmi d’autres. La diversitĂ© de ces choix est soumise Ă  quelques paramĂštres :

  • La qualitĂ© de la connexion internet
  • La sĂ©curitĂ© dans le pays oĂč l’on dĂ©cide de poser ses valides
  • La vie sociale et culturelle
  • La nature et les attractivitĂ©s touristiques (bonus)

Etre digital nomade, c’est ainsi gagner en qualitĂ© de vie : beaucoup d’occidentaux ont ainsi choisi de vivre dans un pays au niveau de vie infĂ©rieur au leur et profitent ainsi d’un logement et d’une vie plus confortables.

Etre digital nomade, c’est aussi dĂ©velopper sa capacitĂ© d’adaptation et de rĂ©silience en changeant rĂ©guliĂšrement d’environnement, de culture, et en vivant des pĂ©ripĂ©ties parfois dĂ©boussolantes mais trĂšs formatrices.

Etre digital nomade, c’est Ă©galement faire le choix de ne pas ĂȘtre enracinĂ© Ă  un territoire, Ă  des relations et Ă  une culture : il permet une flexibilitĂ© trĂšs pratique pour changer de vie rapidement.

2 – Devenir digital nomad en 2025 : comment changer de vie en 5 Ă©tapes ?

 

Devenir digital nomad en 2021

Digital nomadisme au Portugal (Lisbonne)

Je vous propose ma tambouille nomade : la recette express pour changer de vie

Temps de préparation : 7 jours

Temps de cuisson : en fonction du degré de maturation de chacun

Etape 1 : Identifier ce qui ne va pas dans votre vie actuelle (job, cadre de vie, relations sociales….)

Etape 2 : Identifier les causes et les pistes de solution pour faire bouger les choses

Etape 3 : Peser les pour et les contre de ce changement de vie :

– responsabilités financières
– responsabilités familiales
– fin d’une vie au sentier balisé

Etape 4 : Vous poser cette question de fond : préferez-vous le changement incertain ou la stabilité prévisible ?

Etes-vous prêt à prendre le risque de perdre pour gagner ?

Etape 5 : faites le premier petit pas que vous pourriez engager maintenant !

Etape 6 : votre nouvelle vie est prête à être consommée !

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3 – Devenir digital nomad en 2025 : comment rencontrer de nouvelles personnes facilement ?

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Digital nomadisme à Lisbonne, une incroyable facilité à rencontrer des nouvelles personnes

Depuis que je suis au devenue digital nomade, je ne cesse de rencontrer de nouvelles personnes : voyageurs, nomades digitaux mais aussi locaux. Je suis Ă  la fois surprise et soulagĂ©e car mĂȘme si je ne suis pas timide, faire le premier pas d’une rencontre n’est pas facile pour moi.

Et pourtant rien n’a Ă©tĂ© aussi simple.

Alors comment faire de nouvelles rencontres facilement en voyage ?

– Aller dans des lieux propices aux rencontres (Guesthouse, coworking) pour ĂȘtre au contact de personnes qui partagent le mĂȘme lieu que vous
– Manger dans les endroits oĂč vont les locaux (les sodas, au Costa Rica) pour intĂ©ragir avec les locaux, souvent ouverts Ă  la conversation (en AmĂ©rique latine en tout cas).
– Utiliser les groupes Facebooks et app de dating pour faire des rencontres en petit comitĂ©
– Prendre les transports en commun pour croiser des compagnons de routes

Bien sĂ»r, ce n’est pas aussi facile dans un grande ville, mais il y a des possibilitĂ©s :
– En pratiquant une activitĂ© sportive ou culturelle
– GrĂące aux Ă©vĂ©nements professionnels
– En Ă©tant en demande de mise en relation personnelle ou professionnelle (si vous arrivez dans un nouveau lieu de vie)
– Encore et toujours les rĂ©seaux sociaux.

Moi qui n’osais pas aller vers les autres, je me suis mĂȘme surprise Ă  initier des conversations ! 🙂

Et vous, souffrez-vous du manque de relations sociales au quotidien ?
(hors période actuelle).

Si c’est le cas, je vous lance un dĂ©fi : rencontrer et interagir avec une nouvelle personne cette semaine !

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4 –  Devenir digital nomad en 2025 :  la checklist essentielle pour se lancer 

Devenir digital nomad en 2021

Travailler Ă  distance, oui, c’est possible ! Mais il faut quand mĂȘme un bon kit de survie pour ĂȘtre un digital nomad accompli, et ainsi vivre de son activitĂ© tout en construisant chaque jour la vie dont on rĂȘve.

✔ La connexion ! Essentielle et pas toujours simple Ă  trouver. Carte SIM du pays, batterie de recharge en cas, mais aussi prise universelle, les Ă©lĂ©ments indispensables pour rester connectĂ© au monde digital.

✔ Le bon contenant pour le bon contenu ! On ne connait jamais la tempĂ©rature d’un pays avant d’y avoir posĂ© les pieds. AprĂšs, mieux vaut prĂ©venir que guĂ©rir et toujours avoir sur soi au moins quelques affaires en cas de forte chaleur ou d’une humiditĂ© trop dĂ©sagrĂ©able. Pensez Ă©galement aux tenues chaudes si les tempĂ©ratures nocturnes venaient Ă  chuter – voire Ă©taient tout le temps froides !

✔ Pour s’adapter au pays, et surtout garder une hygiĂšne de vie digne de ce nom, j’ai adoptĂ© le savon solide ! Pratique, Ă©cologique et surtout miniature, il s’emporte partout, il passe Ă  la douane et surtout ne prends pas de place dans mon nouveau sac-Ă -dos multi poche pour ranger et organiser tous mes Ă©lĂ©ments de voyage (oui, je me transforme petit Ă  petit en une vĂ©ritable exploratrice ?).

Et vous, quelle est votre trousse de survie pour partir vivre une expérience au-delà des frontiÚres imposées ?

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Conclusion

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En 2021, peut-on vraiment travailler d’où l’on veut ?

Travailler à l’étranger de manière indépendante apporte de très nombreux avantages :

✅ J’ai fait de nombreuses découvertes, tant sur le plan culturel que sur le plan humain. Des rencontres qui m’ont enrichies…

✅ Je me suis libérée du superflu. J’ai compris qu’il fallait vivre au jour le jour, savoir éliminer le stress, les tensions. J’ai continué mes joggings matinaux dans un nouveau cadre idyllique et je gère mon emploi du temps selon mes besoins.

✅ Et surtout, sur le plan professionnel, j’ai totalement adapté mon offre et mes contenus à ma nouvelle vision. Une vision basĂ©e sur un mode de vie personnel plus que motivĂ©e par une activitĂ© professionnelle !

On dit que le positif attire le positif, et c’est sans doute vrai. En tout cas, je suis convaincue qu’être entrepreneur et voyageur peut être un combo gagnant pour la suite.

? Avez-vous déjà testé le nomadisme ? Seriez-vous tenté par l’expérience ? Avec d’autres entrepreneurs, peut-être ?

 

 

La pression que subit le digital nomade au quotidien

Depuis que je suis devenue digital nomade, j’ai constatĂ© que mon entourage exerçait une pression involontaire sur moi. Cette pression si j’y cĂ©dais aurait transformĂ© mon voyage en exercice de performance touristique, linguistique et sociale. DerriĂšre cette pression, il y a des frustrations d’individus qui aurait aimĂ© vivre cette aventure Ă  notre place. Aucune volontĂ© de nous nuire, certes, mais une pression Ă©touffante au quotidien. Alors j’ai dĂ©cidĂ© de dire STOP et de vivre mon voyage comme je l’entends. Si vous aussi, votre entourage vous matraque de recommandations et conseils, prenez conscience que cette pression n’est pas “normale” Ă  subir, et que vous pouvez y mettre un terme. Voici donc pour vous aider, les principaux facteurs de pression sociale vĂ©cus par les digitals nomades :

 

1 – Toujours rencontrer plus de monde, et des locaux ! 

Rencontre entre français à Mexico

 

Pourquoi les digital nomades restent-ils entre eux ?

C’est une question que l’on peut se poser, vue la vitesse Ă  laquelle les hubs de nomades se crĂ©ent Ă  travers le monde.

D’un point de vue extĂ©rieur, on pourrait se dire qu’ils cultivent l’entre-soi.
Et mĂȘme, en tant que digital nomad, je ne me suis pas retenu de porter un jugement sur les complexes hĂŽteliers comme le Selina, repĂšre de digital nomades.

 

Mais en Ă©tant tout Ă  fait honnĂȘte, j’admets qu’il y a une certaine facilitĂ© Ă  rester entre soi car :

– Les digital nomades partagent souvent le mĂȘme rythme de travail, et se retrouvent dans des espaces communs (hello SĂ©lina ! )

– Ils partagent la mĂȘme culture occidentale, qui les rapproche, peu importe leur nationalitĂ©

– Ils parlent souvent la mĂȘme langue : français ou anglais gĂ©nĂ©ralement

– Ils initient des opportunitĂ©s professionnelles grĂące au rĂ©seau local (merci le coworking ! )

 

Ces hubs nomads sont donc une facilité pour ces travailleurs itinérants, de ne pas se sentir seul au quotidien.

Maintenant, il est tout à fait possible de trouver un équilibre entre écosystÚme nomade et vie locale. On peut ainsi rencontrer des locaux facilement :
– en faisant des activitĂ©s locales (sport, activitĂ© culturelle)
– Sur les marchĂ©s en Ă©changeant avec les commerçants
– En prenant des cours de langue avec un local

Mais bien sĂ»r, il n’y a pas de pression Ă  vouloir se mĂ©langer avec les locaux !

Ce qui compte, c’est d’apprĂ©cier son expĂ©rience de digital nomad, pas de se mettre une pression pour parler la langue du pays, rencontrer des locaux et faire toutes les attractions de la rĂ©gion.

J’en suis d’ailleurs une parfaite illustration : je rencontre de moins en moins de personnes car j’en ressens moins le besoin, je fais moins de tours touristique, par manque d’intĂ©rĂȘt, et je fais plutĂŽt le choix de me reconstituer une vie locale rythmĂ©e, dans chaque nouvelle destination.

Et vous, quel digital nomade ĂȘtes-vous ?

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2 –  Toujours visiter plus de sites touristiques ! 

 

DerriĂšre ce paysage de rĂȘve se cachent une file de touriste qui attend de prendre leur photo. Une des raisons pour laquelle j’ai limitĂ© les excursions, souvent plus belles sur Instagram

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Technologies, informations, rĂ©seaux sociaux, Ă  l’Ăšre du “toujours plus vite” : certains ressentent le besoin de ralentir et de savourer chaque moment. J’adhĂšre totalement Ă  ces nouveaux modes, un peu Ă  contre-courant.

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Slowtravel Versus tourisme

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Le slow travel, kesako ? ?
C’est profiter du luxe de prendre son temps.

En tant que digital nomade, j’ai appris que trouver le juste milieu entre professionnel et personnel, ce n’Ă©tait pas Ă©vident tous les jours.

Le slow travel a donc été la solution !
Stop au tourisme de masse, aujourd’hui je dĂ©cide de prendre le temps, celui dont j’ai besoin qui m’est nĂ©cessaire pour dĂ©couvrir les lieux typiques, les personnes des rĂ©gions que je visite, les us locaux…

✅ Alors, si sur un papier de l’office de tourisme, il est Ă©crit que la visite dure 2h30 et qu’il m’en faut 5, et bien ce n’est pas grave ! Ce sera 5 heures. Je sais que j’en aurai rĂ©ellement besoin pour pleinement ressentir, flĂąner, dĂ©couvrir et m’immerger totalement dans ces cultures qui me passionnent.

Une bonne dose d’inspiration pour mon travail ensuite ! ?

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Trop de pression étouffe le nomade

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STOP ! LĂąchez-nous la grappe !

Il y a quelques jours, je discutais avec une amie française, elle aussi au Mexique. La conversation portait sur ce que notre entourage restĂ© en France pensait de notre voyage. Et clairement…on nous prend pour des touristes 😉

Notre entourage nous met une certaine pression (mĂȘme involontaire) pour visiter tel ou tel site, prendre des cours d’espagnol ou rencontrer des locaux.

Mais le truc, c’est que nous ne sommes pas des touristes, mais des travailleurs indĂ©pendants !

Certes nous avons choisi de vivre Ă  l’Ă©tranger, mais pas pour faire du fast travel Ă  tout bout de champs !

Nous préférons rester dans une ville et prendre nos marques, nos habitudes et créer notre routine, plutÎt que de sauter dans le premier bus pour faire un tour épuisant au prix exorbitant le week-end (perso, je préfÚre les brunchs).

J’ai fait l’erreur de faire ce type d’excursion il y a quelques mois au Costa Rica, et cela m’a Ă©puisĂ© plus qu’autre chose.

Il faut ĂȘtre conscient que s’acclimater Ă  un nouveau pays ou environnement prend du temps et de l’Ă©nergie.
Dans une logique de voyage moyen-termiste, le tourisme ou l’apprentissage de la langue n’est pas forcĂ©ment une prioritĂ© (je croise des français qui ne parlent pas espagnol aprĂšs des annĂ©es au Mexique car ils ne rencontrent pas de locaux et travaillent en français ou anglais).

Mais au delĂ  du voyage, cette pression que nous met notre entourage en voulant vivre par procuration existe bel et bien :

Au niveau de la carriÚre, par un entourage familial qui nous met une pression de réussite
– Au niveau des relations intimes, par un entourage amical qui refuse de nous voir cĂ©libataire (ou tout simplement bien avec nous mĂȘme)
Au niveau des investissements, par un entourage qui nous souhaite un accÚs rapide à la propriété, ou une sécurisation de notre retraite.

Vos intentions sont bonnes, vos attentions sont apprĂ©ciables, mais vous nous mettez de la pression, et vous projeter vos peurs et frustrations sur nous…mĂȘme involontairement.

Vivez plutĂŽt votre vie le mieux possible, et laissez-nous nous lancer dans l’aventure que nous avons dĂ©cidĂ© de vivre.

Cela Ă©tant dit, avec bienveillance 🙂

 

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3  – Toujours plus de bilinguisme  : le digital nomad n’est pas un polyglotte de mĂ©tier !

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Entre français, et travaillant en français, il n’est pas toujours aisĂ© d’apprendre une nouvelle langue (ici Ă  Lisbonne pour une courte pĂ©riode, nous n’avons pas appris le portugais)

“Alors, t’as amĂ©liorĂ© ton espagnol ? Tu dois ĂȘtre bilingue maintenant”

Ou pas.
Encore une nouvelle fois, la pression de l’entourage sĂ©vit 😉
Mais clairement, ĂȘtre digital nomade, ce n’est pas ĂȘtre en sĂ©jour linguistique !
Laissez-moi éclaircir la situation :
Le digital nomade travaille pour la plupart du temps, dans sa langue natale ou en anglais, selon son activitĂ© et l’origine de ses clients.
Il est Ă  l’Ă©tranger car son activitĂ© lui permet de travailler en ligne, et il souhaite ainsi s’immerger dans un nouvel environnement.
Mais ne restant que peu de temps (quelques mois maximum, sinon on parlerait d’expatriation), il ne lie pas de liens forts avec les locaux et ne met pas son Ă©nergie Ă  apprendre une langue.
Alors certes, il doit connaĂźtre les bases : les formules de politesse Ă  minima ainsi que quelques phrases pour se nourrir et survivre dans des pays oĂč l’anglais n’est pas parlĂ© par les populations locales (bienvenue en AmĂ©rique latine ?
Mais cela n’est pas suffisant pour apprendre une langue.
Et pour cause, regardez le nombre de Chinois qui vivent en France depuis des années  et qui ne parlent pas le Français !
Alors ce n’est pas la durĂ©e d’immersion dans un pays qui permet l’apprentissage d’une langue ?
Non !
La durée va seulement faciliter la compréhension, si on est amené à interagir avec des locaux.
Mais ce qui va favoriser l’apprentissage d’une langue, ce sont les Ă©lĂ©ments suivants :
– La pratique au quotidien grĂące Ă  des Ă©changes avec des locaux (activité physique ou culturelle, Ă©changes au supermarchĂ©, excursions…) pour dĂ©bloquer la timiditĂ©, et maĂźtriser un vocabulaire “pratique”
– Les cours de langue en one to one, pour perfectionner sa pratique orale, mais Ă©galement sa grammaire et conjugaison
– Le travail dans la langue du pays, pour pratiquer au quotidien une langue dans sa globalitĂ©.
Si ces trois facteurs (ou du moins les deux premiers) ne sont pas réunis, il est difficile de se diriger dans la voie du bilinguisme.
Mais disons le clairement, tout est une question de volonté et de priorité ?
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4- Toujours plus de mobilité  !

“Viens Ă  Bali, c’est the place to be pour cet Ă©tĂ©”.
J’ai entendu cette phrase, et je ne suis pas la seule.
Il y a rĂ©guliĂšrement des injonctions  parmi les digital nomades pour changer d’endroits ou encore se retrouver Ă  un endroit en vogue.
Mais tout le monde n’a pas envie de rĂ©pondre Ă  cet appel.
C’est le cas de mon amie Lauriane qui a trouvĂ© un lieu et un cadre de vie qui lui conviennent Ă  Puerto Escondido :
– Elle peut pratiquer au quotidien : le surf
– Elle a trouvĂ© un Ă©quilibre de vie qui lui convenait
– Elle a tissĂ© des liens d’amitiĂ© sur place
L’idĂ©e de devoir refaire ses affaires gĂ©nĂšre Ă©normĂ©ment de stress en elle et la culpabilitĂ© de ne plus avoir la bougeotte du digital nomade l’envahit.
Mais on devient digital nomade par choix et non par contrainte ni contrat. 
A n’importe quel moment, chaque nomade devrait pouvoir mettre fin Ă  l’aventure si bon lui semble…et sans se sentir mal alaise.
Car ĂȘtre digital nomade est avant tout un choix de vie guidĂ© par la libertĂ©.
Être digital nomade, c’est vivre une aventure de voyage mais aussi d’introspection.
Et un voyage initiatique, ce n’est pas un voyage oĂč on suit l’appel du groupe. C’est un voyage qui rĂ©pond Ă  l’appel de son propre cƓur.
Et si le coeur veut s’ancrer dans un territoire qu’il a choisi, l’aventure nomade se met certes en pause, mais le voyage continue : intĂ©rieurement grĂące Ă  la dĂ©couverte de soi et de ses besoins, et extĂ©rieurement, en ouvrant les yeux sur ce que la vie de nomade ne nous a pas permis de voir.
Nomade, expat, rĂ©sident, peu importe le statut, ce qui compte, c’est de savoir qu’on est au bon endroit au moment oĂč on le dĂ©cide.
Alors, ĂȘtes-vous Ă  votre place ?
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Conclusion 

La pression de l’entourage du digital nomade n’est pas intentionnellement mauvaise mais trĂšs frustrante, voire Ă©touffante. S’adapter Ă  un quotidien, connaĂźtre des galĂšres Ă  l’Ă©tranger tout en gardant le contact avec les proches ne se fait pas sans Ă©nergie. Dans ce cadre, se focaliser sur les prochaines excursions et rencontres n’est pas toujours la prioritĂ© du digital nomad. Pour ne pas se fermer et couper les ponts avec son entourage, le mieux est qu’il propose un Ă©change ouvert sur ce sujet qui lui pĂšse au quotidien. De cette maniĂšre, un entourage maladroit peut devenir un entourage bienveillant, qui admire au lieu d’envier, qui soutient au lieu d’imposer, et qui sait, qui vivra au lieu de regarder. Toute malveillance exclu de ce dernier propos 🙂

Bilan de 3 mois en Amérique Latine : un compromis entre liberté et éloignement géographique

Cela fait maintenant 3 mois que je suis en AmĂ©rique latine. AprĂšs un mois au Costa Rica, je suis arrivĂ©e au Mexique et y suis encore au moment oĂč j’écris cet article. AprĂšs avoir tirĂ© deux bilans de mes deux premiers mois, j’écris aujourd’hui mon troisiĂšme bilan sur des aspects plus personnels : l’adaptation Ă  un nouveau pays, le lĂącher-prise par rapport Ă  la pression qu’on peut exercer sur un “voyageur” pour faire tel ou tel chose, ma dĂ©cision de prolonger mon sĂ©jour, et mon ressenti honnĂȘte sur ces mois en AmĂ©rique Latine.

 

AprĂšs 3 mois de digital nomadisme, j’assume ma maniĂšre de voyager

Il y a quelques semaines, j’Ă©changeais sur le digital nomadisme avec Jeanne de Nomad Path.qui accompagne les freelance Ă  devenir nomades.

Nous passions en revue les diffĂ©rents profils de freelance qui avaient choisi ce mode de vie “alternatif” et leurs choix de destination, mais Ă©galement de vie.

Car non, il n’y a pas qu’une seule maniĂšre d’ĂȘtre digital nomad.

Beaucoup choisissent des destinations paradisiaques. La plage et le wifi Ă©tant leur critĂšre principal de sĂ©lection d’un lieu de prĂ©dilection.

L’avantage, c’est qu’une fois dans ces destinations, on est sĂ»r d’avoir un bon wifi et une communautĂ© de digital nomad Ă  rencontrer.

Mais Ă  cĂŽtĂ© de ces digital nomads visibles, il y a les loups solitaires comme Nomad Path, mais Ă©galement moi-mĂȘme.

Etre un loup solitaire, ne veut pas dire vivre en ermite, isolé du monde.
Mais choisir une destination selon d’autres critĂšres, et surtout en Ă©coutant ses propres aspirations.

Pour ma part, je n’aime pas les fortes chaleurs, ni les grosses fĂȘtes, ni les destinations oĂč la plage est le seul intĂ©rĂȘt.

C’est d’ailleurs pour cela que je suis allĂ©e Ă  Oaxaca, et non Playa de Carmen au Mexique.

Je ne suis pas au contact de digital nomades au quotidien, bien que je m’assure d’avoir une bonne connexion et des bonnes relations 🙂

Locaux, expats, nomades, voyageurs, je rencontre une diversité de profils qui me permettent de trouver le bon équilibre entre la bulle du digital nomadisme, et la vie de baroudeur, incompatible avec de bonnes conditions de voyages.

Comme dans le milieu de l’infopreneuriat, je ne coche pas toutes les cases du digital nomad type, mais qu’importe.

Et oui, une fois, j’ai l’impression d’ĂȘtre un Ă©lectron libre, qui ne rentre pas dans ce nouvel Ă©cosystĂšme que je dĂ©couvre !

Cela dit, je trouve mon expérience singuliÚre et riche.

Mais rassure-toi, je suis moi aussi attirée par certaines destinations trÚs convoitées des nomades, seulement, la dimension ultra touristique me rebute un peu.

Alors comment faire si tu es attiré par des destinations convoitées de tous, sans vouloir baigner dans un bain de foule ?

Comme le soulignait Jeanne dans notre discussion, tu peux trouver un petit coin tranquille mĂȘme proche des endroits les plus frĂ©quentĂ©s. Il suffit d’ĂȘtre prĂȘt Ă  t’Ă©loigner un peu de l’Ă©picentre 😉

– Tu trouveras des recoins moins chers
– Tu feras un peu de vĂ©lo
– Tu auras une quiĂ©tude au quotidien

Alors si tu as envie de tenter l’aventure digital nomade Ă  ta sauce, suis ton instinct, garde en tĂȘte les bonnes conditions qui te permettront de travailler, et vie ton histoire !

 

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AprĂšs 3 mois d’apprentissage, je trouve enfin un rythme qui me correspond

 

Comme tu l’as peut-ĂȘtre lu dans mon premier bilan, mon sĂ©jour au Costa Rica ressemblait plus Ă  un voyage de backpacker qu’à celui d’un digital nomad posĂ©. Ce mois de cavale m’a Ă©puisĂ©. J’ai donc dĂ©cidĂ© de ne pas reproduire cette erreur en arrivant au Mexique (Oaxaca pour commencer).  

 

Fini les excursions qui coûtent bonbon

Fini les sites touristiques sans surprise 

Fini les repas Ă  la va vite

Fini les cafés tous les jours à 4 dollars

 

Bref, je change de rythme ! 

 

A Oaxaca, l’établissement d’une routine est passĂ©e par les cours rĂ©guliers d’aikido deux fois par semaine.

A Mexico City, j’ai Ă©galement trouvĂ© un club oĂč pratiquer.

 

Un bon rythme passe aussi par une bonne alimentation : depuis que je suis au Mexique, je me suis remise Ă  cuisiner. Je vais au marchĂ©, j’achĂšte des produits frais et sains, et surtout, je me consacre un moment mĂ©ditatif Ă  cuisiner. Une pause que rien ne vient interrompre.

Depuis que je suis Ă  Mexico, je me suis mise au jeĂ»ne intermittent, ce qui m’a permis d’apprĂ©cier encore plus ces deux repas journaliers. Globalement, mon rĂ©gime alimentaire (moins de sucre, d’alcool et plus de marche) en AmĂ©rique latine m’a permis de perdre du poids et me sentir mieux dans mon corps. Et j’en ai mĂȘme fini avec mes insomnies !

Tester de nouvelles habitudes et rythmes a donc Ă©tĂ© ma nouvelle motivation ce dernier mois au Mexique : changer rĂ©guliĂšrement d’aliments pour Ă©viter la lassitude, tester de nouveaux produits santĂ©, changer de rythme alimentaire…et surtout le faire de maniĂšre ludique ! 

 

Et c’est l’absence de stress qui m’a permis de voir ces expĂ©rimentations comme un jeu : car qui se met au jeĂ»ne intermittent quand il est sous pression ? 

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AprĂšs 3 mois “latins”, je me suis enlevĂ©e la pression dans tous les domaines de ma vie

Quand on part Ă  l’étranger, notre entourage met beaucoup d’attentes sur nous : la pression d’apprendre une langue, de dĂ©couvrir tous les recoins du pays, de tester toute la gastronomie locale, de rencontrer des locaux, de barouder Ă  n’en plus pouvoir, de rĂ©ussir Ă  bosser autour d’une piscine
.STOP.

C’est mon sĂ©jour, pas le vĂŽtre.

 

Mais revenons sur ces différents points : 

 

  • J’ai arrĂȘtĂ© de me mettre la pression pour apprendre l’espagnol : je m’arrange pour le comprendre et me faire comprendre Ă  minima, mais je n’ai pas la motivation de prendre des cours. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas fonciĂšrement amoureuse de l’AmĂ©rique latine, et que je ne me vois pas y rester ad vitam eternam.

 

  • J’ai arrĂȘtĂ© de me mettre la pression sur les voyages : soyons honnĂȘtes, je ne pourrais pas tout voir, et ce n’est pas mon but : je prĂ©fĂšre aujourd’hui me poser dans une ville qui rĂ©pond Ă  mes critĂšres (beautĂ©, connectivitĂ©, sociabilitĂ©, sĂ©curitĂ©, accessibilitĂ©) plutĂŽt que repartir en cavale comme au Costa Rica. Tant pis si je ne vois pas tout : mieux vaut voir moins en prenant du plaisir, que voir plus en tirant la langue. Sans rappeler qu’un digital nomad n’est pas un touriste ! 

 

  • J’ai arrĂȘtĂ© de me mettre la pression pour rencontrer de nouvelles personnes : mes expĂ©riences au Costa Rica et Ă  Oaxaca, m’ont confirmĂ© qu’il Ă©tait facile de rencontrer des gens : rĂ©seaux sociaux, sites de rencontre, aikido…quand on veut, on peut. Mais ce dernier mois, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© avoir moins de relations sociales mais plus qualitatives, car j’ai orientĂ© mon Ă©nergie ailleurs : sur mon projet @alerelibre sur Instagram.

 

  • J’ai arrĂȘtĂ© de me mettre la pression niveau boulot : aujourd’hui, au Mexique, je ne travaille que quelques heures par jour. Et je n’ai clairmeent pas envie de travailler plus. Je prends quelques clients en coaching, et je bosse sur @alerelibre, qui me prend et donne beaucoup plus d’énergie. Et comme le design humain me le confirme, c’est en faisant ce que j’aime que je peux devenir magnĂ©tique et m’ouvrir des opportunitĂ©s. Or, jusqu’à prĂ©sent, je m’auto-censurais pour rester dans la “bonne voie” du devoir, celle d’une mĂ©tier clairement identifiĂ©, avec un business modĂšle stable. Aujourd’hui, je veux dĂ©velopper un projet qui aide les autres, qui me donne du plaisir, et les revenus viendront plus tard, je le pense.

 

  • J’ai arrĂȘtĂ© de me mettre la pression en gĂ©nĂ©ral : pendant ce dernier mois Ă  Mexico, j’ai pris le temps de faire un travail sur moi, dĂ©jĂ  entamĂ© par la reprise d’écriture Ă  la main dans un petit carnet. Je me suis intĂ©ressĂ©e au design humain, qui est une façon de dĂ©couvrir sa personnalitĂ© (comme l’ennĂ©agramme et le MBTI). En faisant le test, j’ai dĂ©couvert que j’appartenais au type “generator” qui est un profil qui a Ă©normĂ©ment d’énergie mais qui pour se sentir bien, doit la mettre au bon endroit. C’est donc ce que j’ai dĂ©cidĂ© de faire : orienter mon Ă©nergie dans les chantiers qui me donnent de la motivation. Et quand j’ai de la motivation, mon Ă©nergie et ma volontĂ© sont sans limite 😉 

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AprĂšs 3 mois en AmĂ©rique latine,  j’ai finalement dĂ©cidĂ© de prolonger mon sĂ©jour

 

Je voulais rentrer mi-avril pour voir ma famille, mes amis et fĂȘter mon anniversaire. Mais en Ă©changeant avec mes proches, j’ai rĂ©alisĂ© que ce n’était certainement pas le bon moment pour rentrer.

La situation en France est aujourd’hui trĂšs contraignante, et je pense que le choc aurait Ă©tĂ© terrible en rentrant. Ce dernier mois, grĂące Ă  mon projet @alerelibre, j’ai rĂ©ussi Ă  Ă©vacuer toute la colĂšre en moi pour la transformer en Ă©nergie constructive et aider mes abonnĂ©s dans cette situation difficile. 

Mais ce projet n’a pu voir le jour que parce que j’étais exilĂ©e au Mexique, dans un environnement calme.

 

Ici, je marche 10 000 pas par jour, je ne porte pas de masque, les flics ne traquent pas mes moindres faits et gestes. Je me suis habituĂ©e Ă  cette libertĂ© et rentrer en France me l’aurait fait perdre…tout comme ma crĂ©ativitĂ©. 

 

Et ça, mon expĂ©rience peut le confirmer : il n’y a pas de crĂ©ativitĂ© sous stress.

Donc, c’est en m’écoutant que j’ai dĂ©cidĂ© de rester malgrĂ© les souvenirs nostalgiques de ma vie passĂ©e…mais qui n’est qu’illusoire. Prendre une dĂ©cision par rapport Ă  une ancienne vie idĂ©alisĂ©e aurait Ă©tĂ© dangereux pour moi.

Mais je me sens plus en exile qu’en voyage. Je n’ai pas choisi l’AmĂ©rique latine, c’est elle qui m’a accueillie. Mon coeur allait plutĂŽt en Europe ou en Asie, mais ces derniĂšres m’ont fermĂ© leurs portes. 

 

Je me suis donnée la chance de me construire un environnement serein.

Je me suis donnée la chance de développer ma créativité.

Je me suis donnĂ©e la chance d’avancer vers de nouveaux projets.

 

Et Ă  l’aube de mon 31Ăšme anniversaire, je dĂ©cide enfin de suivre ma voie, celle que j’ai construire et qui s’ouvre Ă  moi, Je ne sais certes pas oĂč elle me conduira, mais ce qui est sĂ»r, c’est que maintenant, j’obĂ©is Ă  mes propres choix. 

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Conclusion : 

 

Voici donc mon retour d’expĂ©rience de 3 mois en AmĂ©rique latine, qui m’ont permis d’expĂ©rimenter le digital nomadisme sur le plan professionnel, mais surtout, me poser des questions introspectives sur le plan personnel. Pendant ces trois mois, j’ai Ă©normĂ©ment appris sur moi, mais aussi sur le monde qui nous entoure. Je ne sais pas encore de quoi sera fait demain, ni pour moi, ni pour le monde, mais une chose est sĂ»re, j’irai toujours vers un environnement libre et serein, dans lequel je puisse dĂ©velopper ma crĂ©ativitĂ©, et mettre mon Ă©nergie Ă  profit. Cela conduira peut-ĂȘtre Ă  de l’éloignement gĂ©ographique oĂč de l’isolement social, mais qui me permettront de recharger mes batteries ! Car ce n’est qu’en Ă©tant en forme physiquement et Ă©motionnellement, que je peux apporter ma contribution au monde ! Je t’encourage donc Ă  trouver ton cocon ressource, pour rĂ©flĂ©chir sereinement Ă  la “stratĂ©gie” qui te fera briller comme tu en es capable ! 

 

 

 

 

Un mois de digital nomadisme au Mexique : le slowtravel comme remĂšde Ă  l’épuisement

Je viens de terminer mon premier mois au Mexique, et mon deuxiĂšme mois en AmĂ©rique latine. MĂȘme continent, diffĂ©rente culture. Mais au-delĂ  de la dĂ©couverte d’un nouveau pays, c’est mon mode de voyage qui a rapidement changĂ©. De la soif de dĂ©couverte, je suis passĂ©e au slowtravel que mon corps et ma tĂȘte rĂ©clamaient depuis un bon mois. Comme pour le Costa Rica, je propose un petit bilan sans filtre de cette expĂ©rience de digital nomade outre-atlantique

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AprĂšs un mois de cavale, j’expĂ©rimente le slow-travel au Mexique 

Excursion en petit comité dans les hauteurs de Oaxaca

Mon premier mois au Costa RIca ayant Ă©tĂ© Ă©prouvant, je me suis jurĂ©e de voyager diffĂ©remment, en prenant le temps. Lorsque j’ai posĂ© mes valises au Mexique, j’ai donc cherchĂ© une ville oĂč je me sentirais bien pour ne bouger qu’une fois maximum. 

Contrairement au Costa Rica, le Mexique est un trĂšs grand pays, et il aurait Ă©tĂ© clairement impossible de tout faire. J’ai donc gardĂ© en tĂȘte cette simple phrase : “on ne peut pas tout faire”, pour me poser lorsque l’envie de tout visiter me prendrait.

 

Alors, comment trouver une ville dans laquelle je me sente suffisamment bien pour rester ?

 

En me reconnectant avec les critÚres qui me font me sentir bien dans un milieu : 

 

  • L’ accĂšs Ă  la culture, grĂące Ă  la dĂ©couverte de villages traditionnels, mais Ă©galement de l’hĂ©ritage zapotĂšque de la ville
  • La qualitĂ© de la gastronomie, inĂ©galable au Mexique
  • Un climat sec et ensoleillĂ©, sans tomber dans la chaleur caniculaire
  • La possibilitĂ© de pratiquer l’aĂŻkido rĂ©guliĂšrement
  • La possibilitĂ© de marcher dans la ville (amĂ©nagement et sĂ©curitĂ©)
  • La construction d’une vie sociale facilitĂ© grĂące Ă  de nouveaux rĂ©seaux locaux
  • La volontĂ© de dĂ©couvrir une ville en profondeur avec ma logique de slowtravel 

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Un slowtravel qui fait du bien Ă  mes finances

Cuisine maison, produits du marché

Et oui, le bilan financier de ce mois au Mexique est beaucoup plus satisfaisant que celui passé au Costa Rica. Et pour cause, plusieurs facteurs  : 

 

  • Un changement de mode de vie : moins de supermarchĂ©s, plus de marchĂ©s locaux. Moins de restaurants, moins d’excursions (et mieux sĂ©lectionnĂ©es), moins de dĂ©placements sur de longues distances. Finalement, j’ai mieux mangĂ©, repris goĂ»t Ă  la cuisine et vĂ©cu des expĂ©riences authentiques avec des locaux. 

 

  • Une vie locale moins chĂšre sur place : le coĂ»t de la vie Ă©tant moins Ă©levĂ© au Mexique qu’au Costa Rica. En toute transparence, j’ai dĂ©pensĂ© 635 euros de loyer mensuel Ă  Oaxaca, contre 955 au Costa Rica. Gardez en tĂȘte qu’il y a toujours un grand dilemme sur la question de l’hĂ©bergement : choisir un logement pour un mois, plus Ă©conomique, mais en prenant le risque de ne pas l’avoir vu, ou bien, rĂ©server Ă  la semaine, en payant des montants plus chers. Mon conseil serait de commencer par une courte durĂ©e en passant par une plateforme sĂ©curisĂ©e de type Booking ou Airbnb, plus de passer directement par le propriĂ©taire une fois le logement testĂ© et approuvĂ© (pour payer moins de frais). 

 

Au final, en cuisinant (et en y prenant du plaisir), en dĂ©jeunant moins dehors, en sĂ©lectionnant mes excursions au coĂ»t de cƓur, j’ai Ă©conomisĂ© de l’argent. 

 

J’ai donc Ă©coutĂ© mon coeur et mon intuition, comme guide pour mes finances, et le rĂ©sultat s’est rapidement fait ressentir ! 

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Une culture latino-amĂ©ricaine Ă  laquelle l’adaptation est indispensable

Pas d’Ă©cole depuis un an, les enfants dessinent dans la rue…

 

Qu’il s’agisse du Costa Rica ou du Mexique, ces deux pays d’AmĂ©rique centrale ont une culture “latino” commune. Il y a certes des aspects bĂ©nĂ©fiques Ă  prendre de cette culture, pour nous EuropĂ©ens et pour moi “control freak” : la diminution du stress, la convivialitĂ© et la gĂ©nĂ©rositĂ©, le bonheur apportĂ© par les choses simples (elles-mĂȘmes souvent consĂ©quences de la pauvretĂ©).

Mais ces aspects trùs “humains” et “ conviviaux” peuvent vite tourner au cauchemar, si on ne comprend pas la culture anarchique dans laquelle ils s’intùgrent. 

On ne peut pas vivre en AmĂ©rique latine si on ne s’adapte pas Ă  l’absence d’organisation gĂ©nĂ©rale de la sociĂ©tĂ© : tout est anarchique, rien n’est ficelĂ© : c’est le lot de beaucoup de pays en dĂ©veloppement, et cela remonte mĂȘme jusqu’au fonctionnement des institutions (les hĂŽpitaux sont mauvais, l’Etat est corrompu, la mafia rĂšgne).

On ne peux pas vivre en AmĂ©rique latine sans comprendre et accepter leur rapport au temps : ici, c’est en effet l’apologie de la lenteur. Le fameux “ahorita”, qui en thĂ©orie veut dire “maintenant”, peut vite durer deux heures voir une journĂ©e. 

On ne peut pas vivre en AmĂ©rique latine sans accepter le bruit. C’est la cacophonie dans les villes, entre les klaxons (utilisĂ©s Ă  tort et Ă  travers), les chiens qui hurlent toute la journĂ©e, la nuit y compris, les magasins qui mettent la musique Ă  fond car le racolage est autorisĂ©, les travaux qui n’en finissent pas et qui dĂ©marrent aux heures les plus improbables. J’ai vite compris que le calme Ă©tait un luxe d’occidental.

On ne peut pas vivre en AmĂ©rique latine en fermant les yeux sur la pauvretĂ© : pays en dĂ©veloppement, le Mexique connaĂźt de grosses inĂ©galitĂ©s sociales entre les classes aisĂ©es (les blancs) et les autres. Le racisme rĂšgne. Depuis la pandĂ©mie, les Ă©coles sont fermĂ©es depuis un an, ce qui accentue les inĂ©galitĂ©s scolaires. La malnutrition, elle, entraĂźne des problĂšmes de santĂ©, quand 70% de la population est en surpoids. La retraite n’étant pas assurĂ©e, les mexicains travaillent dans la rue jusqu’à des Ăąges trĂšs avancĂ©s. 

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Conclusion : une meilleure reconnexion avec mes aspirations et une capacitĂ© d’adaptation rapide 

Dans les rues de Oaxaca

Oaxaca a Ă©tĂ© un trĂšs bon compromis entre mes diffĂ©rentes aspirations et critĂšres pour choisir une ville pour m’établir un petit moment. AgrĂ©able Ă  vivre, sĂ©cure, belle, culturelle, sociale, gastronomique et proche de la nature, elle avait tout pour me sĂ©duire. 

En deux mois, mon niveau d’espagnol a progressĂ© (mĂȘme s’il reste perfectible), et j’ai moins peur de m’exprimer et faire des fautes.

J’ai dĂ©couvert la culture latino-amĂ©ricaine, mais Ă©galement zapotĂšque au Mexique. Les traditions, les vestiges architecturaux et la gastronomie m’ont sĂ©duite. 

J’ai mĂȘme su m’adapter Ă  une culture latine dont les inconvĂ©nients ont fini par me glisser dessus pour une courte pĂ©riode. 

Aujourd’hui, aprĂšs 5 mois de digital nomadisme, j’ai rĂ©alisĂ© que j’avais une grande capacitĂ© d’adaptation, mais surtout beaucoup moins d’apprĂ©hensions Ă  voyager seule. Mon sens de la dĂ©brouillardise s’est dĂ©veloppĂ© et je me sens beaucoup plus confiante. Qui l’aurait cru, il y a un an de cela ! Pas moi 😉 

Je me dirige maintenant vers Mexico City, la capitale, en suivant mon envie de reconnecter avec une grande ville, et reconnecter avec une communauté de digital nomades. La suite, dans le prochain épisode ! 

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Aller de l’avant n’est pas toujours un chemin rectiligne

Il y a quelques mois, dans un contexte difficile, j’ai pris la dĂ©cision de quitter la France pour commencer mon aventure de digital nomade. Entre vent de libertĂ©, courage et fuite en avant, j’ai dĂ©cidĂ© de reprendre les rĂȘnes de ma vie, pour ne plus subir les Ă©vĂ©nements externes.

A 30 ans, j’ai dĂ©cidĂ© que l’enfermement ne serait pas pour moi.
Cependant, malgrĂ© les photos postĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, ma vie n’est pas toujours rose, comme tu peux t’en douter. Aller de l’avant peut faire passer par des moments de doutes, et le chemin n’est pas rectiligne.
Alors, si toi aussi, tu souhaites aller de l’avant, voici les Ă©tapes par lesquelles tu vas peut-ĂȘtre passer !
Mais n’oublie pas, mĂȘme lorsque tu doutes (et tu vas douter), garde en tĂȘte les raisons qui t’ont poussĂ©es Ă  franchir un grand pas.
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Bonne nouvelle, si tu as toujours été un outsider, les choses vont changer ! 

Fais-tu partie de ces gens qui n’ont jamais rĂ©ussi Ă  rentrer dans les cases ?

Ces cases que la sociĂ©tĂ© veut t’imposer :
– Celle du job salariĂ© dans un bureau
– Celle de la propriĂ©tĂ©, avec l’investissement immobilier
– Celle de la construction d’une vie de famille
Pour résumer, si tu es jeune, célibataire, et indépendant, la société ne te fait pas de cadeau !
Si c’est ton cas, la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui a changĂ© la donne.
Et oui, car aujourd’hui, une grande remise Ă  plat est en cours :
– Le travail en bureau ne fait plus sens, et beaucoup de salariĂ©s questionnent l’utilitĂ© et l’intĂ©rĂȘt de leur job
– La propriĂ©tĂ© peut nous ancrer dans une ville au climat anxiogĂšne oĂč l’on ne se sent pas bien
– La vie de famille peut Ă©galement nous empĂȘcher de bouger comme on le souhaite.
Aujourd’hui, devenir digital nomad est dans l’air du temps.
Sans lien, ni attache, ces nouveaux travailleurs peuvent profiter d’une nouvelle vie dans des pays aux restrictions sanitaires plus souples. Ils prennent ainsi pleinement conscience de leur privilĂšge d’ĂȘtre mobile et flexible.
Ils prennent Ă©galement conscience des grands avantages d’ĂȘtre indĂ©pendant.
C’est personnellement mon cas.
J’avais toujours cherchĂ© Ă  rentrer dans les cases de cette sociĂ©tĂ©, sans y arriver.
Aujourd’hui, je ne cherche plus Ă  y rentrer, mais surtout, je prends conscience que je vis ma meilleure vie.
Avec rĂ©trospective, je rĂ©alise que j’ai pris des dĂ©cisions courageuses qui m’ont Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fiques : 
– Me lancer dans l’entrepreneuriat
– Refuser la mĂ©diocritĂ© dans ma vie personnelle
– Plaquer ma vie parisienne et devenir digital nomad
Alors bien sûr, il y a eu des doutes et des peurs : 
– La peur de ne pas rĂ©ussir Ă  vivre de mon activitĂ©
– La peur de finir seule toute ma vie
– La peur de ne pas rĂ©ussir Ă  traverser la frontiĂšre avec les restrictions en vigueur
Mais, il n’est pas de grand changement sans crainte (ni excitation).
Aujourd’hui, toi, l’outsider du passĂ©, peut reprendre les rĂȘnes de ta vie !
Mais bien sûr, la victoire se mérite, et voici mes quelques avertissements :
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1 – Tu vas connaĂźtre la solitude (mĂȘme dans la foule)

Dans la jungle du Costa Rica

En tant que digital nomade, j’ai dĂ©cidĂ© de m’ouvrir aux rencontres grĂące Ă  diffĂ©rentes petites actions que j’ai mises en place :
– L’hĂ©bergement en auberge de jeunesse (avec chambre individuelle pour le confort et la tranquillitĂ©)
– La pratique d’activitĂ©s touristiques et sportives
– Les transports en commun
Cependant, il peut arriver que mĂȘme bien entourĂ©, tu puisses te sentir seul car les rencontres sont Ă©phĂ©mĂšres, et que tu ne construis pas de lien de long terme avec les personnes qui croisent ton chemin.
Ca a été mon cas au Costa Rica et au Mexique. Mais, je te rassure, ce sentiment est parfaitement normal.
Ce que j’aurais dĂ» faire, pour palier ce sentiment de solitude, c’est rester dans une ville pendant un petit moment et construire une vie sociale, comme un expat. Ou encore, m’entourer de digital nomades.
Mais je n’Ă©tais pas prĂȘte pour ça :
– J’avais soif de dĂ©couvrir de nouveaux environs
– Je n’ai pas trouvĂ© de ville oĂč je me sente assez bien pour me poser
Si toi aussi, tu cherches à construire une nouvelle vie, tu vas sûrement avancer à tùtons et expérimenter différentes choses pour voir ce qui te correspond. Pendant cette période, il est fort possible que tu te sentes seul.
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2 –  Tu vas vivre une instabilitĂ© fatigante

 

Adaptation au climat hivernal lapon en SuĂšde

Comme Ă©voquĂ© dans mon premier point, changer de vie implique de faire des “tests” :
Au niveau de ton hébergement : car il est difficile de trouver le bon équilibre entre la vie en communauté et le besoin de se ressourcer seul (Guesthouse VS Airbnb pour moi)
Au niveau de ton alimentation : car quand on s’immerge dans une nouvelle culture, on perd ses habitudes. Les aliments que tu consommais dans ton ancien quotidien ne sont pas en rayon, et tu n’es pas encore prĂȘt Ă  te lancer dans la cuisine locale. Par consĂ©quent, tu cuisines beaucoup moins.
Au niveau de ton sommeil : ton corps doit s’habituer Ă  un nouvel environnement, un nouveau climat, une nouvelle literie, voire peut-ĂȘtre un dĂ©calage horaire. Par consĂ©quent, il est possible que tu dormes mal pendant une pĂ©riode.
Au niveau de tes dĂ©penses du quotidien : payer un billet d’avion, des transports en commun, des courses, des sorties au restaurant, des activitĂ©s touristiques, des abonnements tĂ©lĂ©phoniques, des dĂ©penses mĂ©dicales…tous ces Ă©lĂ©ments peuvent vite coĂ»ter lorsqu’on cherche Ă  s’acclimater Ă  une nouvelle ville ou un nouveau pays.
Pour vivre une vie Ă©quilibrĂ©e, voici quelques conseils que j’ai appris avec le recul :
Trouve une ville qui correspond Ă  tes attentes : ne va pas Ă  la station balnĂ©aire en vogue si tu n’aimes pas la plage, ni dans un endroit oĂč le climat, la culture et la sĂ©curitĂ© ne te conviennent pas.
Trouve une activitĂ© locale et rĂ©guliĂšre Ă  pratiquer : apprentissage d’une langue, activitĂ© culturelle ou sportive, travail sur place…
Maintiens des liens réguliers avec tes proches en donnant et en prenant des nouvelles

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3 –  Tu vas ĂȘtre nostalgique d’une ancienne vie (mas qui n’existe plus)

Dernier afterwork avec les Slowpreneurs avant le Covid (février 2020)

 

J’ai eu mes moments de nostalgie : ceux de ma vie parisienne d’avant le Covid.
Mes amis me manquaient. Les sorties au resto, les cours d’aikido, ma qualitĂ© de vie et cette stabilitĂ© Ă©galement.
J’ai mĂȘme parfois songĂ© Ă  retourner en France.
Mais je me suis rappelĂ©e que cette vie n’existait plus : 
– Mes amis ne se voient plus tant que cela
– La vie culturelle et sportive n’existe plus
– L’hiver est bien lĂ 
– Paris est devenue une ville fantĂŽme oĂč le couvre feu dirige la vie sociale.
Et c’est en repensant Ă  cela, ainsi qu’aux messages envoyĂ©s par mes proches que je me suis souvenue des raisons qui m’avaient poussĂ©e Ă  partir.
Ma vie n’est pas toute rose et je suis partie avec un pincement au coeur. Mais mon pragmatisme et mon instinct de survie me rappellent que j’ai fait les bons choix.  C’est ça la rĂ©silience.
Si tu quittes une ville, un job, ou une personne, tu peux ĂȘtre nostalgique, mais rappelle-toi pourquoi tu as pris cette dĂ©cision difficile : veux-tu vraiment revenir Ă  cette situation qui t’a fait tout plaquer ? 
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4 – Tu vas perdre tes repĂšres personnels et professionnels 

Marche dans la neige en Laponie

 

Changer de vie implique des changements sur le plan personnel et professionnel.
Les rencontres que l’on fait mais Ă©galement e contexte changeant nous pousse Ă  nous poser la question du sens de ce qu’on entreprend : au fond, qu’est-ce qui compte vraiment ? 
Ca a Ă©tĂ© mon cas, oĂč j’ai rĂ©alisĂ© que je n’Ă©tais plus alignĂ©e avec mon activitĂ©. 
Mieux que ça, j’ai compris que le principe de trouver sa voie une bonne fois pour toute n’Ă©tait pas fait pour moi. Pourquoi ? Parce que je suis incapable d’avoir une vision stable et long termiste. Et encore moins sur le plan professionnel. Et pourtant, je me suis posĂ©e Ă  plusieurs reprises sur une feuille pour Ă©crire ma vision thĂ©orique. Mais soyons honnĂȘte, ce n’Ă©tait que me mentir Ă  moi-mĂȘme !
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Alors j’ai arrĂȘtĂ© le bullshit, et je me suis reconnectĂ©e Ă  ce qui me stimulait vraiment dans la vie  :
– Les voyages
– Ma vie sociale
– Un confort de vie
– Etre utile, mĂȘme si cela peut changer de forme.
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Pas de désir de sauver le monde, non.
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Sur le plan personnel, le Covid m’a fait prendre conscience que j’aurais pu voyager plus avant la pandĂ©mie, surtout dans les destinations qui me semblent aujourd’hui utopique (mais je crois encore Ă  mon voyage au Japon).
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Ma nouvelle philosophie de vie est donc la suivante: Yolo/Pura Vida/Carpe Diem/Hakuna Matata
Tu l’auras compris, il s’agit de profiter de ce que je peux faire maintenant car on ne sait pas de quoi demain sera fait.
Pour une control freak comme moi, c’est une rĂ©volution !
Mais pour en arriver lĂ , j’ai dĂ» faire un break de boulot (non sans culpabiliser) et me reconnecter Ă  cet essentiel.
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Si tu changes de vie, tu vas probablement perdre tes repĂšres, mais ce sera le moment de faire une pause et te connecter Ă  ce qui compte vraiment pour toi sur le plan personnel et professionnel : si la vie s’arrĂȘtait demain, que ferais-tu aujourd’hui ?
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Alors comment reconstruire une nouvelle vie Ă  partir de rien ?

Durant mes 30 ans d’existence, j’ai du me reconstruire une vie Ă  plusieurs reprises :
La premiĂšre fois, Ă  Lyon en 2015, lorsque tous mes amis avaient quittĂ© la ville pour partir travailler Ă  Paris, et que je suis restĂ©e seule, et en recherche d’emploi.
Et la deuxiĂšme fois, ici au Mexique, en tant que digital nomade Ă  Oaxaca.
Ce n’est jamais facile de reconstruire un cercle social Ă  partir de rien, ni de se recrĂ©er des habitudes et se sentir bien dans cette nouvelle ville ou lieu.
Et pourtant, cela tĂ©moigne d’une grande capacitĂ© de rĂ©silience, que seul un besoin d’aller de l’avant peut engendrer.
Alors concrÚtement, comment construire une nouvelle vie à partir de rien ?
En reconstruisant un cercle social qualitatif.
Pour te sentir bien dans un lieu, tu auras besoin de t’entourer de personnes de confiance et de bonne compagnie.
Pour cela, commence par rencontrer des gens :
GrĂące aux groupes Facebook liĂ©s Ă  des activitĂ©s de proximitĂ© ou d’une communautĂ© spĂ©cifique dans une ville.
A Oaxaca, par exemple, j’ai rejoint l’ensemble des groupes français et francophones de la ville, et j’ai rapidement rencontré des personnes, que je vois aujourd’hui rĂ©guliĂšrement.
Grùce à des activités locales
A Oaxaca, je me suis inscrite Ă  un club d’aikido, pour continuer la pratique, ce qui me permet de pratiquer mon espagnol et sympathiser avec des locaux, tout en initiant des habitudes grĂące Ă  cette activitĂ© rĂ©guliĂšre (3 fois par semaine)
En te rendant Ă  des Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  un centre d’intĂ©rĂȘt 
ÉvĂ©nement professionnel ou culturel, ces sorties te permettent d’inteagir avec de nouvelles personnes sur place et crĂ©er de connexions, qui peuvent ĂȘtre durables
En faisant du bénévolat 
C’est ce que j’avais fini par faire Ă  Lyon, oĂč je m’Ă©tais engagĂ©e auprĂšs de l’association Makesense pour aider des projets Ă  impact positif Ă  Ă©merger.
En utilisant des applications de dating
Ne l’oublions pas, ces applications de rencontre te permettent également de rencontrer de nouvelles personnes en plus petit comitĂ©. Bien sĂ»r, tu peux prĂ©ciser la raison pour laquelle tu dĂ©cides d’ĂȘtre sur ces applications pour Ă©viter toute ambiguitĂ©.
Ces diffĂ©rentes actions m’ont permis de rencontrer de nouvelles personnes et de me reconstruire une nouvelle vie Ă  partir de rien.
Car la rĂ©silience, c’est bien cette capacitĂ© Ă  se reconstruire une nouvelle vie rapidement.
Si tu as peur de faire un pas en avant et de changer de vie, pense qu’il y aura toujours des solutions pour t’adapter, Ă  condition de faire le premier pas 🙂

Conclusion

Voici donc ta feuille de route, basĂ©e sur mon expĂ©rience personnelle, pour te prĂ©parer au mieux Ă  ton changement de vie. Comme tu le vois, changer de vie, n’est pas un chemin rectiligne, et moi-mĂȘme, je ne suis pas encore sur une autoroute. Mais c’est grĂące Ă  l’apprentissage, que l’on pose les pavĂ©s de cette nouvelle chaussĂ©e : doucement mais sĂ»rement.
Alors, prĂȘt Ă  bifurquer ? ?

Bilan d’un mois de digital nomad au Costa Rica : entre libertĂ© et fatigue

Pour Ă©viter de subir un troisiĂšme confinement français, j’ai dĂ©cidĂ© de partir au Costa Rica pendant un mois, pays rĂ©putĂ© pour sa biodiversitĂ© mais aussi sa sĂ©curitĂ©. Je viens d’achever un mois en tant que digital nomad au Costa Rica et j’aimerais vous proposer un bilan de ce sĂ©jour, sans filtre, comme Ă  mon habitude 🙂  Pendant un mois, j’ai arpentĂ© les diffĂ©rents paysages du pays, dĂ©couvert sa culture, rencontrĂ© des locaux et non locaux. Voici donc mon bilan humain, financier et culturel de ce mois de Pura Vida.

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1 – La “pura vida”, un mode de vie dĂ©contractĂ©, auquel nous ne sommes pas habituĂ©s 

 

Une soirée détente à Puerto Viejo, cote caribéenne du Costa Rica, ou Bob Marley est un dieu local

 

“Pura vida” est une expression populaire au Costa Rica que l’on utilise Ă  toutes les sauces. C’est une sorte de “Hakuna Matata” local, ce qui signifie “pas de soucis”. Et c’est vrai que les ticos (habitants du Costa Rica), ne sont pas des gens stressĂ©s. Ils prennent la vie comme elle vient avec ses alĂ©as, tout en relativisant les malheurs qu’elle apporte.

Les coupures d’électricitĂ©, la lenteur du service dans un restaurant…tout cela fait partie de la vie, et que peut-on y faire aprĂšs tout ?  

En tant que sĂ©rieuse “control freak” qui aime planifier ses journĂ©es, j’ai dĂ» m’adapter Ă  ce mode de vie plus “slow”, oĂč la notion du temps n’est pas la mĂȘme que dans nos pays occidentaux. Et c’est vrai qu’il n’y a souvent aucune raison d’ĂȘtre si pressĂ© ?

D’ailleurs, planifier mes diffĂ©rentes excursions en amont a souvent Ă©tĂ© vain car rien ne se prĂ©voit Ă  l’avance ici et tout se fait au dernier moment. C’est une autre mentalitĂ© qu’il faut comprendre pour bien vivre son sĂ©jour au Costa Rica.

Heureusement pour moi, les ticos que j’ai rencontrĂ©s sont pour la plupart extrĂȘmement gĂ©nĂ©reux et prĂȘt Ă  nous aider dĂšs qu’ils le peuvent (surtout quand la barriĂšre de la langue peut ĂȘtre handicapante). 

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2 – Un Ă©merveillement sur le plan visuel et humain

 

Cascade de Rio Céleste (en vrai il y a 15 touristes derriÚre moi)

Le Costa Rica est un pays dont la biodiversité est trÚs riche : depuis 30 ans, le pays a entamé une politique de reforestation, comprend 5% de la biodiversité mondiale, et 25% de son territoire est devenu des parcs nationaux protégés. 

J’ai pu observer une faune propre aux pays tropicaux (singes, tapirs, paresseux, toucans, colibris
) et une vĂ©gĂ©tation digne d’une jungle amazonienne. 

Au-delà de ces paysages protégés, le Costa Rica est riche de rencontres stimulantes et réguliÚres. Chaque nouvelle opportunité est une rencontre et chaque rencontre créée une nouvelle opportunité.

Ici les interactions avec les locaux et voyageurs sont faciles !

On rencontre les gens partout : dans les hĂŽtels et auberges de jeunesse, dans le bus, dans les bars, dans les excursions, mais Ă©galement si on pratique une activitĂ© rĂ©guliĂšre. Je me plaignais Ă  Paris de ne pas voir de nouvelles tĂȘtes, le problĂšme a Ă©tĂ© rĂ©solu ici !?

Chaque rencontre est facile, et m’a permis de dĂ©couvrir les raisons du voyage de chacun et son parcours de vie (pour les digital nomads et backpackeurs) mais aussi de dĂ©couvrir des lieux inĂ©dits et de pratiquer mon espagnol avec les locaux. 

C’est la diversitĂ© de ces rencontres qui rend la planification obsolĂšte ! ?
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3 –  Une bonne hygiĂšne de vie sur le plan physique et alimentaire 

 

Les “naturales” sont des fruits mixĂ©s, souvent sans sucre ajoutĂ©, que l’on commande rĂ©guliĂšrement pour se rafraichir et faire passer l’attente du plat qui peut tarder Ă  arriver 😉

 

Pendant ce mois au Costa Rica, j’ai Ă©normĂ©ment marchĂ© : une moyenne de 10 km par jour, auxquelles s’additionne mon sport quotidien (jogging/hiit). 

A cĂŽtĂ© de cela, j’ai peu bu et n’ai pas abusĂ© de sucreries. RĂ©sultats : j’ai perdu du poids.

Au niveau de mes habitudes alimentaires, j’ai peu cuisinĂ© et mon rĂ©gime Ă©tait fait de tortillas/avocat/tomates/frijoles(purĂ©e de haricot rouge)/fromage, car je n’avais pas le courage de me lancer dans de la cuisine dans des cuisines communes
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J’ai Ă©galement beaucoup mangĂ© de fruits, sous forme naturelle (ananas, mangues, pipas fresca) ou en jus sans sucres ajoutĂ©s. 

Au restaurant, je demandais Ă  changer les papas (pommes de terre) et patacones (bananes plantains) contre des lĂ©gumes. Car au Costa Rica, la nourriture est grasse, souvent frite et les lĂ©gumes se font rares (d’ailleurs les ticos sont bien portants
)

Sur le plan bien ĂȘtre, j’ai fait quelques massages pour rĂ©duire mon stress du quotidien, et je commence Ă  instaurer le massage dans mes habitudes de vies (ici moins cher qu’en France, mais pas donnĂ© pour autant). 

Je ne mĂ©dite pas Ă  proprement parler (avec un CD de Christophe AndrĂ©) mais je marche souvent seule, et c’est pour moi une façon d’observer la nature en pleine conscience, sans trop rĂ©flĂ©chir, et d’apprĂ©cier ce qu’elle m’offre (souvent des animaux observĂ©s dans leurs activitĂ©s quotidiennes). 

Bref, en pĂ©riode de pandĂ©mie, s’entretenir le corps et l’esprit est la meilleure des choses pour booster ses dĂ©fenses immunitaires 🙂

Sur le plan sanitaire (Covid), les ticos mettent Ă  disposition des vrais lavabos et du savon devant chaque restaurant et structure touristique, et la prise de tempĂ©rature est assez frĂ©quente pour rentrer dans un lieu clos. Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics fermĂ©s, mĂȘme si dans les caraĂŻbes et sur la cĂŽte pacifique, on peut avoir tendance Ă  facilement l’oublier. Aujourd’hui, le Costa Rica s’en sort bien mieux que la France avec des mesures moins restrictives..mais au delĂ  de ces mesures, je pense que le mode de vie “pura vida” rĂ©duit beaucoup le stress et l’anxiĂ©tĂ©, et renforce Ă©galement les dĂ©fenses immunitaires 

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4- Mais des galÚres du quotidien inévitables 

 

S’assurer d’avoir une bonne connexion wifi, le combat permanent au Costa Rica

 

Partir Ă  l’autre bout du monde comprend aussi son lot de galĂšres, et le Costa Rica n’échappe pas Ă  la rĂšgle !

Tout commence par un jetlag, avec un dĂ©calage horaire de 7 heures : il faut donc bien penser Ă  calculer l’heure des rendez-vous professionnels pour Ă©viter les incomprĂ©hensions. 

Il faut Ă©galement bien se rappeler que le Costa Rica a diffĂ©rents climats et emporter les vĂȘtements adaptĂ©s, ce qui n’a pas Ă©tĂ© mon cas. Effectivement, le Costa Rica Ă©tait pour moi, un pays chaud, et humide : je n’avais donc pas prĂ©vu assez de vĂȘtements chauds pour San JosĂ© (la capitale, venteuse, et dont les nuits sont fraĂźches) et Monteverde, dans les montagnes oĂč j’ai dĂ» demander une couverture supplĂ©mentaire Ă  l’hĂŽtel et acheter un legging chaud.

Outre le climat, les moustiques peuvent gĂącher une partie de votre sĂ©jour. MalgrĂ© les diffĂ©rents anti-moustiques, je me suis faite dĂ©vorer en me rĂ©veillant la nuit pour me gratter, ce qui est extrĂȘmement dĂ©sagrĂ©able. 

L’autre problĂ©matique que j’ai rencontrĂ© au Costa Rica a Ă©tĂ© technologique : problĂšmes de coupures d’électricitĂ© dans les CaraĂŻbes (pas trĂšs pratique quand on est digital nomad), mauvaise connexion dans beaucoup d’hĂŽtels et difficultĂ© Ă  comprendre les offres d’abonnement locaux pour utiliser internet sur mon tĂ©lĂ©phone. RĂ©sultat : j’ai payĂ© cher (et c’est mon prochain point).

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5 – La question fondamentale du budget au Costa Rica 

 

Au Costa Rica, on paye en Dollars, ou en Colones, la monnaie locale

Le Costa Rica, comme son nom l’indique, n’est pas une destination Ă©conomique. On le surnomme d’ailleurs la Suisse de l’AmĂ©rique latine (et ce n’est pas pour sa verdure et ses vaches). 

Certes, je le savais en thĂ©orie en lisant les nombreux commentaires et avis sur le pays en amont de mon voyage. Mais je l’ai surtout expĂ©rimentĂ© au quotidien. 

En un mot : TOUT est payant. 

Les plages, les cascades, les parcs, l’ensemble des excursions…quasiment rien n’est gratuit. 

Je comprends Ă©videmment le besoin de protĂ©ger les sites naturels, mais j’ai beaucoup eu l’impression d’un touriste qu’on cherche Ă  faire raquer. Par ailleurs, cette billetterie Ă  l’entrĂ©e de chaque site “casse” la dimension “dĂ©couverte spontanĂ©e” de la nature car on sait souvent exactement ce qu’on va voir.

Beaucoup de paiements se font en liquide, ce qui rend la comptabilitĂ© difficile..heureusement, en tant qu’entrepreneur, j’ai bien traquĂ© mes dĂ©penses pour me faire une note de frais globale Ă  la fin du mois ! 

De plus, la vie locale n’est pas “cheap” : pour un repas au resto, comprenant un plat et une boisson, vous vous en sortez pour l’équivalent de 12 euros. Certes, moins cher qu’en France…mais beaucoup plus qu’à Lisbonne oĂč j’étais en novembre ! 

En dehors des excursions, j’ai Ă©galement payĂ© cher mes diffĂ©rents hĂ©bergements : j’ai dĂ» dĂ©penser presque 900 euros pour me loger. Je prĂ©cise que je choisissais Ă  chaque fois un hĂ©bergement en chambre individuelle avec salle de bain privative, mais j’avais besoin d’ĂȘtre dans ce confort pour bien travailler. 

Autre source de dĂ©pense : mon forfait tĂ©lĂ©phonique avec abonnement local. Bien que l’achat d’une carte Sim ne coĂ»te qu’un dollar, vous aurez besoin d’un forfait internet. J’ai choisi un forfait de 4 gigas que je renouvelais chaque semaine…l’équivalent de 8 euros par semaine. A cela s’ajoutait mon forfait Sosh + mon pass Costa Rica Sosh pour le dĂ©but de mon sĂ©jour et que j’utilise en back up lorsque je n’avais plus de donnĂ©s mobiles. 

J’ai donc dĂ» dĂ©penser prĂšs de 90 euros de forfait internet ce mois-ci.

Pour mon prochain voyage, je pense changer de forfait et passer chez free qui propose 25 gigas de données mobiles pour 20 euros par mois. 

Mais c’est en dĂ©pensant trop d’argent que l’on apprend ?

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6 – Un Ă©quilibre de vie difficile Ă  trouver

 

Entre voyage et digital nomadisme

Pendant ce mois au Costa Rica, j’ai beaucoup bougĂ©, pour dĂ©couvrir le pays mais aussi pour trouver un endroit oĂč je me sente bien. J’ai donc fini ce mois fatiguĂ©e, car j’étais plus en mode baroudeuse que nomade “posĂ©e”.

J’ai beaucoup culpabilisĂ© de cette situation quand je regardais mes amis digital nomad bien installĂ©s au Mexique. Moi, j’étais dans un entre deux, attirĂ©e par la conquĂȘte du Costa Rica, pas alignĂ©e sur le plan professionnel et en quĂȘte d’un lieu que j’aurais pu appeler “maison”.  MĂȘme en tant que digital nomad.

Alors j’ai pris une dĂ©cision difficile pour moi : celle de faire un break. J’ai d’abord culpabilisĂ© car je sortais Ă  peine d’une semaine de vacances en Laponie. Mais mon corps et ma tĂȘte en avaient besoin. 

Et puis, en observant la vie d’autres digital nomades, j’ai compris ce qu’il me manquait pour me poser  :

  • Des activitĂ©s extra-professionnelles rĂ©guliĂšres pour me crĂ©er une routine (je n’ai pas pu pratiquer l’aĂŻkido rĂ©guliĂšrement)
  • Une vie citadine dans laquelle le piĂ©ton reprend ses droits (je vous assure que ce n’est pas le cas au Costa Rica) 
  • Une offre culturelle dĂ©veloppĂ©e (le Costa Rica est un pays de nature, et non de culture)

 

Et je pense trouver cela dans ma future destination : Oaxaca, Mexico ! Capitale de la gastronomie mexicaine, cette ville me permettra Ă©galement de pratiquer l’aĂŻkido Ă  main nu (trĂšs important pour moi), de dĂ©ambuler dans les rues et dĂ©couvrir la culture locale du pays. 


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Conclusion : une belle découverte, mais qui a ses limites

 

Pour conclure cette expĂ©rience de digital nomadisme au Costa Rica, je dirais que j’ai vĂ©cu une belle expĂ©rience dans le pays de la pura vida :  mon premier pays d’AmĂ©rique Latine, qui m’a challengĂ© dans ma pratique de l’espagnol, et de la vie seule sur un continent lointain. Sur le plan personnel, j’ai appris Ă  me poser les bonnes questions, me ressourcer pour savoir ce qui me correspondait et ne me correspondait pas. Sur le plan professionnel, j’ai utilisĂ© ce temps pour faire le vide grĂące Ă  un break nĂ©cessaire. Cap maintenant vers une nouvelle destination, que je souhaite plus posĂ©e, et encore plus satisfaisante grĂące Ă  cette premiĂšre expĂ©rience au Costa Rica ! Pura vida. 

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5 apprentissages du voyage Ă  appliquer dans ta vie personnelle

Ça fait maintenant un mois que je suis partie au Costa Rica. Au-delĂ  de la beautĂ© des paysages et de mon besoin d’Ă©vasion, j’en ai tirĂ© quelques apprentissages.
5 précisément. Et je te les livre !

1 – L’amĂ©lioration de ses capacitĂ©s linguistiques n’est possible qu’en pratiquant

Oui cela peut sembler Ă©vident, mais je l’ai vraiment constatĂ©.

Voyager en AmĂ©rique latine Ă©tait pour moi un vĂ©ritable dĂ©fi, car au delĂ  de l’Ă©loignement gĂ©ographique avec l’Europe et de mes a priori sur la sĂ©curitĂ© sur ce continent, la langue Ă©tait un autre blocage.

J’ai pris des cours d’espagnol pendant 8 ans Ă  l’Ă©cole puis Ă  la fac…mais je n’ai jamais eu l’occasion de le pratiquer dans un pays hispanophone.

Résultat des courses : nada.

J’ai donc dĂ» apprendre Ă  sensibiliser mon oreille Ă  cette nouvelle langue, en liant vocabulaire et dĂ©bit de langue.

AprĂšs avoir passĂ© une semaine Ă  parler comme une vache espagnole, j’ai finalement rĂ©ussi Ă  me dĂ©barrasser de ma timiditĂ© linguistique (merci l’Ă©cole !) et oser m’exprimer.

L’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur ?(
Je dirais qu’au Costa Rica, 60% des gens ne parlent pas anglais. Par consĂ©quent, si tu veux manger, faire ton linge, ou demander ton chemin, il va falloir y mettre un peu du tien ?

Aujourd’hui, je fais de grosses fautes de temps, et je manque de vocabulaire, mais mon espagnol est en forte progression.

Et puis, j’ai toujours l’anglais en back up ?

2 – Rencontrer de nouvelles personnes ne demande pas beaucoup d’effort

Je n’ai jamais retrouvĂ© autant d’humanitĂ© que depuis que je voyage. La solidaritĂ© entre voyageurs mais aussi locaux, et les rencontres et relations humaines qui en dĂ©coulent sont simples, sincĂšres et fluides.

Ici, plus de mĂ©fiance ni de dĂ©fiance envers l’autre.

On en apprend sur le parcours de vie de chacun, ce qui l’a amenĂ© Ă  voyager, sa vie d’avant la pandĂ©mie, ses projets, mais aussi ses conseils et bons plans pour voyager.

Les locaux aussi nous livrent leurs vies et nous font dĂ©couvrir leur univers, Ă  condition d’ĂȘtre ouvert Ă  la rencontre.

Alors comment interagir avec de nouvelles personnes facilement ?

✅ Aller dans des lieux propices aux rencontres (Guesthouse, coworking)
✅ Manger dans les lieux oĂč vont les locaux (Soda, au Costa Rica)
✅ Utiliser les groupes Facebook et app de dating pour faire des rencontres en petit comitĂ©
✅ Prendre les transports en commun

Moi qui n’osais pas aller vers les autres, je me suis mĂȘme surprise Ă  initier des conversations !  ?

3 – DĂ©velopper son sens de la dĂ©brouillardise au quotidien est essentiel

Quand on voyage, il faut apprendre à se débrouiller seul !
C’Ă©tait ma grande crainte il y a quelques mois lorsque j’aspirais Ă  voyager seule et loin.

Mais le Covid a pointĂ© le bout de son nez et toutes mes apprĂ©hensions liĂ©es au voyages m’ont paru secondaire face Ă  la peur de revivre un nouvel enfermement.

Je me suis donc jetĂ©e Ă  l’eau (comme pour les langues) et j’ai appris Ă  demander plutĂŽt que de passer des heures Ă  chercher seule une information que je ne trouverais jamais.

J’ai appris Ă  voyager avec moins pour ne pas me surcharger d’affaires au quotidien (encore en cours de progression)

J’ai appris Ă  acheter des vĂȘtements et objets pour des usages multiples : le parĂ©o sert d’Ă©charpe, de serviette mais aussi de robe de plage.
Le legging de pyjama et de tenue de froid.
Le couteau d’ustensile de cuisine mais pas que.

Bon, je ne vis pas à Kho-lanta non plus, mais je suis dans la jungle, et je veux survivre ?

4 – L’adaptabilitĂ© et de flexibilitĂ© sont des qualitĂ©s essentielles au voyage mais pas que

 

Voyager en 2021, c’est accepter de revoir ses plans, et d’en faire de nouveaux en fonction de la situation sanitaire.

Comment faire quand tel lieu est fermé ? Tel pays imposant X restrictions ?

Et bien il faut oublier le voyage organisé et vivre au jour le jour : pura vida !

Moi qui suis de nature planificatrice, je me suis laissĂ©e avoir : Ă  force de trop planifier, on se crĂ©e des conditions de voyage pas assez flexibles, et on ne se laisse pas le temps de vivre dans un endroit pour savoir si on va l’apprĂ©cier ou non.

Je suis restée trop longtemps à San José et Puerto Viejo.
Dans la premiĂšre ville, j’ai utilisĂ© ma capacitĂ© de dĂ©brouillardise pour trouver de nouveaux plans et m’occuper.
Dans la seconde, j’ai annulĂ© quelques rĂ©servations pour Ă©courter mon sĂ©jour, mais avec quelques frais.

Maintenant, je sais que je ne réserverai pas plus de deux nuits dans un endroit ?

5 – L’apprentissage du lĂącher-prise  permet de mieux vivre le voyage

Je ne suis pas d’une nature dĂ©contractĂ©e, et le lĂącher-prise est pour moi une Ă©preuve. Mais comme tu le sais, il y a des choses qu’on ne peut contrĂŽler.

? Les aléas de ta connexion internet
? Les alĂ©as du boulot : tu peux connaĂźtre des pĂ©riodes creuses et des pĂ©riodes pleines Ă  peu d’intervalle de temps
? Les alĂ©as de ta santĂ© ou de ton Ă©tat d’esprit
? Les horaires des transports dans un pays d’AmĂ©rique latine
? La météo au Costa Rica
? Les alĂ©as de la qualitĂ© des excursions guidĂ©es que l’on te propose
? Ne pas savoir dans quel lieu tu seras dans une semaine.

Bien sĂ»r, avec l’expĂ©rience, on peut apprendre de certaines erreurs, mais on n’est jamais Ă  l’abri d’une nouvelle.

Aujourd’hui, lorsque je ne suis pas dans les bonnes conditions pour travailler ou que mon corps me dit de prendre un break, je commence Ă  l’Ă©couter et faire quelque chose pour me faire plaisir (ce sera souvent un massage ou un bon plat).

De mĂȘme, je sais que lorsque je perds de l’argent, lorsque je perds mon temps, lorsque j’ai commandĂ© le mauvais plat, ou le mauvais hĂŽtel, je fais des erreurs que je ne reproduirai pas ! Et je le vois (vraiment) comme un apprentissage.

Je ne suis pas zen, mais je philosophe mon quotidien ?

Voici donc les 5 apprentissages que j’ai tirĂ©s du voyage. J’espĂšre qu’ils pourront toi aussi te servir dans ton quotidien !

 

Ce que mon combat pour la libertĂ© m’a permis d’accomplir pour mon entreprise et ma vie personnelle

La libertĂ© est une valeur essentielle Ă  mes yeux que j’incarne au quotidien Ă  travers mes dĂ©cisions. C’est au nom de la libertĂ© que je me suis lancĂ©e dans l’entrepreneuriat, mais Ă©galement au nom de la libertĂ© que je suis devenue digital nomade. Ces accomplissements personnels sont-ils Ă©goĂŻstes ? Peut-ĂȘtre, mais ils m’ont permis d’inspirer une grande partie de ma communautĂ©, qui souhaite Ă©galement passer Ă  l’action. Cette vision ultra personnalisĂ©e que je porte n’est donc pas dĂ©pourvue d’impact. Si tu as de valeurs que tu portes au fond de toi, voici comment les exploiter pour mieux vivre de ta vie mais Ă©galement aider toute une communautĂ© !

La premiÚre étape vers ma liberté professionnelle a commencé il y a 3 ans, avec une grosse décision.

 

Il y a 3 ans, j’ai commencĂ© le premier jour du reste de ma vie.

Il y a 3 ans, je quittais mon job salariĂ©. Je me lançais non sans peur, dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

Et pourtant, je suis allĂ©e au delĂ  de ce que j’aurais pu imaginer :

❇ Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginĂ© vivre de son activitĂ© en quelques mois

❇ Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginĂ© pouvoir gĂ©nĂ©rer plus de 10 000 euros par mois

❇ Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginĂ© publier dans des mĂ©dias de renom

❇ Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginĂ© investir autant pour me former

❇ Le moi d’il y a 3 ans n’aurait jamais imaginĂ© pouvoir louer un T2 dans le centre de Paris

Et pourtant, le moi d’aujourd’hui a rĂ©ussi.

Par chance ?

Certainement pas.

Par travail et détermination oui.

Ai-je eu peur ?

Evidemment.

Mais la peur ne doit pas t’empĂȘcher de passer Ă  l’action. Elle doit ĂȘtre une excitation interne qui te pousse Ă  aller vers ce que Ă  quoi tu aspires rĂ©ellement.

Alors, si tu t’Ă©coutes vraiment, quelle dĂ©cision vas-tu prendre ?

 

La deuxiĂšme Ă©tape a Ă©tĂ© une prise de conscience : la chance n’existe pas, elle se créé

Il y a quelques jours, j’Ă©tais dans la voiture avec ma mĂšre et nous Ă©changions sur mes futurs “voyages” en tant que digital nomade.

Je mets ici le mot voyage entre guillemets car il ne s’agit pas de vacances. Ce qui n’est pas forcĂ©ment facile Ă  faire comprendre Ă  son entourage.

Mais lĂ  n’est pas la question.

Si je t’Ă©cris aujourd’hui, c’est parce qu’une de ses remarques m’a fait rĂ©agir.

Et cette remarque Ă©tait la suivante : “tu es une privilĂ©giĂ©e de pouvoir voyager comme cela, tout le monde n’a pas cette chance”.

Cette remarque aurait pu paraĂźtre anodine, mais j’ai rĂ©agi au quart de tour.

NON je ne suis pas plus privilĂ©giĂ©e qu’une autre, j’ai fait des choix de vie :

– Celui de me mettre Ă  mon compte, avec toute la prise de risque que cela implique (j’ai quittĂ© un emploi mal payĂ© ou mon chĂŽmage Ă©quivalait au SMIC) .

– Celui de ne pas avoir de vie de famille Ă  30 ans parce que ce n’est pas ma prioritĂ© actuellement

– Celui d’avoir investi pour me faire accompagner, et mettre en place des stratĂ©gies qui ont augmentĂ© mon chiffre d’affaires, et par consĂ©quent, ma trĂ©sorerie.

J’ai Ă©galement des dĂ©savantages au quotidien que j’accepte :

La précarité économique

– La prĂ©caritĂ© sentimentale

– La prĂ©caritĂ© en termes de logement

Qu’est-ce qui empĂȘche un salariĂ© de quitter son job aujourd’hui ?

– Sa vie de famille

– Son prĂȘt immobilier

Mais ce sont des choix de vie qu’il a fait dĂšs le dĂ©part !

Maintenant, mes voyages coûtent-ils cher ?

– J’ai exposĂ© dans un prĂ©cĂ©dent article, et avec transparence, le coĂ»t mensuel d’un mois de digital nomadisme au Portugal et en SuĂšde.

– Cela me coĂ»te moins cher que de vivre Ă  Paris

– J’ai aussi fait le choix de quitter mon appartement pour ne pas payer de double loyer (une dĂ©cision difficile pour moi)

– Je peux aussi faire le choix de voyager dans des destinations plus Ă©conomiques

– Et d’y rester plus longtemps pour amortir les prix des billets d’avion.

Pour contrebalancer cette remarque, et aprĂšs avoir Ă©coutĂ© ma rĂ©ponse, ma mĂšre m’a Ă©galement dit que mes choix de vie Ă©taient courageux, et qu’elle n’aurait pas rĂ©ussi Ă  faire la mĂȘme chose.

Et c’est lĂ  qu’elle a pointĂ© quelque chose de juste 

La plupart des gens n’auraient pas franchi le pas de l’entrepreneuriat ou du digital nomadisme, par peur.

Et quand j’affirme ça, je l’affirme sans jugement.

Il s’agit juste d’un constat.

Et c’Ă©tait aussi mon cas il y a 4 ans, ou jamais je n’aurais envisagĂ© l’entrepreneuriat comme une voie professionnelle car trop “risquĂ©”, mais le salariat m’avait tellement fait souffrir que mes peurs ont disparu pour laisser place Ă  l’action.

Et c’Ă©tait le cas rĂ©cemment oĂč le traumatisme du premier confinement a Ă©branlĂ© mon instinct de survie, qui m’a criĂ© Ă  gorge dĂ©ployĂ©e : “FUIS ET RESTE LIBRE”.

La souffrance m’a fait faire des choix qui m’ont fait dĂ©passer mes peurs.

Ce n’est pas de la chance.

C’est du courage.

Heureusement, cela paye.

Alors bien sĂ»r, je suis plus privilĂ©giĂ©e qu’une personne non Ă©duquĂ©e, et sans aucune ressource. Mais pas plus que monsieur et madame tout le monde qui travaille 35 heures par semaine et qui profite de ses week-end, et de ses vacances.

On a souvent le choix, mais on n’en prend que peu souvent conscience. Et cette prise de conscience est le dĂ©but d’un nouvel Ă©veil dans ta vie personnelle ou professionnelle :

Tu peux dire non au conformisme d’une vie bien rangĂ©e

A la pression sociale du quotidien

A un patron tyrannique

Mais sortir des cases implique de prendre des risques.

Maintenant, tu te sens prĂȘt ?

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La troisiĂšme Ă©tape a Ă©tĂ© l’évangĂ©lisation de ma communautĂ© : en devenant une source d’inspiration pour les entrepreneurs (mais pas que)

Depuis que je me suis lancĂ©e dans l’aventure digital nomade, j’ai essuyĂ© un certain nombre de critiques (minimes certes), qui m’ont donnĂ© envie d’Ă©crire ce petit post.

En effet, on m’a reprochĂ© (Ă  moi, comme Ă  d’autres digital nomads) d’ĂȘtre irresponsables de partir en pĂ©riode de crise sanitaire.

Je peux comprendre l’argument, mĂȘme si j’ai du mal avec le jugement. Mais rappelons que les digital nomads sont principalement des travailleurs vivant seuls et qu’en pĂ©riode de confinement, la solitude devient trĂšs difficile Ă  supporter. Voyager, pour un entrepreneur digital nomad, c’est acheter sa santĂ© mentale, mais Ă©galement sauver son business en sauvant sa crĂ©ativitĂ©.

Pour ma part, je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que j’ai trouvĂ© dans le voyage, le sens de ma vie : je n’ai plus de colĂšre, je suis de plus en plus crĂ©ative, et mieux encore : j’inspire autour de moi.

Cette facultĂ© d’inspiration est ce que mon amie CĂ©line Afonso Tirel appelle le “self care inspirant” : il s’agit de se chouchouter et de travailler sur son propre bien-ĂȘtre, son propre mode de vie idĂ©al, pour inspirer sa communautĂ© et l’inviter Ă  passer Ă  l’action.

Depuis que je suis digital nomad, j’ai ainsi reçu des messages d’abonnĂ©s inspirĂ©s par mon mode de vie, et souhaitant eux aussi changer de vie, en prenant conscience que leur vie actuelle ne leur convenait plus et manquait de sens.

Une ancienne cliente, Alexia a mĂȘme rĂ©ussi Ă  franchir le pas, en partant un mois seule, et sans ses enfants…au BrĂ©sil, son rĂȘve ultime !

C’est pour moi une grande fiertĂ©.

Et si on en finissait avec la vision culpabilisatrice ?

On vous parlera souvent de vision professionnelle, mais cela ne fait pas sens pour tout le monde. Pour ma part, impossible de me projeter sur le plan professionnel car je me lasse trĂšs vite : ce qui me porte, c’est mon cadre et mon mode de vie. Plus tĂŽt on le sait, plus tĂŽt on l’assume.

Sur le plan professionnel, je fais en sorte de me crĂ©er le cadre le moins contraignant possible (d’oĂč l’entrepreneuriat), en accord avec mon mode de vie (le digital nomadisme) et de mes forces (le coaching, grĂące Ă  une forte empathie).

Maintenant, la nature du coaching, elle peut changer. C’est pour ça que je reste ouverte Ă  diffĂ©rentes opportunitĂ©s sur le plan professionnel : depuis que je suis entrepreneure, je me suis concentrĂ©e sur le coaching business, car j’ai Ă©voluĂ© dans un Ă©cosystĂšme qui me demandait de me spĂ©cialiser.

Mais aujourd’hui, je rĂ©alise que je peux apporter bien plus qu’un accompagnement professionnel : je me sens capable d’aider des individus Ă  changer de vie, sur le plan professionnel mais Ă©galement personnel, en les poussant Ă  passer Ă  l’action.

Mes nombreuses expĂ©riences personnelles m’ont permis de vivre des Ă©preuves qui sont aujourd’hui des briques que je peux utiliser pour aider mes clients Ă  aller de l’avant !

Vous savez maintenant comment mon activité va évoluer 

De votre cĂŽtĂ©, je vous invite en ce dĂ©but d’annĂ©e Ă  vous saisir des questions qui vous trottent dans la tĂȘte depuis un petit moment et y trouver la rĂ©ponse la plus alignĂ©e avec vos aspirations : sans culpabilitĂ©, en laissant votre cƓur trouver la voie.

Vous serez ainsi au bon endroit, au bon moment.

Et pour moi, c’est aujourd’hui, le Costa Rica  

La pura vida ! 

 

Conclusion

 

Et si demain nous retrouvions nos vies d’avant ?

Et si demain nous pouvions nous déplacer librement ?

Et si demain nous pouvions nous enlacer sans nous restreindre ?

Et si demain 2020 n’Ă©tait qu’un mauvais souvenir ?

Et si, et si…ces suppositions sont basĂ©es sur un espoir, qui nous fait tenir, mais qui peut aussi nous clouer dans un immobilisme dĂ©concertant.

L’absence de rĂ©ponse, le manque de vision, nous empĂȘche souvent de prendre des dĂ©cisions, et nous rend dĂ©pendant des conjectures externes.

Et si, au contraire, on sortait de cette dĂ©pendance et qu’on devenait acteur de nos vies ?

Acteur de notre vie professionnelle, en prenant la décision de faire ce qui nous plait vraiment, entreprendre, ou quitter un job qui ne fait plus sens.

Acteur de notre vie personnelle, en dĂ©cidant de ne pas subir une situation qui ne nous convient plus, et changer de cadre de vie ou d’ĂȘtre entourĂ© des bonnes personnes.

Ce n’est peut-ĂȘtre pas le bon moment me diriez-vous ?

Au contraire, j’en suis persuadĂ©e !

Choisissons de nous laisser guider par nos rĂȘves et non par nos peurs.

J’ai dĂ©cidĂ© d’agir, mĂȘme si ma peur de partir seule Ă©tait trĂšs forte.

J’ai dĂ©cidĂ© de dire au revoir Ă  une vie que je connaissais, mĂȘme si je prends le risque de ne pas la retrouver.

L’urgence a Ă©tĂ© pour moi un dĂ©clic pour cette nouvelle vie que je ne connais pas encore et qui se vivra au jour le jour. Je l’accepte maintenant.

Dans cette situation exceptionnelle, arrĂȘtons de rester prudent car le pire est dĂ©jĂ  lĂ .

Redonnons du sens Ă  nos vies, et vivons les pleinement.

YOLO.

 

Doit-on renoncer Ă  ses rĂȘves quand on a des responsabilitĂ©s familiales ?

Il y a quelques semaines, j’ai annoncĂ© haut et fort que je quittais Paris pour me lancer dans l’aventure du digital nomadisme.

Mon message a bien été reçu, et tout particuliÚrement chez beaucoup de mamans entrepreneurs. 

“Tu as de la chance, si j’avais ton Ăąge et si n’avais pas de vie de famille, je ferais comme toi”

Oui j’ai de la chance, mais je ne pense pas pour autant qu’on doive renoncer Ă  ses rĂȘves de femme (ou d’homme) pour se consacrer Ă  sa famille.

Cette affirmation peut paraßtre choquante et décalée, surtout quand elle est prononcée par une jeune femme sans enfant.

Mais voici mon point de vue : 

Avoir une vie de famille est un choix de vie, certes, mais il ne doit pas impliquer uniquement des sacrifices. Il existe des alternatives pour vivre ses rĂȘves.

1/ Les vivre en famille 

Si vous ĂȘtes une maman entrepreneur et que votre conjoint l’est Ă©galement, vous pouvez tout a fait dĂ©cider de partir Ă  l’autre bout du monde et avec vos enfants pour des durĂ©es moyennes, de maniĂšre Ă  les scolariser quelques annĂ©es dans un pays puis en changer (je ne dis pas que c’est facile, mais c’est possible). 

C’est le cas de Laure Matsoukis, entrepreneure spĂ©cialisĂ©e dans les finances, qui a dĂ©cidĂ© de voyager en famille dans plusieurs pays.

C’est Ă©galement le cas de beaucoup d’enfants d’expatriĂ©s qui voyagent avec leurs parents. 

2/ Les vivre seul(e) quand votre conjoint n’est pas nomade

Si votre conjoint a des responsabilitĂ©s professionnelles qui l’empĂȘchent de bouger, vous pouvez tout Ă  fait trouver un compromis de maniĂšre Ă  ce que vous puissiez vivre votre rĂȘve sur une plus courte durĂ©e.

Mettez-vous d’accord sur une durĂ©e de quelques semaines (commencez par une ou deux) et partez Ă  l’aventure : vos enfants seront heureux de vous voir rayonnant(e) ! Ce nouvel Ă©quilibre pourrait Ă©galement renforcer votre relation de couple grĂące Ă  des activitĂ©s sĂ©parĂ©es et une distance physique qui vous rapprochera sĂ»rement par la suite. 

3/ Les vivre seul(e) quand vous ĂȘtre parent solo

Si vous ĂȘtes un parent solopreneur, pensez Ă  solliciter votre entourage pour garder vos enfants sur une courte pĂ©riode.

Cela peut vous sembler sur-rĂ©aliste mais c’est une solution envisageable, si vous ne voulez pas attendre que vos enfants soient grands pour commencer Ă  vivre vos rĂȘves. 

De mĂȘme qu’il est important de garder des bonnes relations avec ses voisins, il faut Ă©galement garder de bonnes relations avec les parents de l’Ă©cole ou vos amis.

Pensez Ă  proposer des services rĂ©guliĂšrement aux autres pour qu’ils vous en offrent en retour 🙂

Etre parent, ce ne doit pas ĂȘtre renoncer Ă  votre vie en tant qu’individu. 

Vos enfants peuvent le comprendre. 

Vous ne les abandonnez pas. 

Vous vous ressourcez pour mieux les retrouver.

Cet Ă©quilibre peut-ĂȘtre trĂšs sain. 

Pensez Ă  sortir des cases de la bien-pensance qui vous feront passer pour un parent indigne.

Ecoutez-vous ! Il existe toujours des solutions lorsqu’on veut vivre ses rĂȘves. 

Il vous faudra de la diplomatie et de la souplesse mais vous n’ĂȘtes pas enfermĂ© dans cette case de « parent”, vous pouvez ĂȘtre un parent responsable mĂȘme en vous Ă©chappant, l’espace d’un court moment 🙂

Maintenant, quelle est la premiĂšre action que vous allez mettre en place pour vivre votre rĂȘve sans culpabiliser ?

La vie n’est qu’une question de choix. Quel sera le votre ? 

 

2020 : Bilan d’un mois de digital nomadisme en Europe

J’achĂšve mon premier mois de digital nomadisme au Portugal et en SuĂšde, et j’ai pu faire le bilan de ces 30 jours sur diffĂ©rents aspects :  sur le plan relationnel, bien ĂȘtre, crĂ©ativitĂ©, mais Ă©galement financier. En toute transparence, c’est mon deuxiĂšme sĂ©jour de digital nomade, en deux ans. Mais celui-ci est diffĂ©rent car je suis partie seule et c’Ă©tait un grand dĂ©fi sur le plan personnel. Dans cet article, je vais donc te livrer en toute transparence mes conclusions. Peut-ĂȘtre t’aurais-je donnĂ© envie de franchir le pas Ă©galement ? 😉

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1 – Sur le plan relationnel, des rencontres enrichissantes

Nicolau – cafĂ© tendance des digital nomads Ă  Lisbonne

En 30 jours de digital nomadisme, j’ai fait plus de nouvelles rencontres qu’en quelques annĂ©es Ă  Paris. Cela peut sembler caricatural mais c’est pourtant vrai. Les communautĂ©s en ligne de digital nomads sont nombreuses  (merci Facebook !) et favorisent les rencontres dans la vie rĂ©elle. Et notamment au Portugal oĂč il est si facile de rencontrer des entrepreneurs tous les jours.
J’ai d’ailleurs dĂ©cidĂ© de me mettre en coloc avec 2 entrepreneurs que j’avais rencontrĂ©s quelques semaines plus tĂŽt ! Je n’aurais jamais fait cela en France !
En une semaine Ă  l’Ă©tranger, j’ai pris la dĂ©cision importante de quitter Paris, en rendant mon appartement. Bref, Ă  l’Ă©tranger, de grandes dĂ©cisions, impulsĂ©es par un nouvel Ă©cosystĂšme (celui des digital nomads) m’ont poussĂ© Ă  changer de vie.
Si au Portugal, les rencontres sont faciles, c’est moins le cas dans les pays nordiques oĂč la culture et la mĂ©tĂ©o s’y prĂȘtent moins. En SuĂšde, le climat rend les rencontres moins faciles et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai dĂ©cidĂ© d’Ă©courter mon sĂ©jour, mais j’ai tout de mĂȘme rencontrĂ© 3 personnes diffĂ©rentes en une semaine !

Voici donc ma conclusion : lorsqu’on se retrouve seul dans une ville, il faut faire plus d’efforts pour rencontrer de nouvelles personnes, et c’est une des raisons pour lesquelles on se bouge plus ! A Paris, mon (ex) ville de rĂ©sidence, je ne faisais pas d’effort car j’avais dĂ©jĂ  un cercle d’amis proches qui ne me poussait pas Ă  faire de nouvelles rencontres.

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2 –  Sur le plan bien-ĂȘtre, un apaisement au quotidien

Je me suis lancĂ©e dans le digital nomadisme par urgence : celle des restrictions sanitaires Ă  Paris. Je n’Ă©tais plus du tout satisfaite de la qualitĂ© de vie sur place et le premier confinement m’avait psychologiquement traumatisĂ©e. C’est donc en pleine pandĂ©mie, que j’ai dĂ©cidĂ© de partir ! 
Hors de question de revivre cela une deuxiĂšme fois. C’est pourquoi, j’ai dĂ©cidĂ© de prendre un billet d’avion juste aprĂšs les annonces prĂ©sidentielles de fin octobre.
J’ai optĂ© pour le Portugal et la SuĂšde, car ce sont des pays oĂč les restrictions Covid sont moindres : on peut circuler sans masque, les bars/resto sont ouverts et la vie sociale n’a pas Ă©tĂ© dĂ©truite.  De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, je consulte le site de Tourdumondiste pour ĂȘtre au fait des derniĂšres restrictions par pays dans le monde.
J’ai donc pu faire de nouvelles rencontres et mĂȘme pratiquer l’aikido !

Pratique de l’aikido Ă  Lisbonne

Par ailleurs, la vie Ă©tant moins chĂšre au Portugal, j’ai pu profiter des sorties/resto/shopping/massage Ă  moindre prix. La belle vie 😉
Au final, toute la colĂšre en moi, que je portais depuis Paris avait disparue. J’Ă©tais enfin apaisĂ©e (tout en gardant un regard critique sur la situation, et avec un recul que la vie Ă  l’Ă©tranger peut nous apporter sur son propre pays)
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3 – Au niveau de ma crĂ©ativitĂ© : un Ă©norme boost ! 

Depuis que je suis partie de France, j’ai rĂ©ussi Ă  dĂ©velopper ma crĂ©ativitĂ© avec des idĂ©es de contenus foisonnants, mais Ă©galement rĂ©ussi Ă  me rĂ©aligner !
J’avais en effet perdu la motivation et le sens de mon activitĂ© depuis quelques mois et j’ai pu les retrouver grĂące Ă  un nouveau contexte qui m’a fait prendre du recul sur mon activitĂ© et ma vie personnelle.
J’ai donc de nouvelles idĂ©es d’offres, de contenus, et j’y vois plus clair sur mon activitĂ© !
Par ailleurs, j’ai adoptĂ© une nouvelle communication oĂč j’ai dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre 100% moi-mĂȘme, sans filtres et en toute authenticitĂ© (je me suis mĂȘme mise Ă  la vidĂ©o comme tu peux voir sur mon profil Instagram).
J’ai pu tester la chanson pour faire passer des messages, dĂ©voiler ma courbe de chiffre d’affaires en toute transparence et rĂ©vĂ©ler les erreurs d’entrepreneur que j’ai commises en 2020.
J’ai donc renouĂ© avec ma crĂ©ativitĂ© mais surtout mon authenticitĂ©.
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4 – Sur le plan financier : un bilan encourageant

Comme je te le disais plus haut, j’ai pris la dĂ©cision de quitter Paris et de rendre mon appartement. C’est un soulagement sur le plan financier, mais surtout psychologiquement, je me suis libĂ©rĂ©e et dĂ©tachĂ©e de cette ville.
Alors voici mon bilan détaillé de ce mois de digital nomadisme au Portugal (3 semaines) et en SuÚde (2 semaines) :
Les plus : 
– Courses : 166 euros (contre une moyenne de 400 euros Ă  paris)
– SantĂ© : pas de dĂ©pense de santĂ© ce mois de novembre
– Divertissement (sorties, massages) : 142 euros (contre une moyenne de 250 euros Ă  Paris)
– Avion/train : 577 euros (contre une moyenne de 300 habituellement)
Les moins : 
– Uber/transports du quotidien: 195 euros (contre une moyenne de 40 euros Ă  Paris)
– Resto/cafĂ© : 370 euros  (contre une moyenne de 250 euros Ă  Paris)
– Airbnb : 150 euros (Ă©gale aux derniers mois)
J’ai arrondi les chiffres pour plus de simplicitĂ© dans l’interprĂ©tation de mes rĂ©sultats.
Au total : 1630 euros dépensés (hors budget) : ce qui est presque ma moyenne habituelle hors appartement à Paris.
 A terme, je suis donc gagnante car j’Ă©conomise 1000 euros de loyer parisien + wifi + Ă©lectricité + Taxe d’habitation.
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Bilan d’un mois de digital nomadisme : je re-signe ! 

Je suis donc lancĂ©e pour une nouvelle vie de digital nomad jusqu’Ă  ce que je me lasse ! En France, mais Ă©galement Ă  l’Ă©tranger.
Je me sens plus épanouie, créative et me retrouve gagnante sur le plan financier. Alors quelle sera ma prochaine destination ? Si les restrictions Covid ne sont pas trop importantes, je pense tester un petit tour de quelques mois en Asie début 2021.

[Etude de cas]Bruno Maltor : le digital nomad au Personal Branding maßtrisé

Bruno Maltor est un influencer et prĂ©curseur du digital nomadisme. A 28 ans seulement, il est suivi sur les rĂ©seaux sociaux par des milliers de personnes qui l’accompagnent et le soutiennent dans ses voyages autour du monde. Parti d’un simple blog “Votre tour du monde” créé en 2012, Bruno est aujourd’hui un blogueur, YouTubeur et Instagramer de renom. Mettant sa personne en retrait Ă  ses dĂ©buts, il dĂ©veloppe aujourd’hui une vĂ©ritable stratĂ©gie de Personal Branding auprĂšs de sa communautĂ© en s’affichant sur les rĂ©seaux sociaux et en interagissant rĂ©guliĂšrement avec son audience. Retour sur la stratĂ©gie de Personal Branding de ce voyageur connectĂ©.

1 – Pourquoi la stratĂ©gie de Personal Brandng de Bruno Maltor est-elle efficace ?

 

Bruno Maltor est un prĂ©curseur dans sa thĂ©matique : le digital nomadisme. Il a fait rĂȘver des milliers de voyageurs français et internationaux. Aujourd’hui influenceur, il a dĂ©veloppĂ© des partenariats internationaux pour accroitre sa visibilitĂ© et monĂ©tiser son activitĂ©.

Je n’évoquerai pas la stratĂ©gie d’affiliation et de partenariats de Bruno Maltor dans cet article : d’une part, parce que je ne la connais pas, et d’autre part, car il n’est pas question de cela dans mon article. L’objectif est ici d’étudier une stratĂ©gie de Personal Branding visible et analysable grĂące Ă  la prĂ©sence digitale de Bruno Maltor sur le web et les rĂ©seaux sociaux.

Une e-réputation impeccable sur le web et les réseaux sociaux 

 

Lorsque l’on tape son nom sur Google, on trouve :

  • Son site web
  • Ses rĂ©seaux sociaux
  • Des articles Ă©logieux sur lui

 

 

Il apparaĂźt Ă©galement en premiĂšre page de recherche sur la requĂȘte “blogueur voyage” et en deuxiĂšme position du classement des influenceurs voyage francophone dans Grazia.

 


Qu’est-ce qui sĂ©duit chez Bruno Maltor ?

 

  • Il est jeune et dynamique
  • Il est souriant et sympathique
  • Il fait rĂȘver des milliers de voyageurs du monde entier
  • Il rend ses voyages et contenus accessibles (grĂące Ă  ses tutos dont on parlera plus bas)
  • Il interagit avec sa communautĂ© au quotidien
  • Il est gĂ©nĂ©reux dans les contenus qu’il partage (photos, conseils)
  • Il prĂŽne une vision du tourisme : le slow tourisme
  • Il est transparent sur les questions budgĂ©taires et rĂ©pond avec honnĂȘtetĂ© sur le sujet
  • Il dĂ©fend le territoire français en faisant la promotion de la France Ă  travers ses voyages dans l’hexagone
  • Il a Ă©galement un fort engagement humanitaire et Ă©cologique
  • Il adopte un style vestimentaire simple  : jean, baskets, casquette en arriĂšre (qui fait partie de son style)

Quelle stratĂ©gie pour le blog “Votre tour du monde” ?

  • Un blog de voyage qui existe depuis 2012
  • + de 2 millions Visiteurs uniques en 2017
  • Une stratĂ©gie de contenus Ă©crits et  dĂ©clinĂ©s en vidĂ©o :
  • TrĂšs bon SEO
  • Affiliation
  • Un style personnel mĂȘme si la prioritĂ© est Ă  la chaĂźne YouTube sur laquelle le blog renvoie
  • StratĂ©gie de contenu mixte : des Interviews d’habitants locaux + articles personnels + des  contributeurs (articles invitĂ©s) pour nourrir le blog

II – Comment Bruno Maltor travaille-t-il son Personal Branding sur les rĂ©seaux sociaux ?

Bruno Maltor a un profil influent sur Linkedin (plus de 23 427 abonnés) bien que LinkedIn ne soit pas son canal de communication principal.

Il utilise son compte Twitter comme relai de ses réseaux sociaux principaux : il renvoie sur son compte Instagram et sa chaßne Youtube qui sont ses canaux de communication privilégiés.

Le Personal Branding de Bruno Maltor sur Instagram 

Instagram est le canal de communication privilĂ©giĂ© de Bruno Maltor. C’est ici qu’il communique quotidiennement auprĂšs de sa communautĂ©.

GrĂące Ă  des stories rĂ©guliĂšres, Bruno dĂ©veloppe son engagement sur ce rĂ©seau social plus intimiste. C’est sur Instagram qu’il dĂ©voile l’arriĂšre scĂšne (backstage) de ses voyages et de son activitĂ© de blogueur.

Profil technique de son compte Instagram :

Abonnés : 171 k abonnés (pour 607 abonnement, soit un trÚs bon ratio ! )

Engagement : 6,44 (average + capture écran)

Contenus : De trÚs beaux visuels, des photos de lui réguliÚrement, une interaction avec sa communauté

Fréquence des publications : une publication tous les trois jours

 

Bruno Maltor a choisi de dĂ©velopper son Personal Branding en faisant le choix de se mettre de plus en plus en avant sur les rĂ©seaux sociaux. Il a d’ailleurs sondĂ© sa communautĂ© sur le sujet dans cette publication : 

 

Bruno teste sa stratĂ©gie de personal branding en s’adressant directement Ă  sa communautĂ©, Il la sollicite d’ailleurs rĂ©guliĂšrement avec des concours, ce qui lui permet de faire grossir son nombre d’abonnĂ©s et dĂ©velopper son taux d’engagement photo concours (avec les rayures et le tĂ©lĂ©phone en haut)

Note : les post avec le plus d’engagement sont d’ailleurs les jeux concours ainsi que les posts oĂč Bruno parle de lui avec un ton trĂšs personnel. Le storytelling est une clĂ© non nĂ©gligeable pour dĂ©velopper un lien avec son audience.

 

Le personal Branding de Bruno Maltor sur sa Chaine YouTube

 

La chaĂźne YouTube a trois ans mais Bruno Maltor se met en avant sur la chaĂźne depuis 2 ans se met en avant.

Profil technique de sa chaine YouTube :

Abonnés : 60 000 abonnés

Vues  : moyenne de 30 K par vidéo

Particularité du réseau social : Répond aux questions posées sur Instagram

ParticularitĂ©s techniques : contenu d’expert avec sous-titres, bonne qualitĂ© image et montages travaillĂ©s 

Evolution technique : Professionnalisation de la qualité vidéo depuis 1 an

ScĂ©nario : Appels Ă  l’action pour s’abonner et le suivre sur d’autres RS

FrĂ©quence : Bruno s’engage Ă  faire une vidĂ©o par semaine en 2019

 

La chaĂźne Youtube est le deuxiĂšme canal de communication privilĂ©giĂ© de Bruno Maltor avec Instagram. C’est ici qu’il s’exprime de vive voix et s’adresse Ă  sa communautĂ© en rĂ©pondant Ă  ses questions.

 

 

Le Personal Branding de Bruno Maltor sur sa page Facebook  :

 

Facebook est le rĂ©seau social sur lequel Bruno a le plus d’abonnĂ©s mais clairement pas un rĂ©seau privilĂ©giĂ© pour toucher sa communautĂ©. En cause ? Un algorithme Facebook qui plombe la portĂ©e organique des publications des pages. En revanche, Bruno a choisi de dĂ©velopper sa communautĂ© en parallĂšle de sa page via deux groupes Facebook qu’il anime Ă  frĂ©quence rĂ©guliĂšre pour rencontrer sa communautĂ©.

 

Profil technique de sa page Facebook :

 

  • Titre : Votre tour du monde (comme le blog)
  • Mentions j’aime : 190K mais moins d’engagement que sur Instagram (avec un algorithme Facebook qui n’aide pas Ă  dĂ©velopper la visibilitĂ© de ses publications)
  • CommunautĂ© : il crĂ©e un vrai lien avec la communautĂ© : Le verre des voyageurs (2 groupes Facebook)
  • Repost : Bruno repost automatiquement des photos de son compte Instagram mais avec moins d’engagement
  • FrĂ©quence des publications : une publication tous les trois jours

 

C’est la communautĂ© rĂ©elle de Bruno dĂ©veloppĂ©e par le Verre des voyageurs qui apporte une grande plus-value Ă  sa page Facebook .

 

MĂȘme avec plusieurs milliers d’abonnĂ©s, Bruno tient Ă  rencontrer sa communautĂ©, ce qui donne une image positive en le rendant accessible !

 

Conclusion

Bruno Maltor a progressivement rĂ©organisĂ© sa stratĂ©gie de communication depuis deux ans en plaçant le Personal Branding au coeur de son dĂ©veloppement. Il a vite compris que pour toucher sa communautĂ©, il fallait personnaliser ses contenus pour lui permettre de s’identifier Ă  sa vie de blogueur et redonner de l’humain Ă  un influenceur de renom.

La disponibilitĂ© et l’accessibilitĂ© de Bruno lui donne ainsi un fort capital sympathie et lui permet de toucher de plus en plus de voyageurs francophones Ă  travers le monde.

 

 

Trois leçons de digital-nomadisme apprises en un mois

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis rentrĂ©e de mon petit tour d’Europe centrale, et j’ai aujourd’hui envie de partager avec toi quelques enseignements de cette premiĂšre expĂ©rience de digital nomadisme.

Mais rappelons d’abord le contexte : je suis partie 28 jours avec une amie entrepreneure (Charlotte) Ă  la conquĂȘte de 8 villes europĂ©ennes : Amsterdam, Berlin, Varsovie, Cracovie, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest. Nous avons marchĂ© 322 kilomĂštres pour compenser l’absorption d’une certaine quantitĂ© de glucides.

C’est donc l’Europe centrale que nous avons choisi pour ce premier voyage. PremiĂšre expĂ©rience de voyage avec Charlotte, premiĂšre expĂ©rience de digital nomadisme et en fin de compte un bilan trĂšs positif ! Mais si c’était Ă  refaire, je changerais quelques paramĂštres pour mieux profiter de cette pĂ©riode de digital nomadisme. Et ce sont ces leçons de digital nomadisme que je veux partager avec toi.

1 – Sois organisĂ© tout en Ă©tant flexible

Partir Ă  la conquĂȘte de l’Europe, c’est un trĂšs beau projet ! Il a d’ailleurs fait rĂȘver un certain nombre de personnes de mon entourage. Mais ce rĂȘve de libertĂ© ne peut ĂȘtre rĂ©aliste sans un sens des responsabilitĂ©s.

Le sens des responsabilitĂ©, nous l’avons toutes les deux ! Et heureusement, car c’est grĂące Ă  cela que nous avons pu conserver nos routines quotidiennes tout au long du voyage : sĂ©ance d’abdo matinale, jogging et lecture pour moi (j’y ai mĂȘme intĂ©grĂ© l’écriture manuscrite;)).

Pas de problĂšme de rĂ©veil, pas de problĂšme d’organisation, ni d’auto-discipline chez nous !  Notre planning hebdomadaire Ă©tait trĂšs cadrĂ© (sur le papier) : les mardis et les jeudis, nous devions travailler toute la journĂ©e, et le reste du temps, profiter du voyage et dĂ©couvrir ces capitales europĂ©ennes.

Dans les faits, notre organisation a lĂ©gĂšrement changĂ©. Nous avons rajoutĂ© petit Ă  petit des heures de travail dans la semaine, avant et aprĂšs les visites. S’ajoutent Ă  cela des heures de train oĂč nous en profitions pour travailler davantage.

En fin de compte, nous travaillions parfois jusqu’à 10 heures par jour ! On est donc bien loin du voyage idĂ©al que nous avions organisĂ©.

Les journĂ©es du mardi et du jeudi – nos seules journĂ©es de travail (en thĂ©orie)

Si pour certain, ce voyage aurait pu ĂȘtre l’occasion de se laisser aller et ralentir un peu la cadence, chez nous, c’était totalement l’inverse !

Pourquoi cette boulimie du travail ?

  • Par culpabilisation de ne pas avoir travaillĂ© assez sur deux jours
  • Parce que nous prĂ©parions toute les deux un lancement de formation Ă  cette mĂȘme pĂ©riode (mauvais timing)
  • Par difficultĂ© Ă  lĂącher complĂštement prise sur le travail

Et cette derniĂšre raison est capitale pour garder de l’énergie et tenir le grand marathon de l’entrepreneuriat !

2 – Respire et lĂąche prise pour ne pas t’Ă©puiser

Les jours de visite Ă©taient officiellement nos jours off, mais n’étaient pas pour autant de tout repos. En un mois, nous avons marchĂ© plus de 300 km. Pourquoi ? Il nous a semblĂ© plus simple de marcher une heure dans une ville que comprendre un plan de mĂ©tro en allemand.

On a donc dĂ©cidĂ© de faire fonctionner notre podomĂštre, jusqu’à lĂ  basĂ© sur une moyenne de 5 km quotidiens Ă  Paris (grand maximum).

Mais marcher, c’est aussi sentir une ville et la dĂ©couvrir comme un local. En prenant le train et en marchant, nous nous sentions vraiment en immersion (sans pour autant sociabiliser, mais je reviendrais sur ce point). Les transports en commun n’auraient pas forcĂ©ment permis ce sentiment. Et par ailleurs, la marche compensait les gros gĂąteaux que nos estomacs ont supportĂ©s tout au long du voyage.

Mais nous aurions dĂ» apprendre Ă  lĂącher prise.

Sieste Ă  Varsovie

Lñcher prise, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Se tenir Ă  un nombre maximal d’heures de travail par jour
  • Remplacer une partie du temps de travail par de la lecture ou de l’écriture
  • Se mettre un peu plus en mode avion (j’ai intĂ©grĂ© cette habitude Ă  mon retour en France)

La dĂ©connexion, c’est trĂšs dur quand on n’a pas de cadre comme un salariĂ© pourrait l’avoir. Quand on est entrepreneur, on fixe son propre cadre. Et plus tes objectifs sont ambitieux, plus tu ajoutes des heures de travail supplĂ©mentaires Ă  ton emploi du temps.  

Mais on oublie beaucoup que le burnout n’est pas une spĂ©cificitĂ© des salariĂ©s. Quand on est entrepreneur, la pression est extrĂȘmement forte : si tu ne fais rien, tu n’as rien Ă  la fin du mois. La pression ne vient donc pas d’un patron mais d’un engagement envers toi-mĂȘme, qui est selon moi, beaucoup plus forte.

En se levant entre 6h30 et 7h00 du matin, en se couchant vers minuit, en ayant passé la journée à marche plus de 15km ou travaillé 10 heure (au choix), il est difficile de tenir le rythme.

Si nous Ă©tions parties plus d’un mois, nous aurions certes relĂąchĂ© la cadence et nous aurions eu raison ! 😉

3 – Profite d’une immersion totale pour faire des rencontres 

L’un des regrets que nous avons eu et de ne pas avoir assez sociabilisĂ© avec la population locale (ou non locale) dans chacune des villes dans lesquelles nous avons sĂ©journĂ©.

En nous entendant trĂšs bien et en parlant la mĂȘme langue, il nous Ă©tait plus facile de rester entre nous. Mais avec le recul, je pense qu’il aurait Ă©tĂ© intĂ©ressant et enrichissant sur le plan humain de rencontrer plus de monde.

Bus direction Prague !

Mais à notre décharge, quelques raisons explique notre insociabilité :

  • Nos logements n’étaient pas toujours proches du centre
  • Notre fatigue quotidienne nous prenait beaucoup d’énergie

A tout digital nomad qui souhaite partir Ă  la conquĂȘte du monde, je recommanderais donc les choses suivantes :

  • Trouver un logement dans le centre-ville
  • Travailler dans des espace de coworking ou cafĂ©s
  • Rechercher des Ă©vĂ©nements oĂč se rendre en soirĂ©e

Nous Ă©tions tellement fatiguĂ©es que sortir tard nous semblait ĂȘtre une Ă©preuve. Notre organisation a donc eu un impact nĂ©gatif sur notre vie sociale (en revanche, on aura appris Ă  se connaĂźtre par coeur).

Moment chill Ă  Cracovie !

Si toi, digital nomad, tu dĂ©cides de partir Ă  l’aventure, je t’invite fortement Ă  prĂ©voir des moments de socialisation dans ton aventure entrepreneuriale 🙂

Mais ne me mĂ©prends pas, j’ai passĂ© 4 semaines trĂšs agrĂ©ables en compagnie de Charlotte Ă  la dĂ©couverte de l’Europe.

Nous avons compensé notre absence de vie sociale par :

  • Des moments de fou rire
  • Des expĂ©riences insolites
  • Du coaching croisĂ©

On n’a pas tout perdu au change 😉

Conclusion

Si je souligne ici les trois enseignements de ma premiĂšre expĂ©rience de digital nomadisme, je reste tout de mĂȘme trĂšs satisfaite de cette aventure. J’ai choisi de mettre en avant les axes d’amĂ©lioration en vue de mon prochain voyage, et en vue du tien 🙂

Aujourd’hui, je sais comment se dĂ©roulera ma prochaine expĂ©rience, mais surtout, j’ai les ressources pour amĂ©liorer mon quotidien d’entrepreneure parisienne ! J’ai en effet appris Ă  mettre en place de nouvelles routines dans mon voyage que j’applique aujourd’hui et qui me sont bĂ©nĂ©fique. Mes lectures de voyage et mon initiation au dĂ©veloppement personnel m’ont Ă©galement appris Ă  mieux me connaitre et Ă  mieux vivre ma vie d’entrepreneure.

Aujourd’hui, j’ai 28 ans, une vision entrepreneuriale, des objectifs, et je sais que j’ai besoin d’aventures et de lĂącher-prise pour me sentir pleinement Ă©panouie dans ce que je fais.

Et toi, quels enseignements tires-tu de ton expérience de digital nomadisme ?

 

 

 

Mila Colas : une digital nomad “condamnĂ©e” Ă  entreprendre !

Mila Colas est une Digital Nomad partie Ă  la dĂ©couverte de la planĂšte. Quittant son poste de salariĂ©e, elle dĂ©cide de faire le tour du monde de l’entrepreneuriat social avant de rĂ©aliser que le vĂ©ritable sens de son projet est devenu son voyage en vĂ©lo. Avec son compagnon Denni, Mila part Ă  la conquĂȘte du monde, vivant du freelancing et du blogging. Avec ce nouveau mode de vie, Mila a rĂ©ussi Ă  trouver un Ă©quilibre de vie, alignĂ©e avec ses projets et surtout avec elle mĂȘme ! Retour sur l’expĂ©rience de cette digital nomad, depuis l’Italie.

1 –  Qui est Mila Colas ?

Mila à Belgrade / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Avant de prendre mon envol pour une nouvelle vie, j’étais une webmarketeuse dans le domaine de l’économie collaborative. J’avais lancĂ© ma carriĂšre en crĂ©ant une plateforme de financement participatif en 2011, Octopousse. Une belle aventure, car en moins de 2 ans, avec mon associĂ©, on a levĂ© 400 000 € et financĂ© plus de 200 projets. AprĂšs avoir rapprochĂ© notre site avec celui d’Ulule, je me suis retrouvĂ©e sous le statut de salariĂ©e cadre, Ă  Paris.

C’est un statut qui ne me convient pas trĂšs bien. Je suis trop autonome, indĂ©pendante et j’aime beaucoup trop travailler de mon cĂŽtĂ©. Peut-ĂȘtre que j’Ă©voluerai sur cet aspect un jour, mais pour l’instant, je pars du principe que je suis « condamnĂ©e » Ă  ĂȘtre entrepreneuse toute ma vie ! Du coup, j’ai quittĂ© cette vie pour partir en voyage !

2 – Tu t’es lancĂ©e dans un tour d’Europe Ă  vĂ©lo avec Entreprendre le monde, quel Ă©tait l’objectif de ce voyage ?

Montagnes de Croatie, région de Dubrovnik (aprÚs une montée à 12%) / Crédit photo : Entreprendre le monde

Au dĂ©part, je voulais suivre  la ligne directrice de ma carriĂšre et je m’étais fixĂ© comme objectif d’aller Ă  la rencontre des porteurs de projets qui changent le monde. Mais, ça, c’était sans rĂ©aliser les contraintes. En effet, avant de partir, j’avais créé une liste de personnes Ă  contacter et Ă  rencontrer. Dans les faits, je me suis rendue compte que le projet Ă©tait difficile Ă  mener. Les porteurs de projet rĂ©pondaient peu ou longtemps aprĂšs. Au fur et Ă  mesure de mon voyage, le vĂ©lo prenait beaucoup de place dans mon quotidien. Enfin, deux missions en freelance sont venues s’ajouter Ă  mon programme.

Devenu une source de stress trop importante, j’ai peu Ă  peu fait Ă©voluer ce projet (mĂȘme si j’interview encore des porteurs de projets de temps en temps sur la section « entrepreneurs » de mon blog). De l’autre cĂŽtĂ©, nos lecteurs, nous posaient de plus en plus de questions sur le vĂ©lo, ses aspects techniques, nos ressentis en route. Nous nous sommes donc un peu plus penchĂ©s sur cet aspect-lĂ  !

Sur un aspect personnel, l’objectif ici, c’était plutĂŽt de revenir Ă  une vie normale. Comme je le disais tout Ă  l’heure, la vie de salariĂ©e ne me convenait pas. J’étais si stressĂ©e qu’il m’a fallu 4 mois pour me dĂ©tendre un peu et recommencer Ă  dormir normalement. Le voyage Ă  vĂ©lo a cette facultĂ© exceptionnelle de t’enfermer dans une bulle de dĂ©tente absolue.

3 – Une telle aventure, ça se prĂ©pare comment ? et avec quel budget ?

Lever de soleil sur le lac d’Ohrid en MacĂ©doine / CrĂ©dit photo : Entreprendre le Monde

Pour le voyage Ă  vĂ©lo, tout ce qui compte, c’est le vĂ©lo en lui-mĂȘme. Ça demande un petit budget au dĂ©part, mais ça n’a rien Ă  voir avec ce que l’on dĂ©pense en transports dans un voyage traditionnel. Par exemple, mon vĂ©lo de voyage m’a coĂ»tĂ© neuf et Ă©quipĂ© environ 1000€ (sacoches incluses). J’aurais pu en prendre un d’occasion Ă©galement et m’en sortir avec 300 ou 400€ comme Denni, mon partenaire, l’a fait. Et contrairement Ă  un billet d’avion, rien n’est perdu dans cet investissement car on peut toujours revendre notre matĂ©riel !

Une fois le vĂ©lo, la tente, le rĂ©chaud achetĂ©s, il n’y a plus qu’à. On est totalement indĂ©pendant et si l’on souhaite dormir quelque part, on dort. Franchement, c’est rare que l’on vienne nous ennuyer. Toute la partie prĂ©paration concerne vraiment l’équipement. Rien ne sert de se prendre trop la tĂȘte sur le trajet, surtout si on prend des eurovĂ©los (des pistes cyclables que l’on trouve partout en Europe). On ne sait jamais trop ce que le corps va nous dire, et si on pourra aller loin ou non aujourd’hui !

Concernant le budget, nous sommes partis avec environ 15 000€ de cĂŽtĂ©, mais avec mes missions de Freelance et la vie de cyclistes qui coĂ»te peu chĂšre (on dĂ©pensait parfois moins de 600€ Ă  deux dans le mois !),  nous avons presque toujours le mĂȘme montant de cĂŽtĂ©, un an plus tard !

4-  OĂč es-tu Ă  l’heure actuelle et qu’y fais-tu ?

Dans les petites routes de montagne du Piémont, dans la région de Cuneo, Italie / Crédit photo : Entreprendre le monde

Actuellement, je suis en Italie, chez Denni. Je bosse Ă  fond sur notre blog et j’essaie de rendre les derniers articles qui m’ont Ă©tĂ© commandĂ©s Ă  cĂŽtĂ©. On rentre aussi tout juste de deux mois de voyage au Panama et Costa Rica oĂč nous n’avions pas nos vĂ©los. Nous avons trouvĂ© qu’ils nous avaient manquĂ©. C’est donc la derniĂšre fois que l’on voyage en sac-Ă -dos et sans nos vĂ©los !

5 – C’est quoi la prochaine Ă©tape ?

Sur le lac Shkodra en Albanie / Crédit photo : Entreprendre le Monde

Nous repartons sur nos vélos en avril, direction le salon des blogueurs de voyage, qui se tiendra à Millau du 22 au 25 avril. On travaille beaucoup sur notre blog et on commence à avoir des propositions intéressantes le concernant. Notre ambition est de pousser les gens à partir davantage à vélo ! 

On devrait par la suite repartir en direction de Brest, ma ville natale, pour se poser un ou deux mois avant de voyager Ă  nouveau !

6 – Des projets entrepreneuriaux en rentrant en France ?

arrivée à la mer noire à Constanta en Roumanie, aprÚs avoir parcouru 4000km/ Crédit photo : Entreprendre le Monde

Je ne compte pas rentrer vivre en France avant un moment. J’ai dĂ©cidĂ© de mener une vie de « digital nomad ». On verra combien de temps cette vie sera envisageable, mais pour l’instant, ça me plait !

En revanche, j’ai effectivement un gros projet entrepreneurial avec Denni qui concerne Ă©videmment le voyage Ă  vĂ©lo. Pour l’instant, je ne peux pas trop prĂ©ciser ce que l’on a en tĂȘte, mais d’ici quelques temps, vous devriez le voir apparaitre en ligne. La seule chose, c’est qu’en Ă©tant itinĂ©rants, nous mettons bien plus de temps que prĂ©vu Ă  nous lancer ! Pour moi, c’est bien, car mĂȘme si je travaille beaucoup, le voyage m’impose de prendre du temps pour moi. Ce que je ne faisais pas du temps d’Octopousse. Et c’est salvateur !

 

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?Et si tu veux parler entrepreunariat, je te propose qu’on s’appelle ?